On entend souvent dire que, dans le cochon, tout est bon. Ce n'est pas le cas du "cochon de Gaza", mais ... En fait, ce film est, pour dire la vérité, très inégal. Pour être encore plus précis, la première moitié est inégale, genre plutôt pas très bonne (assez lourdingue, pas très drôle, pas très passionnante) et la deuxième moitié est inégale, genre plutôt pas mal et attachante. Il est certain qu'avec cette histoire de cochon pris dans les filets d'un pêcheur de Gaza, le français Sylvain Estibal, dont c'est le premier film, a voulu faire une fable sur l'éternel conflit entre Israël et Palestine, une fable dans laquelle les peuples israéliens et les palestiniens seraient les gentils et les forces qui les font s'étriper les méchants. Même si il y a quelques piques savoureuses sur les conditions dramatiques dans lesquelles l'état israélien fait vivre les palestiniens, la fable n'est donc pas parfaitement réussie : n'est pas Benigni qui veut ! Mais on ne manquera pas de mettre au crédit du film le fait que Jafaar ... Abbas, le personnage principal du film (le pêcheur palestinien) soit joué par l'israélien né en Irak Sasson Gabaï (rappelez vous, c'était le chef de la fanfare dans "La visite de la fanfare" !), alors qu'une israélienne d'origine russe est jouée par une tunisienne. Dans ce film tourné dans l'île de Malte, la musique est signée par Azri et Gabri, alias Boogie Balagan, et elle est excellente.
L'affrontement Palestine-Israêl transformé en comédie... on croit rêver et pourtant non, cette parodie parvient largement à nous faire sourire, tout en réussissant à nosu montrer les problèmes rencontrés à la fois par les Palestiniens et par les colons israéliens et cela sans prendre partie, mais avec la volonté d'expliquer ce qu'est un conflit qui ne semble pas avoir de solution... Une petite merveille!
Premier long-métrage pour le journaliste uruguayen Sylvain Estibal qui réalise avec Le cochon de Gaza (2011), une comédie inattendue sur le conflit Israélo/Palestinien narrant les mésaventures d’un pauvre pécheur palestinien de Gaza qui, suite à une tempête, remonte dans ses filets un… cochon ! Animal impur qu’il ne faut surtout pas toucher et encore moins le laisser fouler la terre d’Israël, Jafaar se retrouve bien embêté avec cet animal à la fois imposant et d’une redoutable discrétion. Tentant par tous les moyens de s’en débarrasser (sans succès), il va finalement en faire une source de revenue improbable et drôle (on se souviendra longtemps de la séquence où le cochon se grime en mouton afin de passer inaperçu). En résulte au final une attendrissante tragi-comédie sur le conflit (et la souffrance) qu’engendre la querelle entre Israël et la Palestine, une fable à la fois naïve et amusante (qui en fait peut être un peu trop), mais qui séduit avec son message d’espoir et l’excellente prestation de Sasson Gabai (un acteur israélien d’origine irakienne) que nous avions découvert dans La Visite de la fanfare (2007).
Beaucoup d'humour dans ce film qui assène par la même occasion un certain nombre de vérités sur les conditions de vie misérables des Palestiniens et l'absurdité du conflit et de la situation politique dans cette région. Le cochon vietnamien, très drôle au demeurant, sert de fil conducteur à l'histoire qui est bien menée. On passe un très bon moment.
Un ovni poétique qui mérite amplement qu'on s'arrête dans une salle de cinéma, pour avoir un sourire aux lèvres en sortant. Tout n'est pas parfait, mais on est dans une fable, et c'est ce qui lui fait tout son charme ...
Du très grand n'importe quoi. Avec un sujet en or, le scénariste et réalisateur se livrent à un humour à la fois gras et inconsistant ainsi qu'un immonde ramassis de clichés qui font passer les arabes pour de pieux crétins malhonnêtes et les juifs pour des commerçants trouvant des lois pour contourner leurs interdits religieux. Et ce n'est pas la séquence de la fin, arrivée comme un cheveux sur la soupe et qui ressemble à une mauvaise pub Benetton (des handicapés physiques dansent le hip hop et ça réunit tout le monde, on oublie tous les problèmes et les conflits) qui rattrape cette catastrophe de superficialité cinématographique.
"Le cochon de Gaza" est un petit bijou de drôlerie, d'inventivité !!! Une fable pleine de malice et de poésie ! On se laisse complètement prendre et séduire par les situations plus loufoques les unes que les autres qui n'arrêtent pas de s'enchainer et dans lesquelles est plongé notre sympathique Jafaar à cause de son fameux cochon ! Et on ne peut que rire de ces gags à répétition qui sont vraiment trop cocasses ! À travers cet humour plus que décalé, on n'en oublie pas pour autant le conflit israélo palestinien bien présent, même s'il est vu ici sous un prisme bien particulier ! Une sacrée trouvaille qui fait vraiment du bien au moment même où 2 films en grand manque d'inspiration (que sont nos 2 guerres des boutons effectivement bien pauvres et tristounettes) sortent sur nos écrans !
Humour décalé mais extrêmement juste et fin. Film également émouvant au vue de la situation actuelle de cette région. Le jeu des acteurs est très bon et le cochon est parfait.
Une comédie simple et légère mais pas toujours très subtile , un sujet difficile bien et finement abordé mais pas toujours comme on l'espère . A travers le personnage anodin du porc , le scénario nous montre toute la bêtise du conflit israelo-palestinien en enchainant une suite de gags et de situation burlesque et drôle mené par un antihéros boulet et amusant mais certains des gags paraissent lourd et manque de justesse , comme la fin bien réflechi mais qui tombe dans le drame larmoyant... Vraiment excellent en boulet , Sasson Gabbai est remarquable de justesse et de dérision dans un rôle classique des comédies anciennes mais qui trouve la un intérêt certain , malgré certains seconds rôles soit trop plat soit trop loin ! Pour un premier film , Sylvain Estibal s'en sort plutôt bien porté par de beaux décors naturels et une image lumineuse comme il faut , après le reste est assez classique et met en avant tous les gags court ou omniprésent , bon ou mauvais . Un comédie assez drôle , avec un excellent antihéros et une dérision communicative .
Un film époustouflant par son humour décalée, à voir absolument. Le cochon déguisé en mouton fait pensé au Coyote des Looney Tunes déguisé en mouton pour duper le chien de berger, pour ainsi dire à une grande farce. Un grand film avec des personnages touchants et de très bons acteurs !
Le cochon est parfait, surtout quand il se déguise en mouton et porte des chaussettes. Par contre, je n'arrive pas à rire quand l'acteur principal joue au terroriste malgré lui. J'ai l'impression qu'il faut être palestinien pour apprécier.
Qu'y a-t-il de miraculeux à pêcher un cochon Vietnamien en pleine mer Morte et à se surprendre d’attendrissement pour cet être tandis que notre 'religion', du moins les hommes qui la dirigent le désapprouve fortement ? Faut-il pour vivre dans le tolérance et le respect avoir des intérêts communs avec le parti adversaire ou simplement respirer le climat de l'intelligence et de la compréhension ? .. Frais, vif, décalé, dans la dérision et l’auto-dérision permanente, 'Le cochon de Gaza' bien plus qu'une comédie est un film tranchant, truculent, qui pousse à la réflexion et à la remise en question, du moins pour nous qui sommes en dehors de ce conflit israélo-palestinien.. Ou comment un cochon, animal banni des deux terres, parviendra t-il à unir quelques fois ces deux peuples s'entredéchirant pour un sol, pour rien.. La force du long métrage est de mêler drame intime, drame social et politique à une genre comique, burlesque et très réfléchie ; le tout fonctionne à merveille malgré quelques périodes de vide.. Les scènes sont à la fois touchantes, drôles et engagées sans pour autant plonger dans le revendication absurde et le 'film à thèse' intellectuel ; subtil cocktail donc que ce cochon sorti des bas-fonds de la mer avec une fin tout aussi juste que le reste, magnifique, poétique et toujours, car là est le but de la comédie, parvenant à nous voler un sourire..
Drôle, sarcastique et émouvant, ce récit échappe à la lourdeur consensuelle et propose une jolie fable sur la combativité et la tolérance. Une très bonne surprise !