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EricDebarnot
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2,0
Publiée le 18 octobre 2013
Andrew Dominik est un réalisateur qui divise, loué ici pour son style original, honni là pour son post-modernisme prétentieux et creux. Autant l'avouer, après la vision de son "Cogan : Kill Them Softly", je me range sans une hésitation dans le second camp : voici des années que je n'avais pas vu un film aussi pénible, interminable succession de scènes glauques où des personnages artificiellement repoussants dialoguent, interrompue de temps à autre par une poussée de violence malsaine et outrée. Pas de second degré pourtant, pas de mise en perspective - humoristique ou... conceptuelle comme chez Tarentino par exemple, juste un exercice de style plein de morgue, voire de mépris pour ses personnages pitoyables (ou impitoyables, ce qui revient ici au même). Pire, le dit Dominik a décidé de nous infliger en outre un message définitif, asséné par un Brad Pitt pour une fois pénible de virilité surjouée, juste avant le mot fin, pour qu'on comprenne bien la profondeur et la pertinence de celui ci : le capitalisme tue, Obama est un hypocrite ou un naïf, les USA ne sont pas un pays, mais un business ! Chapeau, Andrew, tu es un penseur profond en plus d'être un metteur en scène génial ! Je suppose que chez les ricains, "Cogan" est considéré comme un dangereux brûlot politique ! Bon, il vaut mieux en rester là, tant de formalisme imbécile et prétentieux est vraiment insupportable...
Je suis pas un fervent admirateur de Tarantino, (il a fait des très bons films hein, je ne le nie pas), mais n'est pas Tarantino qui veut. Et je crois qu'Andrew Dominik l'a appris à ses dépends. Dans son film - sur la mafia -, le réalisateur - pourtant précédé d'un bon premier long ! - nous tire un film mafia "new generation" : c'est à dire qu'on à affaire à des truands plus ou moins professionels, plus ou moins dépassés par la situation, et avec des discussions à n'en plus finir. Sauf que là où ça passe dans Pulp Fiction (parce que c'est drôle, décomplexé), on sent chez Dominik un narcissisme de chaque instant. Après avoir synthétisé le western dans son bon "Jesse James", je crois que Dominik a voulu faire la même chose sur le film de gangsters. Mais il s'est cassé la gueule. Son film tourne à rond, on a toujours l'impression d'avoir vu mieux ailleurs, il n y a pas d'intérêt, la mise en scène est lourdingue, c'est toujours du "regardez ce que je peux faire", ce n'est quasiment jamais au service de son récit, bref, c'est raté. Ah, et les acteurs cabotinent.
Après un bon début, très prometteur et annonciateur d'un chasse à l'homme intéressante, le film s'enlise dans un scénario alambiqué, fourmillant de personnages et de petites histoires sans intérêt qui ralentissent le rythme et rend ce long métrage plus soporifique qu'autre chose. Dans l'ensemble, le casting ne méritait un si piètre film !!
"Cogan..." est un polar mafieux sec et bavard où le spectateur appréciera davantage les dialogues affutées que les scènes d'actions plutôt rares. En dehors de l'ambiance qui mélange les films de Scorcese et l'univers des "Sopranos" et des très bons acteurs, l'aspect politique du film est tout juste décoratif .D'où un exercice de style réussi mais un peu vain. Un bon point pour les effets sonores très travaillés, la photographie est en revanche décevante.
YES WE CAN. C'est la crise chez les nettoyeurs. Lorgnant du coté de Tarantino pour ses dialogues absurdes avant des scènes de violence au ralentis sanglant, Cogan est une expérience ciné avec une très bonne musique, un grand Gandolfini, malheureusement terni par une histoire banale et mollassonne.
Killing them softly, c'est un film noir d'un cynisme profond, pur produit de son époque, la notre. Il s'en dégage un rythme indolent traversé par des torrents de violence. Si son humour ne fait pas toujours mouche, c'est sur son message politique et sur le constat fait de nos vies et de notre monde qu'il est le juste.
Thriller noir qui tarde à décoller, trop bavard pas assez rythmé, Brad Pitt et consœurs ne parviennent jamais à sublimer une idée de base séduisante qui rappelle les polars des frères Cohen. La crise économique véhiculée dans ce film se voit aussi dans le minimum insufflé au scénario.
Le réalisateur australien Andrew Dominik signe un film sombre, entre la noirceur des frères Cohen et le coté complexe de Tarantino, ultra-stylisé, magnifique, poétique malgré quelques scènes bien violente. Il montre une image des Etats-Unis implosante, en pleine période d’élection 2008. Les protagonistes sont plutôt efficace, James Gandolfini en tueur alcoolique et macho et Brad Pitt qui résume le mieux encore la situation avec cette future phrase-culte: «America is not a country, it's a business». Du bon polar à l'ancienne, rude et sans concession ...
La tentative de Thriller anglais à la sauce Guy Ritchie est un peu ratée... Seul Brad Pitt, qui est là presque juste en tant que faire-valoir vaut le détour : beau et bad boy, il capte l'image comme à chaque fois. On regrettera le rôle du grand Gandolfini, inutile et vulgaire. A garder aussi pour un final percutant et des meurtres filmés avec intelligence. L'histoire quant à elle...
Pour tous ceux qui ont oublié ce que ça implique de tuer un homme, je leur recommande vivement "Killing them softly", film grandiose et sensitif dans lequel Brad Pitt déploie tout son charisme. Et le tout accompagné d'une vision de l'Amérique en crise très "coenien", du moins pas aussi prétentieux qu'on a bien voulu le dire.
Un bon petit polar noir qui ne révolutionne vraiment pas le genre, l'intrigue est vraiment plate et il faut apprécier les longs dialogues sans aucun rythme. L'aspect philosophique et cynique de cet Amérique capitaliste ou l'argent est roi avec ces dialogues de Bush et d'Obama est plutôt maladroitement amené. Néanmoins la réalisation est soignée et surtout le casting excellent, c'est ce dernier point qui sauve clairement le film d'un ennui certain.
Malgré une scène de tabassage en règle gratuitement violente et malsaine, ce film aurait pu être bien. Seulement, son réalisateur n'a pas voulu se limiter à montrer un bon polar des familles. Il a en effet apparemment souhaité donner un message politique, ou social, on ne sait trop bien, en situant l'action lors de la campagne des présidentielles américaines de 2008. De fait, on ne voit pas où il veut en venir. Ce qui est sûr, c'est que cela donne un côté pompeux et surréaliste à son oeuvre dont on ressort plus que dubitatif. Le scénario et le déroulement de l'histoire sont également un peu curieux, avec de très longs dialogues et une fin en queue de poisson. Au final, l'exercice semble vain : n'est pas Tarantino ou Winding Refn qui veut.
Très décevant. Cogan ou comment faire du sous Tarentino 15 ans après quand même Tarantino n'oserait plus le faire ! Long, bavard, ennuyeux, long, dialogues sans intérêt, long, personnages inconsistants, long, inutile et long ! Entrecoupé d'extraits d'émissions de radio ou de télévision où l'on entend diversement les discours de Bush, Mc Cain ou Obama pendant la crise financière et les élections présidentielles de 2008, le film se veut intelligent et philosophe mais il est juste prétentieux et inutile. Ah oui, il est long aussi ! 1,5/5
Porté par une histoire, des personnages et des dialogues agréables et intéressants, et doté d'une photographie soignée, sur fond de crise économique et d'élection présidentielle US, le film arrive à poser une ambiance particulière et propre à lui. Que cela soit les villes désertes ou les clubs de mafieux, l'ambiance y est. Malheureusement, certains passages trainent trop en longueur, cassant violemment la dynamique. Ceci dit, l'ensemble reste cohérent et se regarde avec grand plaisir ; même si le film ne brille pas par son originalité scénaristique du genre. A ce propos, nous avons droit à des mises en abîme jouissives.
Ce film ne méritait pas d'être autant éreinté par les critiques. Il est certes maniéré et bavard, mais les digressions scénaristiques, le casting haut de gamme, ainsi que ses petites saillies sur l'Amérique, lui donnent un peu de saveur.