Une louve de prisunic, récupératrice d’oripeaux sur cadavre féminin servi comme sur un plateau par un collaborateur motard (Oui, oui, d’accord, c’est Scarlett Johansson…) et conductrice de camionnette louée chez ADA, écume banlieues et villages écossais à la recherche d’hommes seuls.
A chaque fois le même rituel, échange de regard rapide, vitre qui se baisse et sourire enjôleur de la fille qui déclare « Je me suis un peu perdue, vous pourriez m’indiquer la route….puis… vous êtes seul ?, vous allez rejoindre votre famille ?, vous travaillez ici ?» En trois questions toute l’affaire est menée. Nous comprenons bien qu’elle ne les attire pas pour leur conter fleurette….et eux, aussi braves qu’esseulés et penauds, acceptent l’invitation. Elle est quand même pas mal la fille, non ? Pas un qui refuse, in-cro-yable ! Alors, alors, elle les emmène (un à un seulement) dans sa jolie maison au bord de l’océan…Non là, je vous laisse la surprise ! Mais que va-t-il bien se passer après ? En veut-elle aux hommes ? Et pourquoi ? A-t-elle une mission ? Est elle télécommandée par l’homme à la moto qui la suit partout ? Et tue ce comédien au masque d’Elephant Man quand elle le laisse vivre généreusement…Est-ce réellement un effet spécial pour le coup (de toute façon du plus mauvais goût !)
Ah, c’est un film de genre ! Elle est envahisseuse et les autres sont humains ! Oui, bien et après ?!
Mais ce n’est pas possible, ce n’est pas avec 3 rayons X et une ligne rouge que l’on réalise un film et surtout qu’on le donne à voir ! Il faut dans ce cas faire plutôt des jeux vidéos pour adolescents prématurément attardés. Ce Monsieur Glazer (anglais !) a du voir dans son enfance « Nikita » de Luc Besson (pour la rédemption !) et c’est bien le sujet du film qui s’enlise malheureusement comme ces malheureux jeunes gens dans des tonnes de pétrole Total…) et « Les Prédateurs » (version glacée de Tony Scott 1983) et vouloir en faire un mix (finalement, cette bonne vieille série télé V n’était pas si ridicule que ça !). Il est vrai que les zombis envahisseurs attirent souvent les cerveaux les plus démunis (inspiré tout de même d’une nouvelle de Michel Faber). Le plus mystérieux reste bien entendu « La participation de Scarlett ». Mais une fois passé les 20 premières minutes à nous dire « My god, ce qu’elle est sexy quand même…. » tout Scarlett qu’elle est (même sa fugace amourette nous laisse de marbre) nous nous ennuyons ferme et n’arrivons pas à nous enlever de la tête que tout film expérimental qu’il s’attache à être, nous aimerions y déceler un peu plus de profondeur et de poids (les effets spéciaux sont en plus de pacotille, les amateurs vont être déçus !) Glazer lui a-t-il promis la vie éternelle en échange de sa participation ? (nul doute que le film aurait attiré moins de monde sans elle), Oh, non, je t’en prie Scarlett ! Pas à une vie à renouveler les expériences avec Glazer au moins !