La caméra est l’arme principale du film : angles tordus, mouvements nerveux, une caméra qui semble elle-même possédée par quelque chose de malveillant. C’est brutal, viscéral, et par moments littéralement difficile à regarder tant le gore est poussé loin — la faute (ou le mérite) revient à des effets spéciaux bricolés avec trois fois rien mais redoutablement efficaces pour l’époque. Ils ont pris quelques rides depuis, forcément, mais la prouesse artisanale reste évidente et force l’admiration.
Le bémol, sans surprise pour un film de cette économie de moyens : le scénario reste minimal, presque un prétexte à enchaîner les séquences de terreur. Efficace sur le plan sensoriel, plus limité sur le plan narratif.
Verdict : une pierre angulaire du genre, à voir absolument pour comprendre d’où vient une bonne partie de l’horreur moderne — mais qui vaut surtout pour son savoir-faire technique que pour son histoire.
Pour passer du bon temps, Ash et ses amis rejoignent une maison loin de la civilisation. Sans le savoir, cette maison possède ses secrets... Les années 1980 sont un source que l'on croit intarissable des plus grands classiques du cinéma et quel que soit le genre. Sam Raimi ne se voit pas vivre sans laisser son empreinte dans le cinéma. Raimi marque un très beau début de carrière derrière la caméra avec le premier volet de la franchise Evil Dead qui connaitra un important succès dès sa sortie. Evil Dead a tous les ingrédients pour en effrayer certains, faire sursauter d'autres. La trame est simple, mais ce n'est pas à cette dernière que l'on doit le succès. On le doit aux ingrédients comme le lieu isolé qui enferme son spectateur dans une atmosphère rendue angoissante par la brume et l'obscurité, au passé de la terre et ce qu'elle renferme. Si nous devons nommer un responsable, nous pouvons appeler le héros : Ash (Bruce Campbell). Ce dernier a eu l'idée la stupide - ou brillante - idée de s'enfermer dans une maison perdue au milieu de nulle part. Mais cela n'est pas le pire. Le pire est de réveiller ce qui n'aurait jamais dû l'être et je ne parle pas de la figure paternelle en pleine sieste le dimanche après-midi devant Chuck Norris - Paix à son âme. Par son succès, Sam Raimi marque durablement le cinéma d'épouvante et d'horreur jusqu'à nos jours. Au fil des années, Evil Dead est devenue une des franchises incontournables. Dans une certaine mesure, nous devons à Sam Raimi une armée de films plus ou moins réussis qui reprennent dans les grandes lignes l'œuvre du réalisateur. Sans le vouloir, il est le créateur d'un paradis où viennent se fracasser un tas de films qui traitent de démon issu d'un artefact. De nos jours, les films ne sont pas sans nous rappeler ce qui a déjà été fait et ils doivent leur succès - s'il y a, évidemment - aux flots de sang jaillissant des entrailles. Un film qui promet un bon moment de frissons par les quelques scènes immersives. Un film à regarder encore et toujours malgré les effets spéciaux discutables pour nos yeux de modernes.
Du très lourd ! En 1981 Sam raimy débarque avec 2 trombones, 3 bouts de scotch et nous sors un film d horreur gore, efficace, magnifique et prenant ! Pendant longtemps j ai préféré le 2, plus abouti et cartoonesque mais au final ma préférence va au 1 plus cru et authentique. Il nous a gâté en nous offrant une trilogie dont les 3 opus ont chacun leur identité tout en gardant la pâte du real. C est génial. Cadrage et plans magnifiques, une esthétique léchée, des acteurs convainquant (surtout ash qui deviendra une icône de l horreur) et une mythologie autour du necronomicon qui plus de 40 ans après est encore utilisé pour réaliser de nouveaux films. Chapeau bas pour ce premier film, a revoir ou a découvrir pour le peu de personnes qui sont passé a côté.
Après avoir vu evil dead burn salle je me suis dit que j’allais découvrir la saga et je n’ai pas été déçu, on est en 1981 et je trouve que ça marche vraiment bien. Le travail de maquillage est vraiment très bon et tout ce côté de la réalisation pour un film des années 80 ça marche vraiment bien le jeu d’acteur parfois évidemment laisse à revoir mais sur l’écriture et ce qui arrive au personnage c’est franchement bien fait
Ce film est ingénieux, c'est comment être percutant avec un faible budget, c'est par la mise en scène et la bande-son. Je trouve que c'est une réussite malgré quelques effets de trucage vieillot.
Evil Dead est une véritable pépite du cinéma d’horreur. Malgré les années, le film n’a rien perdu de son efficacité. L’ambiance est sombre, oppressante et complètement folle, avec une montée en tension qui fonctionne toujours aussi bien.
Sam Raimi fait preuve d’une créativité incroyable dans sa mise en scène. Les mouvements de caméra, les effets spéciaux artisanaux et le maquillage donnent un charme unique au film. Certes, certains effets ont vieilli, mais c’est justement ce qui fait son identité et son authenticité.
Bruce Campbell est excellent dans son rôle, et même si le film avait un petit budget, il déborde d’idées et d’énergie. C’est un classique qui a marqué le cinéma d’horreur et qui continue d’inspirer de nombreux réalisateurs aujourd’hui.
Pour moi, c’est un incontournable du genre, une œuvre culte qui mérite largement sa réputation.
Un film culte. J’ai beaucoup aimé l’esthétique des possédés ainsi que l’ambiance générale, qui assume pleinement son côté cliché sur le plan du scénario.
Néanmoins, le film repose souvent sur le même schéma répétitif et il ne se passe finalement pas énormément de choses inattendu. Malgré tout, j’ai passé un bon moment.
C'est LE chef d'oeuvre du cinéma d'horreur épouvante. Sam Raimi a créé un film en avance dans son temps et aussi intemporel. Même plus de 45 ans après ce film reste l'étendard du frisson gore absolu. Tout est bien millimétré. C'est l'étendard du genre. Indémodable.
"Evil Dead" est le premier pas de Sam Raimi dans le monde du cinéma populaire, ce dernier ayant été une véritable surprise pour l'époque. Réalisé pour l'équivalent d'une bouchée de pain, la débrouillardise et l'inventivité du metteur en scène ont réussi à porter ce projet au rang d'œuvre quasiment culte. De mon côté, n'ayant jamais vraiment pris le temps de m'intéresser à cette licence, j'ai donc rattrapé ce film assez tardivement au sein de ma cinéphilie, m'offrant un visionnage qui a été vraiment particulier. Tout d'abord, je dois dire que je comprends l'engouement qu'a pu susciter ce film, notamment, car le travail de Sam Raimi au sein de celui-ci est assez colossal. On le rappelle, mais son budget était seulement de 350 000 dollars, ce qui était assez peu, mais ce qui n'a pas empêché le réalisateur d'être très créatif. Dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié l'ambiance mise en place, cette dernière offrant un bon nombre de moments angoissants et maîtrisés. Pour commencer, cela passe par la mise en scène de Sam Raimi, celle-ci privilégiant une technique assez particulière, à savoir le fait de matérialiser la menace par la caméra. Pour être plus clair, la caméra du réalisateur symbolise la vision du démon et cette technique permet de donner cette impression d'entité qui tourne autour de nos héros par plusieurs plans-séquences très intéressants. Ensuite, cela passe également par le travail sur les décors, que ce soit au travers de cette maison délabrée très oppressante ou via ces bois très sombres qui amènent forcément beaucoup de mystère. À cela, on peut donc y associer le travail sur la photographie, que je trouve parfaitement maîtrisé. Globalement, il y a un travail très prononcé de la pénombre et des ombres, offrant beaucoup de très belles images au sein de ce film. Dans l'ensemble, je ne peux donc qu'applaudir la débrouillardise de l'équipe du projet, qui a réussi à faire beaucoup avec peu de moyens. Malheureusement, si je salue ces efforts, je ne suis pas foncièrement très convaincu par le tout. À mon sens, le problème vient surtout du fait que le film est particulièrement cliché dans son écriture. Certes, on peut aussi noter le fait que le manque de moyens empêche les effets pratiques d'avoir réellement de l'ambition, ce qui les rend alors inévitablement ridicules de notre point de vue moderne. Mais honnêtement, c'est vraiment l'écriture caricaturale du scénario et des personnages qui m'a dérangé. D'un côté, l'histoire n'est jamais développée, cette dernière n'expliquant jamais réellement le contexte au début du film. On se retrouve avec ces personnages qui débarquent au fin fond de la forêt, sans savoir pourquoi et sans vraiment les connaître. Mais de l'autre côté, on peut peut-être comprendre l'envie de Sam Raimi de se concentrer sur le concept plutôt que sur nos héros, ces derniers étant particulièrement mal écrits. Que ce soit au niveau de leurs caractéristiques, ces derniers étant des clichés basiques du film d'horreur, ou dans leurs réactions complètement irrationnelles à certains moments. En bref, je ne les ai jamais trouvés crédibles, d'autant plus que la plupart de leurs interprètes ont vraiment du mal à offrir de bonnes prestations. Globalement, le long-métrage est donc un gros paradoxe. Si je reconnais volontiers le travail amené, on sent quand même beaucoup l'aspect plus amateur du projet sur certains points, notamment dans l'écriture. Alors, si le film fut intéressant à regarder, je ne reviendrai cependant pas vers ce dernier dans le futur, le meilleur et le pire se côtoyant bien trop au sein de celui-ci. Pour conclure, un projet qui reste quand même intéressant à regarder.
J'attendais énormément de ce premier Evil Dead de par son statut culte dans le genre horrifique (genre que j'apprécie par ailleurs énormément) et, forcé de constater que ce premier visionnage m'a quelque peu déçu. Alors oui, je sais que le film avait un budget très peu élevé, que Sam Raimi était a ses débuts... mais, en le voyant de nos jours, il faut avouer que le film a tout de même pris un sacré coup de vieux : le gore excessif ajoute un côté kitsch au film qui le rend pratiquement drôle et le jeu d'acteur global ne participe clairement pas à élever la qualité du film. De plus, Evil Dead n'a pas de réel scénario : le film n'a pas de messages ou de seconde lecture, ce qui le rend quelque peu ennuyeux et répétitif, du moins dans sa seconde partie. Cependant, il regorge de quelques idées de mise en scènes, d'idées horrifiques... qui rendent le film original pour son époque.
J'ai revisionné ce film récemment et franchement, c’est assez dingue de voir ce que Sam Raimi a réussi à faire avec si peu de moyens. On sent une énergie brute derrière la caméra qui manque à beaucoup de productions actuelles. Le concept du huis clos dans cette cabane isolée reste d'une efficacité redoutable pour instaurer une ambiance pesante dès les premières minutes. Ce qui frappe le plus, c’est l’inventivité de la mise en scène. Les mouvements de caméra "poursuite" à travers les bois sont devenus cultes et donnent vraiment l'impression d'une force invisible et inarrêtable. Côté effets spéciaux, même si on voit que c’est du bricolage et du maquillage à l'ancienne, la générosité visuelle est totale. C'est gore, c'est outrancier, et ça assume son côté grand-guignol sans jamais faiblir. Bruce Campbell est déjà excellent dans le rôle d'Ash, passant de la victime terrifiée au survivant déterminé. Le film parvient à équilibrer l'horreur pure avec une tension presque hystérique qui rend le visionnage assez intense. C’est un pilier du cinéma d'horreur qui n'a rien perdu de sa hargne. Un vrai tour de force technique et artistique.
Un excellent premier film pour une saga totalement culte.
Ce premier Evil Dead pose très bien les bases d’un univers profondément malsain. On y trouve le Necronomicon, les démons et de la possession, sans oublier évidemment Ash (Bruce Campbell).
C’est inventif et créatif, bien que très glauque. Certaines scènes marquent les esprits (dont celle de l’agression en forêt, entre autres). Et les effets sont artisanaux, mais volontairement très sales, et c’est justement ce bricolage qui renforce le malaise et l’effroi du métrage.
En revanche, il faut bien admettre qu’aujourd’hui le film a énormément vieilli. Le rendu est désormais très kitsch.
Quoi qu’il en soit, avec une telle œuvre horrifique, on comprend amplement comment Sam Raimi a réussi à se faire un nom aussi rapidement. Ce succès est loin d’être démérité, et Evil Dead reste aujourd’hui un grand classique du cinéma d’horreur.