Amour
Note moyenne
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693 critiques spectateurs

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Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2012
Les gens qui n'ont jamais été confrontés à la décrépitude de la vieillesse et qui, généralement, ont des théories très précises sur ce sujet qui leur est totalement étranger, auront forcément aussi des théories sur ce que raconte Amour. Quand on a été confronté au sujet on ne peut que dire que le cas qui est ainsi montré est en effet un des cas "logiques" auquel amène l'allongement de la vie, et ce cas ci est, contrairement à ce qu'on pourrait penser, un des plus humains. Combien de personnes "vivent" des mois dans des maisons de retraite, seules et au stade de légume ? Le personnage d'Isabelle Huppert qui passe de temps en temps en coup de vent, juste le temps de faire une théorie, est tout à fait exemplaire du discours et de la fuite face à la vieillesse. Il est d'ailleurs cocasse (ou cruel) de voir que cette fille déconnectée est jouée par cette actrice de presque 60 ans, qui fait en sorte depuis des années d'en paraitre toujours 40.
JL Trintignant et Emmanuelle Riva sont parfaits. J'espère qu'elle aura le César car je ne vois pas d'actrice en réelle compétition cette année. La mise en scène est sobre, efficace. Tout est précisément plausible et juste. Ceci dit je ne trouve pas pour autant que ce soit un chef d'oeuvre. Je pense que l'émotion qui se dégage a poussé le film à Cannes, que c'est un très bon film mais pas un de ces grands films auxquels on pense et on repense.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 février 2013
La patte de Haneke est bien marquée dans ce film. Pour le coup je trouve que c'était un peu trop lent. Contrairement au Ruban Blanc, j'ai moins ressenti de fascination pour tout ce qui pouvait encadrer le film, c'est à dire ses décors, ses costumes, la découverte d'une époque à travers son illustration. Dans le ruban blanc, le style Haneke que l'on retrouve ici était très bien adapté. De longs plans parfois intenses et une belle lumière. ici c'est le même principe sauf qu'on n'a pas tous ces décors personnages, costumes. C'est un huis clos d'appartement, rien d'extraordinaire sur les "choses" décoratives sur lesquelles on pourrait s'attarder. On se contente de deux personnages essentiels, évidemment extrêmement attachants, une troisième en la présence d'Isabelle Huppert dans un rôle dont la présence est logique (comment justifier l'absence de famille sinon?) mais malheureusement pas très intéressant voire même redondant. Je ne suis pas tombé dans l'ennui en boyant ce film. Seulement, par rapport aux deux heures que j'ai passé, j'ai l'impression de ne pas avoir vraiment acquis quelque chose, pas d'émotion d'ensemble puissante. A part une paires de scènes qui font plus ou moins leur effet, On ne peut que constater une évolution logique et pas vraiment surprenante. En tant qu'illustration, c'est excellent. Mais dans ce cas c'est un peu long. Le problème étant que dès le début du film on sait à quelle misère on va avoir affaire. Même si compte tenu du sujet ce n'est pas une surprise, la réaction a été la suivante : "déjà?! Et après???" Parce qu'il reste 1h45 de film après. Que va bien pouvoir nous caser Haneke entre temps? Et c'est cette réponse qui m'a finalement un peu déçu. Parce que finalement pas grand chose. LEs séquences et leur plans fixes se laissent toutes voir, mais n'ont pas toujours l'utilité de leur présence. Passer plusieurs minutes sur un pigeon par exemple, c'est sympa, mais la "chute" de la séquence laisse perplexe. Pourquoi tant de longueur? Faire voir la vieillesse et la maladie ? Pourquoi pa, mais attention pour le spectateur c'est dangereux. Au final c'est pas mal. Comme je l'ai dit, une sorte de surprise très ponctuelle, sur une paire de scènes, mais sur l'ensemble, c'est un peu long, peut-être un peu vide. Le sujet s'y prête, mais le plaisir de voir un tel film est un peu atténué. En ce sens, si j'avais à le revoir, j'aurais du mal. A soulever toutefois les remarquables performances d'Emmanuelle Riva et même Jean-Louis Trintignant dont le personnage force le respect. Il nous le fait vraiment sentir !
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2013
Qui a dit que Michael Haneke avait changé son style pour "Amour" ? Pas du tout : c'est juste que cette histoire d'amour est aussi belle, forte et bouleversante que la violence y était traumatisante.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2012
L'amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout

L'amour ne disparaît jamais

Première lettre de St Paul aux Corinthiens

On est assez loin, évidemment, de ce qu'on appelle aujourd'hui amour dans le courrier du coeur des magazines féminins: Elle et Lui se sautent dessus sauvagement (éventuellement bourrés, en sortant de boite), s'envoient vingt sept SMS par jour, se mettent à la colle, comme disait ma grand mère, puis, trois mois plus tard, se décollent sans plus de raison valable. Cela peut paraître paradoxal que ce soit Mikael Haneke le provocateur qui ait réalisé ce film magnifique.

Anne et Georges forment un couple bourgeois, mélomane -elle a été professeur de piano, et d'ailleurs, un de ses élèves (Alexandre Tharaud, joué par lui même....) est devenu un pianiste célèbre; leur fille elle même est musicienne, marié à un musicien. Anne aime Schubert par dessus tout.... Au lendemain d'un concert au Théatre des Champs Elysées, elle a un malaise, bizarre, mais qui trahissait un AVC. Au sortir de l'hôpital, elle se retrouve hémiplégique, et c'est Georges qui va la prendre complètement en charge. Hémiplégique, mais tonique: elle se révolte, contre ce qu'elle est devenue, contre ce qu'elle impose à son mari. Il y a l'humiliation du jour où elle s'apperçoit, au réveil, qu'elle a mouillé son lit. Puis, une deuxième attaque, la perte de toute mobilité, la perte de la parole, et toujours Georges, toujours là, isolant petit à petit Anne du monde extérieur. Du concierge et de sa femme, qui font les courses et le ménage, qui voudraient bien lui dire bonjour -ce sont des braves gens, pas par voyeurisme, juste par gentillesse. De l'infirmière, qu'il renvoie parce qu'elle a parlé à Anne en bêbêtifiant, comme à un enfant attardé (c'est trop souvent le cas pour les soignants des maisons de retraite). De leur fille Lisa, même (Isabelle Huppert), qui souffre de se retrouver complètement exclue de ce drame à deux personnages. Georges ne veut pas qu'on voit Anne diminuée, il ne veut pas qu'elle soit humiliée -et en même temps, on comprend bien que cette humiliation l'atteint lui même. Au moment de la mort, il veut reconstituer ce UN mythique, cette entité qui est autre chose que l'addition de deux existences, et ce UN là doit rester préservé.

Film totalement hors normes, hors modes, à première vue moins dérangeant que Funny Games ou la Pianiste, et pourtant.... Jean Louis Trintignant interprète formidablement cet homme qui garde toujours un contrôle implaccable de lui même, et Emmanuelle Riva, bouleversante, accompagne de façon impitoyable la déchéance physique de son personnage.
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2012
Haneke est un réalisateur et un auteur qui ne met jamais de gants et aborde des thèmes passablement occultés au XXIème siècle : la vieillesse, la maladie, la mort. Il filme imperturbablement,à l'instar de du personnage joué par Jean-Louis Trintignant, plan fixe après plan fixe. Il décrit, sans fard, la déchéance physique, la dépendance aux autres, les liens qui unissent les êtres en un mot notre destinée universelle à moins de passer sous un trolleybus. A ce titre, son film n'a pas d'antécédent. Le tout emballé avec pudeur, finesse et sans pathos. Chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 novembre 2012
Je ne suis pas un très grand fan de Michael Haneke, son film "La pianiste" m'avait profondément choqué, mais ce nouvel opus m'a réellement bouleversé, les deux acteurs sont extraordinaires de réalisme, Emmanuelle Riva est déchirante ( spoiler: la scène où elle se réveille et découvre qu'elle s'est oubliée dans le lit, elle ne dit rien ou presque mais son regard nous transperce
). C'est un film lent, parfois austère, mais tellement bouleversant que le voyage mérite d'être fait.
Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2012
Michael Haneke, c'est deux Palmes d'Or lors des quatre dernières années, une envergure de taille sur le cinéma et une poignée de films qui ont marqué les spectateurs. La dernière Palme d'Or en date, c'est donc Amour, dernier petit bijou créé par le germano-autrichien. Continuant à traiter des thèmes difficiles de forte manière, Haneke s'attaque ici à la fin de vie au sein d'un couple magnifiquement interprété par les brillants Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. Le premier est sidérant de courage et de volonté et la seconde est touchante dans sa façon d'envisager sa fin. L'énergie et la communion entre ces deux personnes est plus forte que tout et laisse à réfléchir sur l'évolution des rapports humain durant le vingtième siècle. L'amour est plus fort que tout. On serait prêt à tout pour rester au près de l'être aimé. L'aggravation progressive et certaine de l'état de santé de la femme choque tout le monde mais pas le mari, pour qui la relation et le lien qu'il entretien avec elle dépassent haut la main ces obstacles. Quoi qu'il arrive, il sera là, toujours. La maladie le touche lui autant qu'elle. Les réactions des proches semblent or de propos, et pourtant, en y réfléchissant bien, on n'agirait pas différemment à leur place. L'impuissance face à une situation fatale est quelque chose que ce cinéaste adore montrer, et qu'il fait de la plus belle des manières. On est prisonnier, aux côtés des protagonistes, du sort. Le dénouement est amené de manière naturelle et logique, et est davantage vécu comme une preuve d'amour, comme une délivrance, qu'autre chose. Ce film est marquant et reste très longtemps dans les esprits, à l'instar des précédents films du réalisateur.
barbarafels
barbarafels

13 abonnés 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2015
Michael Haneke, je vous adore ! Vous osez traiter de sujets sensibles et vous le faites avec tellement de profondeur !! Et le choix des acteurs m'a enchantée !
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2012
Des policiers fracturent une porte d'appartement et découvrent une femme décédée depuis plusieurs jours déjà. C'est le premier plan du film de Haneke. Amour raconte les mois qui ont précédé. La vie d'un vieux couple, la maladie de l'un, comment l'autre va l'assister, s'indigner, se résigner. Chronique d'une disparition annoncée. S'il filme avec la même précision clinique que d'habitude, Amour est sans doute l'oeuvre la plus humaniste et compassionnelle de la carrière du cinéaste autrichien. Certaines scènes sont pourtant à la limite du supportable, celles où la souffrance physique est trop forte, où l'agonie est trop lente. Laissons planer le mystère, il est hors de question d'en dire plus, si ce n'est que tout se passe en intérieurs et que Haneke alterne gros plans et plans fixes, dans une économie de moyens intégrale. Emmanuelle Riva est prodigieuse, Trintignant est admirable. S'il n'y a pas de chantage à l'émotion, le film est cependant insistant sur le naufrage d'un corps. Sans doute trop. Le mot amour n'est jamais prononcé. Ce n'est pas nécessaire, il est implicite dans cette longue relation de couple que seule la mort va interrompre. Palme d'or méritée ? Au-delà des collines de Cristian Mungiu ne lui est pas inférieur. Quoi qu'il en soit, c'est un Haneke plus intime, moins riche de thématiques que Le ruban blanc, impressionnant de maîtrise mais qui a, aussi, ce défaut récurrent du réalisateur de vouloir absolument mettre le spectateur mal à l'aise. Bien qu'en l'occurrence cela dépende du sentiment que chacun éprouve(ra) vis à vis de la disparition de l'être qui lui est le plus cher au monde.
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2013
Amour est un très joli film sur l’amour et la mort. Le film débute par l’arrivée des pompiers dans un appartement parisien. Dans une chambre calfeutrée, une femme morte depuis quelques jours sûrement. Cet appartement dont on ne va pas sortir. On connait tout de suite la fin du film mais qu’importe. Le réalisateur nous emmène tout doucement vers le dénouement. La vie de ce couple octogénaire est tranquille et rythmée par la musique. Le couple est amoureux, élégant, lettré, fin, poli, mélomane. Leur fille Eva leur rend parfois visite, elle vit à l’étranger. Puis la vie prend une autre tournure après la série d’accidents vasculaires de Anne. La santé se dégrade et le couple fait face ensemble. Le réalisateur démontre comment le dépérissement et la perspective de la mort resserrent le lien de couple uni. Le couple est très fusionnel, excluant le monde extérieur y compris les intimes. La réalisation est lente, précise. La mise en scène est intime. M. Haneke ne nous épargne en rien les larmes, la colère, y compris la maladie avec l’incontinence, les moments d’absence, les escarres…. On pourrait avoir un sentiment de voyeurisme mais le couple de comédiens Jean Louis Trintignant et Emmanuelle Riva est extraordinaire et nous évite ce sentiment. Emmanuelle Riva est solaire. La tendresse, l’amour, la fidélité, la compréhension de ce couple est touchante. A eux deux, ils nous offrent un huis clos magistral.

Amour est un film tragique, touchant bercé par la musique de Schubert.

http://framboisemood.wordpress.com/
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2012
La nouvelle palme d'or est toujours le rendez-vous à ne pas manquer pour tout cinéphile qui se respecte. Cette année elle a été décernée à un récidiviste: Michael Haneke. Amour est le deuxième film du cinéaste autrichien à recevoir la prestigieuse récompense cannoise après le Ruban Blanc en 2009. C'est un réalisateur que j'aime beaucoup, son Funny Games m'a fortement marqué notamment et je partais très confiant pour ce nouveau film salué par la critique et le jury de la Croisette. Amour s'annoncait comme étant du lourd, du très lourd avec une histoire aussi cruelle que bouleversante. Finalement le film tient-il toutes ses promesses?

La scène d'introduction d'Amour ne laisse aucun doute quant à l'issue du film, ainsi pas de réelle surprise scénaristique, on connaît la fin. Et ce plan-séquence d'introduction est véritablement glaçant, d'entrée de jeu on sait que ce ne sera pas gai. Mais bon quand on connaît Haneke, on se doute d'avance qu'on ne va pas rire des masses devant un de ses films. Le sujet sur le papier est très fort, une vieille femme subira un AVC paralysant son côté droit et son état s'aggravera petit à petit.
L'occasion de traiter l'amour tel qu'il existe après des années et des années et ce sans idéalisation. Haneke oblige, on a le droit à un film âpre, épuré et concret. De toute manière le cinéaste ne ment pas sur ses intentions dès le départ.

Le film est un huis-clos dans sa globalité. Le décor est composé de quelques pièces d'un appartemment parisien où évolue ce couple Riva-Trintignant. Nous sommes pour ainsi dire plongé dans leur intimité du fait de ce choix du réalisateur mais paradoxalement le film demeure assez pudique, ce qui crée une certaine forme de distance entre la scène et le spectateur. Pour un film parlant d'amour c'est un peu dommage car Haneke reste trop fidèle à lui-même en traitant ce film de manière très froide. Il n'y a pas vraiment de place pour l'émotion. On s'y attache quand même à ce vieux couple, on ressent de l'empathie pour les deux personnages mais pas tant que ça finalement du fait de la distance instaurée entre nous et ce qu'il se passe à l'écran.

Pour autant le film reste bon dans son traitement malgré ce choix un peu décevant. A vrai dire on a l'impression de voir 3 personnages. Georges interprété par Trintignant, Anne incarnée par Riva et l'appartement. Tout se passe ici, il semble être un personnage à part entière. C'est un espace confiné qui au départ nous paraît malgré tout assez ouvert, vaste, lumineux mais qui progressivement se referme sur lui-même, fermant toutes les portes aidé par un Jean-Louis Trintignant qui cloisonne de plus en plus cet espace.
Le rythme du film très lent est nécessaire au développement de l'histoire, on y perçoit mieux les sentiments des personnages et leur "séparation". Car Georges et Anne passent finalement peu de temps ensemble, il y a un amour qui persiste toujours mais qui est mis à rude épreuve par le fait qu'une moitié du couple doit assumer l'autre. Quelque part c'est un constat réaliste et amer que nous livre Haneke. Il n'y a strictement pas de complaisance, pas de scènes tire-larmes sous un air de violon, on nous balance juste une dure réalité intime à la gueule.

D'un point de vue technique, la mise en scène est vraiment admirable. Haneke n'hésite pas à étirer ses scènes par de longs plan-séquences, souvent fixes pour mieux percevoir l'espace ou en mouvement pour suivre les personnages et les voir irrémédiablement s'enfermer. Il y a des scènes d'une incroyable intensité qui surgissent de temps à autre, trop rarement malheureusement. On retiendra l'introduction comme je l'ai dit qui est vraiment glaçante, on retiendra également une scène de cauchemar tellement surprenante et glauque qu'elle m'a fait bondir et ce dialogue de Trintignant sur son passé en colo avec sa carte postale. Ces moments sont psychologiquement très violents mais peu courants, ce qui est vraiment dommage car cela m'a laissé l'impression qu'Amour était assez terne finalement. Une sensation terne accentuée davantage par une photographie réussie mais austère.

Le film fait la part belle à deux interprètes de talent. D'un côté Emmanuelle Riva, plutôt touchante dans Hiroshima mon Amour, qui incarne cette vieille dame qui glisse progressivement vers la mort avec une grâce qu'elle a su conserver à travers les âges. Et de l'autre Jean-Louis Trintignant qui livre une incroyable performance, pleine d'impact et envoûtante. C'est bien simple, à chaque fois qu'il prenait la parole j'étais captivé, il a une de ces façons de parler qui fait que tu ne peux que te taire et l'écouter. Il livre ainsi une douloureuse prestation vraiment marquante et très réussie. On notera également les courtes apparitions d'Isabelle Huppert, actrice que j'aime bien, dans le rôle de leur fille et qui convainc également de manière très forte.

(Suite ici: http://thelastpictureshow.over-blog.com/article-amour-112208144.html )
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2013
Difficile de dire du mal de ce film aux intentions nobles mais il faut bien reconnaitre qu'il met le spectateur à rude épreuve. C'est peut-être ça la marque de fabrique d'Haneke que l'on ressentait auss ià la vision de "Funny games". Si le scénario est plein de bonnes intentions (l'amour jusqu'à la mort, le refus de la déchéance, et même une plaidoirie à peine déguisée pour l'euthanasie), si les acteurs sont superbes (Trintignant particuloèrement n'a rien perdu de sa superbe), Haneke reste à nouveau trop froid pour que je qualifie son film de chef d'oeuvre. Dans le même registre, la mort en huis clos familial, le "Cris et chuchotements" de Bergman est largement au dessus, plus fort spirituellement, plus riche visuellement. "Amou" n'est pas un chef d'oeuvre, juste un film respectable, c'est déjà pas si mal.
Thibaud G
Thibaud G

50 abonnés 177 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2012
Film coup de poing dont je ne suis pas ressorti indemne : j'étais en pièces ! Une économie d'effets bluffante : des plans séquences qui s'étirent au début, une quasi-absence de musique, un décor unique ( sauf l'ouverture dans le théâtre ), Haneke a réussi un chef d'oeuvre en rendant palpable le malaise qui se dégage de l'intrigue. Celle-ci est malheureusement banale : la lente mais inexorable déchéance physique d'une vieille femme et son douloureux chemin vers la mort d'une vieille femme accompagnée par son mari qui lui est tout dévoué. Et on ressent l'amour, la souffrance, l'humiliation qui les lient corps et âme. La maladie les rapproche encore plus et les éloigne des autres. C'est déchirant. Et on se prend à penser à ses proches, à sa propre fin en espérant qu'elle ne sera pas comme celle de ces deux êtres. Et que ferions-nous à la place de Trintignant ? L'euthanasie est-elle préférable ? Le réalisateur prend position, cela dérange, met mal à l'aise car on préfère toujours évacuer l'idée de la mort. Mais ce film a un rôle pédagogique indéniable et en nous montrant le quotidien insoutenable d'une personne malade, ses difficultés pour se lever, se laver, parler, manger, on partage ses douleurs physiques mais surtout psychologiques. Bravo pour cette oeuvre sensible, réaliste, magnifique à l'interprétation remarquable !...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 décembre 2014
"Amour" est un "inattaquable" tant son propos et sa mise en forme est juste et poignante. Je ne suis pas tout du tout une fan des films de Haneke, au contraire, mais je dois reconnaître que ce film, grâce aux acteurs, atteint son but et bouleverse! Sobre et poignant.
Sebmagic
Sebmagic

201 abonnés 1 128 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 octobre 2012
Je ne comprends absolument pas cet engouement général pour Amour. Le sujet abordé est difficile et douloureux, mais le film m'a pourtant laissé de marbre, du début à la fin. Agacé dès les premières images par des dialogues laborieux voire mauvais, je n'ai jamais réussi à ressentir la moindre captivation pour cette histoire entrecoupée de scènes totalement inutiles qui ne font que ralentir d'autant plus un film déjà interminable (la femme de ménage qui passe l'aspirateur, etc). Je suis pourtant adepte du film lent et implicite, mais là je n'ai rien trouvé d'autre à faire que de pousser des soupirs d'impatience, fermant de temps en temps les yeux en attendant de passer à la séquence suivante... Je suis peut-être méchant avec ce film mais mon ressenti a été affreux, pas à cause du sujet traité mais à cause de la façon dont il a été traité. Parfois avec une cruelle vérité, mais souvent avec une impression de faux, créée par des dialogues peu crédibles. Je n'ai pas du tout été pris dans cette histoire et tant mieux si d'autres y sont parvenus, mais j'ai vraiment lutté pour ne pas sortir de la salle.
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