38 témoins
Note moyenne
2,6
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303 critiques spectateurs

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7 critiques
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54 critiques
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Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2014
Ce drame de Lucas Belvaux dispose d'un scénario bien écrit, une remarquable séquence de reconstitution, et un casting des plus convaincants, cependant l'intrigue très lente finit par lasser et être rapidement mise de côté au profit du couple en crise.
Intéressant.
Avoine M.
Avoine M.

70 abonnés 295 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mars 2012
Tout le long du film, Attal a l'air tellement en pétard que le spectateur craint un instant qu'il sorte de l'écran lui allonger un bourre-pif en beuglant " ET TOI, TU DORMAIS AUSSI, CHAROGNE ??!!! " , mais finit par compatir : avec sa fiancée qui la lui joue valse-hésitation, sa conscience qui le fixe depuis le balcon d'en face, une journaliste qui se prend pour Albert Londres, ses vilains lâches de voisins et sans parler des dialogues qu'on lui fait dire, il a un peu les nerfs, le pauvre, c'est bien normal. D'ailleurs, pour se détendre, il envisage de "reprendre le long cours "...on ne saurait trop lui déconseiller d'approcher la côte italienne...tendu comme il est, là...A part ça, c'est toujours cinégénique, un port, la nuit. C'est pas un documentaire ? Dommage.
ml-menke
ml-menke

50 abonnés 551 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2012
Une histoire qui nous laisse sur notre faim et en même temps nous met face à des questions sur notre propre réaction si nous avions été dans leur cas. Je ne trouve pas qu’Yvan Attal soit à l'aise dans son personnage perturbé et à ses côtés les autres acteurs ne le sont pas d'avantage. Le réalisateur a tenté d'apporter de la poésie à cette tragédie.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 17 avril 2012
Bien sûr que le sujet du film est génial. Bien sûr que, sur le papier, on préfère voir un tel sujet traité par un type comme Lucas Belvaux plutôt que par un quelconque yes-man hollywoodien ultra-démonstratif ou par un vieux curé moralisateur comme Haneke (quoique...). Mais alors, le résultat... Comme le dit Vaquette (et en plus, ça colle bien au film), "il n'y a pas de mauvais système, il n'y a qu'une somme d'individuelles lâchetés". Eh ben on peut dire qu'il n'y a pas de mauvais film mais qu'il y a une belle somme d'individuelles défaillances ! La réal n'est vraiment pas au top (on peut quand même louer la façon dont Belvaux pose parfaitement le sujet en quelques plans au début) mais le gros problème de "38 Témoins", c'est le jeu des comédiens. On ne les sent pas vraiment dans la peau des personnages (le couple Attal/Quinton, j'y crois pas une seconde, Nicole Garcia en journaliste, j'y crois pas une seconde...) et on a même parfois l'impression que ce sont les accessoiristes qui ont défini les rôles ("T'es journaliste ? On va te filer un appareil photo... T'es procureur ? Tu mets un costard-cravate et tu passes chez le coiffeur pour avoir une coupe bien propre, et le tour est joué !"...). Et puis surtout, ils sont super mauvais ! Yvan Attal (que j'aime beaucoup par ailleurs) qui passe tout le film à tirer une tronche de six pieds de long pour bien nous faire comprendre qu'il ne va pas bien du tout, au secours ! Non mais merde, sur le nombre de personnes présentes sur le tournage, aux rushes ou au montage, y en a pas une qui a osé lever le doigt à un moment pour dire : "Euh, c'est pas bon, là" ? Sans déconner -et sans vouloir jouer les vieux curés moralisateurs comme Haneke-, c'est aussi lâche que le comportement des protagonistes du film ! Au final, le film de Belvaux nous intéresse aussi peu que les cris de la victime ont intéressé les "38 Témoins". L'avantage qu'on a sur eux, c'est qu'on n'a ni honte ni culpabilité à retirer de cette expérience. Juste un peu d'ennui. Et de gêne aussi, mais pas par rapport au sujet, hélas, par rapport aux acteurs !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 mars 2012
Le Havre. Impossible de rater ces immenses paquebots qui débarquent chaque jour dans l'espace portuaire. Inévitables, ils le sont, impressionnants aussi. Tout aussi impressionnants que ce crime ayant eu lieu en pleine nuit dans une rue d'un quartier réputé tranquille. Pourtant, l'inévitable semble être devenu évitable, et personne parmi tout le voisinnage n'a vu ou entendu quelque chose. C'est dans ce quartier sous le choc et voué au silence que Louise rentre le matin du drame, revenue d'un voyage en Chine.

Commence alors l'ambiance post-drame, entre paranoïa, cauchemars et enquête policière, personne ne semble pouvoir expliquer l'inexplicable. Suivront un enchaînement de séquences où les thèmes du remord, de la lâcheté et de la conséquence de nos actes prendront une part prépondérante dans le discours filmique. Après un démarrage assez lent mais toutefois prometteur, le film tombe dans un enlisement de jugements et d'exagérations qui finissent, à mon sens, par le rendre indigeste.

La première chose qui choc est cette continuité dialoguée, toujours dans la surenchère et qui déforme les émotions pour leur enlever toute crédibilité. Cette situation est plus surprenante encore avec le personnage d'Yvan Attal (Pierre). Tapis dans sa terreur, dans sa honte, on pourrait s'attendre à découvrir un personnage à la fois mystérieux, retranché sur lui-même et peu expressif. Ce qui serait la suite logique d'un tel évènement. Au contraire, il est l'un des personnages qui étaye le plus ses pensées, qui les livre comme on commanderait une baguette de pain. Que ce soit dans le phrasé même ou dans les intonnations, il en perd toute profondeur et toute empathie.

Il en sera de même pour la direction des acteurs dans leur globalité, au point qu'on fini par se demander quel est le but de cette exagération théâtrale. Cela enlève tout intérêt de notre part, aussi mince fût-il, après quelques minutes. Pourtant, certaines idées esthétiques ne sont pas mauvaises, certains plans se révèlent même intéressants, tout comme l'importance accordé aux sons est agréable. La transformation de la victime en une espèce de sanctuaire de la honte, porté vers l'inconnu et condamné à disparaître, a aussi des atouts certains. Malheureusement, à côté de ça, nous avons un discours assez grossier, qui, tant dans la forme que dans le fond, devient de plus en plus détestable.

Je comprends le souhait de vouloir pointer du doigt la " lâcheté humaine ". Et l'idée de partir d'un meurtre en ne se concentrant pas sur la victime ou sur le meurtrier est plutôt rafraîchissante. Cependant, le thème aurait mérité d'être traité avec plus de finesse, et à la place d'être poussé dans l'irréalisme, rester crédible pour s'avérer marquant. Le problème majeur se dévoile dans les dernières minutes du long-métrage, puisqu'on se rend compte qu'on n'est pas ici pour essayer de comprendre cette lâcheté, mais qu'on veut la juger. Le réalisateur veut inclure le spectateur dans sa subjectivité et enlève toute place à la réflexion, pour livrer un message banal et méprisant.

L'idée du double-regard intrige, au départ, mais ici il se transforme en un regard unique, celui du réalisateur, qui s'enfonce toujours plus dans la condamnation précipitée et dérangeante (cf vingt dernières minutes). Il ne reste donc de ce 38 témoins qu'un amer goût d'être pris pour un pantin, que ce soit dans le partage d'émotions (grossier) et dans le message global (grossier). Rien ne vient sauver le travail de Lucas Belveaux, qui disparaîtra bientôt sous la surface de l'eau, à la manière d'un certain paquebot...
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 septembre 2020
38 témoins est basé sur une affaire de viol meurtre notoire qui s'est produite en 1964. Kitty Genovese a été poignardée et violée à New York. Deux semaines plus tard le New York Times a publié un article intitulé "Trente-huit personnes qui ont vu le meurtre mais n'ont pas appelé la police". Après une longue enquête il semble que le titre était incorrect car personne n'a été témoin de toute l'attaque brutale du début à la fin car elle s'est déroulée au cours d'une demi-heure et à des endroits différents. Il a été retranscrit dans un roman par David Decoin. Cela aurait être un sujet assez intéressant mais ce n'est pas le cas dans ce film. On n'explique jamais pourquoi les témoins n'ont rien fait ou dit. En attendant beaucoup de gens se regardent utilisant de gros mots sans signification et faisant un problème à partir de rien. Il y a des images du port du Havre qui ne semblent pas non plus avoir de but pour le film. Sans oublier que le jeu d'acteur n'est vraiment pas bon en particulier Yvan Attal et Sophie Quinton qui sont terrible. Ce serait bien s'ils essayaient de trouver une explication psychologique mais ce n'est pas le cas. Au lieu de cela il y a les personnages clichés typiques, le journaliste bruyant, le policier droit et l'anti-héros...
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2012
Un grand sujet...pour un film manqué ?

L'activité portuaire très joliment filmée (Tournées, Le Havre) certes mais j'ai eu l'impression de retrouver un cinéma d'autrefois, "à la Cayatte ou à la Boisset".
Je veux dire, didactique, pesant, démonstratif....

Face à la lumineuse Sophie Quinton qui rentre de voyage, voila qu'Yvan Attal porte sur son visage, toute la misère du monde....
A t'il tué, son père, sa mère et ses enfants ? NON !!!

Certes, on ne peut glorifier la lâcheté mais là, tout m'a semblé démesuré et excessif....
Reste que le sujet est un problème de société; pour moi, il peut être traité avec plus de justesse.

Ne pas oublier que Lucas Belvaux a fait de bons films....
Shaka666
Shaka666

63 abonnés 504 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 mars 2012
La différence entre ce film et un épisode de "Inspecteur Derrick", c'est que : ça se passe au Havre et non à Munich ; il dure deux fois plus longtemps ; dans "Derrick" il y a beaucoup plus d'action et de suspens. Franchement, je me suis bien ennuyé, le scénario tient sur un timbre poste, c'est super lent et il ne se passe rien. Un film complètement vide.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 juillet 2012
Somptueux par le tournage et choquant par son scénario mais encore plus parce qu'il est tire d'une histoire vraie. Le rôle de Yvan Attal lui colle à merveille, on apprécie la lenteur et le silence du personnage.
steely_dan_76
steely_dan_76

16 abonnés 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2013
Quelques longueurs, mais au global un film qui atteint sa cible. On en ressort pas indemne !!
Fontaine Eric
Fontaine Eric

78 abonnés 93 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mars 2012
Lucas Belvaux évoque la lâcheté, il tourne son film dans une ville "Le Havre" où l'atmosphère est glauque, Yvan Attal soutenu par Nicole Garcia sont un peu les seuls à faire passer l'histoire, qui au final prend corps qu'à partir de la reconstitution du meurtre...en savoir plus de notre critique :

http://www.cinephiletv.com/actualites_cine.ws
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 16 mars 2012
Ce polar est raconter d'une façon original sur la lâcheté de 38 témoins d'un crime.c'est une histoire sur la psychologie des personnages mais personnellement ce n'est pas du tout ma tasse de thé et je me suis fait terriblement chier. a réservé a ceux qui n'ont rien d'autres a foutre que de la psychologie chiante et ennuyeuse.
Dg75
Dg75

12 abonnés 253 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2012
Doit-on aller jusqu'au bout ? Peut-on vivre avec un tel poids sur la conscience. A la première question la réponse est oui, parce que tout simplement à la deuxième interrogation la réponse est non. Enfin pour certain seulement qui ne se pardonne pas sa lâcheté. Alors, bien qu'il sache qu'il va tout perdre, il va aller témoigner. A partir de là, tous vont lui tourner le dos, certains franchement, d'autre brutalement (sa voisine qui vient le giffler), un autre encore se doublera d'un corbeau puisqu'il n'aura même pas le courage de venir l'affronter. La reconstitution deviendra pour certains insupportables car ils vont devoir ouvrir les yeux et mettre un mot sur leur attitue. Le film pose aussi la question du devoir du journaliste qui va se servir de ses sources cachées pour obliger le Procureur à poursuivre. Excellent Yvon ATTAL qui nous plonge dans son remord. Des seconds rôles parfaits. Si seulement ce film avait le pouvoir de faire réagir notre société invidualiste et indifférente à tout, pourvu que nous soyons épargné !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 31 janvier 2013
pas terrible ce film comme ma note, il ne se passe rien ou presque, un meurtre, un soir, 38 témoins n'ont rien vu, rien entendu, 38? un seul ose parler après bien des doutes et alors les langues se délient et les ménages se délitent , au fond les silences des personnages sont plus éloquents que les mots, belvaux filme les visages silencieux en gros plan en montrant ainsi le malaise qui règne tout au long du film
ardeo
ardeo

11 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2012
Lucas Belvaux s’affirme de plus en plus comme une valeur sûre du cinéma belge et du cinéma européen. Son dernier film tourné au Havre est encore une œuvre très personnelle et très affirmée. Pour moi, la force du film réside dans sa bande sonore admirable avec ces sons sortis de la ville et du port (bruits de la vie courante, voix, sirènes, claquements, moteurs, cris) et au moment opportun la musique. En parallèle, les dialogues peuvent parfois sembler un peu trop « dramatiques » même si le sujet l’est certainement. Côté acteurs, comme à l’accoutumée, Attal est excellent et les actrices qui lui donnent la « réplique » (même si le dialogue entre les personnages n’existe pas toujours) sont également très crédibles dans leur rôle. L’histoire donne un sentiment mitigé de stupeur, d’horreur, d’incompréhension et d’interrogation : « Et si nous avions habité ce quartier du Havre, cette nuit-là ? ». A voir et à entendre !
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