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Guillaume
155 abonnés
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3,5
Publiée le 30 octobre 2012
Alors, si vous aimez les effets spéciaux, des actions à couper le souffle ou bien encore un humour déjanté, passez votre chemin ! "38 témoins" possède un côté fichtrement original, décalé ; bref, inclassable. Tout cela tient par le thème traité, la lâcheté et la culpabilité qui en découle. Les dernières minutes sont poignantes, gênantes. Et Yvan Attal joue vraiment bien le rôle du dépressif naissant.
"38 témoins" est sans aucun doute ce que j'ai vu de pire au cinéma depuis plusieurs mois. Tout d'abord, l'histoire n'a absolument aucune crédibilité. Ce qui, en soi, n'est pas forcément gage de navet. Le problème ici, c'est que Lucas Belvaux prend son film avec un sérieux absolument ridicule, comme s'il venait soudainement de constater que l'homme était globalement lâche et peu glorieux et qu'il voulait expliquer cette brillante découverte au spectateur. L'aspect psychologico-dramatique est donc terriblement grossier, mais ce n'est pas tout : "38 témoins" comporte les dialogues les plus écrits, les plus clichés, les plus longs et pourtant les plus vides qu'on a pu entendre depuis quelques années. Ils sont de plus déclamés un Yvan Attal horriblement peu charismatique, une Sophie Quinton dont on apprécie a posteriori la rareté et une Nicole Garcia toujours aussi crispante. On ne croît pas une seconde au couple formé par Attal et Quinton, ni à leurs emplois respectifs, ni aux personnages clichés de journaliste, de procureur ou de flic. Une sorte de cinéma français ni vraiment intello, ni vraiment populo, le cul entre deux chaises, mou, informe et sans saveur. Seul bon point : la musique est pas mal, c'est déjà ça...
Un film d'une lenteur inimaginable, où la moindre scène dure une éternité, où il ne se passe rien à longueur de temps. On assiste à rien en fait, avec des lonnng plans sur le port industriel du Havre, sur un bâtiment, un appartement vide, une foule silencieuse qui ne bouge pas, etc, etc ... et c'est ça tout le film. On ne peut juger du niveau des acteurs tellement ils ne parlent pas. Il n'y a rien à ajouter. On attend tout le temps.. 0,5/5.
Pire film que j'ai jamais vu. Qu'est ce qu'on s'ennuie, les dialogues sont tellement prévisible... Des années je m'en souviens encore comme ma pire expérience cinématographique, encore au dessus de Twilight! Heureusement que j'étais bien entourée et que jouer à celui qui réussit à deviner les dialogues nous a bien fait rire...
Dommage. Depuis sa belle trilogie, j'ai toujours envie d'aimer les films de Lucas Belvaux. On sent indéniablement une sincérité, une conviction, un point de vue, mais le gros problème ici est ailleurs : le ton général est trop sérieux, les dialogues trop écrits, les non-dits complètement inexistants et reste cette désagréable impression de se voir administrer une leçon de savoir vivre par le menu... Pour finir, comble de platitude, même la reconstitution du crime ne fait ni chaud ni froid. Pourtant les intentions étaient bien là. C'est pour ça que je n'ai qu'un seul mot : dommage.
Encore un film qui "pète + haut que son cul". Le sujet est intéressant, dommage que le réalisateur soit ultra prétentieux et en fasse des tonnes, les acteurs ont un jeu HYPER THÉÂTRAL qui enlève toute crédibilité au film, les funérailles sont un deuil national, les réactions des gens sont DISPROPORTIONNÉES, les dialogues sont RIDICULES tellement ils tombent dans le PATHOS... et en + de ça c'est hyper long, chiant, et il se passe rien. Un film très énervant, en somme.
C'est dur, fermé ,froid comme le visage d'Attal impavide tout le film! On n'en sort pas plus intact que quand on voit des scénarios sur la maltraitance des enfants ou des plus faibles La ville du Havre est aussi un personnage qui inquiète et obsède Je l'ai préférée dans ce portrait sans fard à l'appropriation personnelle de Kurosmaki A voir en (bonne) compagnie pour les débats et/ou échanges aprés la séance!
Porter par un duo de comédiens vraiment très talentueux (Yvan Attal et Sophie Quinton sont vraiment à la hauteur de l’attente), ce drame qui a un sujet de départ plutôt intéressant, puisqu’il parle de la lâcheté des habitants d’une rue du Havre concernant un meurtre dont ils ont été témoins, mais malheureusement la mise en scène bien plate et sans envergure de Lucas Belvaux plombe littéralement l’ensemble. Voici un film français qui m’aura donc bien déçu, dommage car les premières images me laissaient présager une belle petite surprise.
A travers un crime sordide, Lucas Belvaux met en scène un polar très pessimiste qui questionne sur les conséquences tragiques de la lâcheté ordinaire, puis sur le poids de la culpabilité et des remords, mais on y croit pas du tout.
Un bon film de Lucas Belvaux, qui accroche et dérange. Dans une atmosphère très noire, très nocturne — avec de splendides vues du Havre, une découverte —, une enquête sur un assassinat très humaine, très intense, mais sans moralisme. Enquête qui se heurte à la lâcheté, la peur, le sentiment de culpabilité et sur la rédemption. Yvan Attal y est excellent, bloc de mutisme et de tourment. Mais le réalisateur est plus à l’aise dans l’univers social que dans l’univers du couple où il va être parfois peu crédible et où les dialogues sont bien chiches.
Une femme est assassinée en pleine nuit au Havre. Un immeuble donne sur le lieu du crime et pourtant aucun des 38 témoins n’a entendu ou vu quoi que ce soit malgré la violence de la scène. Louise (Sophie Quinton) était en voyage cette nuit là, elle rentre le lendemain et retrouve son compagnon, Pierre (Yvan Attal) qui affirme être rentré tard, après le meurtre. Il semble pourtant perturbé. On se dit que c’est une simple enquête avec plusieurs témoins, un policier, une journaliste, un coupable à trouver. Il n’en est rien. Ce crime est l’occasion d’aborder plusieurs thèmes de manière originale : la lâcheté, le mensonge, le couple, la culpabilité, la manière de vivre une situation dramatique dont on n’a pourtant pas été acteurs au premier plan, le mal être ressenti par ceux qui n’étaient pas là, les questions que se posent ceux qui étaient là et qui n’ont rien pu faire… Le rythme est lent mais il traduit les sentiments des personnages. Les deux acteurs principaux sont d’ailleurs particulièrement justes dans leur interprétation. Le point de vue du film est original. C’est loin d’être une simple enquête, c’est bien plus intéressant et finalement spoiler: on se fiche un peu de l’issue de l’enquête, comme le souligne la fin.