38 témoins
Note moyenne
2,6
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303 critiques spectateurs

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7 critiques
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titiro
titiro

65 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2012
Lucas Belvaux a réalisé son film dans le ton du sujet lourd, grave et délicat. C'est à dire que c'est morne, gris, sinistre et morose. En fait, il aurait dû tourner ce film au Japon. ça passe tellement bien un film japonais où les personnages ne parlent pas ou très peu, exprimant quand même toute leur détresse dans un silence de plomb, avec de très longs plans, une caméra figée, et très très peu de dialogues. C'est ce qu'il aurait fallu faire, mais avec des acteurs français ça passe moins bien.
Toujours est-il que son sujet, il ne le maîtrise pas totalement. Il ne parvient pas à le creuser assez, et sa mise en scène austère ne parvient pas à renforcer son propos. En plus on a tendance à décrocher un peu au bout de 30 minutes, avant de replonger lors du revirement de situation quand Yvan Attal prend sa décision.
"38 témoins" est un film ambitieux, délicat, pas trop mauvais, mais qui manque de doigté.
annereporter94
annereporter94

58 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2012
Très réussi, très réaliste... on peut toujours lui trouver des défauts, mais encore une fois un film français nous plonge au sein de notre quotidien... donc à ne pas recommander à ceux qui ne vont au cinéma que pour se distraire!
sylounette
sylounette

59 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 avril 2012
j'ai trouvé le film un peu long.... même si c'est très bien joué
bien sur on s'interroge sur ce que nous aurions fait ou comment nous regarderions notre conjoint dans ces conditions

mais l'histoire s'est passé aux USA, je ne sais pas si elle transposable ainsi en France...
je ne sais pas dans quelle ville et quartier. Dans certains, tous les jours se passent des agressions et les habitants ont pris l'habitude de ne pas intervenir..
chez nous, il est quand même facile de téléphoner à la Police sans pour autant intervenir davantage ...
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2012
Quand une jeune femme est sauvagement assassinée, les habitants du quartier n’ont rien vu, rien entendu, sauf un homme qui aura le courage de parler, au prix de la haine de ses voisins et d’un sentiment de culpabilité qui détruira son couple et lui-même. Plutôt qu’un thriller, Lucas Belvaux nous propose un film de procès sans prétoire, celui de la lâcheté collective, du silence veule qui préserve un petit confort égoïste et d’une société qui perd ses repères moraux. Après un départ laborieux la réalisation monte en intensité et trouve un juste équilibre entre le débat d’idées et l’émotion. Le scénario est malheureusement desservi par des dialogues assez pauvres, ce qui ne permet ni à Yvan Attal dans son jeu habituel de chien battu, ni à Sophie Quinton, l’excellente pseudo-Marilyn de Poupoupidou, de donner la pleine mesure de leur talent. Reste que ce film très attachant positionne Lucas Belvaux comme un André Cayatte des temps modernes.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 mars 2012
Un cas de lâcheté collective ? Un meurtre sanglant a été commis de nuit dans une rue calme du Havre. L'émotion est grande dans le quartier. La police enquête, mais personne n'a "rien vu ni entendu". Seul Pierre, un homme plutôt renfermé et un des 38 témoins potentiels, va finalement se rendre à la PJ et avouer qu'il a bien entendu des cris épouvantables et vu ce qui se passait, mais qu'il n'a pas bougé. L'enquête reprend alors et les 37 autres témoins avouent qu'ils ont bien été témoins de la scène, mais qu'ils n'ont pas bougé. Malgré tout le Procureur décide de ne pas poursuivre et de couvrir l'affaire qui "risque de troubler l'ordre public" ("On ne poursuit pas 38 personnes en même temps"). Mais un policier révèle tout à une journaliste et le scandale éclate au grand jour. Le ressentiment du quartier est grand envers Pierre et sa fiancée Louise (qui n'était pas là au moment du drame) et ils sont même victimes d'agressions. Le couple, miné par le remords et déstabilisé par cette succession de mensonges et de non-dits, finit par se séparer. C'est un film lent où il ne se passe pas grand chose, mais qui fait réfléchir à notre attitude vis-à-vis des évènements violents dont nous pouvons être témoins. Que ferais-je en pareil cas ? Serais-je prêt à risquer ma propre vie ? (Je n'ai pas de réponse). Au-delà du fait divers dramatique, c'est tout l’égoïsme et le "chacun pour soi" (urbain ?) qui est mis à mal. J'ai trouvé les acteurs assez bons, bien qu'il se dégage beaucoup d'ennui de ce film parfois verbeux. Ce pourrait avoir été une belle réussite avec un scénario original, mais quelque part la mayonnaise ne prend pas bien. Mais j'ai aimé retrouver Nicole Garcia dans le rôle de la journaliste et surtout la lumineuse Sophie Quinton qui incarne une Louise torturée par le comportement erratique de Pierre (Yvan Attal).
Jean-Marie S
Jean-Marie S

36 abonnés 225 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 décembre 2012
Une entreprise très originale que celle de ce film & scénario signé Lucas Belvaux : ausculter Monsieur & Madame tout le monde témoins d'un meurtre terrible mais incapable de voir la vérité en face. Belvaux sonde la profondeur de la noiceur de l'âme humaine du badaud classique et fait le constat implacable de celui qui tire la couverture à soit et qui se renferme dans son petit confort plutôt que d'aller vers son prochain, même dans des conditions aussi extrêmes que la mort. Un constat implacable qui colle parfaitement à notre société capitaliste et individualiste. Le tout est servi par un couple de comédien impeccable : Yvan Attal & Sophie Quinton. Edifiant.
Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2012
Voilà un film qui a le courage de traiter les conséquences psychologiques d'un meurtre violent sur les témoins sans pour autant montrer le dit évènement. On est mis dans les dispositions idéales pour se frayer un chemin dans la tête du très bon Yvan Attal, rongé par le remord et la culpabilité de n'avoir pas su agir. Les questions posées et les réactions de ses semblables sont légitimes et nous mettent, en tant que spectateur, devant un miroir, celui qui devrait nous révéler la façon dont on aurait ou pas agi dans de telles circonstances. Sophie Quinton n'est malheureusement pas tout à fait à la hauteur et ses répliques sonnent souvent faux, mais l'ambiance du film est là. On peut toute fois regretter le manque d'emballement, de folie qui permettrait au spectateur d'être à un moment donné totalement emporté dans le récit. Gros point fort tout de même : la reconstitution, qui remplace le vrai crime, et qui apparaît en fait comme bien plus terrible aux yeux des témoins, et de la femme qui n'était pas là le soir même, et dont la vision qu'elle se faisait jusqu'alors de son mari se retrouve chamboulée. Cette scène marquera le cinéma. Pour le reste, j'en doute, même si l'ensemble et de bonne facture.
Tietie008
Tietie008

32 abonnés 77 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 mars 2018
Un film ennuyeux, lent, froid et désincarné. Du mauvais cinéma d'auteur à la française ! Le seul point positif, est une esthétique marquée par la grisaille, grisaille qui colle bien avec l'atmosphère aboulique du film de Belvaux ! Même Inspecteur Derrick me semble plus nerveux que les protagonistes de 38 témoins, c'est pour dire !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 mai 2015
Frustrant, parce que Lucas Belvaux sait se montrer bon cinéaste (très inspiré par les décors naturels du Havre) et que 38 témoins comporte plusieurs scènes stimulantes (celles impliquant le procureur ou la journaliste notamment). Film qui pose de bonnes questions sur la compassion médiatique obligatoire et la solitude des individus dans notre société moderne - la première répondant à la seconde. Malheureusement, un ensemble trop mou, un démarrage poussif et un dénouement archi-convenu interdisent une adhésion totale. Yvan Attal est très bon, dans un rôle difficile.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2012
Film dérangeant, à beaucoup d'égards. Un sentiment partiel de ratage dans l'approche scénaristique mais un indéniable talent de réalisation et des acteurs excellents. Tient bien en haleine malgré la lenteur du récit. A voir sans retenue.
Orno13
Orno13

30 abonnés 1 104 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mars 2024
La conscience nait parfois de ses remords et les nourrit aussi, cela illustre bien le film de lucas belvaux qui l a adapté d un roman de décoin qui s est inspiré d un réel fait divers dans les années 60 ou une jeune femme kitty genovese s est fait assassiné devant 38 personnes qui n ont pas bougé devant ses hurlements de douleurs.
La mise en scène de belvaux est assez pauvre, je dirais limite que c est un téléfilm, malgré tout une bonne interprétation de yvan attal, mais pas assez pour la réussite de ce long métrage.
Dommage
soniadidierkmurgia

1 455 abonnés 4 361 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2012
Lucas Belvaux n’a plus le statut d’espoir, étant reconnu depuis sa trilogie de 2003 comme un réalisateur ambitieux dont les projets ont le mérite de rentrer dans leurs frais (il l’explique très bien dans les bonus du DVD). Le réalisateur belge, cinéphile averti est un admirateur des films dit sociaux des années 30 et 40 de Lang et Ford et comme eux il s’empare du mystère insondable des réactions humaines en groupe. Qu’aurions nous fait à la place de chacun des locataires de la rue de Paris au Havre quand lors d’une nuit de printemps une jeune femme se mis soudain à hurler alors qu’elle se faisait assassiner au pied de sa porte ? C’est l’horrible question que pose le film de Lucas Belvaux. Comme les autres, Pierre, pilote remorqueur a choisi de se taire rejoignant la tacite omerta qui s’est instantanément formée dès les premières investigations de la police sur le lieu du crime. Le problème c’est que plus que les autres, Pierre qui assume un commandement est tiraillé par le remords de ne pas avoir voulu entendre cet appel au secours qui désormais ne le quitte plus. C’est le dilemme de cet homme joué par un Yvan Attal tout en minéralité que Belvaux nous met sous les yeux en réussissant parfaitement le processus d’identification du spectateur à son propos , processus indispensable à la prise de conscience. Face à sa fiancée (Sophie Quinton) qui lui intime de rejoindre le troupeau afin de ne pas assombrir ou enterrer leur avenir commun, Pierre doit savoir si après une première lâcheté il en commettra une deuxième qui ne lui donnera plus aucune chance de retrouver l’estime de soi. Nicole Garcia journaliste locale démontre de façon claire le rôle que peuvent jouer les médias à des moments décisifs d’une telle affaire. Elle aussi aura un dilemme de conscience ou plutôt d’éthique à résoudre tout comme le juge et les policiers. Le film pose beaucoup de questions sans vraiment chercher à y répondre car dans le domaine les réactions humaines sont parfois imprévisibles même si elles sont en général guidées par la peur. Le ton distancié du récit et le jeu très sobre des acteurs permettent au spectateur de rester davantage concentré sur la problématique humaine qui se pose aux personnages que sur l’aspect thriller de l’intrigue que volontairement Lucas Belvaux ne cherche pas à développer oubliant même la recherche de l’assassin. Le Havre magnifiquement filmée sert d’écrin à ce film généreux qui a le mérite de tenir en haleine tout en interrogeant sur la condition humaine qui est décidément un sujet inépuisable..
tixou0

793 abonnés 2 047 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2012
Là où Eric Guirado ("Possessions") échoue piteusement, Lucas Belvaux (le petit facteur de "Poulet au vinaigre" devenu un excellent metteur en scène : la "trilogie" - "Un couple épatant", "Cavale", "Après la vie" - "La raison du plus faible", "Rapt") réussit, avec "38 témoins". Il s'agit en effet là aussi d'un fait divers-prétexte : en 1964 dans le Queens, 38 personnes assistent derrière leurs vitres, sans réagir, à la lente agonie d'une jeune femme massacrée par un tueur en série. Belvaux adapte ici le livre que Didier Decoin a consacré à l'affaire en 2009 ("Est-ce ainsi que les femmes meurent ?"), mais son histoire n'est plus dans les années 60 à New York, mais aujourd'hui, au Havre (le décor bétonné, pour l'inhumanité, et l'ouverture sur l'horizon de l'océan pour la rédemption). Là il est question d'illustrer un autre travers humain : au mieux l'indifférence, sans doute la lâcheté. Réveillés en pleine nuit par des cris épouvantables, 38 habitants de la rue de Paris, certains seuls, d'autres en couple, assistent avec plus ou moins de conscience à l'agression sauvage d'une jeune étudiante, nouvellement installée dans l'immeuble en vis-à-vis (le seul riverain à avoir admis d'emblée qu'il a entendu quelque chose, croyant "à une bagarre d'ivrognes" a crié de son balcon que l'on se taise, puis est retourné paisiblement au lit, les cris ayant cessé puisque alors la victime s'était traînée dans le couloir de son habitation pour y agoniser en silence). Toujours est-il que lors de l'enquête de voisinage, les témoins potentiels ont tous déclaré ne rien pouvoir dire : "rien vu, rien entendu, on dormait". Pierre Morvand (Yvan Attal, qui domine la distribution), pilote de navire (avec donc des horaires décalés), seul au moment du drame (Louise, sa compagne - Sophie Quinton - était en déplacement en Chine) choisit dans un premier temps de préciser aux enquêteurs qu'il n'était pas chez lui. Mais sa conscience (joliment matérialisée à l'écran par une silhouette sur le balcon d'en face) le tourmente, et lui, le "taiseux", ne tarde pas à dire ce dont il a été le témoin tétanisé, d'abord à Louise endormie (?) lors d'un monologue poignant, puis aux services de police. Est-il quitte alors ? Pas vraiment puisqu'il relance l'enquête, ce qui entraîne de nouvelles auditions durant lesquelles les témoins retrouvent la mémoire : 38 mises en examen potentielles pour "non-assistance à personne en péril" ? Du jamais vu, "impossible" pour le procureur de la République (Didier Sandre), qui enjoint l'omerta à ce sujet aux enquêteurs, au nom (prudence largement teintée de cynisme) de l'ordre public. Choqué, le capitaine Léonard (François Feroleto) en charge du dossier, organise une "fuite" en contactant Sylvie Loriot, une journaliste locale (Nicole Garcia). La couardise collective est révélée dans la presse, de même implicitement que la façon dont elle a été mise en évidence : déjà fâchée avec sa voisine de palier et ancienne amie Anne (Natacha Régnier), la fragile Louise, en butte à une hostilité grandissante des autres "témoins" ("Balance" écrit sur la porte de l'appartement à l'adresse de Pierre, vitre brisée), qui n'arrive surtout pas à pardonner à son compagnon son mensonge initial, vient à le quitter.
Les questions morales sont légion dans cette belle réalisation : sommes-nous tous des lâches ordinaires ? Peut-on sacrifier sa vie de famille à un retour de l'estime de soi ? La vérité est-elle préférable à la paix sociale ? .....
Belvaux pose ces questions sans emphase, et sans chercher à nous imposer sa conviction personnelle, et il le fait dans un style superbement épuré (cadre, photo, montage - la séquence de la reconstitution est à cet égard particulièrement remarquable : tout est à louer). Rien de facile (on ne voit pas le crime, on ne connaîtra pas le coupable), mais du nécessaire.
Xavi_de_Paris

370 abonnés 2 860 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2014
Même si la mise en scène, très épuré, et le rythme assez lent de l'ensemble peuvent en rebuter plus d'un, "38 témoins" est un film intéressant. Les acteurs sont à fleur de peau, Yvan Attal en tête, excellent dans le rôle d'un homme en proie à des démons suite au meurtre de la jeune femme. Pas d'enquête ici, mais une introspection dans un voisinage taiseux et porté la honte collective du silence. A voir.
Thierry M
Thierry M

196 abonnés 2 436 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mars 2012
On s'ennuit ferme dans cette intrigue , qui traine beaucoup trop.
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