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NammJones
139 abonnés
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2,5
Publiée le 14 août 2012
Yvan Attal dans un rôle où il ne parle pas, regarde longuement par la fenêtre et pousse de long soupirs.. Yvan Attal dans le rôle de.. Yvan Attal donc. En dehors de ça on découvre une histoire sans fin, longue, très longue et dotée d'un scénario sans détails. Pourtant l'idée était intéressante et assez originale.. bien que peu réaliste.
unpeu long , mais ce drame de la lacheté fait froid dans le dos il ne faut surtout pas déranger la petite vie pèpére de certaines personnes on vie dans un monde de grande indifférence et hélas c'est partout pareil , et de manière général si les gens étaient unpeu moins lâches veules et couards il y aurais moins d'agressions sinon le havre est plûtot bien filmé et les bateaux impressionnant nspoiler: ota bene Nicole garcia a pris un sacré coup de vieux
un beau film qui malgré une histoire de couple subalterne traite bien de nos petites et grandes lâchetés, terrible et glaçant sans jugement, lucas belvaux nous renvoie face à nous même au coeur d'une nuit de meurtre, avec cette question en filigrane, jamais posé ni jamais imposé et moi à leur place qu'aurais-je fait?, la réponse reste ouverte, beau film donc...
Trois titres à la une du quotidien du Havre, suite au meurtre d'une jeune femme en pleine rue, au coeur de la nuit : La peur (qui est l'assassin ?), La douleur (le temps du recueillement), La honte (personne n'a rien vu, rien entendu ? Mensonges !). Dans la cité havraise, décidément très tendance au cinéma, Lucas Belvaux filme des avenues désertes, des grues et des containers, pas l'ombre d'un arbre ou d'un jardin à l'horizon. Une ville minérale. L'enquête policière n'intéresse pas le réalisateur, 38 témoins est un film sur la lâcheté collective et/ou sur l'indifférence. Celui qui parle, enfin, est stipendié par ses voisins et sur sa porte quelqu'un a écrit Balance. Sympathique, le climat, pour un peu on se croirait aux pires heures de la Collaboration. Pour arriver à la scène de reconstitution du crime, presque insoutenable, Belvaux a choisi de surdramatiser le sentiment de culpabilité du "délateur", quitte à faire surjouer Attal, qui a un monologue pénible à débiter dont il ne se tire pas très bien. Les scènes de couple avec Sophie Quinton ne sont pas non plus très réussies et poissent encore davantage l'atmosphère. Le personnage de la journaliste, pour stéréotypé qu'il soit, est heureusement sauvé par une Nicole Garcia impeccable. Dans ce port de l'angoisse qu'est devenu Le Havre, le film finit, un peu laborieusement, par atteindre son but : montrer les sombres facettes de l'âme humaine. Pas folichon.
Pas beaucoup de héros, l'homme entre la peur et le courage. Lucas Belvaux interroge l'apathie, la lacheté, l'indifférence...Sur un sujet en or, rare, et hélas plausible (inspirée d'une histoire vraie, pas sur que les francais de 2010 soient plus courageux que les américains des sixties), Il sait installer une ambiance à la fois pesante et chaleureuse. Quel dommage alors d'avoir laisser son récit dévier en présentant le fait divers sous l'angle d'un couple auquel on croit pas, Yvan Attal et Sophie Quinton. C'est pas aidé par des dialogues de plombs. Le caractère libératoire de la vérité rejaillit dans la partie finale. Une oeuvre accusatrice, inconfortable qui interroge avec vigueur -et parfois lourdeur-, la responsabilité individuelle et collective.
Dommage que le Havre n'ai pas été plus mis en valeur pour une fois en dehors de cette rue de Paris. Une belle mise en abime que cette lacheté ordinaire d'un peuple grégaire dans l'immobilisme...chacun pour soi et que l'on se bouche les oreilles plutot que d'intervenir.
Un sujet très interressant et glacant qui aurait pu etre mieux traité. On commence à rentrer vraiment dedans, aprés une 1ere partie un peu trop lente, avec la déclaration d' Yvan Attal et les réactions très bien jouées de la part des roles secondaires, jusqu'à la fameuse scène de reconstitution, qui nous amène enfin dans un mal être, en nous projetant....en tant qu'être...humain...
Très lent et mise en scène froide mais qui illustre bien un sujet super intéressant. un acteur au top comme d'hab': Yvan Attal nous y donne un regard d'une justesse énorme! il transmet tant de choses rien qu'avec son regard, son attitude etc.... le film pose des questions intéressanes sur la façon de réagir face à un tel évènnement et on se les pose encore longtemps après la séance....Et vous qu'auriez-vous fait????? A voir
Un film décevant car prenant trop le parti pris de la lenteur et de la répétition. L'histoire est pourtant intéressante, et les interprètes sont appliqués mais tout cela reste scolaire, démonstratif. C'était un sujet pour Fritz Lang... Hélas,le sens de l'ellipse n'est pas le fort du cinéaste belge dont la mise en scène manque cruellement de rythme.
Si le sujet est intelligemment traité et l'interprétation au niveau, ce film est malheureusement beaucoup trop long et mou pour susciter le moindre intérêt.
Très très bon. Rythme lent mais prenant. Sujet intéressant, qui véhicule un vrai message : l'indifférence (et une certaine forme de lâcheté des uns pour les autres) Yvan Attal y est énorme..
Dommage que le film traîne à ce point en longueur car le sujet est vraiment pas mal. J'ai un peu de mal avec ce genre de mise en scène théâtrale, les acteurs en font trop et je dirais que seule Nicole Garcia se démarque réellement. Le moment de la reconstitution du crime est époustouflant, "38 témoins" est à voir rien que pour ça.
Fascinant au premier abord, le film tombe malheureusement à plat, la faute à des dialogues parfois mal écrits, une interprétation inégale (les acteurs sont faux par moments) et une noirceur qui est bien trop caricaturale. En effet, on parle de 38 témoins mais pourquoi pas 100 voire 60 millions. Le film au rythme lancinant ne progresse pas vraiment et ne fait qu'accentuer un malaise quelque peu artificiel.
Spoilers Les propos du procureur soulignent la vacuité du film "vous n'apprendrez rien"!
Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé dans la rue, au milieu de la nuit. Personne dans le voisinage n’a rien vu ni entendu. Un homme pourtant semble fuir la police et les journalistes. Dès lors ce personnage nous semble louche, et ce ne sont pas les longs plans silencieux sur cet homme préoccupé qui vont nous contredire. Mais peut-on vraiment ce fier aux simples codes cinématographiques ? Tout cela ne cacherait-il pas quelque chose ? Une introduction qui je l’espère saura mettre l’eau à la bouche à ceux qui ne se sont pas encore laissés tenter par 38 témoins, et qui devront s’arrêter là dans la lecture de ma critique pour ne pas voir tout le voile de l’intrigue se soulever devant eux.
Lucas Belvaux s’amuse effectivement assez habilement au début de son dernier film avec les codes du thriller (huis-clos, ambiance angoissante et mystérieuse, personnages intrigants), pour mieux les pulvériser par la suite, et faire comprendre au spectateur que les héros que le cinéma lui montre à voir depuis plus d’un siècle sont beaucoup plus rares dans la vie. Avec 38 témoins, le réalisateur met effectivement en avant le constat d’un individualisme qui ne cesse de croître dans notre société. Pourtant, passé la stupeur des premiers instants de la révélation sur spoiler: ces témoins qui n’ont pas réagi à ce qui se passait sous leurs fenêtres et qui ensuite n’hésitent pas à mentir même au détriment d’une enquête , Lucas Belvaux montre très clairement que ni lui, ni le spectateur n’est là pour juger cet état de fait mais plus pour se poser des questions. Argumentation et contre-argumentation trouvent leur place dans un film qui ne se veut jamais moralisateur. Cette approche est d’autant plus convaincante qu’elle est parfaitement dramatisée par l’intermédiaire du couple formé par les toujours très subtils Yvan Attal et Sophie Quinton, spoiler: l’un acteur du fait, l’autre simple spectatrice . Mais astucieusement les a priori se trouvent une nouvelle fois remis en cause. spoiler: En effet, si la « spectatrice » est au départ choquée de l’attitude de son compagnon, elle va rapidement choisir de fermer les yeux pour préserver son intérêt personnel, là où son mari condamne sa propre inaction . La mise en scène en huis-clos, l’ancrage de l’action dans un « quotidien » (l’essentiel du film se passe dans l’immeuble) et le rythme très lent du film (qui a fini par rebuter pas mal de monde), vont eux aussi clairement amener le spectateur à réaliser un travail d’introspection, de questionnement interne. Et c’est justement toute la force et l’intelligence de 38 témoins, ne pas donner de réponse mais poser les bonnes questions.