Très bon film franco-belge avec une ambiance et un sujet (sur la lâcheté) très bien traité avec sobriété. Preuve qu'avec du talent on peut s'en sortir. Sa lenteur est son atout car le cinéaste campe une ambiance, jouant sur les silences, sur les non-dits et où pour une fois, on ne parle pas pour ne rien dire.
Cette histoire vraie est subtilement traitée. Lucas Belvaux s'attarde sur un couple en particulier parmi ces 38 témoins liés à ce drame. Yvan Attal dans un jeu sobre est bon malgré quelques répliques très écrites. On est immergé dans cette histoire parlant d'humanité... de lâcheté... cela nous ramène forcément à nous, qu'aurait on fait dans une telle situation ? Plus le film avance, plus la tension est palpable pour atteindre son apogée lors de la reconstitution. Par ailleurs, très belles images du port du havre et découverte intéressante du métier de pilote portuaire !
Un meurtre, 38 témoins et pourtant tous disent n’avoir rien vu et rien entendu. C’est une belle démonstration de la lâcheté ordinaire. Le premier qui finalement se décide à parler deviendra la cible de ceux qui n’ont pas eu le courage de le faire. Beaucoup de bonnes idées et d’analyses pertinentes sur la justice, le mensonge, la lâcheté, le couple mais tout ça est malheureusement plombé par une réalisation mollassonne et un déséquilibre dans les dialogues. La ville du Havre fait un superbe décor pour ce fait divers qui aurait mérité un meilleur traitement.
Mise à part la scène finale (qui donne franchement des frissons), pas grand chose à se mettre sous la dent dans ce film où les acteurs semblent clairement dépassés pas les velléités moralisatrices du réalisateur. Du manichéisme à la pelle qui pollue 38 témoins pendant plus d'1h30...
Vu en avant première... Ce film aurait fait bon court métrage, mais, s'étirant en longueur, l'intérêt se perd vite, et les dialogues souvent ridicules de Yvan Attal finissent d'achever le spectateur. Dommage car le sujet est intéressant, et le choix de lieux de tournage aussi. Sophie Quinton est monolithique et inexpressive. Heureusement que Nicole Garcia est là pour relever l'ensemble et garder le spectateur éveillé...
[...] Car je n'existe qu'en fonction de leur capacité à me déterminer comme étant existant et réel ; le droit qu'ils s'arrogent en m'acceptant dans leur monde, créé de toutes pièces. Ma vie se trouve justifiée par leur jugement, la haine qu'ils larment sur moi, qu'ils déversent et vomissent car ce sont eux les sains et les justes, eux qui détiennent la vérité et la loi ultime des actes de la terre. Qu'ils sont beaux, lisses, véritables, doux et poétiques et comme je suis laid lorsque de tels yeux me contemplent. Qu'ils me jugent et qu'enfin je devienne Homme […]
Essayez de ne pas dormir devant ce film ce sera un défi dur a réaliser . Lent a mourir , il ne se passe rien , des plans fixe ennuyeux comme pas possible , j'ai rarement vu un film aussi mou . Le scénario ben disons qu'il est plat et vide dommage il y avait de quoi faire quelque chose de potable , la prestation des acteurs n'est pas mauvaise mais très peu de dialogues ce qui renforce l'ennuie . A éviter .
Dénoncer la couardise a été maintes fois tenté dans le cinéma. "38 témoins" en est un bel exemple : scénario sans faille et personnages efficaces en font un film bien construit mais qui souffre néanmoins d'un rythme trop lent.
Un long cri d'alerte contre l'indifférence et l'égoïsme dans notre société en désagrégation. Yvan Attal en homme brisé est parfait.
Cependant, je ne trouve pas que ce soit très clair du fait même de la configuration du crime, je repprocherai juste à ces témoins de ne pas avoir appelé la police, même si ça ne servait pas à grand chose.
Le meurtre de la jeune étudiante est bien évidemment un prétexte pour souligner et dénoncer la lâcheté, face à ce drame, de ces 38 témoins directs et indirects … sauf l’un d’entre eux, le grain de sable qui va enrayer cette belle mécanique d’égoïsme et de conformisme. Dommage que ce point de vue ne soit pas davantage proposé en amont du récit, cela aurait évité les fausses pistes inutiles qui empêchent l’histoire de réellement décoller avant une bonne moitié de film. La mise en scène et les dialogues sont de qualité. Par ailleurs, Lucas Belvaux a très bien su exploiter la photogénie particulière du Havre, cité portuaire décidément à l’honneur ces derniers temps au cinéma. Du côté de l’interprétation, on oubliera le couple mal assorti que forment Sophie Quinton et Yvan Attal (ce dernier particulièrement et étonnamment atone) pour retenir la belle présence de Nicole Garcia, une actrice qui a su rester authentique dans tous les sens du terme, celle dans un rôle secondaire de Didier Sandre (un acteur injustement boudé par le 7ème art) ainsi que la révélation du film, François Feroleto.
Une jeune femme a été assassinée, la nuit dans une rue du Havre. Les riverains ne savent rien, ils dormaient, n’ont rien vu, rien entendu. Un homme se souvient d’avoir entendu des cris, il décide d’aller tout confesser à la police. Mais si la vérité éclate, il faudra poursuivre 38 personnes pour non-assistance à personne en danger. Peut-on faire le procès de l’indifférence et de la lâcheté ? Sur un rythme lent, ce faux thriller s’intéresse plus à la lâcheté collective et à l'indifférence des témoins qu’à l'enquête policière. Un film noir sur l'individualisme et l'indifférence, sur la peur, le mensonge et la culpabilité. Le port et la ville superbement filmés accentuent la mise en scène dramatique et oppressante.
Quel ennui! Un film plat, des dialogues mornes sans aucune vie, pour ceux qui ont vus "RIF" avec un excellent Yvan Attal gonflé a bloc, c'est un Yvan tout flagada que nous voyons dans 38 témoins! Dommage, un scénario qui aurait pu tenir la route... Des musiques au piano, des cadrages du Havre avec son port etc ... L'office du tourisme du Havre ne serait pas réalisateur du film? Je ne retiens qu'une chose, il ne fait donc jamais beau au Havre? Yvan, reviens-nous en forme!!!
38 témoins est un bel exemple d'une lacheté humaine collective. Une fille est assassinée, tout le monde a entendu, mais personne ne parle... sauf un, ce qui va prendre des proportions très grandes dans l'affaire, et surtout en ce qui concerne les autres habitants du quartier. Points positifs du film : Yvan Attal joue son rôle très bien et fait passer beaucoup d'émotions sans trop parler. Ce film nous montre malheureusement la réalité, car trop de gens sont témoins d'évènements tragiques et ne se manifestent pas. J'ai notamment été choqué par le tag "Balance" sur la porte du couple. Points négatifs : Trop lent à mon goût, des scènes ne servent à rien. Je finirai par ajouter que j'ai bien aimé voir les rues du havre et certains lieux, car j'y habite