J'ai vu toutes ces critiques négatives sur la lenteur du film. Pourtant il y a à chaque séquence des glissements parfaitement joués et filmés. Evidemment on ne va pas présenter des cascades, des rebondissements. Peu importe d'ailleurs qui est l'assassin. L'important c'est ce qui se passe dans la tête d'Yvan Attal. Cinq minutes où il n'a pas voulu voir et entendre qui vont lui pourrir sa vie à jamais. Je trouve qu'il y a une vraie progression : le déni d'abord puis une tentative de rachat et pour finir un besoin de justice pour pouvoir peut être solder les comptes. Le Havre, ville insolite, est parfaitement filmée. Excellent film si on s'intéresse avant tout à l'âme humaine. Le sentiment de remords est particulièrement bien décrit. Yvan Attal n'est plus dans la vie, tout juste dans la survie. La fiancée s'accroche pour essayer de sauver son couple mais après la reconstitution l'évidence est trop forte. J'ai été touché. Félicitations
thème très intéressant mais très mal exploité: on n'explore pas la psychologie des témoins sourds et aveugles pour essayer de comprendre la raison d'une telle lâcheté, on passe rapidement sur le dilemne auquel est confrontée la journaliste, on reste sur sa faim après le dialogue entre celle-ci et le procureur. et on semble dire qu'une vie n'est plus possible après ça. c'est très sommaire. aucune nuance dans le jugement.
Trés décevant. La lenteur du film n'est pas le problème, elle aurait pu donner de l'épaisseur au film. Cependant, le sujet est mal traité. Le choix d'une analyse des raisons du silence des témoins aurait été intéressant,. cela n'a pas été fait. Le choix a été de montrer les effets psychologiques du silence des témoins. Ils sont trés simples et se résument à un seul effet: la dépression. Avec ça il faut tenir tout le film et on finit par se demander si la lenteur du film n'est pas uniquement une conséquence du peu de chose à raconter. Le jeu d'Attal n'est pas exceptionnelle. Le dialogue entre la journaliste et le juge et la scène final sont en effet pas mal. Mais franchement, entre les mains d'acteurs géniaux (Michel Serrault par exemple) et d'un autre réalisateur ce film aurait eu une tout autre dimension
Mise à part la scène finale (qui donne franchement des frissons), pas grand chose à se mettre sous la dent dans ce film où les acteurs semblent clairement dépassés pas les velléités moralisatrices du réalisateur. Du manichéisme à la pelle qui pollue 38 témoins pendant plus d'1h30...
Le reproche "film lent" n'est-il pas malvenu ? Bien sûr que la caméra de Lucas Belvaux est lente ; le sujet ne s'y prête-t-il pas ? C'est un film glaçant et glacé et on n'en sort pas indemne. Nous sommes devenus malgré nous "témoins". C'est un film magnifique car il pose l'éternelle question de la responsabilité. Sommes-nous tous responsables ? Si nous avions été parmi les habitants d'un village proche d'un camp de concentration et que nous avions continué à vivre comme si de rien n'était, sans se poser de questions, comment aurions-nous vécu l'après de l'horreur qui était à deux pas de nous, nous qui savions (ou au moins pressentions) ce que nous ne voulions ni voir ni savoir ? Merci Lucas Belvaux !
film trop lent et ennuyeux dommage car le sujet est très intéressant on voit yvan attal torturé un rôle qui lui va si bien à part cela je me suis accroché pour regarder jusqu'à la fin on sort de ce film en se disant on aurait peut être fait pareil que les 37 va savoir
Un film qui fait réfléchir et qui en dit long sur les réactions que l'on pourrait avoir face à de tels évènements ; les acteurs desservent d'ailleurs parfaitement la volonté du réalisateur avec un jeu naturel auquel on croit vraiment. Mais malgré d'agréables vues du Havre et de son port, on s'ennuie un peu, sans doute à cause de trop de silence et de calme.
Un sujet en or, une ville bien filmée....mais hélas, ça ne fonctionne pas: j'ai souvent eu le sentiment d'assister à du théâtre filmé, les acteurs déclamant des dialogues trop écrits, sans conviction. (petite exception pour Nicole GARCIA) Et lorsque le film se termine, que dire sinon "Tout ça pour ça ?"
Voilà un film bouleversant voire terrifiant ! Pour les accros à l’action, tenez bon, les premières minutes bercées par une guitare solo pour illustrer quelques plans sans dialogues peuvent rebuter. Mais la violence est dans l’inaction justement, dans le suggestif, dans la lâcheté des gens. Je ne parle pas de cette fameuse nuit, mais après les aveux « forcés ». Non seulement, 37 témoins ont déclaré n’avoir rien entendu ou vu mais parmis ces 37 témoins, il y en a qui persistent dans l’erreur en s’en prenant au 38ème ! La violence de la lâcheté est là aussi, perverse, chez monsieur et madame tout le monde. Et que dire des cris lors de la reconstitution. Terrifiants ! Mais le pire dans tout ça, c’est que ça peut se comprendre ! Oui, le silence, violent lui aussi, s’aparentant à de l’indifférence, peut se comprendre ! Terrifiant ! Les cris ont été mal interprétés pour l’un, pour d’autres, il était tard, ce pouvait être des jeunes qui s’amusent. A force de crier au loup, on n’y croit plus ! En effet, la société se déshumanise. Ca n’a rien de nouveau. La tirade de Yvan Attal est bouleversante ; ces aveux, sa douleur, sa culpabilité sont retranscrites avec talent. Les propos du procureur tellement vrais ! Lui seul a su capter la véritable âme humaine. Ce film nous dit d’être prudent ; ne pas penser « moi, si j’étais à leur place, j’aurais fait ceci cela... » Ce n’est pas sûr. C’est ce que nous dit en substance le film à travers le procureur. 38 témoins, c’est beaucoup et raison de plus pour ne pas faire le fanfaron et s’interroger. Pierre Morvan (Yvan Attal) veut comprendre et pour comprendre son inaction, il lui faut un procès ! Aussi étrange que cela puisse paraître, son témoignage qui peut semblait inutile après coup, est une forme de courage. Le courage d’avouer sa lâcheté. Pour enfin se regarder en face. Mais à bien y regarder, doit-on parler de lâcheté ou de peur ? Vaste débat. C’est facile de faire la morale, le choix de Jean-Michel Apathie sur les ondes de l’auto-radio de la journaliste (Nicole Garcia) me paraît judicieux mais est-ce si évident que ça de vaincre sa peur ? Quand on est confronté à la vraie violence, pas celle des films, quand on a jusque là vécu dans un univers « sécurisé », sait-on qui on est vraiment ? Des faits divers de ce genre où des témoins restent silencieux par peur ou par lâcheté, je parie que c’en est plein les armoires aux archives. Ce film dénonce l’indifférence, la lâcheté, la peur, la déshumanisation de la société, mais en filigrane il nous prévient de ne pas juger trop attivement... Comprendre, vouloir comprendre comme Pierre Morvan, pourquoi il n’a pas réagi ? Pourquoi cette peur ? Pourquoi cette lâcheté ? Il découvre une partie obscure de son âme qu’il ne soupçonnait pas jusqu’à présent. C’est brillamment mis en scène et brillamment dirigé. Pour moi, le meilleur film de Lucas Belvaux.
que c'est lent et long à démarrer, tout commence quand attal va au commisariat et là ça part de là, après c'est sympa, le sujet place les français face à leurs responsabilités ( c'est tellement vrai et réaliste de ce qui se passe dans la vrai vie) et nous fait réfléchir dans quelle position on pourrait se situer et que ferait on??? le meilleur acteur est le capitaine mais surtout pas attal qui vient au moins en troisième position.........
Essayez de ne pas dormir devant ce film ce sera un défi dur a réaliser . Lent a mourir , il ne se passe rien , des plans fixe ennuyeux comme pas possible , j'ai rarement vu un film aussi mou . Le scénario ben disons qu'il est plat et vide dommage il y avait de quoi faire quelque chose de potable , la prestation des acteurs n'est pas mauvaise mais très peu de dialogues ce qui renforce l'ennuie . A éviter .
Le film part d'un bon sentiment, et parle de la nature humaine, son égoïsme. Mais on a un peu de mal à croire à la lâcheté de tout un immeuble, qui ne daigne même pas prendre le téléphone et appeler. Quant à la scène finale de la reconstitution, elle est poignante.