Un drame très très noir,vanté aux 4 coins de la planète ciné,mais qui souffre à mon sens d'une complaisance rédhibitoire. "Tyrannosaur",premier long-métrage de l'acteur écossais Passy Considine,lorgne du côté d'un Ken Loach,mais en plus radical,et à l'espoir absent. Un sexagénaire aux poussées de violence impressionnantes depuis la mort de sa femme,qui en vient à tuer des chiens(ce qui pour moi le rend d'emblée irrécupérable). Une jeune femme pieuse tente de le remettre sur le droit chemin,alors qu'elle-même semble avoir terriblement besoin de soutien. Peter Mullan promène sa gueule fracassée avec une belle humanité,alors qu'Olivia Colman au physique et au regard peu commun lui vole la vedette dès que possible. Le discours sur l'instinct animal qui sommeille en chacun de nous est franchement réducteur,tout comme cette peinture très misérabiliste du Glasgow banlieusard. Les effets de mise en scène exagérés achèvent de rendre le film plus antipathique qu'il ne l'est.
Belle claque pour ce drame âpre, violent (physiquement et psychologiquement) et émouvant. Le couple Peter Mullan et Olivia Colman est formidable (deux superbes performances d'acteurs). La réalisation en plus est tendue et la photographie grise accentue la mélancolie, en plus les musiques collent bien au sujet.
une histoire triste ; le rencontre entre deux écorchés de la vie dans une banlieue miséreuse d'Angleterre : sombre , beau , proche des visages , des émotions retenues , un film touchant mais glauque !
L’acteur principal Peter Mullan n’est autre que celui qui interpréta 15 ans plus tôt l’excellent « My name is Joe » de Ken Loach. On retrouve d’ailleurs un peu les même clichés, sauf que là c’est plus âpre, plus brute et plus violent, et pour couronner le tout ça se passe dans un Glasgow aussi noir que possible. L’histoire de deux déçus de la vie, qui vont finir par se trouver et essayer ensemble une hypothétique reconstruction. Dès le début, la bande son, magnifique, nous embarque dans les tréfonds de l’âme humaine, Peter Mullan est magique et Olivia Colman, inconnue au bataillon, est tout simplement époustouflante de vérité, certainement qu’on en reparlera. 4 étoiles.
Joseph ne voit pas le bout du tunnel depuis que sa femme est décédé, et le chômage n'arrange rien à ses exès de colère. Il va rencontrer Hannah, une femme chrétienne, violentée par son mari. Les acteurs sont tellement bons, à fond dedans, généreux dans leur travail, mais le film est trop simple, on y trouve rien d'exeptionnel. Grosse décéption.
1er film de P.Considine et quelle claque !!! Le réalisateur britannique nous offre un film d'une violence psychologique et physique intense et nous peint un tableau des bas-fonds de Glagow des plus angoissants. Au delà du fait qu'il n'y a pas besoin d'aller très loin pour voir toute la misère du monde, ce film montre des personnes qui doivent vivre dans la haine, la subir, ou la provoquer. Ce film joue sur aussi sur les faux-semblants d'une façon incroyablement subtile. L'enfer peut aussi se trouver là où on ne l'attend pas, et ceux qui n'ont plus d'espoir peuvent malgré tout trouver la rédemption. P.Considine défie tous les clichés en nous offrant un film réaliste et sombre, porté par une mise en scène d'une grande soriété avec des acteurs touchés par la grâce.
Sublime film d'une beauté noir. Un Peter Mullan exceptionnel, malheureusement je ne suis pas sur qu'autant de violence soit nécessaire. Un peu trop impudique à mon gout, on dirait du Lars Von Trier...
Il y a des films dont on attend pas forcément grand-chose au départ et qui au final nous fait passer un moment de cinéma bien passionnant. Et autant dire que ce "Tyrannosaur" en fait clairement partie. L'histoire est particulièrement forte puisque cela parle d'un homme alcoolique qui croise la route d'une femme très croyante qui subit les violences de son mari, l'interprétation de Peter Mullan et d'Olivia Colman est des plus touchantes (ce qui fait que ce duo fonctionne à merveille à l'écran!) et la mise en scène de Paddy Considine ne fait pas dans la concession. Une oeuvre britannique forte, pleine de colère et qui bouleversera à coup-sûr plus d'un spectateur.
Quelle gifle ! C'est un film sans frime, très puissant. Très optimiste dans l'humanité qu'il place dans son personnage principal. C'est une magnifique rencontre, peut-être le baiser le plus court et le plus poignant que j'ai pu voir depuis longtemps au cinéma. Sans en dire plus, les deux personnages principaux sont incarnés avec une force magnifique. Merci pour ce grand moment.
Un film magnifique, poignant, dur, terriblement humain, Peter Mullan est incroyablement juste, Olivia Colman excellente. Superbe morceau au générique, "We were wasted" de The Leisure Society.
Une ambiance totalement proche de Broadchurch. La tourmente est à la hauteur du style. Langage furtif. Violence des échanges. Violence du regard mais on ne peut pas ignorer l’être qui souffre à l’intérieur. Celui qui sait parler avec douceur à l’enfant ou à l’homme à l’hôpital. Malgré que le sujet ne soit pas vraiment neuf, il est toujours beau de voir deux souffrances se trouver pour relancer leur vie ou plutôt l’espoir d’une vie. Cependant quelle scène dure que celle des fleurs et cette femme qui tend les bras. C’est déchirant. Dur mais fort.
Youpi, encore une chouette comédie. Une heure et demi de rire, de blagues, d'humour, de fête, de joie et de bonne humeur. Non, sérieusement, c'est d'une noirceur, d'une tristesse. Les gens sont d'une pauvreté. Ils n'ont rien à dire. Ils se raccrochent à ce qu'ils peuvent. La religion sans trop y croire. Le bistrot du coin. Les paris. Personne ne travaille. Ils vivent dans des taudis. Ils ne respirent pas l'intelligence. Ils n'ont sans doute jamais lu voire même ouvert un seul livre. Ils sont seuls. Ils ont commis des erreurs, vécu des drames personnels sans être réellement parvenu à relever la tête. Toute cette violence sociale, cette rancœur n'a pas encore explosé. C'est ça le pire. Cet accro à la bière a conscience de sa violence, d'avoir fait du mal tout autour de lui. Il cherche de la compagnie mais reste conscient de ce qu'il est et a été. Ça le rend difficile à cerner et à fréquenter. Hannah est victime d'un mari violent. Le sujet est d'une actualité brûlante. C'est donc difficile de juger cette femme. Elle veut simplement avoir un enfant. Elle se retrouve battue, humiliée, violée. Sans aucun réconfort autour d'elle sinon ce Joseph. Loin d'être un ange et qui change d'humeur comme de chemise. La violence comme seule réponse à chaque fois. Tant de misère attriste. On se la prend en plein visage. Les hommes sont devenu des animaux. Après Ordure !, une autre vision moribonde de l’Écosse.
Un drame éprouvant mais d’une belle humanité qui parle avec pudeur et sans misérabilisme de souffrance, de solitude et du besoin de contact humain. Outre sa mise en scène où l’âpreté se dispute à l’humanisme le film doit beaucoup à son interprétation.
Tyrannosaur avait Peter Mullan et un semblant de Ken Loach, je suis allé le voir convaincu d'avance. Je l'étais beaucoup moins à la sortie. Le film a pourtant des qualités, comme son thème, poignant, ou ses acteurs, frappants. Mullan mène la danse dans un rôle qu'il ne connait que trop bien. Mais Tyrannosaur manque à mon goût de profondeur, aborde beaucoup de drames mais n'en creuse aucun. Les tragédies se succèdent, les personnages détruits par la vie défilent, et il ne me reste que l'image d'un cirque plutôt pitoyable.
Après nous avoir bluffé dans Neds (2010), qui d’autre que Peter Mullan pouvait interpréter ce veuf en proie à de violents tourments ? Après avoir réalisé son court-métrage Dog Altogether (2007), pour lequel Paddy Considine a remporté le Lion d’Or au Festival de Venise, ainsi qu’un BAFTA, le jeune réalisateur a donc décidé de prolonger l’expérience de son court en y réalisant une version longue (qui est en réalité le prolongement de son court-métrage), toujours interprété par Peter Mullan & Olivia Colman, c’est ainsi qu’est né Tyrannosaur (2011), son premier long-métrage récompensé au Festival de Sundance 2011, au BIFA 2011, au Festival du Film Britannique de Dinard 2011, ainsi qu’au BAFTA 2012 ! 90 minutes durant lesquels Paddy Considine ne lésine devant rien, on est véritablement devant une œuvre âpre et qui vous hante longtemps après la projection. Elle nous apparaît tellement réaliste, de part le traitement de ses personnages ou part la façon dont le film nous plonge au cœur d’un univers si glacial et pauvre. L’intrigue se déroule dans un quartier morne et populaire de Glasgow, si la première demie-heure s’intéresse uniquement au personnage de Joseph, le reste du film se focalisera essentiellement sur les deux personnages principaux du film, qui en apparence, n’ont absolument rien en commun (à savoir Joseph & Hannah, respectivement interprété par Peter Mullan & Olivia Colman), mais qui en réalité, cachent tout deux une existence misérable, en proie à l’alcoolisme pour l’un et à la violence domestique pour l’autre. Paddy Considine nous bluffe littéralement avec son premier film, dont le scénario est d’une rare justesse, tout comme les interprétations poignantes de l’irascible Peter Mullan, de la touchante Olivia Colman ou encore d’Eddie Marsan (détestable au plus haut point).