Film hagiographique sans grand intérêt. Les images souvent superbes, les paysages magnifiques, les reconstitutions (manifestations ou prix Nobel) toujours bien léchées sont mises au service d'une histoire pieuse dont on nous déroule chaque épisode entre roulements de tambours et témoins éplorés. On voit qu'on n'a manqué ni d'argent ni de matériel. Et pourtant, le scénario ne nous donne pas vraiment de recul sur les évènements qu'il nous montre. Aung San Suu Kyi est une sainte, son mari est un apôtre à canoniser et tous les autres sont des affreux! La stricte linéarité du récit, l'absence d'originalité ou de recherche artistique plombent la première heure du film jusqu'au moment où quelques évènements dramatiques viennent nous réveiller de l'ennui où nous étions plongés. Luc Besson nous déçoit. Sans être un grand réalisateur à quelques exceptions notables près toutefois, il déroule ici mécaniquement son savoir-faire sans enthousiasme excessif et sans génie.
Après deux films grand public tels que "Arthur" et "Adèle", Luc Besson a sans doute voulu revenir à un cinéma plus intimiste. En 2011, "The Lady" retrace le parcours d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, opposante à la junte birmane. Le fait de dévoiler au cinéma une situation toujours en cours afin de sensibiliser l'opinion est en soi chose utile. Le plus regrettable est peut-être que cet opus en question soit réalisé par Luc Besson. Dans son propos, le cinéaste adopte pourtant un point de vue intéressant. Loin de dérouler un biopic traditionnel, "The Lady" se concentre davantage sur le couple et les concessions que celui-ci a dû faire, si bien qu'on a l'impression que c'est parfois le mari, incarné par David Thewlis, qui revêt les traits de personnage principal. Mais l'on retrouve également les gènes parfois les plus détestables de Besson, autrement dit ces lourds violons et une tendance générale à l'émotion facile. De son côté, Michelle Yeoh se présente comme l'égérie cinématographique parfaite d'Aung San Suu Kyi. Comme Morgan Freeman quelques années plus tôt dans la peau de Mandela, elle devient à son tour une évidence. Sans encombres.
The Lady est un film sur l'opposante politique à la dictature militaire en Birmanie. Pas forcément un biopic, le réalisateur s'attache en effet plus sur l'histoire d'amour qui la lie à son anglais de mari qu'à ses motivations et origines politiques. Si vous cherchez un film documentaire sur l'état de la Birmanie, vous pouvez donc passer votre chemin ! Côté mélo, vous serez servi car l'histoire d'amour est plutôt belle et les séquences émotions assez nombreuses. Au niveau du casting, Michelle Yeoh est parfaite, un rôle à oscar pourrait on penser mais le réalisateur est trop détesté dans le monde du cinéma pour pouvoir prétendre à des récompenses. Et oui car le réalisateur n'est autre que Luc Besson, l'amoureux des femmes fortes, et on est ici très loin de ses précédents films bourrins, c'est un véritable touche à tout !
Le pénible Luc Besson se fait défenseur des droits de l'Homme pour mettre en image la biographie de Aung San Suu Kyi. Et une fois de plus surfer sur une mode (le biopic) pour être dans le coup. Accordons lui la sincérité de sa vision du personnage. Malheureusement, son évidente subjectivité empoisonne son film et le livre à un pathos de mauvais aloi. On ne peut qu'adhérer à ce que Aung San Suu Kyi défend, mais centrer l'histoire sur sa vie familiale pour souligner son sens du sacrifice n'était pas la meilleure des idées. Besson nage en plein mélodrame certes touchant mais incroyablement académique. Dommage pour les acteurs, tous investis. Le vrai film sur cette figure importante de la politique mondiale reste à faire.
J'aurai adoré mettre une meilleure note à ce film, j'adore cette LADY ! Comme Gandhi elle a su faire bouger les choses à force de patience et de non-violence ! Bref, une femme qui donne envie de se lever le matin pour y croire mais le traitement visuel, c'est pas ça du tout...Trop de gros plans, pas de rythme( ou alors est-ce volontaire ? ) Michelle Yeoh est magistrale ! l'acteur qui joue le mari, très bon, les enfants : insignifiants, ils n'ont aucun charisme... Besson a pas tenu une camera depuis longtemps du coup ça manque de ferveur, de volonté, de passion. C'est très plat comme réalisation...Et je lui en veux pour ça...On reste très détaché à cause des choix de cadre, on nous montre cela avec une forme de froideur, je pensais que le sujet tenait pourtant à cœur à Besson mais où est la chaleur dans ce film ? Sinon pour ce qui de sa biographie, elle est bien suivie.
"The Lady" est probablement l'un des projets qui a le moins fait parler de lui au sein de la filmographie de Luc Besson. Le film étant sorti à une époque où le réalisateur était en perte de vitesse, et au vu de son sujet assez particulier, il est logique que celui-ci n'ait pas beaucoup attiré de spectateurs en salle. Pourtant, j'ai vraiment passé un bon moment devant ce long-métrage. Retraçant plusieurs des moments forts de la vie d'Aung San Suu Kyi, le long-métrage avait la lourde tâche de réussir à développer ce qui se passe dans ce pays de la Birmanie, ce dernier étant aussi peu médiatisé en France. Et globalement, il est vrai que le scénario de ce projet réussit à être assez instructif à ce niveau. Le récit explore les différentes problématiques de ce pays, que ce soit ce manque cruel de liberté individuelle ou de liberté de parole, en allant jusqu'à la détention inhumaine des prisonniers. La tension est assez bien maîtrisée et on ressent l'emprise qui est exercée sur le peuple, au milieu de nombreuses scènes extrêmement violentes. Luc Besson filme cela avec énormément d'honnêteté, via un montage très froid, mais rythmé. Le meilleur exemple étant la scène d'arrestation de tous les opposants, où l'horreur des séquences s'enchaîne de manière très efficace. Ce parti-pris est assez intéressant et il permet d'explorer un sentiment d'oppression. Malheureusement, il est vrai qu'il amène aussi au gros défaut de ce projet, avec un manque d'émotions pour une partie du film. Globalement, je trouve que la deuxième heure s'en sort bien, on est sur des séquences plus calmes et sur un montage plus mesuré pour faire comprendre la complexité des situations. Cependant, la première heure ne réussit pas assez à nous faire ressentir de la peine pour nos personnages, notamment pour Aung San Suu Kyi. Michelle Yeoh l'interprète d'une très belle manière, il n'y a aucun soucis, mais il est vrai que certaines scènes supplémentaires pouvaient aider à se sentir un peu plus proche d'elle. On la voit rarement être très proche de ses fils ou de sa mère, Luc Besson préférant certainement bien plus jouer sur l'iconisation de cette femme. Ce point-là fonctionne, et la deuxième partie réussit à mettre plus d'émotions en ralentissant son rythme. Par exemple, on se sent particulièrement proche de son mari, et l'interprétation de David Thewlis y joue pour beaucoup. Mais je pourrais tout à fait comprendre que des spectateurs n'aient pas réussi à se sentir pris par l'ensemble, car la plupart des défauts interviennent dans cette première heure. Mais pour ceux qui réussissent à s'y accrocher, le film réserve donc beaucoup de bonnes choses. On a une bonne description de l'environnement, comme je l'ai expliqué, ce qui est renforcé par des scènes d'ampleur avec beaucoup de figurants. Nous avons également des séquences où Aung San Suu Kyi est parfaitement iconisée et rendue puissante. Mais nous avons également, et simplement, de simples et très beaux plans d'expositions de ce pays, ce qui renforce la magnificence de ce dernier. Sincèrement, j'ai passé un très bon moment devant ce projet, même si je reconnais certains de ces défauts. Et c'est même dommage qu'il y ait ces petites zones d'imperfection, car j'aurais aimé voir ce que cela aurait pu donner sans cela. Je pense sincèrement que le film pouvait devenir un chef-d'œuvre si tout cela avait été mieux géré. À défaut de cela, il est très intéressant, ce qui est déjà plus que pas mal. Pour conclure, un pari assez réussi.
Même si Luc Besson confond souvent esthétisme et maniérisme exagéré, l'histoire est suffisamment forte pour emporter l’adhésion, malgré une accumulation de scènes relativement répétitives. Au final un Biopic classique, à l'américaine, sans grande saveur mais efficace dans son genre.
bon film documentaire avec un mélange historique de sentiments d'émotions .bravo aux acteurs qui jouent tous super bien.surtout l'actrice principal qui joue surper bien le rôle de la femme combative sur son peuple birmane et sa vie personnelle.
Ils avaient des blanchisseries tip-top à Rangoon à l'époque. Des dizaines de robes, toutes immaculées; pour une personne en résidence surveillée, ça manque d'accrocs! Je parle pas des stylistes et des fleuristes, à la pointe eux aussi... Ça manque aussi d'accrocs dans le personnage de la Lady d'ailleurs. Cela dit, l'exercice de style est plutôt sympathique, surtout venant de Besson, et ça permet de s'intéresser au sujet via d'autres moyens derrière. Aiguise l'intérêt.
Besson s'empare encore une fois de son Theme fort : une femme en apparence fragile, mais avec une très grande force, ici de convictions.
Mais si le scénario aurait pu donner lieu a un film très intéressant sur la situation birmane de 1988 a nos jours ou sur le combat personnel et les dilemme d'une femme, ce n'est malheureusement pas ici le cas.
Outre des flash back et forward trop fréquents, laissant des trous entiers dans l'évolution de la situation, et meme si Besson est loin d'être un manche a la réalisation, on est loin des attentes que procuraient un tel film.
Au final on suit plus le drame d'une cellule familiale qui essaye tant bien que mal de garder le contact, mais au final, rien de plus. Car le film se perd trop entre ces allers/retours entre le mari de Aung San, ses enfants et elle pour véritablement interpeller et a fortiori fasciner.
Si Besson a offert a Michelle Yeoh LE role de sa vie, il n'a pas offert a Aung San Suu Kyi LE biopic sur sa vie. Probablement trop calibre pour le marche américain ou la cellule familiale est très importante.
Je n ai pas vraiment aimé le film dans son intégralité .... L histoire de ce biopic de ce grand personnage de l histoire birmane vu du côté intime privé ne m a pas vraiment passionné je m y suis même un peu ennuyé . Je ne doute os que Michelle yeoh y est impressionnante de mimétisme et que le combat qu elle a mené pour son pays a été aussi un grand sacrifice dans sa vie privée et je pense que Luc Besson s attarde avec trop d intérêt il est même trop respectueux dans son immersion du privée de la dame ... Alors il réalise avec réussite le film je ne dis pas le contraire mais le scénario lui est plutôt pauvre et sans réel éléments qui font que le film devient plus intéressant dommage je m attendais a un film plus axée sur l histoire de la dame.
Si l'on excepte la parenthèse d' « Arthur 3 : La Guerre des Deux Mondes », aussi peu intéressant que les deux précédents volets, on se dit que Luc Besson est sur la bonne voie. Après des « Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec » bien agréables, voilà que l'ami Luc s'attache à un ambitieux biopic, celui de la vénérable Aung San Suu Kyi. Et force est de reconnaître que le réalisateur de « Nikita » s'est effacé devant son projet : le résultat est très classique, sans faute de goût, nous présentant avec fidélité les différents événements à laquelle celle-ci a participé, de sa candidature à la présidence birmane à sa libération de prison. Alors je sais bien que certains trouveront cela fade, sans personnalité, mais je pense qu'au contraire une mise en scène lourdaude et appuyée aurait plus desservi le film qu'autre chose. Ce qui n'empêche pourtant pas Besson de réussir quelques beaux moments : on s'étonne même de la sensibilité avec laquelle celui-ci traite la relation entre l'héroïne birmane et son mari, tous deux magnifiquement interprétés par Michelle Yeoh et David Thewlis. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer... Après, « The Lady » n'est certes pas ce que l'on peut appeler une œuvre importante et souffre de quelques défauts (musique appuyée, quelques caricatures), d'autant que ce classicisme à tout épreuve est par moments un peu pesant, mais qu'importe. Cet hommage à l'une des grandes figures du XXème siècle était essentielle, Luc Besson l'a fait, avec quelques maladresses, mais surtout beaucoup de cœur et un certain talent « classique » : de quoi s'en tirer avec les honneurs.
Luc Besson s’est complètement effacé devant le parcours de cette femme d’exception, Aung San Suu Kyi. Trop admiratif sans doute. La mise en scène très académique n’arrive pas à démontrer avec efficacité l’incroyable parcours de son héroïne. L’action reste trop concentrée sur sa vie familiale qui n’en est pas moins douloureuse. On reste dans un mélo de bon ton qui vaut malgré tout d’être vu pour le jeu magistral de Michelle Yeoh, pour de très belles images aussi. Le film présente malgré tout plusieurs grands mérites, ceux de remettre en lumière une actualité largement oubliée par nos médias et rappeler que les voix et la détermination des Femmes restent souvent celles qui marquent l’Histoire ! http://cinealain.over-blog.com/article-the-lady-a-publier-le-27-00-00-87827680.html
Question longueurs, nous sommes servis, question émotion moins malheureusement. Pourtant la musique annonce bioen la couleur et on se dit dès les premières minutes que ce film va toucher la corde sensible et nous faire basculer dans une histoire touchante. Finalement, non. On se lasse par moments, surtout à cause d'un scénario inégal. Quelques scènes sont bien faites, bien pensées, c'est vrai, cependant nous avons du mal à s'immiscer et à se sentir concernés. Enfin, il faut saluer la performance excellente de David Thewlis !!
The lady est un drame poignant, douloureux sur des faits qui se passent à notre époque et tout près. Deux êtres hors du commun s'aiment d'un amour passionné vont sacrifiés leur vie de familiale pour la Birmanie. Cet acte de grandeur et cette belle histoire nous donne un incroyable message d'amour. Luc Besson signe ainsi un de ses meilleurs films. Superbes interprétations de Michelle Yeoh, David Thewlis !