Un beau mélo classique et délicat dans le Londres conservateur des années 50, mais au final assez froid malgré l'interprétation remarquable de Rachel Weisz.
Une étoile pour Rachel Weisz et ce sera tout. Un film qui tombe vite dans un ennui constant et qui fait que l'on décroche rapidement de cette histoire d'amour plus silencieuse et ennuyeuse que passionnante et tourmentée. Un drame faiblard doté d'une musique agaçante tout comme la réalisation d'ailleurs !!
Dans la société anglaise de l'après guerre, une femme trompe son mari pour vivre sa passion avec un homme plus jeune : une situation ultra classique qui va rester figée tout au long du film. Le scénario se devait donc d'analyser finement les sentiments amoureux et leurs expressions dans le contexte social assez rigide de la jeune femme. Malheureusement, malgré les efforts des acteurs, on ne comprend guère la psychologie des personnages et les dialogues restent bien obscurs. Les scènes s'étirent et l'émotion demeure tristement absente...
J'ai eu beaucoup de mal à aller au bout, car ce film est d'un ennui mortel, il ne s'y passe pratiquement rien, et vu l'histoire est assez banal, à part quelle se passe dans les 50, pour le reste aucun intérêt.
Point question de mer bleue dans ce nouveau film de Terence Davies, il s'agit ici du «blue » de la langue anglaise : la mélancolie. En 2008, j'avais été marqué par l'un de ses précédents films Chez les heureux du monde (The House of Mirth) avec Gillian Anderson, Eric Stoltz, Dan Aykroyd et Laura Linney. The deep blue sea nous y fait d'ailleurs beaucoup pensé. Même univers coincé dans les convenances et la morale, même jeune femme désespérée désireuse d'indépendance et d'amour... Au début des années 50, l'Angleterre a autant de mal a se remettre de la guerre que ces concitoyens. Ce triangle amoureux en paiera cher les conséquences. Tirée d'une pièce de théâtre, le scénario évolue sur un rythme on ne peut plus lent : les dialogues, les mouvements de caméra...Alors que les sentiments sont violents et exacerbés, le tout évolue dans une étrange douceur et une grande délicatesse. Le récit se déroule sur une seule journée avec une multitude de flash-backs... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-the-deep-blue-sea-107286521.html
C'est à un un véritable chef d'oeuvre de cinéma archi-classique que nous invite le réalisateur Terence Davies que nous n'avions pas eu le plaisir de rencontrer jusqu'alors. La qualité technique des images, la finesse des mouvements de la caméra, le décor avec une reconstitution fantastique du Londres des années 40, l'intelligence du montage qui alterne des séquences de flash back sans en avoir l'air, la musique parfaitement adaptée, tout concourt à nous baigner dans l'atmosphère feutrée de la mélancolie qui nait de l'amour non partagé. Les acteurs, emmenés par une Rachel Weisz éblouissante en amoureuse sans limite, sont tous parfaits, du vieux mari trompé au jeune amant si drôle en passant par la belle-mère too much. D'un regard, d'une phrase, elle réussit à nous émouvoir au plus profond de nous-même. Des dialogues intelligents font étinceler un scénario pourtant basé sur le très classique trio du mari, de la femme et de l'amant. Au pays de Jane Austen, on est content de savoir que les sentiments arrivent encore à primer la raison. Belle leçon et beau portrait d'amoureuse.
"The Deep Blue Sea" est un drame sentimental bercé par la mélancolie de deux bons acteurs: Rachel Weisz et Tom Hiddleton. Une véritable tragédie passionnelle qui garde un aspect très théâtral. Les décors sont peu nombreux mais emplis d'une véritable atmosphère et d'une mise en scène très stylistique. Avec une certaine prétention, Terence Davies donne une âme à son oeuvre; les éclairages, la nuit intemporelle, les habits d'antan, la brume...
L'histoire évolue au travers d'un rythme extrêmement lent, parfois à la limite de la suffocation. Il faut arriver à rentrer dans cette ambiance lourde et déséquilibrée.
Mais en dévoilant l'intrigue au fur et à mesure du récit, à coup de flashbacks fondants et de longues conversations, le cinéaste installe une certaine mesure qui maintient le spectateur par les sentiments.
C'est leeent... C'est chiaaant... Mais ! L'envie de continuer résiste, et tant mieux car même si la fin n'a rien d'extraordinaire, sa banalité est pourtant bien intense dans la profondeur des sentiments (particulièrement grâce à Tom Hiddleston à ce moment-là). C'est joli, mais trop calme.
Spontanément, je retiens ce duo d'acteurs d'une justesse folle dans une histoire d'amour aux accents raciniens à la fois datée (les années 50) et pourtant superbement intemporelle. Me reviennent aussi en mémoire ces 2 derniers plans : le premier dans l'intimité de cette chambre, elle est assise et frotte, le bruit du chiffon sur les chaussures de son ex amant emplit le vide de la pièce, sublime. Le plan suivant, extérieur jour sur la ruelle en contrebas, prise d'air et retour à la réalité de ces années 50 pour bien nous faire comprendre que tout ce temps, nous étions les spectateurs confinés d'une histoire d'aujourd'hui, de toute éternité.
Le petit hic avec le recul viendrait plutôt de la désarmante simplicité de l'ensemble, de son déroulement trop sage, d'un dénouement attendu plus qu'espéré. Alors à qui la faute ? Au regard distancié du réalisateur, à cette tonalité feutrée, tout en retenue "so british" où chaque silence semble calculé ? A tel point que le choix d'une narration moderne, complexe, éclatée (procédant par ruptures, allers retours) en contrepoint paraît avoir été un recours intentionnel pour casser le ronronnement de cette "chronique d'une séparation annoncée".
Mais reste dans l'ensemble un bien beau mélo comme il ne nous en arrive que trop rarement.
Une histoire d'amour tragique on peut le dire mais qui malgré quelques efforts est lente et ne suscite pas trop d'émotions... Les acteurs sont pas mal (Tom Hiddleston remonte un peu le niveau du film je trouve) mais ça ne prend pas, de plus les violons tout au long du film sont au bout d'un moment insoutenables pour les oreilles!
En bref, un film largement passable qui aurait pu être bien mieux...
Le début est lent et un peu fatiguant à la longue; la musique déchirante et stridente n'arrange rien: le film n'arrive pas à être aussi dramatique que la mélodie. Cependant cela s'améliore ensuite, grâce aux dialogues et au très bon jeux des acteurs (mention spéciale à Tom Hiddleston qui a réussi à donner de la consistance à son personnage). Or le tout est un peu creux, traînant, et on relâche notre attention. Les longs travellings, c'est bien, mais il ne faut pas en abuser non nes subtilités du scénario pimentent quand même le tout: la découverte de certains personnages, comme le mari William qu'on prend au début pour un homme ennuyeux et soumis, et qui s'avère être en fait le plus aimant et attentionné envers Hester. Son amour constant et équilibré tranche avec la passion instable de Freddie; mais aussi la concierge qui paraît à la base hypocrite et perfide, et qui se révèle touchante vers la fin de l'histoire. Tout cela donne de la substance au film. Qui se finit en queue de poisson.