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Laurent C.
294 abonnés
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3,5
Publiée le 11 novembre 2012
L'expérience de Charcot est tout à fait intéressante d'un point de vue historique et esthétique. On en apprend beaucoup du pouvoir médical et des enjeux de scientificité en médecine. L'histoire d'amour est par contre ratée tout comme la fin. Du talent à suivre chez cette réalisatrice.
Augustine est un premier film très esthétique, et parfaitement maîtrisé par la réalisatrice. Anne Winocour a reconstitué fidèlement l’époque. Chaque plan est parfaitement travaillé. Les décors sont soignés tout comme les costumes.
Les dîners entre le professeur Charcot et son épouse sont mis en scène d’une façon très théâtrale. Les scènes d’hypnose entre le professeur et sa malade deviennent un rituel ou sont invités à quelques reprises les autres médecins et professeurs comme si ils allaient au spectacle. La réalisatrice a fait un film politique.
Les crises d’hystérie de la jeune femme, la violence ( la machine à vis qui torture la jeune femme) , la souffrance des femmes hospitalisée, la dominance masculine, la condition féminine, les rapports de pouvoir…La relation entre le professeur et Augustine est érotique. Tout est parfaitement détaillé et filmé.
La chanteuse actrice Stéphanie Sokolinski est impressionnante de naturel. Elle donne tout au spectacle, elle est vraie, impudique, très sensuelle. Vincent Lindon est peu bavard dans le film, il est imposant. Chiara Mastroianni en bourgeoise, pâle est magnifique.
Augustine est un film très intéressant. Un bel esthétisme, une actrice époustouflante, une histoire passionnante… Il ne faut pas se priver de ce premier film !
Voilà un film qui donne à réfléchir la jeune Soko que je ne connaissais pas avant se révèle impressionnante avec une belle maturité dans ce rôle difficile Vincent Lindon comme à sont habitude sobre discret avec un jeu tout en nuance et des regard qui en dises long voilà une belle surprise
Film français de Alice Winocour, 2012 C'est l'histoire mi-réelle / mi fictive, d'une patiente du professeur Charcot quand il essayait de comprendre les crises hystériques des femmes. Cette patiente devient amoureuse de son médecin. Elle guérira spoiler: mais repartira seule.
Beau film de Alice Winocour. Sur un sujet très original, elle a créé un film de qualité. C'est une belle reconstitution historique (décor, costume, extérieurs) aidée par d'agréables séquences musicales, on suit ces personnages avec malgré tout quelques détachements. Le personnage d'Augustine est certes attachant mais manque un peu de profondeur. Le personnage de Charcot est plus discutable : froid et méprisant, on comprend mal la relation sexuelle qu'il entretient avec sa patiente. C'est certes une fiction. La réalisation est assez réussie bien que souvent sombre. Quelques tics modernes à déplorer n'enlèvent pas trop de qualité au film.
Alice Winocour raconte avoir eu comme point de départ la vision du tableau d'André Brouillet datant de 1887, "Une leçon clinique à la Salpêtrière", mettant en scène le professeur Charcot et une assemblée de médecins en costume dissertant devant une femme à demi dévêtue, ainsi qu'une lecture décrivant la Salpêtrière du temps de Charcot, «2 000 femmes du peuple enfermées et observées par des hommes, avec des examens hyperviolents et une tension érotique permanente». Cette double dimension, de classe et de sexe, structure tout le scénario écrit par la réalisatrice. Le film commence par un repas dans la famille bourgeoise où sert Augustine, et plus exactement par la cuisson des crabes qui vont être servis, scène déjà présente dans "Kitchen". Quand Augustine s'effondre et fait une crise, le premier réflexe d'une convive est de se signer, et la maîtresse de maison finit par intervenir avec dégoût en lui jetant à la figure le contenu d'une carafe d'eau.
Arrivée à la Salepêtrière pour une simple visite, Augustine se voit retenue (en réalité, elle y resta 12 ans) au milieu de femmes filmées comme les malades de l'asile où Salieri finit ses jours dans "Amadeus". Alors qu'Augustine prie la nuit son ange gardien, une malade lui conseille de prier plutôt Charcot, et quand elle fait la queue au milieu de dizaines de patientes pour la visite, celles qui sortent sont pressées de questions : "Alors, t'as vu Charcot ? Il t'a touchée ?" : le maître de ces lieux est attendu et craint comme un monarque guérissant les écrouelles. Lui même dépendant de l'Académie de Médecine pour ses subventions, Charcot règne sur la communauté des médecins, des soignantes et des malades avec autorité et dureté. Les malades, toutes des femmes (même si plus tard Chaecot étudia des cas d'hystérie masculine) sont traitées comme des objets, soumis à des examens barbares au moyen d'instruments qui rappellent ceux de "Faux Semblants" de Cronenberg qu'admire Alice Winocour, et quand il est montré dans son intimité, Charcot montre plus d'attention à son singe qu'à ses patientes.
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Soi disant centré sur l'histoire d'amour, nous avons trouvé que le premier film de Winocour se focalisait plutot sur l'aspect médical de l'histoire, tout en étant trop peu rigoureux et en cumulant les mauvaises bonnes idées, comme les interview parfaitement useless. On ne ressent pas suffisamment les sentiments naitrent, sauf dans un ultime plan ou Charcot semble en prendre conscience. Pour moi qui étudie la psychologie, je n'ai pas trouvé le film passionnant malgré son sujet, pour ceux qui comme moi s'intéressent vaguement aux débuts de la psychologie, préférer A Dangerous Method de Chronenberg qui sans etre parfait réussi tout ce qu'entreprend maladroitement Augustine. Mention Pas Mal, pour un premier film.
Dépassant le simple sujet historique consistant à retracer les travaux sur l’hystérie du Professeur Charcot à la Salpêtrière, le film d’Alice Winocour s’attache à la relation complexe entre le praticien et sa malade. Relation de dépendance réciproque qui donne tout son sel à un scénario intelligent. Charcot, un précurseur qui devait influencer largement Freud et Breuer, est interprété par Vincent Lindon de manière très intense mais, comme souvent chez cet acteur, avec une palette expressive réduite à une tonalité bougonne qui finit par lasser. La jeune Soko est parfaite dans son rôle d’Augustine, une fille toute simple en proie aux crises les plus violentes, et ne surjoue jamais les scènes d’hystérie comme pouvait le faire Keira Knightley dans la “Dangerous Method” de Cronenberg. La réalisation est maîtrisée de bout en bout malgré la difficulté du sujet et la relative inexpérience de la prometteuse Alice Winocour.
Pour son premier film, Alice Winocour nous offre un film au sujet certes déjà vu mais dans un écrin magnifique. En effet, la photographie du film est tout simplement superbe, et offre dans plan au couleur magnifique qui transporte cette histoire de bout en bout. Coté casting, Vincent Lindon est tout en subtilité, face à Soko et sa beauté adolescente, totalement possédé par son rôle. Par contre, la petite performance de Chiara Mastroianni est assez médiocre et parfois surjoué. Un très bon premier film qui vaut le détour.
j'ai trouvé que le film tournait en rond et que la fin était prévisible ,spoiler: la patiente et le médecin deviennent tres intimes quelques minutes ....Le film n'est pas vraiment bouleversant et est même assez froid....Le sujet l'hystérie féminine (que peut on dire d'un homme qui devient agressif ?) est peu approfondi, mais peut être est en acord avec l'époque où a lieu le film, qui montre d'ailleurs, la totale inculture face à cette "maladie"....Prémisses de la psychanalyse, le film effleure la question mais la pose un peu....Au crédit du film l'excellente prestation de Vincent Lindon et Stéphanie Sokolinski ...A son débit un scénarion simple et un manque d'originalité dans le traitement de la question........A vous de voir......
La relation du Professeur Charcot avec l'une de ses patientes, une attirance mutuelle interdite, tout ça filmé et raconté d'une manière douce et intense à la fois, et surtout poétique. Délicat sous son allure charismatique, Vincent Lindon est parfait dans ce rôle.
Caméra glaciale, acteurs pas plus chaleureux, la relation qu'entretiennent Charcot et sa patiente est dérangeante mais pas dans le bon sens du terme, on se fait chier et on a envie de dire "Vraiment là ?". Conseillé pour la justesse de l'illustration de La grande crise d'hystérie, je ne retiendrais que ça ...
Film à risque, mais film très singulier. Dans une atmosphère sombre et envoûtante la réalisatrice met doucement en place un jeu délicat entre le médecin et son patient. Les images sont de grande qualité ainsi que les éclairages, ils sont pour beaucoup dans la réussite de ce film.Vincent Lindon, toujours aussi concentré sur ses rôles, est ici très convaincant, peu de paroles, peu de gestes (c’est là toute sa force) mais on sent l’importance de l’enjeu qui anime ce médecin. Soko est stupéfiante, elle donne un poids considérable à toute l’intrigue. Vous ne connaissez pas Soko ? allez donc écouter sa musique, si vous l’avez aimée dans ce film vous aimerez ses chansons. La réalisatrice Alie Winocour pour son premier long métrage nous livre un must, c’est une réussite. Quatre étoiles.
Un premier film assez fort qui a le mérite de s’intéresser à un sujet assez méconnu et de le traiter plus que correctement, notamment grâce à deux acteurs plutôt formidables. Il est juste dommage que la réalisation soit parfois à ce point démonstrative.
J'aurais adoré apprécier ce film, à la démarche si généreuse et solidaire envers les femmes. Il est hélas long, ennuyeux et surtout très mal documenté. La 1re demi-heure est très réussie, mais dès qu'apparaît Charcot, on est dans un méli-mélo et une approximation incroyables. Juste un détail: c'est la femme de Mozart qui s'appelait Constance, celle de Charcot s'appelait...Augustine! Le film est surtout indigent au niveau des dialogues. Cela ne fait vraiment pas honneur au maître adulé de Freud, dont on se demande bien ce que celui-ci aurait eu à faire dans cette galère! Mais la démarche de la réalisatrice est sympathique, on sent son indignation devant le traitement infligé au corps de la femme par ces hommes bien sadiques et voyeurs sous couvert de science... C'est dommage. On voit le rédac chef du "Monde", Serge Michel, et Rémy Ourdan, un journaliste du même quotidien, au repas de Mme Charcot : la presse a adoré le film, les spectateurs le boudent, les psychanalystes rigolent: ainsi va ...le monde!