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Un visiteur
3,5
Publiée le 23 novembre 2013
Interessante plongée dans l'univers de la psychiatrie de la fin du 19° siècle. Les soins prodigués sont très évocateurs du machisme ambiant, a-t-on vraiment évolué depuis ????
Déçue car je n'ai rien appris ni sur l'hystérie ni sur cette relation entre Charcot et Augustine. Beaucoup de longueurs, de silences. Ces médecins réunis tels des voyeurs afin d'observer le cobaye lors de sa crise est pour moi la seule chose qui a été mise en avant.
Je ne peux pas dire que j'ai été captivée par l'histoire d'Augustine et du docteur Charcot. Tout au long du film j'ai dû lutter pour garder les yeux ouverts ... . Un rythme très lent, peu de dialogues, des images très sombres, l'impression de revoir les mêmes scènes à l'infini me faisaient invinciblemen, régulièrement, sombrer dans une somnolence quasi hypnotique. Au final, je ne sais pas trop en quoi consistaient les méthodes du docteur, j'ai vu des scènes assez curieuses et inexplicables qui ressemblaient vaguement à des séances de torture (?), je ne sais pas non plus comment ni pourquoi elle a été guérie ... Tant pis.
Film académique, « Augustine » rappelle « A Dangerous Method ». A défaut d'être vraiment réussi, le film se regarde. Avec quelques doses d'ennui, il est vrai.
fallait il en faire un film? ok, les interprétations sont bonnes même si Vincent Lindon montre à longueur de film un masque concentré à la limite de la constipation du Professeur sérieux, n'avait il pas une vie plus humaine ce personnage hors les murs de l'hôpital? Sur ce mode de scénario, il est possible de décliner toute une série: "Freud et Marie Bonaparte", "Pasteur et le premier enfant guéri de la rage", pourquoi pas? Mais ceci ne fait peut être pas de grands moments de cinéma.
Augustine, la femme au loup! Freud avait son homme loup, Charcot a son AugustineEn voilà un sujet audacieux, comme on en voit rarement dans le cinéma français actuel. Charcot, homme de cro-magnon de la psychanalyse, il est l'homme des premiers tâtonnements, celui qui inspira Freud. Et pour cause, balbutiements de la psychatrie, de la neurobilogie, et bien sûr de la psychanlyse. Charcot comme un Ferenczi plus tard est à la croisée des chemins. Un big bang à lui tout seul. L'invention de la relation patient, analyste, avec tout ce qu'elle implique de perdition, de confusion des rôles. Et comme Jung, Charcot va consommer ses patientes, mais à la différence d'un Jung, qui faisait ses transferts à gogo, qui était devenu psy pour lever de la meuf, Charcot ne consomme qu'une fois qu'Augustine n'est plus sa patiente. C'est une chute (ou peut-être l'intérêt croissant que lui porte Charcot) qui va la guérir de son hystérie. Et le passage à l'acte n'est possible qu'une fois qu' Augustine a renversé les rapports de force. Elle n'est plus l'objet de Charcot, des hommes en général; c'est devenu lui l'objet de sa passion. Elle lui prouve cet amour par un acte de non-soumission:elle simule, elle simule pour lui, l'éminent professeur et elle la simple bonne, elle simule pour qu'il garde la face devant son assemblée. (C'est une sorte de Yacub versus DSK avant l'heure, en moins crade
On aurait peut-être aimé en savoir plus sur le travail de Charcot, sur l'équation d'Augustine, mais ça aurait été un autre film, peut-être plus fort, peut-être moins fort...
Les Onfray et autres fientes intellectuelles y trouvront là un objet contre la psychanalyse, les autres une tentative audacieuse de raconter un moment intime de bascule collective... Pour finir c'est un authentique film féministe dans le bon sens du terme, le poids de l'homme et de ses refoulements au creux de la poitrine d'Augustine. Libération sexuelle et liberté tout court ne font qu'un, gigantesque pléonasme. "Je baise donc je suis, je simule, donc je pense"...
A voir...
Il y a un film anglais sur l'inventeur du gode,( "god"myself aurait pu dire Yacub) qui date de quelques années, c'est plus drôle, mais moins "profond"...
Tout le film est baigné d'une lumière blanche chlorotique, qui semble finir par imprégner un peu le scénario lui-même tant les thèmes auxquels nous nous attendions paraissent juste esquissés : l'hystérie, le professeur Charcot, son travail, la condition féminine ; on se demandait presque s'il n'avait pas manqué un script doctor à la réalisation. Mais peu importe au fond, les acteurs (Soko en tête) sont très bons et certains passages (inserts de femmes "folles", dont une Pussy Riot surprise, ad hoc !) emballent bien l'ensemble, ainsi que la musique d'Arvo Part sur la fin. De ces films qu'on trouve meilleurs après les avoir vus que sur le coup.
En règle général j'ai un faible pour Vincent Lindon mais alors là c'est le pompon. Un film totalement inutile d'un bout à l'autre. Je crois que le grand homme qu'étais Charcot aurai mérité un peu plus de respect que de le réduire qu'à un simple bonhomme prêt à craquer pour une de ses patientes. Le film aurai mérité un peu plus de fond car rien ne se passe d'un bout à l'autre, le vide sidéral total. 1 états d'humeur agressif du au frein qu'il met à ne pas craquer plus vite pour Augustine. 2 Augustine la coquine qui ne fait que le chercher. (il faut bien que jeunesse se passe) et pourtant on ne pourra pas dire qu'elle ne c'est pas roulée à ses pieds. 3 Ha çà y est ils craquent ! 4 Heuuuu déjà fini. Pour la reconstitution visuelle 3 étoiles pour le fond 1
Premier film "Augustine" est un semi-échec. Sur un scénario intello, Winocour ne parvient pas à nous emporter par son histoire. Elle installe une ambiance, plutôt réussie. Soko ressemble à .... soko. Ce qui est un problème pour moi. Quand je vais aussi au cinéma, j'ai envie de voir des comédiens, un rôle, pas "la nana de la télé" dans un film.
"Augustine" est un premier film maîtrisé qui retrace le duel érotique entre Charcot et sa plus célèbre patiente. Winocour a le geste sûr et l'atmosphère de la Salpêtrière est très bien rendue. Tant qu'il colle aux basques de son héroïne (étonnante Soko, très intense), le film est réussit, par contre il pêche par académisme dès qu'on sort des murs de l'hôpital : le personnage de Charcot est trop figé (il se réduit à un masque qui se fissure) et l'ensemble demeure un peu trop sage. Malgré ces réserves, il faut voir ce film de belle tenue et à l'intelligence sensible.
Plus que la lourde introduction (ce crabe, ces verres de vin), c'est le fil entre Charcot et sa patiente, sous l'oeil de lynx de l'épouse (impeccable Chiara Mastroianni) qui captive. L'hypnose émane d'un spécialiste, pas de Charcot. On se croirait dans une arène avec spectateurs gourmands des débordements féminins. Le regard éhonté du médecin alors que la créature se fait applaudir dévoile l'essentiel (la démonstrative Stéphanie Sokolinski s'avère parfaite pour ce rôle). On peut dès lors savourer la mise en scène, éclairages (lumière quasi biblique sur le visage de Vincent Lindon), costumes d'époque (les affriolants dessous de coton blanc !), ne rien perdre des chuchotements ni des changements de place du mal, avancer dans l'intimité encore masquée d'Augustine et son sauveur, quoique de plus en plus copains sans le montrer. Une avancée médicale certaine à l'époque où l'hystérie féminine se diagnostiquait, silence sur le reste. La chute d'escalier a le mérite de relativiser la supposée guérison de la demoiselle. Surprise que l'affaire faite (soi dit en passant drôlement "à la hussarde" pour une cinéaste !), Augustine s'éloigne telle une souris qui aurait volé du gruyère. Les expressions des époux culminent à ce moment-là, dans le style échevelé de leurs soirées... Ce qui frappe chez Alice Winocour est le sens du détail.
Moyen........T moyen........de belles prestations ces derniers temps effectuées par Vincent Lindon....malheureusement aujourd'hui en baisses dans ce film.......L'atmposphère générale est bien rendue..certe.....dommage..............