Nebraska
Note moyenne
3,9
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230 critiques spectateurs

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Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 avril 2014
Et si, un jour, votre père se déconnectais complètement de notre monde et souhaitais se rendre 1500 kilomètres plus loin, l'aideriez-vous? Drôle de question... Mais aussi de film. Alexander Payne offre une aventure saisissante et vibrante avec, comme rôle principal, un Bruce Dern antipathique. Ou un bel hommage aux road-movies. Ouai... Si Payne n'offrirait pas une atmosphère barbante, casse-pied, et négligeant la sympathie, avec une fin tardive et des seconds rôles grotesques, cela aurait pu passer. Voici le problème de ce film : à force de vouloir recréer la lenteur exécrable de la vie, le réalisateur noie son oeuvre dedans, suivi par un noir et blanc poussiéreux, avec des scènes étendues au maximum, en plus d'être poussives. "Un vieil ouvrage resté trop longtemps dans l'oubli" : voici LE modèle écrit idéal!
vinae
vinae

7 abonnés 151 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2014
la kia traverse deux états de l'amérique profonde pour aller récupérer "le gros lot"à lincoln étexte à des retrouvailles familiales et à des scènes plutôt deux protagonistes reviennent au pays au volant d'un super truck d'occas é drame et comé bruce dern a été récompensé le jeu de will forte est subtil , les seconds rôles brillants mais la musique moins...
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2014
Nebraska : plein centre sur la carte des States avec pour devise : l'État du brou de maïs. Pas très glamour, mais le film éponyme d'Alexander Payne met justement l'accent sur ceux dont le cinéma ne parle que très rarement : les humbles, les victimes de la crise, les ruraux d'une Amérique en plein marasme économique. Le héros de Nebraska est un vieil homme taciturne dont le tête ne tourne guère plus rond (Bruce Dern, épatant). La moyenne d'âge des protagonistes du film doit battre des records d'ancienneté et cela fait bigrement du bien en ces temps de jeunisme effréné. Parce qu'il y a des vies à raconter, même par le petit bout de la lorgnette et un désenchantement à capter à l'automne (avancé) de la vie. Alexander Payne fait cela avec le tact qu'on lui connait, sans condescendance, avec un regard attendri et parfois ironique sur ses personnages moins pathétiques que hautement naïfs et enclins à toujours espérer, malgré tout. Nebraska est d'abord bien écrit, joliment filmé en noir et blanc et sonne juste comme un bon film américain des années 70, quand les déclassés et les "petites gens" intéressaient encore Hollywood. Pas de super héros à l'horizon mais de grandes étendues de champs de maïs et des hommes et des femmes authentiques.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2014
Un excellent road movie américain !
Je mets 4,5/5 et pas 5/5 car c'est en noir et blanc et je n'aime pas.
Et je ne vois pas l'intérêt de l'avoir fait en noir et blanc.
Sinon j'ai vraiment beaucoup apprécié ce road movie à la fois dramatique et amusant.
C'est un film lent, tout en psychologie, assez triste mais il y a des scènes drôles, de l'humour, de l'émotion.
Le vieux papa est très têtu et veut aller jusqu'au bout de son voyage au grand dam de sa femme et ses deux fils.
D'ailleurs l'un de ses fils l'emmène, fait la route avec lui et ils vont rencontrer de la famille, des anciens amis.
Le fils qui l'accompagne va d'ailleurs se montrer gentil, compréhensif, il va aider son père, le supporter, le défendre, être exemplaire avec lui.
Tout l'intérêt du film, outre les magnifiques paysages, c'est les relations humaines et surtout la relation père/fils.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2014
Alexander Payne nous offre avec Nebraska un film magnifique. Glacial, beau, terrifiant, émouvant, enivrant de la première à la dernière image.

Du noir et blanc pour plomber une atmosphère lourde, souvent suffocante mais également avec quelques moments de répit dans lesquels il ne néglige pas la dérision. La scène entre le père et son fils au sujet de l'amour entre mari et femme catholique reste mémorable.

Cette traversée d'un état américain à un autre, ces plaines qui se confondent avec le gris du ciel, ces routes interminables, et cette population dévastée par la crise font partie intégrante de l'histoire. Très vite on comprend le parti pris de l'image, plus grise, que noire ou blanche. Le réalisateur ne nous entraîne pas vraiment dans la grande pauvreté mais davantage dans l'évidente précarité qui a touché le plus grand nombre.

Alexander Payne nous invite au voyage. À la découverte. Celle de deux hommes, un vieux père sénile et l'un de ses fils très interrogateur. Il y a quantité de moments forts en émotion et d'une rare intensité grâce à ce duo formé par Bruce Dern, éternel second rôle qui trouve enfin le grand rôle, et l'excellent Will Forte, que j'ai vraiment découvert dans ce Nebraska.

Une famille quelque peu détonante à commencer par la mère campée par June Squibb. Les frères et neveux pour l'un, oncles et cousins pour l'autre sont truculents et tous parfaitement campés.

Vieilles histoires, vérités, mensonges et revanches se mêlent dans de jubilatoires dialogues qui sonnent et frappent justes.

L'amour de ce fils pour son père, en dépit de tout et plus fort que tout ne peut pas laisser indifférent.

Ce n'est pas la première fois qu'Alexander Payne me convainc. Avec Nebraska il m'a séduit, m'a envoûté, je l'avoue m'a totalement bouleversé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 avril 2014
Un chef d'oeuvre absolu de qualité, d'intelligence et de finesse. Rien de définitif et tout en humanité. A pleurer :)
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2014
Malgres une extreme lenteur , ce film nous fait passer des bons moments d'emotion .
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2014
Film en noir et blanc, très émouvant, sur une route longue et d'une monotonie sans pareil, bordée par quelques arbres épars en pleine campagne et une musique alliée à ce triste voyage, ce vieillard qui tout heureux d'avoir gagné un million de dollars décide de partir toucher son pactole. Son fils, sachant pertinemment que c'est une grosse arnaque, décide de l'accompagner, de l'écouter, bien qu'il ne soit guère bavard, mais surtout se rapprocher de lui. Retrouver son passé, ses amis, qui à l'annonce du pactole "gagné" ont tous la main tendue. Le rapprochement également de la mère et de son autre fils, la famille réunie, bien que très diverse au départ, fait que le film nous fait voyager avec de bons moments. De plus le jeune fils arrive à exaucer une partie du rêve de son père. Comme quoi bien vieillir en famille, cela existe !
Craoux
Craoux

38 abonnés 325 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2014
Belle aventure humaine ... Ce road-movie - filmé en noir et blanc de manière inspirée - nous conte la remise en selle d'une relation, qu'on devine avoir été jusque là absente, entre un père (vieux bonhomme limite sénile, apparemment) et son plus jeune fils (quadragénaire). Entre le père et la mère (insupportable vielle), il y a longtemps que la complicité est passée aux abonnés absents. La chaleur des sentiments n'est pas la caractéristique première des liens tissés au sein de cette satanée famille. Le fils, las de l'exercice de déconsidération permanent auquel se livre la vielle à l'encontre du vieux, décide d'emmener son père jusqu'à Lincoln (Nebraska), soit à environ 1500 km de chez eux (Billings, ville du Montana), au prétexte d'un improbable quête au gros lot que le vieux souhaite réclamer (il a un bon pour un lot de 1 Mio$ ...). Lors du voyage, à travers 3 états ruraux et agricoles du centre des USA, il y aura bien des péripéties car le "pseudo" magot attisera bien des convoitises, fera vaciller les anciennes "amitiés" de jeunesse. Le portrait de cette amérique profonde est à la fois instructif, réjouissant parfois) et, faut le reconnaître, angoissant (quand la bière est le seul passe-temps .. les facultés morflent). Le fils découvrira un père dont il ne connaissait pas grand chose. Le vieux, plutôt taiseux comme d'hab, mais l'espace d'un regard appuyé découvrira son fils (dernière scène, dans le van). Beau et grand film.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2014
Alexander Payne poursuit sa carrière dans la veine de ce qu'il sait (bien) faire. Après Sideways et Monsieur Schmidt, le road-movie est devenu l'une de ses spécialités. Celui-ci est une balade en noir et blanc, joliment graphique, donnant à voir des paysages à la Hopper, isolés voire désolés. Le scénario, que n'a pas écrit le cinéaste, pour une fois, s'ancre quand même dans sa région natale, le Nebraska, qu'il décrit avec une drôlerie douce-amère, quelques touches pathétiques, quelques piques caustiques. Alexander Payne présente une Amérique rurale touchée par la crise et le chômage, où l'on commence à picoler très jeune parce ce qu'il n'y a pas grand-chose d'autre à faire. Une Amérique profonde où la bière, le karaoké et le foot à la télé forment une sainte trinité du divertissement familial. Où le rêve US ne s'exprime plus que par un désir d'enrichissement facile (la loterie) et la gloire d'avoir une voiture puissante et rapide. Pur produit (et victime) de ce "beaufland", le personnage principal est un antihéros déplumé et peu bavard, qui poursuit son rêve comme une raison de vivre, avec une obsession tout empreinte de candeur, à la fois ridicule et touchante. C'est un grand benêt têtu et mal aimable, cachant ses bons sentiments et les blessures de son passé derrière une bougonnerie de façade. La relation qu'il entretient avec son fils velléitaire et sa femme à la langue bien pendue donne lieu à quelques scènes drôlement cash ou, inversement, pudiquement émouvantes, mais aussi à quelques moments joyeusement absurdes (le vol du compresseur). Les liens avec la famille lointaine et les anciens amis (dont la conception de la justice est pour le moins subjective et arrangeante) sont aussi développés de façon croustillante. Bref, tout cela est bien senti sur un plan intime et social, et agréable à suivre grâce à la qualité du scénario, de la réalisation et de l'interprétation (un étonnant Bruce Dern sur le retour, une impayable June Squibb, un Will Forte subtilement discret). La petite musique tendre et mélancolique ajoute au plaisir. Il manque juste à l'ensemble quelques surprises ou "accidents" pour enrayer un peu cette mécanique bien huilée et accoucher d'un grand film.
fresh-BUZZ
fresh-BUZZ

44 abonnés 712 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2014
Alexander Payne distille une profonde mélancolie à son récit et pourrait faire paraître Nebraska pour un film dépressif, mais c’est là toute sa force il allie avec grand talent comédie et drame dans un road-movie qui se révèle dans son ensemble être un fell-good movie et oui Nebraska et complexe dans son genre, mais c’est surtout car le film ressemble beaucoup à ses personnages, des personnages solitaires, cassés, mais terriblement humain. Ici le non-dit est maître et durant 1H55 on embarque avec un père et un fils qui sur la route apprendront à se connaître, mais aussi à se connaître. Nebraska est donc un concentré d’émotion, mais Payne nous épargne toutes scènes dramatique mielleuse et larmoyante, il vient nous émouvoir avec des jeux de regard et des mots qui disent bien plus que de longue plage de dialogues criarde et vaine. Si Nebraska souffre au départ d’un rythme un peu lent cela devient vite un de ses atouts, car il nous permets d’admirer tout ce qui s’y passe.
LA SUITE DE CETTE CRITIQUE DANS LE LIEN CI-DESSOUS... *FreshBuzzCinéma*
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 avril 2014
Film tres esthétique. Histoire émouvante et tres réaliste. C'est une comédie qui ne fait pas rire aux éclats toutes les deux minutes, mais c'est vraiment touchant et quand meme tres drole.
j'ai passé un bon moment!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 avril 2014
Le brave Woody doit sans doute à l’abus d’alcool son état de sénescence avancée. Aussi, quand un prospectus publicitaire lui annonce qu’il a gagné une million de dollars, sa crédulité ne fait qu’un tour : il quitte son Nevada pour rejoindre à pied le Nebraska ou il croit pouvoir toucher le jackpot ! Bien qu’il ne soit pas dupe de la supercherie, son fils David décide de l’accompagner en voiture « juste pour l’aider à vivre son rêve ».
Commence alors un long road-movie à travers le Middle Ouest, avec étape dans sa ville natale et rencontre d’anciens proches. Cette plongée intra-familiale fait naturellement resurgir des souvenirs qui éclairent la vie de Woody et soulignent la cupidité de quelques amis... Le voyage est aussi l’occasion de traverser une Amérique rurale, pauvre et résignée sous le poids de la crise et du chômage. Une double introspection soulignée par des images noir et blanc aussi mélancoliques qu’esthétiques.
Mais en dépit de superbes panoramiques, une fin assez enlevée et un tandem père-fils plutôt touchant, il ne se passe pourtant pas grand-chose d’important au cours de cette aventure. Comme une virée peuplée de personnages fragiles qui tentent de faire de leur mieux dans une Amérique désenchantée. Une gentille comédie douce-amère qui fait un peu « Million dollar papy », comme ils disent au Monde.
raz98
raz98

10 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2014
Film emouvant, drole a la fois aussi mais il y a un seul defaut et tres grand d'ailleurs, le noir et blanc. A mon avis s'il aurait ete en couleur on aurait apprecie plus les paysages.
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2014
"Nebraska" d'Alexander Payne, est le type même de film dont on sort parfaitement heureux et enchanté de la salle obscure tant on y retrouve enfin les qualités attendues et secrètement espérées !!!
On s'attend à une petite réalisation intimiste et intéressante, on se retrouve avec des images, des plans sublimes, des dialogues très bien écrits et savoureux qui nous délectent au plus haut point, des acteurs stupéfiants qui sont dirigés de main de maître et une histoire de rien mais qui dégage une tendresse infinie et une émotion rare...
Tout d'abord ce noir et blanc sied à merveille à ce scénario, pour un tas de raisons esthétiques certes, mais ainsi il renforce intensément cet état de vieillesse que rend si bien Bruce Dern, tout simplement extraordinaire en vieil homme perdu qui s'accroche à son bulletin de loterie comme un dernier but dans la vie !
Son périple avec son plus jeune fils, Will Forte, d'une pudeur et d'une distance étonnantes, nous en met plein la vue avec cette tendre découverte de l'un envers l'autre...
Puis, viennent les retrouvailles avec ces frères, chacun vieillissant plus ou moins sérieusement, tous assez incroyables lors de cette scène où assis dans leurs fauteuils, ils regardent un match à la télé ! Un inénarrable dialogue de sourds à propos d'une Buick de 79, est assez révélateur de l'esprit de cette réunion !
Et le repas de famille, aussi terrible par les règlements de compte qu'il suscite et par l'appât du gain de certains membres, face à la fortune qui semble se profiler à l'horizon...
C'est là que la mère au visage rond et satisfait, parfaite et impressionnante sous les traits de June Squibb, va nous sortir ses terribles répliques crues mais saisissantes qui passent si bien, sorties si naturellement de sa bouche !
Franchement stupéfiant et même d'un humour fort bien trouvé...
Il y aurait encore tant à dire de ce road movie ponctué de moments si cocasses et... finalement fort amusants !
Et que penser de ces paysages à couper le souffle et de ces cadrages de villes sinistrées dans cette Amérique profonde, superbement filmés avec ces images dont on aurait bien du mal à les imaginer en couleur !
La vieille maison de bois abandonnée où le père a passé son enfance, semble elle-même même sortir tout droit d'une toile d'Edward Hopper...
Quant à la fin, épatante par le choix que fait le fils, elle est tout bonnement magnifique d'amour et de bienveillance !
Du très très grand cinéma dont on sort rayonnant et heureux !
Un régal à ne pas louper !
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