9534 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
792 critiques spectateurs
5
123 critiques
4
294 critiques
3
186 critiques
2
97 critiques
1
49 critiques
0
43 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 septembre 2012
Assez plat , ne vous attendez pas à des rebondissements concrets. Mais le plus décevant dans l'histoire c'est la fin. Sans vous spoiler , je vous assure que j'étais surprise que le film finisse ainsi. J'avais presque l'impression que le film était inachevé.
Le film de Jeff Nichols, jeune réalisateur de 33 ans dont c'est le deuxième long métrage explore, avec délicatesse l'univers effrayant et inconnu de la paranoïa. Comme pour "Shotgun Stories" son premier essai, il fait appel au très troublant Michael Shannon avec lequel il semble vouloir entamer un compagnonnage (ils collaborent à nouveau pour le troisième film de Nichols : "Mud"). Curtis est un ouvrier sans histoire qui vit avec sa femme (sublime Jessica Chastain) et sa fille sourde muette dans une bourgade de la région des tornades (Mississipi, Arkansas, Oklahoma, Virginie, Alabama, Caroline du Nord). La famille a le projet d'acheter une petite résidence au bord de la mer. Tout va donc pour le mieux mais Curtis commence à faire des rêves sur l'imminence d'une tempête qui le menacerait lui et sa famille. Tout doucement, Curtis dont la mère souffre depuis longtemps de schizophrénie paranoïaque se replie sur lui-même, prenant pour réel ses délires nocturnes. Nichols très habilement nous décrit l'envahissement du conscient de Curtis par ses cauchemars, ne marquant plus systématiquement la frontière visuelle entre ce qui ressort de ceux-ci (réveil en sursaut) et le vécu (séquences hallucinatoires pendant la journée de travail). Malgré tout, Curtis se rend compte du dérèglement survenu en lui et s'interroge sur l'éventuel atavisme familial qui le rattraperait ayant vu sa mère sombrer dans les ténèbres alors qu'il n'avait que dix ans. On pense alors au "Horla" de Maupassant où le narrateur explique sa longue et terrifiante expérience du dédoublement et de l'autoscopie. Michael Shannon devenu depuis le "Bug" de William Friedkin, le spécialiste des rôles d'hallucinés est confondant de sincérité, accompagnant parfaitement Nichols dans la description de l'équilibre précaire dans lequel évolue Curtis dont la démarche se veut avant tout protectrice des siens. Les films traitant de la maladie mentale sont souvent durs et abruptes, ce qui les rend peu populaires. En donnant à son film une connotation fantastique, Nichols permet au spectateur d'aborder cette partie que chacun possède au fond de lui de manière plus acceptable. La fin volontairement très ouverte conforte l'ambiguïté savamment dosée pendant tout le film entre le délire paranoïaque de Curtis et sa prescience d'une fin du monde inéluctable. Un très beau film qui parvient à traiter de manière poétique d'un sujet dérangeant.
Le film de Jeff Nichols dégage un charme magnétique qui impressionne. Take Shelter crée une attente qui ne sera ni négligée, ni vraiment satisfaite. Un entre-deux frustrant et un peu regrettable. Ma critique : http://tedsifflera3fois.com/2012/09/21/take-shelter-critique/
Un Chef d’œuvre. A la fois doté d'une très grande simplicité dans la mise en scène, mais d'une complexité entourant la structure mentale du personnage Curtis, ce paradoxe résume bien la grande sidération que laisse le film au spectateur.
Take Shelter, malgré sa bonne ambiance, ne réussira à aucun moment à surprendre. La faute à un rythme trop lent et à un thème mainte fois revu. Reste de bons acteurs et une photo de qualité...
Un excellent film indépendant américain qui nous balade du début à la fin. Un thriller, au cadre apocalyptique, qui bénéficie d'une force narrative et d'une belle virtuosité. Chaque image est saisissante, mêlant horreur et esthétique. Les acteurs sont brillants, la musique et le suspense sont haletants. La réalisation est lente mais l'on ne s'ennuie pas, on est aspiré par l’angoisse insidieuse du personnage dans un monde où la fin semble imminente. Un drame atypique, intelligent et puissant qui marque durablement !
Des paysages surréalistes, une bande son du tonnerre (sans aucun jeu de mot bien entendu), un choc artistique et scénaristique ? Voilà peut-être ce à quoi vous vous attendez, en bon cinéphile que vous êtes. Et honnêtement, vous avez tout bon. En plein dans le mile quoi ! Mais pourtant, Take Shelter va bien plus loin. Parce que ce n’est pas seulement appâter le spectateur qu’a voulu Nichols, mais bel et bien creuser au plus profond ses personnages. Ce n’est ni un thriller, ni un drame banal. Il s’agit ni plus ni moins d’un film psychologique. Un film étudiant le caractère humain, son instinct de survie, ses craintes et ses doutes, son désarroi face à des situations ambiguës, sa peur de voir échouer des projets. Et en trame de fond, comme une sorte de fil rouge, on y retrouve un thème cher aux cinéastes : le petit grain de folie. Pourtant le long métrage ne se perd pas dans les clichés du film de schizo, ni ne fait référence à d’autres oeuvres sur le même thème. Jeff Nichols prend un chemin contournant, et évite de faire un film qui ressemble à mille autres. Le thème de la schizophrénie n’est pas un prétexte pour excuser l’absurdité d’idées extravagantes, comme déjà fait dans nombre d’autres films. D’ailleurs, point d’idées extravagantes dans ce Take Shelter. La folie, ou la soupçonne dès le début par l’instabilité du personnage. Ce n’est donc pas une révélation de vous le crier ainsi dans la présente critique. Ce n’est d’ailleurs pas vraiment ça qui est intéressant et notable. Il s’agit plutôt de la manière de considérer de telles gens, de la réaction des personnes autour, de l’incompréhension des proches face à la maladie, la façon de gérer la crise. Tout le reste, schizophrénie, paranoïa et compagnie, est à reléguer au second plan. Il s’agit là justement d’une excuse pour parler de choses graves, ou du moins plus profondes qu’une simple expertise psychiatrique. De ce point de vue, Take Shelter vous sidère, vous emmène, vous emporte dans un lyrisme cauchemardesque, dans une poésie sinistre et finalement plutôt pessimiste. Take Shelter, c’est vous rendre vous aussi malade. Vous entraîner à la compassion, l’empathie, mais aussi vous transporter vers l’incertitude et la douleur de ne pas toujours tout comprendre. Défi réussi. Michael Shannon, meurtrit, possédé par la foudre et les cieux, est fascinant. Jessica Chastain, ravissante et soucieuse, séduit. Une belle mise en scène pour Jeff Nichols. Un bel exercice. Un beau cinéma.
D'autres critiques et articles ciné sur http://lestempscritiques.wordpress.com
Très attendu, Take Shelter est un drame qui nous mène en bateau pendant tout le film. Composé de Michael Shannon et Jessica Chastain, ce film bouleversant, remplie de mystères, nous captive pendant prêt de 2h.
Tout d'abord, le scénario est d'une part très bien écrit. Un type (Shannon), paranoïa selon les médecins, sa femme et ses amis. Semblent convaincu qu'une terrible tempête va se lever et causer de terrible dégâts. Cependant, l'histoire est si bien menée, qu'on est trompé et on ne sait plus trop si il disjoncte ou pas. Le suspense est bien présent, et le retournement de situation aussi. Rien de très complexe, une histoire centrée sur la psychologie des personnages (essentiellement sur Michael Shannon), qui attire notre attention et nous empêche de détacher nos yeux de l'écran.
Ensuite, le casting est quant à lui très judicieux. Avec des acteurs comme Michael Shannon et Jessica Chastain, on est presque sûr que le duo sera parfait, et qu'il réussira à nous convaincre. Avec un jeu d'acteur toujours au top, on ne peut s'empêcher de ne plus les suivre du regard.
Enfin, en plus d'un scénario exquis et d'un casting fabuleux, on ne peut pas oublier cette mise en scène très poétique, et une réalisation qui arrive à mettre en valeur les personnages. Un film de presque 2h qui doit être vue, pas que pour son casting mais aussi pour son histoire et ses paysages. Concernant ma note, je donne un bon 17/20!
"Take shelter" joue sur plusieurs registres. Pendant l'essentiel du film, le réalisateur développe la thématique de la folie, les conséquences dévastatrices pour l'individu et son entourage, comment elle est perçue par les autres, et surtout la peur d'en être victime. L'autre thème central est évidemment celui de la fin du monde, sujet régulièrement mis au gout du jour, et qui génère des peurs irrationnelles objets d'une exploitation financière malsaine. Le film joue tout du long sur le fil du rasoir, génère des tensions insoutenables : le drame semble si proche. C'est également un admirable film d'amour, celui d'un père pour sa femme et sa fille, mais amour partagé aussi. Superbement réalisé et magistralement interprété, "Take shelter" était déjà un film magnifique s'il se terminait là.spoiler: Mais le scénario laisse planer le doute tout du long: s'agit-il de folie ou de prémonition ? Et la dernière scène provoque un choc, fait entrer le cerveau en ébullition, un peu comme la toupie dans "Inception" : sommes-nous encore dans un cauchemar, où la catastrophe arrive-t-elle vraiment, ce qui semble être l'explication la plus probable ? Le film tout entier bascule et prend même une dimension encore plus cruelle, puisque tous les efforts déployés par le père pour protéger sa famille seront vains. Cette fin bouleversante, sur laquelle on pourrait écrire des pages, élève "Take shelter" au rang de chef-d'oeuvre.
Perçu comme l'un des meilleurs films du début d'année , je me suis laissé tenté par ce film , vraiment unique en son genre . J'avais , au départ , beaucoup de doutes et de peurs sur le style du film , mais finalement ça à été : j'ai bien aimé . Après , irais-je jusqu'à dire que c'est un chef d'oeuvre ? Non , pas vraiment . Je m'explique : Ce film est osé , audacieux , intriguant ... C'est ce qui le rend globalement bon . C'est un sujet vraiment étrange qui y est exploité , ce qui attire un petit oeil curieux . Mais le film est très lent , et c'est ce qui l'handicape énormément . Mais attention , lent ! Pas long ! Le film ne possède pas de réelles longueurs puisque le sujet parvient à nous captiver , mais bon ... il prend son temps pour nous entraîner peu à peu vers la chute finale . Je pense que ce qui plaira ou non à la plupart des personnes qui verront ce film ; c'est l'ambiance qu'il dégage ! A la fois très sombre et calme , et la musique renforce beaucoup ce sentiment . Sinon les acteurs livrent une prestation absolument bluffante ! Michael Shannon et Jessica Chastain sont à fond dans leurs rôles et ça se sent ! Un film vraiment spécial et unique , ce "Take Shelter" ! Certains aimeront , d'autres non . La dernière scène donnera l'avis décisif . Pour ma part , c'est un très bon film , avec quelques défauts , certes , mais agréable quand même . Mais je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un chef d'oeuvre .
Toutes (ou presque) les critiques ont été dithyrambiques quant à ce "Take Shelter", aux USA comme en France (j'ai d'ailleurs pu constater que nombre de critiques hexagonaux se contentaient de reprendre au mot près ce que leurs confrères américains avaient écrit !!) au point que mes attentes vis à vis du film de Jeff Nichols ne pouvaient qu'être disproportionnées.La déception était inévitable, la comparaison avec le génial "Melancholia" de Von Trier totalement hors de propos : au final, la fameuse dernière scène, qui valide de manière peu sophistiquée les terreurs du héros, me paraît moins effrayante que l'apparition finale de la tornade dans le très beau "A Serious Man" des Frères Coen ! Qualifier "Take Shelter" de film "apocalyptique" est donc bien exagéré... Là où le film est indéniablement bon, c'est dans sa description minutieuse, patiente, de la paranoïa grandissante de Michael Shannon - excellent, mais paradoxalement moins "effrayant" que dans ses seconds rôles les plus marquants - et de l'impact de cette maladie sur son couple et ses relations professionnelles et sociales : Jeff Nichols prend certes son temps pour décrire cette érosion par la peur, ce qui ne sera pas du goût de tous, mais arrive intelligemment à élever son propos à une vision générale d'une société américaine aussi malade que son héros. Je me demande s'il n'aurait pas dû se limiter là, son incursion sur le territoire du fantastique souffrant logiquement de la comparaison évidente que tout le monde fera (ou au moins devrait faire) avec le travail bien plus impressionnant de M. Night Shyamalan !
Un sacré voyage dans la tête du personnage principal... C'est perturbant, on est balloté en permanence, c'est assez bon. Les acteurs sont largement à la hauteur de ce drame. Très bon film! A voir!
Amateurs de films originaux, ne manquez sous aucun prétexte Take Shelter. Mettre à l'abri sa famille (en anglais Take Shelter his family), c'est bien ce qu'à en tête le personnage principal, Curtis LaForche, lorsqu'il entreprend de rénover l'abri anti-tornade qu'il a dans son jardin. Cette soudaine préoccupation n'est malheureusement pas comprise par son entourage professionnel et familial.
La suite ici: http://mystinguettcorner.wordpress.com/
Pas mal, mais on se perd parfois dans l'histoire, il aurait été préférable d'affiner la distinction entre les moments de rêve de réalité. On retrouve la Jessica Chastain de The tree of life qui joue quasiment le même rôle à quelques exceptions près. Le tout donne quelque chose de pas mal mais qui reste de maniere global beaucoup trop flou.