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nikolazh
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4,0
Publiée le 25 janvier 2012
Excellent film d'ambiance, au scénario efficacement construit et réussissant à ménager un suspense solide malgré la simplicité de l'histoire (des allers retours entre 5 ou 6 clubs pour parler toujours aux 4 mêmes protagonistes et démêler une histoire d'arnaque). Les acteurs sont impeccables et presque toujours convainquant (bonjour Mr le Bihan) et on éprouve une réelle empathie pour le personnage de Roschdy Zem, admirablement construit. Un film qui fait "vrai", sans temps morts grâce a une réalisation sans esbroufe et efficace. Passionnant.
Un polar sans action mais avec beaucoup de psychologie. Un vrai jeu d'échecs. Un Roschdy Zem brillant et impeccable comme à son habitude. J'ai lu Melvillien ce qui n'est pas faux. Un film rare mais qui souffre d'un rythme linéaire et d'un final attendu et prévisible dès la moitié de film. 3/5
Philippe Lefebvre revient au film noir des années 80 . Dans un Paris by night , on entre dans un sublime univers. Traffic , drogue , alcool . On reste bouche bée tellement ce film est tourné sur mesure . A sa sortie je suis tombé sur le dos tellement c'est réel. Roschdy zem ( mais quelle puissance il donne au film ), et que dire de Sarah Forestier, Samuel le Bihan ... rarement j'ai vu un film tourné dans un Paris la nuit comme ça. Un pure chef-d'oeuvre , ça faisait longtemps que j'avais pas vu un film ce niveau , même Olivier marchal l'a salué. Le polar français n'est pas mort
Un scénario peu convainquant, des acteurs au jeu exécrable, un contenu vide, seul Roschdy Zem tente de relever le niveau de ce polar classique à oublier, tout comme Sara Forestier et Samuel Le Bihan très mauvais tous les deux...
Une excellente surprise. Ce polar est vraiment très bon. Il nous plonge l'espace d'une nuit dans le quotidien d'un flic de la mondaine. L'histoire est très prenante et l'atmosphère est envoutante. Le casting est au top avec un Roshdy Zem parfait. Le Bihan et Forrestier sont eux aussi brillants. Un vrai bon polar qui offre en plus un dénouement inattendu. A conseiller vivement.
Très bon polar noir, "une nuit" nous fait traverser une nuit parisienne qui contrairement à la légende ne ressemble pas à une fête perpétuelle. C'est glauque, sordide et ça déteint. l'excellent Roschdy Zem domine le film assisté de Sarah Forestier. J'ai trouvé cependant que Samuel Le Bihan (acteur que j'aime beaucoup) était à contre emploi dans son rôle de patron de boites interlopes...pas assez sombre, pas assez brutal, il n'incarne pas le rôle. C'est en ce qui me concerne la seule petite faute de gout d'"une nuit" qui réserve un petit twist final assez sympa. Bohringer (à peine entraperçu) à la place de Le Bihan aurait surement valu une demi étoile de plus. 4 / 5
La nuit marque le retour de Philippe Lefebvre à ne pas confondre avec un autre réalisateur plus habitué aux comédies tel que le Siffleur, ce réalisateur est absent depuis les années 80 et qui a fait jouer de très grandes gueules au cinéma. Le revoici donc avec un polar dans l’air du temps, racontant une histoire se passant en une nuit, resserré pour maintenir un rythme soutenu. Une nuit est donc dans la continuité de A bout portant ou Nuit blanche permettant au passage de redonner au polar français un nouvel élan, ne manquant pas d’atouts avec de vrais choix de cinéma rares dans les films contemporains, on regrette juste que le film se soit cantonné à rester dans le moule définit depuis longtemps. Au vue du film, on voit tout de suite qu’Une nuit s’inscrit dans la lignée de l’excellent film de Michael Mann, Collateral. Cette façon de filmer la nuit, si singulière avec une camera HD est assez intuitif mais avec beaucoup moins d’énergie et d’élégance que Michael Mann avait pu nous proposer, on admire tout fois le côté western du film où on suit durant toute une nuit un personnage charnière haut en couleur, qui se situe au tournant d’une époque particulière avec des trajets en voitures et des rencontres. Dans tout ce mélange, on assiste à l’émergence d’une composition assez fascinante d’un personnage qui possède un code d’honneur un peu obsolète essayant de se mettre au parfum, le tout porté par un Roschdy Zem excellent. On regrette aussi que la fin soit assez foireuse, sorte de cheveux dans la soupe qui laisse tomber tout ce qui a été fait avant, comme quoi les touches de la télévision peuvent ressurgir tôt ou tard. Le film possède pourtant de très bons atouts comme les nombreuses figures de film de gangster et la mise en scène est ici très travaillée avec caméra HD à l’épaule. Une galerie de personnage tous différents et souvent contradictoires qui mène le héros vers sa fin et le replie dans ses derniers retranchements, dommage que le second rôle soit un peu à côté de ses pompes, ne dépassant pas le stade embryonnaire et aussi un rythme qui a du mal a décroché, dommage cela aurait pu donner des scènes d’anthologies dont on se serait bien souvenus et ce malgré les efforts persistants de Roschdy Zem qui apporte beaucoup à son personnage prenant son personnage comme une sorte de descendant des polars d’antan.
Quel super film et quel plaisir de voir un si bon polar français cela faisait bien longtemps.une immersion sombre dans la mondaine et quel nuit ! Non stop du début à la fin et un récit riche en action et rebondissements. Et quel métier ! Complexe , entre bien et mal , fréquentant un monde plein de vice de voyous et de souffrance.... qui plus est roschdy zem est magnifique , écorché , mystérieux , sombre , charismatique un flic borderline qui souligne la mince différence entre flic ou voyou.... cette nuit avec lui est intéressante et interminable sur un fond de coup monté l enquête file a mille à l heure. De plus paris est splendide la nuit tel un acteur elle est magnifie , les divers lieux de la nuit... un personnage à part entière. Tout comme la prise de réalité que ce monde change et en mal la nuit ne sera plus jamais comme avant, elle est devenu dangereuse malsaine et sans classe ni valeurs.... tout comme son personnage il est temps d arrêter car il s agit d une autre époque. A voir sans hésiter
Curieux film qu' « Une nuit » : il ne s'y passe pas grand chose, et pourtant on est pris par cette virée nocturne réalisée un peu à la Melville (toutes proportions gardées), soignant son atmosphère et offrant des personnages de bonne tenue. Après, c'est évident que je ne suis personnellement pas franchement fasciné par cet univers des boîtes de nuits et autres travestis, mais c'est peut-être justement là l'une des forces de l'oeuvre : nous intéresser un minimum à un monde franchement superficiel, pour ne pas dire sans aucun intérêt. Ce n'est pas passionnant, mais à l'image d'un dénouement réussi, cela reste un bon moment de cinéma, cohérent, fluide et joué avec une certaine prestance par Roschdy Zem et Sara Forestier : pas mal.
J'avoue que je connaissais pas le réalisateur d'Une nuit, Philippe Lefebvre, avant d'aller voir son dernier opus. Après quelques recherches, je découvre qu'il n'a que très peu tourné au cinéma, et un peu plus pour la télévision. Les mauvaises langues en profiteront pour dire qu'Une nuit est un honnête téléfilm, mais pour une fois, cela pourrait ne pas sonner comme une critique.
En effet, dans le genre polar stylé et pas prétentieux, Une nuit s'impose comme une réussite, certes mineure, mais pas désagréable.
Simon Weiss travaille pour la mondaine. Il est un peu verreux et travaille en cheville avec un vieux copain, patron de boîte. Il a l'IGS sur le dos. Le film le suit durant toute une nuit, en compagnie d'une jeune recrue (Sara Forestier, très crédible), alors que se joue une partie à plusieurs bandes entre lui et certains parrains de la nuit.
L'un des points forts du films est de restituer une très jolie ambiance du milieu interlope de la nuit parisienne : on explore toutes sortes de bars et de boîtes dans les pas d'un Roshdy Zem bluffant. Chaque visite de lieu est séparée de la suivante par des scènes de voitures tournées dans les rues d'un Paris désert et illuminé, qui dégagent une poésie sourde et prenante. Certains personnages croisés, fragiles, brisés, sont très émouvants.
Ici où là affleurent quelques naïvetés ou approximations, mais globalement le film tient bien la route, et s'il ne casse pas des briques, il ne nous casse pas non plus les bonbons. Du solide. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/
Si vous aimez les films noirs, les films de flics, Paris, le monde de la nuit et les thrillers alors « Une nuit » est fait pour vous. Durant une heure quarante on suit un commandant de la mondaine dans le Paris des noctambules, mais pas celui des fêtards, celui des travailleurs : patrons de boites, barmans, ouvreurs et évidemment les truands qui utilisent ce milieu pour faire de l’argent. Philippe Lefebvre construit son film autour du personnage de Simon, vieux routier de la mondaine qui entre copinage innocent et cadeaux contre services, navigue dans le milieu de la nuit. Pas ripou mais pas complètement blanc il utilise ses connaissances dans ce milieu pour boucler les trafiquants et permettre aux établissements et à ceux qui les fréquentes de vivre la nuit dans une relative paix. Film tendu « Une nuit » ne fait pourtant pas appel aux stéréotypes du film de policier : pas de fusillades, presque pas d’enquête et les cadavres ou plutôt le cadavre n’apparaît qu’à dix minutes de la fin. Ce film c’est plutôt une radiographie romancé du milieu de la nuit parisienne avec ces bars à putes, ces boites à partouze, ces clubs bondés, ces bars miteux ou cosy et ces clubs transformistes ; bref tout ce qui fait l’univers des noctambules. Le film fait donc une place privilégiée à ce Paris de la nuit qui, avec Simon, est le deuxième protagoniste principal du film. Film lent, « Une nuit » ne se veut pas pour autant contemplatif grâce à ces personnages très bien campés et qui échappent, même pour les truands, aux clichés. Il y a peu d’action, mais la tension sourde qui parcourt le film permet au spectateur d’accrocher et de suivre ce périple nocturne avec intérêt. Les acteurs et en tout premier lieu Roschdy Zem sont extrêmement crédibles et apportent leurs solides interprétations à cette plongée dans les milieux interlopes parisiens. Un bon film noir qui avec son armature classique (unité de temps : la nuit, de lieu : Paris et d’action : le piège tendu à Simon) livre une œuvre épurée et nerveuse sur un milieu économique dont les clients ne soupçonnent pas les dessous. À voir pour les acteurs, l’ambiance et le décors, ainsi que pour un scénario tout en sobriété.
Bon et bien aucune surprise avec "Une nuit". C'est la routine des films français du genre ou on suit la vie d'un flic avec toute la corruption qui va avec. Ce qui m'a fait rire, c'est que Grégory Fitoussi est avocat comme dans "Engrenages", Frédéric Graziani est dans le business de bar à hôtesses notamment comme dans "Mafiosa", Samuel Lebihan est dans le milieu de la nuit comme dans "Mesrine", Roshdy Zem, c'est évident, flic comme dans "Go Fast" par exemple, etc ... en fait, on ne s'ennuie pas mais tout a été déjà vue. J'ai bien aimé le côté de la nuit et surtout la chute à laquelle je ne m'attendais absolument pas. 9/20.
Un film très noir, où le début semble parfois tourné en rond, mais le scènario bien ficelé arrive enfin à convaincre et nous surprendre. Les acteurs sont tous excellent et l'ambiance de la nuit semble bien retranscrite. Du beau boulot.
"Une nuit", un très très bon film français réalisé par Philippe Lefebvre. A mille années-lumière des thrillers actuels qui flinguent à tout-va, "Une nuit" est une expérience unique dans le monde nocturne de Paris. Une plongée en enfer où les frontières du bien et du mal finissent par s'effacer et révèlent à la lumière jaune des réverbères la vraie face des hommes. Roschdy Zem campe ici un de ses meilleurs rôles et prouve qu'il a l'étoffe d'un grand acteur. Vraiment solide. Derrière sa caméra, le jeune Philippe Lefebvre surprend. Il y a du Michael Mann dans sa façon de tourner, d'allier l'esthétisme à la tension des personnages. Sa caméra flotte comme celle de son aîné au-dessus de Los Angeles. Les voitures glissent plus qu'elles ne roulent, comme des jouets grandeur nature auxquels s'accrochent des hommes désemparés et déboussolés. Seul petit bémol, la complexité des enjeux qui rend difficile la compréhension de l'histoire. Le scénario aurait mérité deux ou trois scènes d'action, pas plus... Un petit bijou quand même.