Moyennement convaincu par le talent de Jérôme Salle jusqu'ici, je dois reconnaître que « Zulu » est indéniablement son meilleur film, même s'il le doit aussi beaucoup à son histoire très sombre, pour ne pas dire atroce à plusieurs reprises. Le réalisateur exploite toutefois ses décors naturels avec talent et maîtrise, tout en n'oubliant jamais de raconter une histoire, le rythme restant tendu du début à la fin malgré une petite réserve sur certaines scènes d'action. Et si certains personnages restent légèrement conventionnels, ils sont largement compensés par l'excellent duo Orlando Bloom - Forest Whitaker, aussi inattendu que remarquable, peut-être ce qu'on a vu de meilleur parmi les duos de flics ces dernières années. Bref, sans égaler les références du genre, voilà une œuvre faisant honneur au roman dont il est adapté, parfois émouvante, toujours prenante : je ne regrette pas un instant le déplacement.
L'intrigue est très bien, mais je trouve que le film est assez "bâclé". Le mistère des meurtres de filles est dévoilé trop rapidement et "mochement" en plus. Trop d'éléments restent dans le vent.. Les personnages ne sont pas assez travaillé mm si y'a un bon début (tout de mm assez stéréotypé), et puis j'pense qu'on aurait pu aller plus loin dans l'horreur (et pas le gore) au risque de choquer les mœurs..
D'un côté "Le Hobbit 2" et de l'autre "Le Majordome" pour l'autre plus le film "Zulu" en commun, on peut dire que cette fin d'année 2013 est sous le signe d'Orlando Bloom et Forest Whitaker. Réalisé et dirigé par le français Jérôme Salle, "Zulu" est un thriller violent et dure dans une Afrique du Sud montré sous un jour peu glorieux. Un changement réussi et prometteur pour Orlando Bloom qui le change de ces rôles habituels dans des personnage propres sur lui-même et typique du beau-gosse. Interprétant un policier à la dérive et alcoolique, il est le partenaire de Forest Whitaker qui joue aussi un policier meurtri par un passé lourd et un handicap que je vous laisserai découvrir. "Zulu" est avant tout une enquète sur le meurtre d'une jeune fille blanche d'un homme riche et qui va mener ses policiers dans un univers et une histoire de plus en plus sombre et sans états d'âmes. Il y'a un réel traitement de ces personnages et on ressent vraiment les blessures, la culpabilité et le dur passé qui pèsent sur les deux enquêteurs. L'enquête aurait pu être plus prenante malgrè une idée intéressante mais qui manque de rebondissements et d'un dénouement plus marquante. Les quelques intenses sont vraiment très intense et d'une rare violence et cela colle parfaitement à l'ambiance donné au film. "Zulu" est un thriller avec une réelle identité géographique avec une Afrique du Sud toujours marqué par l'Apartheid et qui laisse encore des traces dans les mémoires de ses habitants blancs ou noires. Un film intense mais qui aurait pu être un véritable chef d'oeuvre sans les quelques défauts évidentes. A conseiller et qui surprendra certains d'entre nous !!
Très bon thriller au cœur de l’Afrique du sud post apartheid qui n'en a pas fini avec ses vieux démons. L'histoire est très bien ficelé, trafique d'une nouvelle drogue très dangereuse. Trois policiers, un noir et deux blancs symbole de ce pays, travaillent ensembles pour lutter contre cette machination. Forest Whitaker et Orlando Bloom sont magistral chacun dans leurs rôles respectifs très différents. spoiler: L'un a été directement marqué par l'apartheid lorsqu'il été enfant, l'autre est un alcoolique, un gars pas bien dans sa peau mais un super flicspoiler: . Ce film est très violent et très réaliste, je ne le conseil pas à n'importe qu'elle publique, je l’interdirai au moins de 16 ans.
Plongée en eaux troubles tendue et violente dans le milieu des narco-trafiquants sud-africains,mise en scène et interprétation remarquables,c'est suffisamment rare que je sois d'accord avec la majorité des critiques amateurs pour être signalé!
Film bien réalisé qui retranscrit parfaitement l'ambiance du livre même si malheureusement certaines parties de l'histoire ne sont pas relatées. D'excellents interprètes bien dans le ton le desserve admirablement. Thriller à voir absolument pour le réalisme de son histoire.
Il y avait l'Apartheid. Mandela a évité l'embrasement sanglant. Aujourd'hui meme si les communautés se cotoient tout n'est pas réglé, loin de là. Ce polar bien mené permet d'approcher les réalités du pays : ultra violence et l'espoir.... En 20 ans on n'oublie pas les exactions commises des deux cotés. C'est un film fort dont on ne sort pas indemne
Un superbe film d'action injustement sous-estimé par les critiques français. On espère juste que l'Afrique du Sud n'est pas telle qu'on la voit à l'écran car celle-ci fait froid dans le dos.
J'ai été agréablement surpris par ce film que je ne pensais meme pas aller voir en +. Bonnes scènes d'action (comme sur la plage) qui relance le film au moment ou y a un petit temps mort. Cette drogue qui fait des ravages et rend violent. Bon thriller qui pour ma part est mieux que le récent 'the prisonner' en comparaison.
Jérôme Salle est un bon fabriquant de films, efficaces, qui font du bruit et en mettent plein la vue. C'est toujours un peu la même recette, une histoire au fort goût de polar, des poursuites et des bastons, un scénario un peu tordu mais pas trop, quelques gouttes d'humour dans un monde de brutes, une fille ou deux dans le genre décoratives… Ici, le sujet n'est pas léger, il est question d'apartheid, de pardon (ou pas), d'enfants qui disparaissent, on se doute que la solution de l'énigme posée n'est pas jolie jolie. Mais au bout du compte, on a un peu l'impression d'avoir déjà vu tout cela et deux jours après, on a presque tout oublié, sauf les images de violence, très fortes et pas vraiment indispensables. Il y a comme de l'indécence à traiter de la période post-apartheid, avec tout ce que cela comporte de complexité, d'une telle façon, avec des sabots aussi lourds.
Une réalisation très nerveuse, très épurée, des scènes d'action filmées avec beaucoup de classe et une violence directe mais jamais malsaine (à l'inverse de Tarantino par exemple). Des villas huppés de la bourgeoisie blanche aux townships de Captown, et jusqu'au désert de Namibie, la variété des décors embrasse la diversité des paysages et des peuples sud-africains (ce qui permet de voir ces actrices aux étranges yeux en amande, comme Chuma Sopotela), dans une volonté de montrer les différents aspects d'un pays reconstruit sur les ruines de l'apartheid. Ici, c'est plutôt le côté obscur de la “Nation arc en ciel” que les deux policiers semblent porter comme un fardeau (Orlando Bloom et Forest Whitaker, inscrivent dans leurs diverses névroses le mal être d'un pays), avec ses gamins des rues, ses dealers tenant les quartiers, ses sociétés de surveillance aux buts obscurs, ses trafics de substances chimiques aux propriétés mystérieuses et ses réseaux mafieux couvrant des expérimentations secrètes. Adhérant à la vision de l'Afrique ensorceleuse et troublante, une sensualité confuse imprègne le film, des scènes de fébrilité et de plaisir érotique (le déshabillage et rhabillage très élégant, dans le flou d'un second plan, de la danseuse Zina (la sculpturale Joëlle Kayembe) est l'une des scènes les plus érotiques qu'il m'ait été donné de voir dans un film récent), les stimuli du désir toujours contrariés par les souvenirs des tortures passées (ainsi que le ressent dans sa chair l'enquêteur insomniaque incarné par Forest Whitaker).
Il est juste dommage que l'histoire ne fasse que de timides allusions à la situation de l'Afrique du Sud (ce qui était pourtant apparemment le propos du livre à l'origine du scénario), à tel point que si l'on rate les quelques dialogues faisant référence aux passé de certains personnages, on peut très bien ne voir dans cette histoire qu'une intrigue policière assez bien ficelée mais somme toute banale. Ce serait passer à côté de l'un des seuls films qui aborde l'apartheid en le liant aux horreurs du Project Coast et de ses expérimentations commises au nom de cette loi par de sinistres personnages comme Wouter Basson, et avec la complicité de certains occidentaux tellement obnubilés par l'anticommunisme qu'ils en oublièrent la décence. C'est justement ce que ce film redonne à ses personnages, la décence d'un combat : “si tu veux faire la paix avec ton ennemi...”, cette citation de Mandela est la phrase cruciale du film.