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Uchroniqueur
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4,0
Publiée le 9 avril 2012
La fée, soyons indulgent avec elle, derrière ses aspects de petit film aux allures amatrices et brouillonnes il y a là une belle pièce burlesque poétique. Un film sans aucune prétention ni aucune ambition. Un petit côté Deschiens avec une mise en scène à la Jérôme Deschamps. Un univers à la Jacques Tati qui fait toujours un bien fou. Un petit côté "spectacle de fin d'année du club théâtre du collège" aussi avec une mise en place des acteurs pas toujours très juste et un jeu parfois très approximatif mais qui contribue à la fraîcheur générale. Des effets spéciaux à la Méliès et, un petit côté cirque de campagne où l'on peint des rayures sur le vieux chien pour en faire un tigre. Un conte bon enfant et sympathique qui possède une qualité photo assez surprenante qui nous rappelle que ce sont bien des pros qui ont fait ça. Saviez-vous que Fiona Gordon avait tournée avec les Monty Pythons ? La fée, regardez-le comme si vous lisiez du Prévert et si vraiment ça ne passe pas servez-vous en au moins de berceuse pour aller au lit.
Non, non , et non .... Faire tout ce que les rois du non sense auraient fait s'ils n'avaient aucun talent n'a rien d'interessant. Recemment, Monthy python, Borat, deschien, Poelvorde etc... Il y a de l'humour décalé, pas la peine de faire du cinema moche pour le plaisir
Je n'avais pas aimé « Rumba » des mêmes réalisateurs, tout en lui reconnaissant quelques belles qualités. Si j'ai donc essayé cette « Fée », c'est avant tout pour sa dimension fantastique, même si je craignais qu'elle ne soit qu'un prétexte pour un loooong et ennuyeux numéro de danse géant. Bonne surprise : ce ne fut pas le cas ! Paradoxalement, je ne saurais exactement vous dire ce qui fonctionne ici et pas dans le précédent. L'influence Jacques Tati est toujours aussi évidente, le scénario reste très mince et pourtant... Peut-être que le sujet est ici mieux adapté pour la folie légère du duo, cet univers un peu fou où tout devient plus ou moins possible. Peu de paroles, de personnages, mais juste ce qu'il faut pour construire, surprendre, le ton constamment décalé, la légèreté du récit tranchant joliment avec l'aspect plus grave, « social » de certains éléments (la solitude, les migrants). Vous dire que j'ai été sous le charme tout du long serait exagéré, mais ce joli conte de « fée », virant légèrement au spoiler: désenchantement dans les dernières minutes, finalement discret dans ses numéros musicaux (plutôt réussis) m'a nettement plus séduit, touché que le précédent : reste à savoir maintenant de quel côté le prochain fera peser la balance...
C’est tendre et émouvant, loufoque et surréaliste, poétique et décalé. C’est cependant aussi inégal et long parce que la créativité arrive par à-coups, trop absurde ou pas assez, bricolé et répétitif, avec un scénario inexistant. Il y a du Charlie Chaplin, Jacques Tati et Buster Keaton. Une folie douce et colorée qui doit être prise à un degré stratosphérique.
Joli découverte le travail de ce trio à tout faire, une façon artisanale matinée d'humour belge: acteurs, scénaristes, metteurs en scène d'une comédie déjantée, qui suivent les traces de Tati voir de Laurel et Hardy! L'atmosphère urbaine du Havre offre un cadre, poétique et réaliste à la fois, à l'histoire de cette fée qui vient proposer sa magie au veilleur de nuit hébété. Inconstant dans ses trouvailles, le film avance en équilibre sur un fil, construit d'astuces, de bricolages, de gestuelles étudiées, voire d'un pas de deux inattendu. Le résultat est rafraichissant et certainement plus riche que la fausse facilité qu'il affiche au premier abord. A partager avec de enfants cinéphiles et amoureux de Chaplin. TV - juillet 2025
Ce film qui se veut à la croisée du poétique et du burlesque, rate complètement sa cible. Il y a une certaine influence de la troupe des Deschiens, mais le tout manque cruellement de talent pour faire une comparaison. Je n'ai ni ri, ni pleuré, ni été ému, j'ai juste ressenti un soulagement lorsque le générique de fin a fait son apparition.
La Fée - ou l’itinéraire de 2 loosers inadaptés à la société mais qui essaient de vivre dans leur monde. Le debut à son charme mais ça finit par lasser. Le film se regarde mais ne laissera pas de grands souvenirs. 2,4/5
La fée est le premier film du trio de réalisateurs, Dominique Abel Fiona Gordon Bruno Romy, que je vois. Et je crois bien que si je n’avais pas été obligé, je n’y serai pas allé. Comme leurs précédents cela ne me disait vraiment rien. Mes craintes ont été justifiées. Je n’ai pas du tout fonctionné, jamais rentré dedans. Il faut dire que cela ressemble beaucoup à du Tati (les dialogues en plus) et que je n’aime pas du tout Tati. Cela ne m’a pas fait rire et même s’il y a une certaine poésie, elle ne m’a pas touché. Reste des acteurs à la gueule pas possible et plutôt doué (le même trio, aussi scénaristes), de belles couleurs et une certaine ambiance un peu bizarre. Mais je n’ai pas aimé, je ne le conseille pas vraiment…
N'ayant pas vu "Iceberg", leur premier film et ayant très moyennement gouté "Rumba", leur 2ème, je suis allé voir "la fée", le 3ème long métrage du trio Dominique Abel (belge), Fiona Gordon (canadienne) et Bruno Romy (normand), en me demandant ce qui m'attendait. Dès le premier plan du film, j'étais rassuré : un long travelling sur un cycliste chevauchant sous la pluie un vélo de marque Jacques Anquetil, ça me cause tout de suite ! En fait, je me suis régalé face à ce conte de fée contemporain, plein de tendresse, de poésie et de ... non-sens. Certes, des spectateurs mal embouchés pourront prétendre à juste titre que "La fée" n'est pas totalement abouti, qu'il y a quelques longueurs, mais, croyez moi, c'est le plus souvent loufoque, très drôle et on ne peut que rendre les armes face à une profusion de gags succulents. On n'est jamais très loin de Keaton, de Pierre Etaix et de Tati, c'est tout dire. Tourné au Havre, "La fée" nous donne en plus à entendre Dinah Washington, Duke Ellington, Louis Armstrong et The Ventures (Les Shadows US des années 60). Courez-y !
Mêlant l'absurde, le fantastique et un visuel onirique, "La fée" a tout d'un film de Gondry... le talent en moins. Sous cette couche de folie apparente se cache une oeuvre convenue et prévisible. L'humour ne prend pas et on rentre pas à 100% dans le délire cinématographique de ce trio de scénaristes/réalisateurs/comédiens. Certaines scènes sont même d'un ennuie profond. Tout n'est pas à jeter, loin de là. Ce conte urbain et moderne contient quelques bonnes idées mais noyés au milieu d'autres plus... dispensables.
Ce film qui est dit burlesque et poétique a bien peu d'attrait, original mais pas tant que cela, absurde mais juste un peu, incompréhensible de même. Moyennement esthétique et humoristique il semble très marqué par une grisaille toute nordiste même si c'est dans le fond un résumé de l'histoire de l'humanité.
Avec la poésie qui les caractérise, Dominique Abel et Fiona Gordon nous plonge à nouveau dans une histoire rocambolesque pleine de charme. L'humour des situations appartient au cinéma muet, et leurs personnages ont la maladresse des ses héros. C'est unique et frais. Les corps se déhanchent, se contorsionnent comme pour danser. Un film très agréable, dont l'univers singulier tranche avec tout ce qui se fait aujourd'hui.