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In Ciné Veritas
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3,5
Publiée le 31 juillet 2017
Dans la filmographie d’Abbas Kiarostami, Like someone in love, présenté en compétition officielle au festival de Cannes 2012, succède à Copie conforme (2010) dont il constitue une sorte de version plus sombre, plus désabusée, toujours atypique mais moins radicale. À la radiographie du duo formé par Juliette Binoche et William Shimell fait ainsi suite l’analyse d’un trio composé d’une jeune escort-girl, Akiko (Rin Takanashi), de son amoureux, Noriaki (Ryo Kase) et d’un érudit sociologue octogénaire, Watanabe (Tadashi Okuno). À la Toscane succède l’urbaine Tokyo d’abord nocturne puis diurne. Critique complète sur notre blog ciné : incineveritasblog.wordpress.com
Un film magnifique. Construit sur un étrange triangle. Classique et cependant étrange. Un vieil homme cultivé, affable, intelligent, réfléchi. Un veuf qui a apparemment gardé une trace vivante de son amour pour sa femme. Nostalgique et solitaire , il a fait appel à une connaissance qui lui a propose une soirée de rencontre avec une jeune fille qui pratique cette activité, sans que l'on puisse lui attribuer formellement le comportement de prostitué. Car la jeune fille étudiante, d'origine rurale, esseulée lors de son arrivée dans la capitale, et qui pratique par la force alimentaire des choses, la profession d'Escort-girl, semble ne pas avoir totalement assimilé les fondements de la profession des geishas du siècle dernier, et des contraintes afférentes. Elle fait preuve d'une grande naïveté, qu'elle accompagne d'une candide fraicheur, inattendue chez ce type de personnage. Il y a visiblement une volonté de la présenter auréolée d'une sorte d'amateurisme qui lui confère une grande sympathie. Ses préoccupations immédiates : rassurer sa grand mère de passage dans la capitale et réussir son partiel du lendemain, certainement mal préparé, du fait de ses activités annexes. Récupérer un peu de force et surtout dormir. Le troisième élément est un jeune homme sincère et borné. Il se déclare le fiancé prêt au mariage avec la jeune étudiante dont il ignore l'ensemble des activités. Dont il ignore bien d'autres choses...entre autre son cheminement difficile vers une indépendance et une liberté qu'il n'est, à aucun prix, décidé à lui concéder. Cette jeune femme il l'aime comme un objet qu'il veut entièrement soumettre à sa volonté... Si nous n'étions pas au japon il lui proposerai, avant toute chose, un vêtement plus en rapport avec l'objectif de la domination totale qu'il s'apprête à lui imposer, pour penses-t-il, gommer les difficultés dues à son comportement de "rebelle", rétive au mariage ! La photographie est toujours soignée et au service de la narration. le jeu d'acteur est parfait de sobriété et de sincérité. Mais pourquoi proposer une fin aussi immérité. Une symbolique lapidation vient nous asséner le désespoir de ce talentueux réalisateur libanais. Aucun des personnages, quel que soit sont capital de sympathie, n'est en mesure d'évoluer ou de faire un tant soit peu bouger les lignes sociales du conflit exposé. La séquence de fin du film, c'est une pierre lancée. Cette pierre, c'est le spectateur qui la reçoit comme une affirmation de notre gigantesque impuissance face à toute les incompréhensions religieuses et culturelles qui divisent notre monde. Ça vaut cinq étoiles, je n'en mets que quatre en raison du petit coup de cafard provoqué par le dernier plan !
Un grand film japonais dans le sens où le rythme très très lent et contemplatif du début, la photo très posée et lyrique sur Tokyo contraste petit à petit avec le rythme de la fin. C'est une accélération très fine et très bien orchestrée propre à ce cinéma. Pour ce qui aime, c'est un pur régal, pour les autres un ennuis certain. Dans les films européens dans le genre, si vous avez aimé Lost in translation, le genre ici s'en rapproche.
"Like someone in love", et non "Someone in love". Film du romanesque et non film romanesque, le titre indique d'emblée sa dimension esthétisante, aux réminiscences d'un Flaubert. Autant le dernier film d'Abbas Kiarostami, Copie conforme, m'avait laissé sceptique, autant Like someone in love m'a beaucoup plu. La mise en scène est magnifique, à l'image du jeu subtil sur les points de vue, entre présence et absence des regards et des êtres. La lenteur apaisante et la montée brutale de la tension rappellent certaines façons de faire propres à Manoel de Oliveira, pour faire un parallèle. On peut se demander s'il y a vraiment quelque chose au-delà de ce film : pour preuve, sur le papier, le scénario n'est guère excitant. En fait, l'art de Kiarostami réside dans son style, qui met à distance les personnages avec force et réalisme. Et cela suffit. On lui aurait bien attribué un prix à Cannes ...
Voici un projet pour le moins surprenant et qui titille sacrément les rétines de l’amateur de cinéma. Abbas Kiarostami, le géant iranien, a pris la route pour le Japon afin d’y filmer une jeune étudiante et un vieil homme à la retraite, pour le meilleur et pour le pire.
La suite est ici : http://critiqueconnection.wordpress.com/2012/10/15/like-someone-in-love/
Doux. Doux malgré les thèmes centraux abordés, la prostitution et l'amour. Même trop doux voire carrément soporifique. Des personnages riches, des situations "cocasses", une esthétique visuelle très réussie ... Mais la chantilly a du mal à monter, la somnolence s'installe et le film vous laisse de glace. Peut-être la véritable prouesse du film : nous endormir devant le sexe et l'amour ... Rrrron pshittt rrronn pshitt ...
Source : Plog Magazine, les critiques des ours => http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/10/like-someone-in-love.html
Une jolie surprise ! Abbas Kiarostami livre ici un film touchant, simple, lent et agréable. Le synopsis (dont j'ai entendu un résumé "amusant" dans la file d'attente cannoise : "une histoire entre un vieux et une pute") est finalement loin de la vérité. La jeune femme est une jeune femme avant tout, et le vieil homme un homme seul qui s'intéresse avec douceur à elle. Le sexe est absent de ce film qui privilégie des scènes très longues et peu nombreuses. Le découpage est lui aussi extrêmement simple (on se rend compte après 10/15 minutes de film qu'Abbas Kiarostami n'a utilisé que deux plans ! Le 3ème n'intervenant que vers la 15ème minutes du film), ce qui peut en désarçonner plus d'un, et en ennuyer un certain nombre. Mais au final, cette simplicité place le projecteur au dessus des dialogues des comédiens, simples et très humains. Like Someone in Love est une jolie fable humaine, simple et sincère.
J’ai été déçue. C’est très lent, trop d’ailleurs. Bien sûr la vie est faite de lenteur, de silence, d’inaction, les Japonais ne sont pas des personnes très démonstratives de surcroît mais c’en était trop, j’ai décroché.
Dommage. Ce film m'intéressait et je commençais à le trouver intéressant bien que assez ennuyeux tout de même... Puis, arrive la fin où il se passe enfin quelque chose! Sauf que c'est complètement nul comme fin, je dirais même ratée! Comment peut-on conclure un film assez poétique si je puis dire de manière autant médiocre et bâclée??? C'est incompréhensible et elle gâche le film à elle toute seule! Juste la moyenne pour moi... Rien de bien intéressant au final, hélas... spoiler: Le pépé à la fin qui n'appelle même pas la police et qui se met au bord de la fenêtre pour prendre des risques, désolé mais c'est vraiment trop abusé et tiré par les cheveux... Désolé monsieur le réalisateur, votre scénario part en cacahuète complet là!
Chiant à mourir. J'ai cru mourir dans la salle de ciné. Alors oui c'est très bien joué. mais quel ennui ! le vide! Economisez 2 h de votre vie, allez marcher, dormez, faites du sport, parler avec des potes, vivez, faites n'importe quoi ce sera toujours mieux qu'aller voir ca.
Dans la première partie du film, la mise en scène de Kiarostami est excellente. Notamment, le début dans le bar de nuit ainsi que le trajet en taxi de l'héroïne. Il aborde encore une fois les faux-semblants des personnages qui ne sont pas ceux que l'on croit. Mais malgré tout, l'ensemble souffre de la vacuité du scénario.
A mon goût un peu plat la construction le déroulement de l histoire donne un sentiment que abbas filme en observateur voyeur d un fait de société bien réel et qu en aucun moment il n y pas de partie pris ???? TreS bons plans sujet traite avec pudeur
Bonjour tout le monde, juste si vous me lisez et que vous n'avez pas vu le film, arrêtez votre lecture car je risque de trop en dévoiler... Pour les autres j'aurais quelques questions a vous poser pour une étude en option cinéma de mon lycée, si vous voulez bien m'aider je vous en remercie d'avance. Quel est le point de vue adopté dan le film exactement ? et il me faudrait le voir une seconde fois pour comprendre donc : Takashi meurt-il a la fin ?
Autrement j'ai beaucoup aimé le rythme posé du film en contradiction avec un Tokyo tout en effervescence et la façon dont cette histoire paradoxale est racontée... et aussi je suis tombée amoureuse du petit papi adorable !
Film intéressant qui montre l'état de perdition de personnages très différents les uns des autres; une jeune prostituée en recherche d'une figure parentale; un vieux philosophe animé par un désir libidinien et un jeune garagiste qui, en état d'incomplétude, veut emprisonner l'image féminine par le mariage. Et malgré le savoir du philosophe, ces êtres manipulés par leurs désirs, se rendent superficiels et falots, telle cette foule absorbante et grouillante dans cette ville de Tokyo, et transparente pareils à ce jeu de lumière translucide qui court du début à la fin, jusqu'à cette brisure en quelque sorte ce miroir aliénant, fatale et peut être libératrice pour les protagonistes.
Kiarostami nous a tellement habitués à des films inouïs que quand ils s'égarent il faut sortir le carton rouge. C'est long, chiant, ça se regarde filmer sans inspiration. J'irai voir le prochain avec appréhension, et si c'est pareil je n'irai plus du tout.