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missfanfan
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5,0
Publiée le 9 décembre 2012
je suis restée scotchée à mon siège du début à la fin du film tellement l histoire lm'a prise aux tripes et m'a parlé car malheureusement des histoires comme celle là avec des issues dramatiques on en vie tout les jours c'est la triste réalité ( moi dans mon cas par chance j'avais des témoins donc impossible de faire un délit de fuite sur un lieu très passant en plein journée) les acteur sont tous criants de vérité Raphaël Personnaz que je ne connais pas plus que ça est habité par son personnage rongé par la culpabilité et le remord les actrices plus vraie que nature bravo Madame Corsini pour vos films et celui-ci ne failli pas à la règle
Un film très bien interprété, dur, réaliste et poignant. Comme quoi, tout peut basculer d'un coup et le remord sans punition est pire que la punition qui délivre (et absout) à sa fin. D'ailleurs, la fin justement, reste ouverte. Au spectateur de terminer. A voir.
Un film traitant sur un sujet dramatique d'actualité. Les personnages sont crédibles mais le réalisateur n'arrive pas a faire passer l'émotion qui aurait du résulter d'un sujet aussi grave. Au final un film pas mal ou l'on ressent un goût d'inachevé.
C’est l’histoire d’un gentil chauffard, d’une victime et d’un témoin. Le témoin voit le chauffard et la victime voit le témoin. Que fait le chauffard ?
Al, jeune ex-prolo en passe de tout réussir, renverse un passant en rentrant d'une soirée trop arrosée. Poussé par ses potes, il prend la fuite. A sa fenêtre, Juliette a tout vu, et cherche à le retrouver, tout en se liant d'amitié avec la femme de l'accidenté, jeune femme sans-papiers sous le choc.
3 mondes, c'est avant tout le plaisir un peu rare du bon petit film sans prétention, sérieux mais pas moralisateur, captivant sans être compliqué et ambitieux tout en restant dans une forme de modestie du travail bien fait. Ce n'est pas du Audiard, mais c'est du cinéma populaire et accessible, qui parle de sujets réels et qui en revient aux bases : une historie simple mais dramatique, des enjeux et de très bons acteurs bien dirigés.
Le pitch est un fait divers mais il résonne vrai. Catherine Corsini ne fait pas tout une histoire de la mise en place, et ne cherche pas à préserver ses effets. C'est bien la suite qui l'intéresse, et pas le fait divers en lui même. Et c'est là que le principe de croiser trois destins est habile, même si ce n'est pas follement original. Car chacun des trois protagonistes va évoluer, suivre une trajectoire différente, qui se croisent et s'entrechoquent.
Le coupable, le salaud, va s'avérer plus complexe que prévu. Pris dans la pression d'une vie remise sur les rails, il va se tordre de culpabilité, tenter d'acheter sa conscience, et bien évidemment dérailler. La témoin est ballotée, sûre d'elle au début, puis de plus en plus perdue au fur et à mesure qu'elle plonge dans cette histoire dans ce rôle ambigu de porte parole entre les deux camps. Et puis il y a la veuve, peut-être le personnage le plus intéressant. Un petit bout de femme que l'on voit à peine dans les premières minutes. Mais qui se révolte petit à petit, qui montre toute sa force et toute sa volonté. Scène incroyable où elle fait face aux médecins de l'hôpital réclamant de l'argent pour les organes de son mari défunt. L'argent , présent à chaque seconde au moment où chacun tente de recoller les morceaux. L'argent, qui, on le sait dès le départ, le résoudra évidemment rien. C'est un lieu commun un peu facile, mais la distance et l'intelligence avec lequel le film le traite en fait à nouveau un sujet passionnant.
Cela apporte un plus à un film qui décrit par ailleurs de manière une descente aux enfers, la chute sans fin d'un homme en perte de contrôle. Malgré quelques sorties de routes scénaristiques assez discutables, et quelques seconds rôles un peu faibles, le film de Catherine Corsinni est donc le bon exemple d'une forme de cinéma accessible sans être idiot. Qui prouve qu'il n'y a pas besoin d'inventer des pitchs qui défient l'imagination ou encore d'être un très grand metteur en scène, pour réussir un bon petit film.
Drame très efficace !! On ne veut pas en rater une miette ! L'engrenage dans lequel se retrouvent les deux personnages principaux est enivrant et bien ficelé et franchement moi j'ai adoré ! Une belle surprise que j'ai découvert totalement au hasard ! Youpi !
Plutôt intéressant et assez réaliste même si certains évènements de l'histoire sont plutôt improbables comme la relation ambigüe que noue Raphaël Personnaz et Clotilde Hesme. Mis à part ça, les acteurs sont convaincants, le scénario se tient et la mise en scène classique nous font passer un bon moment plein de réflexion sur ce que nous ferions à leur place... On s'identifie donc facilement aux personnages et nous fait réfléchir sur le rapport à l'argent face à de si terribles évènements... L'argent ne fait tout passer.... A voir
Un film de société sur la culpabilité , l'argent et la confrontation de l'assumer ion de ses actes et la peur de tout perdre .Très bons comédiens . C'est sûr ! Pour autant le film est sinon manichéen ,assez lourd !
Un film vraiment passionnant sur un sujet très banal, ( délit de fuite, remords, traité maintes fois au cinéma ). Ce qui est particulièrement intéressant dans ce film, c'est la multiplicité des thèmes abordés, avec une grande justesse, ( surtout la scène du don d'organes, très forte ), et la confrontation des trois mondes évoqués dans le titre. Si je ne mets pas la note maximale, c'est à cause de cette coucherie complètement délirante et déplacée dans un tel contexte, ( j'y avais pensé mais je n'imaginais pas qu'ils oseraient ). Le personnage de Juliette est le moins crédible, mais bon, c'est une bobo, les réactions de ces personnes me sont étrangères, quoi que, why not, ils sont capables de tout.
Trois mondes ne tient qu à son sujet le fait de ne pas être un très grand film. Car si l histoire de ces trois personnages qui vont se heurter suite à un accident de la route est dramatique elle est aussi affreusement banale. Tout comme est banale la lâcheté du personnage de Al qui abandonne à son sort l homme qu il vient de renverser en voiture mais aussi son attachement soudain à la témoin de l accident qu il voit comme une bouée de sauvetage alors qu elle veut l aider; banales également les remords qu il éprouve au contact de la veuve du malheureux piéton. Du coup au milieu de ceci il est difficile d être réellement pris aux tripes même s il faut reconnaître à la réalisatrice un indéniable talent pour créer la tension malgré cela. Il faut aussi souligner la qualité des seconds rôles tous vraiment excellents et très bien écrits qui sont une véritable valeur ajouté à ce film qui mérite d être vu.
Le thème de l'accident a déjà été utilisé dans de nombreux films. L'originalité de celui-ci tient davantage dans l'étude de caractères que dans le scénario. La psychologie des différents personnages, sur laquelle repose pour l'essentiel l'intrigue, est assez bien vue. Elle comporte néanmoins à mon avis quelques failles. On a du mal à croire qu'un garçon d'origine modeste qui a trimé dur aussi dur pour gravir l'échelle sociale renonce ainsi soudain à tout ce qu'il a acquis. On est tenté de penser qu'un individu qui a trempé dans un univers de magouilleurs assez cyniques et a accepté ces combines se comporterait de façon plus habile, en admettant qu'il veuille faire quelque chose pour la victime. Ca tombe en effet sous le sens que passer de cette façon par un intermédiaire ne peut aboutir qu'à une catastrophe, voire à un chantage permanent. Le personnage de la veuve, très intéressant, change aussi brusquement d'attitude de façon peu crédible, alors que son comportement face aux médecins, tout à fait réaliste, donne une scène particulièrement forte. La réussite de ce film, dont une des grandes qualités est de n'être ni manichéiste ni moraliste, n'est donc pas complète. Dommage.
Le point de départ, c’est un tragique fait-divers tristement banal et ses répercussions sur 3 individus et c’est là que le casting prend toute son ampleur. Clotilde Hesme & Arta Dobroshi (qu’on avait découverte dans Le silence de Lorna) entourent Raphaël Personnaz rongé dans la culpabilité et qui se trouve pris dans un vicieux engrenage. Jeu remarquable de la part de ce trio d’acteurs qui nous ferait presque oublier des personnages un peu lisse additionné à la réalisation de Catherine Corsini qui signe un film dramatique trop commun. Trois mondes ne propose donc rien de bien transcendant pour le spectateur si ce n’est la présence de ces comédiens talentueux mais encore peu exposés.
Corsini propose ici une oeuvre psychologique et très humaine qui confronte les univers autour d'un drame de la vie, tout en rapprochant les individus confrontés ou rattrapés par leur morale. La tension est palpable et c'est elle qui embarque le spectateur dans le film et les méandres psychologiques des différents personnages aux univers et aux destins opposés, et chamboulés par quelques secondes qui changeront à jamais la face de leur vie. Les comédiens sont plutôt bons, l'importance des seconds rôles est très intéressante (même si leurs rôles sont parfois un peu flous). Mention spéciale à Raphaël Personnaz qui livre une prestation dramatique très juste, même touchante. De quoi proposer plusieurs regard sur le personnage, livré comme un meurtrier, et qui délivre peu à peu tout son côté humain. Pour au final une réflexion intéressante sur le regard porté, la perception des choses, l'humanité, le rapport à l'argent, mais aussi la douleur et la culpabilité ressenti pour l'homme qui est pourtant à l'origine du drame. Ou comment le bourreau est aussi une victime à son niveau. Le film est rythmé, intéressant, mais manque d'une certaine profondeur sur les autres personnages et dans certaines relations. spoiler: Pour moi, la relation d'un soir entretenu entre les deux personnages principaux ne s'imposait absolument pas, et ternit complètement le film. . Cela a un peu brisé l'élan du film, et reste assez incompréhensible. On note aussi quelques clichés, qui polissent un peu trop certains personnages qui ôtent un peu de naturel. Mais bon, les clichés (sécurité routière, situations personnelles...) ont toujours une part de vrai... Malgré tout, les dilemmes abordés et proposés sont intéressants et soulèvent de vraies réflexions.
Une virée entre potes va tourner court et bouleverser le destin de ses principaux acteurs ; les effets collatéraux iront bien au-delà de l’imaginable et personne ne sortira indemne de cette situation. Avec « Trois Mondes », Catherine Corsini signe une œuvre riche, bouleversante et nous offre assurément son meilleur film à ce jour. Sa direction d’acteur est tout simplement magnifique, que ce soit Clotilde Hesme, Raphaël Personnaz et surtout Arta Dobroshi, révélée il y a quelques années par les frères Dardenne et qui nous gratifie ici d’une prestation digne et prenante ; force est de reconnaître que tous trois ont investi leur rôle avec une détermination absolue. Comme les personnages de ce très beau film, le spectateur ne sort pas indemne du cauchemar incontrôlé qu’ils doivent affronter.