Le 1er monde, c'est celui d'Al (Raphaël Personnaz, moyen) le délinquant de la route, le 2ème, celui d'Adrian la victime (et famille), le 3ème celui de Juliette (Clotilde Hesme, moyenne) le témoin à sa fenêtre. L'un s'est hissé hors du caniveau grâce à sa belle gueule et son bagou de commercial (jusqu'à bientôt épouser la fille de son patron, concessionnaire auto), le 2ème est un clandestin moldave et la 3ème une étudiante en médecine (pas très en avance dans ses études, plutôt de bon milieu et enceinte d'un universitaire avec qui elle hésite à cohabiter). Ce découpage (interactions tentées, avec plus ou moins de force et d'opportunité, entre lutte des classes et émotion) est la seule vraie originalité d'une histoire classique : un accident, une lâcheté, un remords obsédant (et quelques digressions illustratives, comme une scène hallucinante entre la veuve d'Adrian et les médecins qui lui parlent dons d'organes). Jamais au-dessus d'un téléfilm soigné.
Malgré un thème déjà utilisé, le scénario reste alléchant. Les séquences du film s'enchainent vite. Trop vite pour laisser aux acteurs les moyens de s'exprimer vraiment. Arta Dobroshi domine le casting et reste excellente de bout en bout face à Clotilde Hesme, toujours parfaite dans un rôle qui aurait mérité d'être plus développé. Raphaël Personnaz dévoile une nouvelle facette de son talent et reste très convaincant dans cet homme détruit par la culpabilité. Le rythme du film démarre très vite et perd de l'intérêt faute à un suspense mal maitrisé. La mise en scène ne laisse que peu de place à l'émotion, tout en offrant des moments forts et prégnants. C'est déjà ça mais je n'ai pas été emballé comme j'avais pensé l'être. http://cinealain.over-blog.com/article-trois-mondes-112061268.html
je suis restée scotchée à mon siège du début à la fin du film tellement l histoire lm'a prise aux tripes et m'a parlé car malheureusement des histoires comme celle là avec des issues dramatiques on en vie tout les jours c'est la triste réalité ( moi dans mon cas par chance j'avais des témoins donc impossible de faire un délit de fuite sur un lieu très passant en plein journée) les acteur sont tous criants de vérité Raphaël Personnaz que je ne connais pas plus que ça est habité par son personnage rongé par la culpabilité et le remord les actrices plus vraie que nature bravo Madame Corsini pour vos films et celui-ci ne failli pas à la règle
Voilà bien un grand film, enrichit par des acteurs superbe, un scénario intelligent et une musique impressionnante. Ce film mérite d'être vu impérativement.
Très bon film, un scénario digne de la vie quotidienne, voir ordinaire, histoire qui peut arriver à n'importe qui.... Les comédiens jouent merveilleusement bien. Vive le cinéma français! Courrez-y!!!!
Dès le départ, ce film est idéalement bien corseté dans son sujet grave. Il joue ensuite fort bien de ses contrastes. Excellemment bien interprété, bémol, la réalisatrice peine pourtant à lâcher sa narration autrement qu'au goutte à goutte, c'est, certes, un choix. Les multiples transversalités du thème développé laissent songeur sur ce qu'est devenu "l'homme moderne" charmant, sensible et obséquieux... spoiler: Pourtant, son réel fond d'humanité, relayé par sa maman, douloureusement lui rongera les sangs jusqu'à se retrouver en accord avec sa peine et son châtiment. Aucune mort ne vaut moins qu'une autre, c'est à mon sens le constat. La bonne conscience a parfois un prix. Raphaël Personnaz convaincant, Clotilde Hesme investie, un peu linéaire quand même et Arta Dobroshi, la grande révélation de ce film, quant à Réda Kateb, à mon sens, largement sous-employé... Scénario solide & courageux, à voir.
L'histoire de depart est interessante et le film dans sa globalite plutot pas mal.Mais il est gache par un scenario parfois pas credible et par des acteurs pas toujours bon.
Un excellent film avec des acteurs formidables, en particulier Raphael Personnaz qui joue avec intensité et subtilité. La tension est palpable tout au long du film, on ressent beaucoup d'émotions car le sujet est difficile mais très bien traité, c'est un film sombre qui fait réfléchir et qui marque ..
Trois Mondes, ce sont aussi 3 âmes qui représentent leur monde social, économique, qui se croisent, se heurtent, se cherchent aussi : le chauffard (coupable), la femme de la victime, le témoin... et qui dit victime, dit dette à payer....et comment la payer? Avec de l'argent, avec un pardon ? Pas facile. Les trois âmes tourmentées (le mot est faible) sont interprétées par trois jeunes que l'on sait formidables (Raphael Personnaz, Clotilde Hesme, Arta Dobroshi), donc pas de surprises de ce côté, là. Catherine Corsini donne du poids à ses seconds rôles, on aime donc aussi la femme du chauffard, son patron (profil, certes, un peu caricatural du magouilleur type)...mais le temps presse ...on pense même à la vengeance, les amis de la victime n'ont pas l'air de doux...On se prend à frémir pour le coupable, cela pose question. Certains parlent de conte moral...peut-être, mais j'ai l'impression que Corsini ne prend pas parti réellement, en tout cas pas un parti moral pour l'un ou l'autre du trio, le spectateur pourrait être dans l'une des trois situations ...Les trois mondes ont été amenés à se rencontrer, sans doute aussi à se séparer...un peu libérés, c'est ce qu'on leur souhaite. Malgré tout ce que je viens de dire, le film n'est pas que dans la réflexion, il est aussi énormément dans l'émotion (à laquelle participe la musique), et ce mélange fait des Trois Mondes un film réussi.
Réaliste, bien joué. Une histoire sur des personnes se croisant sur un drame et se retrouvant à se positionner selon leur valeur intime. Moi j y ai cru et je suis bien rentré dans leur histoire. A l écoute de votre version sur le regard de Personnaz à la fin lorsqu il est dans le train.