En s’emparant de la corrida, pratique aujourd’hui polémique dans les divers pays qui la pratiquent encore, Ferdinand entend célébrer la réconciliation entre le taureau et le toréro, ode pacifiste à la résolution des conflits par le dialogue et par l’amour. Un tel propos, défendable compte tenu du public visé par ce long métrage d’animation, perd de vue néanmoins la question complexe des traditions, qu’il évacue au profit d’une Espagne bucolique où il fait bon accrocher des fleurs en guirlandes et manger des carottes dans la cuisine, autrement dit une Espagne hors du temps qui n’a même pas la valeur de carte postale – puisque la carte postale est, par définition, datée –, une Espagne telle que les Américains la figent et la fantasment. Comment prétendre dans ce cas représenter la corrida, puisque de la corrida nous ne voyons rien sinon des répétitions sympathiques et un dernier tour d’arène en forme de statu quo ? Nous sommes loin du magnifique Coco (Lee Unkrich, 2017) qui, la même année, aborde et explique la fête des morts à son public familial sans en divulguer douleurs et noirceurs. Le ciel bleu et les collines fleuries remplacent l’enclos, l’arène et l’abattoir, ombres vite levées par un studio réputé pour ses leçons d’amitié mais guère pour son ambition en matière de cinéma d’animation. Seule la partition de John Powell se joue des clichés hispanisants en diffusant une énergie teintée çà et là de mélancolie apte à raconter l’émancipation d’un taureau qui voulait réussir sans recourir à la violence, prolongement émoussé du Desmond Doss de Hacksaw Ridge (Mel Gibson, 2016).
Un DA original qui véhicule des valeurs très fortes tout en étant vraiment drôle dans beaucoup de situations. La plus belle des valeurs je trouve, c’est l’acception de soi. Être différent des autres et le revendiquer sans vouloir se fonder dans la masse. Après il faut aussi une force de caractère pour qu’autrui accepte cette différence. Mis à part ces considérations philosophiques, c’est franchement hilarant avec tous les personnages secondaires qui gravitent autour du héros. La chèvre évidemment, les hérissons et les chevaux danseurs!! Les courses poursuite sont assez incroyables et jouissives; dans les rues de Madrid par exemple et avec le bonhomme qui pose en toréro et qui voit arriver les taureaux!!!!!?? Excellentissime!!!! Belle réussite.
Un joli film d animation très reussi. Tendre sur un sujet qui pouvait ne pas l être. On passe franchement un bon moment c est très rythmé et quelques personnages comme les trois chevaux sont particulièrement drôle.
Dessin animé amusant, pas vraiment anti-corrida, pas non plus pro-corrida, mais qui fait seulement l’éloge des bonnes relations taureaux-humains, donc ça fait plaisir. Le film surprend avec de bonnes blagues à trois moments, cela fait plaisir de pourvoir encore être étonné par le génie de l’humour après les quarantaines de dessins animés comiques.
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3,5
Publiée le 6 janvier 2023
Combattre pour la gloire dans l'arène! C'est le rêve de tous les taureaux de la casa del toro sauf pour le gentil Ferdinand! C'est plutôt le genre de taureau qui aime sentir les fleurs dans la grande prairie! Jusqu'à la pointe de ses cornes! Une fête des fleurs qui tourne mal avec un village entier saccagè et voilà que le pauvre Ferdinand se retrouve à la casa del toro qu'il n'aime pas [...] Que de fleurs, que de fleurs dans ce gentil tout plein film d'animation! Une rèalisation efficace et d'un style accrocheur au niveau des couleurs! Un Ferdinand attachant qui va tout faire pour surmonter sa peur, une bonne morale avec des relents anti corrida (ce ne sont pas les taureaux qui ne valent rien mais bel et bien les acteurs de la corrida), de l'humour, des bons sentiments pour une histoire tendre et touchante qui renoue avec la grande tradition du film d'animation! Même les adultes passeront un joli moment avec ce taureau pissenlit...
Le studio Blue Sky ne manque pas de savoir-faire et en administrait encore la preuve avec ce film, portant sur un sujet pour le moins casse-gueule pour un divertissement à portée des enfants. Pourtant, tant sur le plan des personnages que le storytelling, Ferdinand fonctionne plutôt bien, avec une animation précise (même si moins virtuose que d'autres productions du studio) et une écriture intéressante. Ça ne fait pas la pige à Pixar sur le plan des émotions, mais le charme opère quand même.
Ce lourdeau est mignon comme tout malgré un graphisme moyen. Film divertissant et avec de jolis messages. Les enfants adoreront, les adultes se prendront au jeu. 3,7/5
Un bon film avec un fond des plus intéressant et mené de façon très intelligente ! L'histoire est très convaincante et Ferdinand est très attachant. Tous les personnages sont très convenables et bien élaborés et les images sont belles ! Les effets visuels sont bien travaillés et les décors sont très satisfaisants. Les lieux rencontrés sont appréciables et l'ambiance est plaisante. Les petites pointes d'humour sont amusantes et il y a de l'émotion, la morale est très bonne et devrait inciter certains à changer de mentalité sur la corrida. Un film donc réussi, à la fois beau et très efficace sur le message qu'il veut faire passer avec un taureau très sympathique accompagné de ses amis décalés. On passe un moment très agréable qui ravira petits et grands !
Discret, Ferdinand le film, comme son personnage, est séduisant mais son histoire ne fait pas d'étincelles, comme les dialogues et le reste d'ailleurs. A voir ... ou pas.
Ferdinand sauve ses amis taureaux d'une mort certaine, c'est beau. Mais les 40 000 autres taureaux qui meurent tous les ans lors des corridas (rien qu'en Europe) on en fait quoi ? L'âge d'or de Blue Sky Studios est bien loin, et le studio peine a sensibiliser les jeunes a ce soi-disant spectacle qui n'est rien d'autre qu'un massacre.