Django Unchained
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5 054 critiques spectateurs

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Alasky

454 abonnés 4 547 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2025
Toujours un régal de revoir Django Unchained, toujours un grand moment de Cinéma. Culte dès sa sortie, c'est évident.
Mettez Tarantino aux commandes d'un western, le résultat est exceptionnel.
Le casting est génial et les acteurs sont au plus haut de leur talent, offrant des performances phénoménales.
BO incroyable, mise en scène grandiose, photographie impeccable. La grande classe.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 781 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2025
Qui est le film ?
Sorti en 2012, Django Unchained s’inscrit dans la veine la plus spectaculaire de Quentin Tarantino, après Inglourious Basterds où il réécrivait déjà l’Histoire par la fiction vengeresse. Le cinéaste déplace ici son geste vers l’Amérique esclavagiste, en empruntant au western spaghetti et au cinéma de blaxploitation pour imaginer la trajectoire d’un esclave libéré qui devient vengeur amoureux. En surface, le film promet une épopée pulp, violente et jubilatoire ; en profondeur, il s’annonce comme une tentative de réparer symboliquement une blessure historique.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet de Tarantino est double. D’un côté, il veut restituer à un personnage noir la centralité héroïque que le western lui a toujours refusée. De l’autre, il interroge la possibilité de représenter l’esclavage par le biais d’un cinéma de genre, où l’excès et la jubilation priment sur la gravité. La tension du film est là : entre la catharsis offerte par le spectacle de la revanche, et la mémoire historique qui excède toujours le plaisir du récit.

Par quels moyens ?
Le film est une mosaïque de références. Gros plans hérités de Leone, ironie sanglante façon Corbucci, héroïsation issue de la blaxploitation : tout est montage de signes. Ce choix a un effet immédiat, il entraîne le spectateur dans une jouissance formelle, où la reconnaissance des codes fait partie du plaisir. Mais l’enjeu est moins innocent qu’il n’y paraît : en recyclant les outils du western pour parler d’esclavage, Tarantino détourne une histoire réelle vers l’imaginaire ludique d’un cinéma de genre. La mémoire devient spectacle.

Tarantino filme la brutalité des chaînes, des tortures, des lynchages mais il la retourne en jubilations vengeresses. Le spectateur est pris entre compassion et excitation : souffrir avec la victime, puis jouir de la revanche. Cette ambivalence est le cœur du film : la justice n’y est pas sociale mais cinématographique, elle ne répare pas le réel mais satisfait le désir de voir l’oppresseur détruit.

Après cela, le récit se structure en deux mouvements distincts : d’abord l’apprentissage, puis l’affrontement. Dans la première partie, Django devient le partenaire de King Schultz, chasseur de primes allemand qui l’initie aux codes de la liberté et du commerce de la mort. Dans la seconde, Django revient sur les terres de la plantation, lieu où son autonomie se mesure à sa capacité de tromper et d’exploser l’ordre esclavagiste. Ce schéma fonctionne comme une parabole de l’émancipation : l’asservi devient sujet, non par réforme politique, mais par duel spectaculaire.

Les protagonistes condensent des positions symboliques. Django incarne la possibilité d’un sujet noir héroïque, libre et armé. Schultz, l’allié blanc, est figure d’instruction et de lucidité, dont la mort rappelle la fragilité de cette médiation. Calvin Candie, propriétaire sadique, performe une brutalité mondaine, mise en scène du pouvoir esclavagiste. Et Stephen, valet noir qui protège l’ordre blanc, trouble la lisibilité du récit : il rappelle que la domination se rejoue aussi par complicité et intériorisation. Ces figures ne sont pas réalistes : elles théâtralisent les rapports de pouvoir.

La répétition brutale du mot « n*** » n’est pas décorative : elle fait sentir le poids d’une violence quotidienne, inscrite jusque dans la langue. Tarantino ne l’utilise pas pour choquer gratuitement mais pour immerger le spectateur dans une époque où l’humiliation était systématiquement verbale. Mais ce choix reste risqué : il expose les spectateurs noirs à la répétition traumatique, et teste la position morale du spectateur blanc. Ici encore, le film fonctionne sur le fil de la provocation et de l’exorcisme.

La plantation de Calvin Candie concentre les enjeux du film. Décor saturé, couleurs criardes, mise en scène théâtralisée des combats et des supplices : Candyland devient une scène de spectacle où le pouvoir se joue comme divertissement. Tarantino fait de ce lieu un condensé grotesque de la société esclavagiste : décor flamboyant d’une violence structurale. C’est dans ce théâtre que la fiction bascule vers le carnaval de la destruction finale.

Enfin, l’esthétique tarantinesque culmine dans la bande-son. Rap contemporain, Ennio Morricone, ballades pop : tout se mélange. L’histoire de l’esclavage est ici relue depuis un présent où le hip-hop a pris la parole des dominés. Ce choix donne une énergie jubilatoire.

Où me situer ?
J’admire la puissance de Tarantino lorsqu’il ose offrir à Django une centralité héroïque, refusée pendant des décennies par le western. J’admire aussi sa manière de transformer l’histoire en fiction active, où le spectateur peut éprouver, physiquement, le désir de revanche. Mais je reste troublé par le prix de ce choix : l’histoire réelle de l’esclavage, avec sa complexité collective, se trouve réduite à une vengeance individuelle, spectaculaire, presque ludique. Le film m’apparaît ainsi comme un geste à la fois nécessaire et limité : nécessaire parce qu’il rend enfin justice à une figure de cinéma, limité parce qu’il ne fait pas justice à la profondeur historique.

Quelle lecture en tirer ?
Django Unchained est un film de contradictions, et c’est peut-être sa plus grande valeur critique. Il rappelle qu’aucune représentation de la violence historique n’est neutre : quiconque filme l’esclavage choisit un point de vue, une tonalité, un régime d’images. Tarantino choisit le spectacle, l’anachronisme, la catharsis. À la fin, Django triomphe, mais l’histoire demeure. C’est peut-être là que le film nous attrape : dans l’écart entre la fiction qui nous satisfait et la réalité qui reste ouverte.
jeremy dorange
jeremy dorange

49 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2025
Django Unchained
Un excellent Tarantino, porté par une histoire captivante et un casting solide. On y retrouve la patte unique du réalisateur : dialogues savoureux, scènes marquantes et violence stylisée. Le film peut sembler un peu long par moments, mais pour ceux qui apprécient l’univers et la touche Tarantino, c’est un véritable plaisir du début à la fin.
Viintage_dreams T.
Viintage_dreams T.

55 abonnés 451 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2025
Django, contrairement à 12 years a slave par exemple, traite le sujet de l'esclavage d'un point de vue différent. Certes, il y a un message d'espoir comme dans les autres films mais on y voit surtout un personnage qui arrive à s'émanciper de l'esclavage, un personnage qui choque, qui négocie, qui combat comme les blancs, tel un homme libre. C'est un film qui au delà de traiter du sujet principal, nous captive par l'aventure de ce personnage, par sa quête de libérer une autre esclave; sa femme.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 août 2025
Pour son nouveau film, Quentin Tarantino signe un western tonitruant et violent à souhait, qui propose ce que le cinéaste peut faire de mieux. D’une histoire de vengeance classique du genre, le réalisateur offre une mise en scène inventive qui frise la perfection, tout comme les dialogues, parfaitement ciselé, sans oublier la musique, qui colle à merveille à l’ambiance du long-métrage. De plus, pour la première fois le réalisateur donne une dimension politique à son film, en effet celui-ci revient sur la période trouble de l’esclavage aux Etats-Unis. Il faut également souligner le casting, qui se met au diapason pour le metteur en scène, entre un orageux Jamie Foxx, un Christoph Waltz en dentiste chasseur de prime à l’accent allemand, et une mention spéciale pour Leonardo DiCaprio campant un exécrable marchand d’esclave ainsi que pour Samuel Jackson en vieil esclave loufoque. Une distribution de haute volée pour un délectable moment de cinéma dont on savoure chaque minute.
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2025
Tout est bien ficelé dans ce film, chaque plan, chaque musique choisie, chaque acteur, c'est terriblement bien fait. On reste attentif les yeux rivés à l'écran pour ne pas en perdre une miette.
Pourtant., c'est cruel
Tout est cousu de fil blanc
Et c'est bien la première fois que j'apprécie un film de Quentin Tarantino.
spoiler: Bon il faut quand même vous dire que la fin de part un petit peu en sucette mais ça on s'y attendait
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2025
Violent, stylisé et brillamment dialogué, Django Unchained revisite le western spaghetti avec une énergie débordante. Tarantino signe un film aussi divertissant que subversif, porté par un casting remarquable.
Sad
Sad

10 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
Django Unchained est, à mon avis, un très bon film, bien que sa longueur soit assez significative. Les scènes sanglantes sont parfois un peu trop exagérées et manquent de réalisme, ce qui peut nuire à l'immersion.
Cependant, le point que je remettrais réellement en question est spoiler: le refus de la poignée de main de la part de Monsieur King Schultz
. spoiler:
Cet acte, dû à son ego, est l'élément déclencheur d'une fin qui aurait pu se dérouler de manière totalement différente. Je n'irais pas jusqu'à dire que cette scène est un MacGuffin, mais elle s'en approche. Il est vrai que si le conflit s'était résolu aussi facilement, cela aurait probablement déçu une grande partie du public, qui s'attendait à un dénouement plus dramatique.
Jimmy Bellanger
Jimmy Bellanger

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juillet 2025
Ce que j'ai adoré dans Django Unchained, c'est vraiment le style unique de Tarantino. Le film est un mélange explosif de violence stylisée, d'humour noir et de dialogues percutants, le tout enveloppé dans une esthétique western spaghetti revisitée. spoiler: L'histoire de Django, cet esclave affranchi qui devient un chasseur de primes pour sauver sa femme, est à la fois captivante et pleine de rebondissements.

Les performances des acteurs sont exceptionnelles, surtout Christoph Waltz en Dr. King Schultz, qui apporte une élégance et un charme cynique au film. Samuel L. Jackson est aussi incroyable dans le rôle de Stephen, le majordome diabolique. La musique est top, mélangeant des classiques du western avec des morceaux de rap modernes, ce qui donne une ambiance vraiment spéciale.

Après, il faut dire que le film est très violent, et certaines scènes peuvent être difficiles à regarder. Mais pour moi, ça fait partie du style de Tarantino, qui n'a jamais eu peur de choquer pour faire passer son message. En bref, Django Unchained est un film marquant, qui ne laisse personne indifférent, et que je recommande vivement si tu aimes le cinéma de Tarantino.
Relief Production
Relief Production

10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2025
"Django Unchained" s’impose comme une œuvre majeure du cinéma contemporain. La performance des acteurs est remarquable, chacun incarnant son rôle avec intensité et justesse. La bande-son, riche et éclectique, accompagne parfaitement l’action. Le scénario, à la fois audacieux et maîtrisé, tient en haleine du début à la fin, tandis que la mise en scène soignée offre un véritable plaisir visuel. Quentin Tarantino signe ici un nouveau bijou cinématographique, confirmant encore une fois son génie de réalisateur.
Jeremie Jarsaillon
Jeremie Jarsaillon

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2026
Comment bien redécouvrir Tarantino dans tout son art ! Alors certes ce n’est pas mon type de films préférés parce que c’est pour moi c’est trop violent. Mais ca reste un film sympa à voir cependant et pour moi ça ca ne m’a pas permis de profiter pleinement du film : il y a trop d’incohérences. Pour moi costard bien plié bien soigné dans les westerns ca n’existe pas ou du moins trop peu les cow boys ne sont pas en costard. Bon ça n’empêche pas que les personnages ont énormément de style et j’adore ça mais pour quelqu’un qui s’attendait à un bon western comme on les entend souvent, ce film, leurs décors, et surtout leurs vêtements (même si quelques plans sont typiques des westerns et ça reste sympa) ne sont pas à la hauteur de mes attentes et je me suis senti très dépaysagé. Malgré tout ce film est quand même sympa à voir mais pas en tant que western classique ça c’est sûr
Tarak
Tarak

10 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2025
Django Unchained est un western audacieux signé Quentin Tarantino, qui mêle habilement action, humour noir et critique sociale. Le film raconte l’histoire de Django, un esclave affranchi déterminé à sauver sa femme, dans un Sud des États-Unis brutal et impitoyable.

Jamie Foxx incarne avec conviction ce héros atypique, tandis que Christoph Waltz brille dans le rôle du chasseur de primes charismatique et plein de répartie. Leonardo DiCaprio, quant à lui, incarne un antagoniste terrifiant, apportant une tension palpable à l’ensemble.

La réalisation de Tarantino est dynamique, avec des dialogues ciselés et des scènes d’action intenses, parfois violentes, mais toujours stylisées. La bande originale, mêlant musique moderne et classique, apporte un contraste intéressant avec l’époque.

Si le film peut paraître parfois excessif dans sa violence et son ton, il offre néanmoins une réflexion pertinente sur l’esclavage et la vengeance, tout en divertissant grâce à son énergie et son humour.
steph
steph

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2025
Que dire, sinon que c'est du vrai cinéma. Payer sa place pour ce film, c'est une assurance pour le 7ème art
Bill Socrates
Bill Socrates

64 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2025
Pour les amoureux de séquences de dialogues qui s'étirent sans jamais lasser. Tarantino à l'art de faire tenir chaque situation jusqu'à son point le plus extrême. Jubilatoire.
Chloé Pcd
Chloé Pcd

6 abonnés 73 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2025
Un très grand film. Glaçant. Les musiques choisies sont incroyables. Dénonce l’esclavage sous toutes ses formes.
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