L'Apollonide - souvenirs de la maison close
Note moyenne
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326 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 31 décembre 2013
Des femmes qui prennent plaisir à se prostituer, des hommes vraiment très méchants, un film figé uniquement sur l'aspect esthétique (exactement comme le Marie-Antoinette de Sofia Coppola) donc un énorme vide scénaristique que l'on essaie de combler avec une utilisation violente du flashback. Ah c'est sur la photo est belle, les femmes magnifiques, les décors somptueux, comme dans une pub pour un parfum.
remy d.
remy d.

14 abonnés 495 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 septembre 2013
Que de longueurs, ce film traine et traine sans jamais arrivé à nous intéresser.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2020
Beau film, qui dresse les portraits délicats et touchants de ces femmes destinées aux plaisirs crus, sordides et fantaisistes des hommes. L'esthétique et la mise en scène soignée sauvent le film, tourné quasi à huis-clos ; le jeu est théâtralisé et sensuel, les actrices interprètent brillamment leurs rôles. Toutefois beaucoup de longueurs et beaucoup de retours en arrière, il faut suivre.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2012
Bertrand Bonello est un réalisateur qui s'est spécialisé dans le sexe ("Le pronographe" et "Tiresia") mais ici il offre une oeuvre plus "sage" et moins abrupte. Il s'agit clairement d'un des plus beaux films sur les maisons closes que le cinéma ait offert. Dans la forme les costumes sont de toutes beautés et le reste est digne d'un docu-fiction. Les filles sont toutes talentueuses malgré que leur physique est loin de l'archétype de l'époque ; en effet les anorexiques sont en lieu et place de femmes plus charnelles (plus appropriées au canon de beauté des années 1900). Le scénario a quelques trous (ellipses notamment lors du retour du tailladeur, l'émeraude...) mais le montage donne une mosaïque des plus envoûtante. Les actrices sont toutes magnifiques (quoique trop maigrichonnes pour certaines) et l'émotion a pied dans un réalisme assez radical ; lent car elles attendent une chimère c'est avant totu l'histoire unique et fidèle d'une maison close. Un superbe écrin qui manque jsute, peut être, d'un peu plus de passion.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 septembre 2011
Long, lent, lourd, sans émotion. 2h02 d’ennui sur fond de velours, de dessous en dentelles et de fin d’époque. Bertrand Bonello rate le coche et passe à côté de ce qui aurait pu être une belle fresque intimiste. On ne s’attache pas une seconde aux personnages. La fin est comme un cheveu sur la soupe. Les actrices sont plutôt laisser à l’abandon. Même l’excellente Noémie Lvosky ne tire pas son épingle du jeu...
La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2011
Peut-être avez vous toujours rêvé de voir à quoi ressemblait une maison close au début du 20ème siècle et, bien entendu, vous n'avez jamais eu l'occasion d'en visiter une ? Dans ce cas, ce film, en compétition à Cannes 2011, est vraiment fait pour vous : de très belles images, un scénario intéressant, un film très bien documenté, une bonne distribution et rien de bassement graveleux. Le seul bémol qu'ont pu lui trouver tous les cinéphiles qu'ils l'ont vu à Cannes et avec qui j'en ai parlé à chaud, c'est sa longueur : 122 minutes. Tous s'accordaient pour dire que le film eut été beaucoup plus fort avec 20 minutes de moins. Tous sauf A.D. qui, lui, aurait souhaité 4 heures de plus ! Il y a un autre petit détail qui pourra troubler certains pinailleurs (j'avoue : il m'arrive d'en faire partie !) : la musique. En général, on accepte assez bien d'entendre des musiques antérieures à la période peinte dans un film. Il est plus difficile d'accepter un anachronisme quand il est dans l'autre sens : c'est pourquoi l'adagio du concerto n°23 de Mozart (qu'est-ce qu'on l'entend souvent au cinéma ! rappelez vous "l'incompris" de Comencini) passe très bien, mais on peut tiquer en entendant "Nights in White Satin" des Moody Blues (1967) ou 3 morceaux du chanteur de Rythm'and'Blues Lee Moses, enregistrés dans les années 60. Concernant ce dernier, il n'est pas innocent de constater que son titre le plus connu avait pour titre "Bad girl" : maison close - mauvaise fille, est-ce un hasard ?
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2017
"L'apollonide : Souvenirs de la maison close"... le titre du film résume bien son contenu. Durant deux heures, on suit l'ordinaire d'une maison close de la fin du XIXème siècle, des relations entre les filles, avec les clients, leurs rituels quotidiens,.... Le scénario est classique, ne propose rien de surprenant, mais cette banalité est contrebalancée par une photographie sublime. En effet, par ses costumes, ses décors et cette photo, ce long métrage est visuellement magnifique. L'image et ses tonalités de couleurs rappelle d'ailleurs les peintures romantiques de cette même époque. Bertrand Bonello pousse même le contraste en incluant la chanson "Nights in white satin" des Moody Blues durant une scène. Effet garanti. Encore une fois, il est regrettable que l'intrigue soit si simple, peu audacieuse même si elle sert de base à dresser de beaux portraits de femmes, loin des clichés liés à ce genre de professions.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2020
Une belle mise en scène de Bertrand Bonello qui démontre beaucoup de style, de poésie et une personnalité originale .Une image soignée, une bande son très astucieuse, moderne, actuelle mais qui colle bien à l’ambiance supposée d’une maison close de l’époque. Le récit est fait comme une peinture par touches successives, de style expressionniste. La vie, le destin de ce groupe de prostituées est décrite au travers des rencontres avec leurs clients et par la description clinique de leur vie quotidienne dans la maison. Le ton est juste, il n’y a ni critique morale, ni éloge, ni allégorie, ni jugement, ni complaisance. Chaque personnage de prostituée est très intéressant : celle qui sombre dans l’addiction à l’opium, la dernière arrivée, encore fraîche et jeune à 16 ans, qui veut s’en sortir, et qui ne restera pas à la maison , celle qui va attraper la syphilis, et bien sûr le femme sourire, qui a subit une agression au couteau et qui est marquée à vie sur son visage, mais qui intéresse encore certains clients pervers, amateurs de Freaks. Chacun de ces personnages permet au final de dresser un tableau complet de ce que devait être un bordel du début du siècle (et le petit clin d ‘œil final de l’épilogue du film, à l’époque contemporaine, montre que probablement rien n’a changé pour ces filles). L’épisode de la visite médicale collective est très réaliste d’une froideur pragmatique .Il y a de très belles scènes : bien sûr la soirée libertine à l’extérieur de la maison, avec la femme-sourire, et une femme de petite taille, où l’on retrouve une lubricité troublante, on ne sait dire si c’est érotique, malsain, pervers, sadique, ou émoustillant. Mais en tout cas pour la beauté et le brio de la mise en scène , Bonello n’a rien à envier au référent de Kubrick de « Eyes wide shut ». Magnifiquement réalisé. Et c’est une force de Bonello, ne pas se positionner, d’être suffisamment distancié, pour ne pas s’engager. Chaque spectateur est libre d’être, soit : offusqué, indiffèrent, excité, outré selon son tempérament. De même pour le client (très bien joué par Louis Do Lencquesaig, toujours impeccable ) qui aime regardé le sexe des femmes en gros plan : est-ce sensuel ? érotique comme le « Début du monde » de Courbet , ou détraqué et pervers ? Difficile de dire .Il y a une ambigüité constante dans le film qui est très stimulante.… Une très belle interprétation de Noémie Lovvsky en mère maquerelle, qui aime ses filles, les aide, mais qui sait aussi les endetter, de manière récurrente, pour les retenir au bordel. Un jeu tout en finesse et en subtilité. Toutes les filles sont bien, elles jouent justes et démontrent la très bonne qualité de directeur d’acteur de Bonello.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2014
Présenté à Cannes en 2011, "L'Apollonide" pourrait faire figure de film-clé dans la carrière de Bonello, tant il symbolise à merveille ses aspirations et thématiques majeures. Se déroulant au crépuscule du XIXe siècle, puis à l'aube du XXe, celui-ci a donc pour cadre un lupanar pourvu de dizaines de locataires dont les amitiés, rivalités, quête d'évasion et désirs formeront l'épicentre de sa chronique aigre-douce. Choc esthétique de grande ampleur, l'oeuvre est en effet un pur régal des yeux, amplifié par l'instauration d'une ambiance enveloppante, réalisée à coups de trouvailles virtuoses. Jusqu'à l’intrigante scène finale, Bonello se joue allègrement du temps, transmutant parfois son oeuvre en vaste opéra-rock où se peuvent se côtoyer Puccini comme The Mighty Hannibal ou les Moody Blues. De quoi installer Bonello sur le fauteuil des plus grands cinéastes français actuels avec ce huis-clos tragico-sensuel d'où se dégage en permanence un parfum suave et envoûtant. Sublime.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 juillet 2018
Voilà un film sur lequel le petit milieu intellectuel adorera discuter et débattre sur les références à la littérature, à toutes les références plus ou moins sous-entendues, à la signification de la fin.
Un film pas agréable à voir; non pas pour les décors très beaux mais pour le rythme volontairement pesant.
Parfait pour Cannes, moins pour moi.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2014
Impressionnant ! Des récompenses amplement justifiées pour ce très beau film de Bertrand Bonello que je découvre. Une photo de Josée Deshaies splendide, des décors et des costumes somptueux le tout éclairé de façon très réaliste à la bougie, j’ai bien cru me retrouver dans « Barry Lindon » de Kubrick.

On plonge littéralement dans ce début de 20ième siècle et au regard du scénario qui nous dresse simplement le portrait de ces jeunes prostitués en maison close, on peut parler de film historique. Il s’est trouvé une superbe brochette de jeunes actrices très convaincantes entourées d’excellents second rôles et a écrit des dialogues pertinents à l’image de sa mise en scène douce et subtile. C’est vraiment très beau, enivrant où la caméra bouge très lentement devant ces magnifiques tableaux que représentent ces superbes filles dans cette décoration luxuriante. Il nous présente le quotidien pas toujours rose de ces pauvres femmes dans le besoin aspirant à l’indépendance et la liberté bien que ce soit une illusion qui se profile dès le 1er soir. Aucune vulgarité, aucune perversion, c’est un film plutôt pudique très agréable à regarder avec une excellente BO et quelques séquences sublimes qui font preuve d’une grande imagination de ce réalisateur…(je pense à Madeleine qui pleure des larmes blanches)
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2012
Excellente plongée hypnotique dans le quotidien d'une maison close tenue par une Noémie Lvovsky à la dure humanité. C'est un film lent, très peu narratif. Ce qu'il raconte est affaire d'atmosphère, de pistes à suivre, de douleurs tues. Chacune des filles est accompagnée par la caméra pour saisir l'attitude, le regard, l'espoir ou le désespoir d'une vie enfermée. Un choix d'existence regretté ou assumé, que des comédiennes fantastiques font exister et ressentir. La mise en scène très travaillée de ce film ambitieux est sans doute la plus réussie de tous les films de Bertrand Bonello. Dans une ambiance claire/obscure où la lueur des corps-porcelaines des actrices éclaire les décors étouffants. La photo magnifique magnifie le tout, solidifiant la tonalité du film. Du travail d'orfèvre en somme.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 octobre 2012
Je n'avais pas vu de film de Bertrand Bonello. Plus jamais je ne verrais un film de Bertrand Bonello. Long, malsain, mal filmé, terne, glauque, mal joué, et j'en passe. Je ne suis encore jamais sorti d'une salle, là j'ai failli. Comment peut-on passer autant à côté de son sujet ? Il ne faut pas s'étonner si, avec des auteurs pareils, le cinéma français est à la ramasse.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 janvier 2016
Un film de création qui fait de la reconstitution sans le dire, ni l'assumer, et peut laisser interrogatif quand à son éventuel fil conducteur. Bonello aime parler du sujet de la prostitution, le rend intemporel de par sa courte scène finale et l'irruption de quelques morceaux de musique rock inattendus dans cette atmosphère confinée de tissus cossus et d'intérieur raffiné. Un jeu théâtral, plutôt un ballet rose dans un lieu clos, une vie collective et exclusive, à l'avenir incertain, tout cela nous est délivré un peu dans le désordre, joliment interprété certes, mais il manque une sauce pour lier tous ces ingrédients ne manquant pas de saveurs individuelles.
TV décembre 2015
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2012
Peur d'être déçu le film étant repartit de Cannes les mains vides, finalement L'Apollonide est un bon film. Une mise en scène et un rythme qui pourrait en rebuter plus d'un, mais pour moi c'est très bien passé. La photographie est sublime, chaque plan est d'une maîtrise totale et l'utilisation d'une bande son moderne passe bien. La fin est peu être un peu brutale dans le sens où je ne l'a trouve pas très subtile.
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