Il était une fois en Anatolie
Note moyenne
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117 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 janvier 2012
Film sublime qui m'a d'autant plus touché et émus que je suis arménien. Quête d'un cadavre caché en terre d'Anatolie... cadavre qui hante les esprits de ces représentants de la société turque...
La vérité surgira-t-elle à l'issue de l'autopsie ?
Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2012
"Il était une fois en Anatolie" est bon mais long. L'histoire et le scénario sont bien mêlés à la réalisation et au bon jeu des acteurs. Malgré tout, il reste un long-métrage parfois difficile à comprendre et quelque peu ennuyeux. Il n'empêche que l'ensemble est d'un niveau convainquant et qui présage de très bonnes choses pour le futur du cinéma turc.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 novembre 2011
LA NUIT : C'est elle qui perd les hommes ( pas bien compris pourquoi une investigation policière démarre dans la pénombre mais passons, la cohérence n'étant pas toujours signe d'art ), elle les rend à eux-même, les dévêt, les repousse contre leurs démons, les répudie, les accepte également, les exalte lorsqu'il s'agit de faire face à la belle figure féminine, exaltante, extatique, déesse de l'obscurité dans un monde figé, dur, et froid. Barbares, primitifs, ennuyants, tristes, profonds, grands, petits, vagues, débiles, aberrants, touchants, dans la nuit qui sont-ils ces hommes, que font-ils ici sur cette vaste terre, atroce étendue d'horreur, que font-ils ainsi à errer malgré eux, à ne jamais se comprendre, à ne jamais se trouver dans l'univers, leur voix qui se perdent dans le temps et l'espace, leurs cris vains, terribles, blafards à travers la brise et le noir, qui sont-ils ? La réponse n'est jamais donnée, ils sont, et c'est bien suffisant, peut-être ne recherchent-ils rien, peut-être ne sont-ils pas grand chose mais ils sont là, tous coupable d'exister, bringuebalant d'un terrain à l'autre, à la recherche d'un cadavre, un mort, leur futur sans doute, inévitable, qu'ils recherchent sans le savoir. Et puis parfois il y a ces quelques joies, furtives, quelques soleils dans la morne existence, si éphémères, si rapides que les saisir n'y changerait rien, ils disparaissent, aussi vite qu'ils sont venus et retournent dans la nuit, accablante, immense monstre difforme phagocytaire. Alors ils s'arrêtent, se désaltèrent à la source de leur tristesse, tentent de prendre le bon côté des choses, de voir autre chose même dans la torpeur la plus sourde, le plus long silence. « Il était une fois en Anatolie » c'est l'intrusion de la nuit dans elle-même, de l'homme dans l'homme et dans son abime. Hélas, hélas la musique, le bruit apparaît, hélas...
LE JOUR : Et le voici, libérateur d'une certaine façon, salutaire, bousculant l'action, l'innervant, un peu plus vif, plus rapide, moins profond, plus fade. Les hommes se rangent, redeviennent leur propre matérialité, atteignent la source mais ne s'y abreuvent plus, il n'y a plus rien dans ce jour qu'une réalité à détruire et une nuit à atteindre. Car oui, il a tout tué, cette pâle lumière obscure, elle a tout tué, elle a atteint au cœur la vérité et l'y a substitué de sa beauté dévastatrice. Le soleil réel est ennuyant, il se centre, il oublie, il appelle au sommeil. Que sont devenus ces êtres absurdes ? Follement, ils ont survécu à la nocturne aspiration floutée et ici, à présent, s'écorchent et s'enfuient dans l'éclairage étrange de cette aube malsaine. Il n'y a plus rien à faire, plus rien à chercher, le jour est un tueur avide, sans pitié, érigeant les hommes face à leur pauvre condition. Ce n'est plus important, l'art s'est dissipé, la photo, l'esthétisme, la poésie, le souffle et la chair, les voix et les vides, la douleur et l'absurde, la soif et la faim. Le jour, ce n'est qu'une résolution, un moyen d'appuyer sur le visible, sur l'ennui, hélas, hélas.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 novembre 2011
Splendide. Mention spéciale à la beauté des images et à la direction subtile et naturelle des acteurs. Oui: Lent. Comme dans la rue lorsqu'une femme callipyge ondule de la croupe dans un moment dont on aimerait ralentir le mouvement. Ici il s'agit de cinéma, du beau, du bon, et comme c'est un monde à part, il en fait un rythme long, en travail de sape sur l'inconscient, créant le mouvement de balancier obscur du personnage du médecin qui s'avérera le principal, antithèse pourtant du héros, ex citadin, devenu campagnard, récupérant le supplément d'âme qu'un drame indéfini lui avait enlevé, au contact de cette terre et de ses habitants. Mémorable.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2012
L'histoire d'un cadavre turc très recherché.
Le sujet de son précédent film m'était passé en travers de la gorge, et j'avais fait l'impasse sur ce réalisateur, mais il me faut bien convenir qu'il vaut mieux que mes rancœurs mal digérées.
L'histoire est sans fausse notes, et elle présente son utilité jusqu'à la fin.
Les acteurs sont extraordinaires, des tronches plus vraies que natures, un "héros" vieux beau qui fait le lien quand les faits sont trop sordides ou trop vulgaires.
De l'humour, très pays de l'Est (on pense beaucoup au hongrois Bela Tarr pour la lenteur de la caméra et le sérieux de l'intrigue, mais l'humour est plus Georgien).
Et surtout une caméra magnifique. Avec des prises de vues nocturnes rarement vues au cinéma. Le numérique permet un contraste léger, sans bruit, avec des couleurs contrôlées, mais surtout une impression irréelle d'immersion dans la vraie nuit de nos campagnes. Les cadrages cinémascopes font le reste, superbe et à savourer sur grand écran.
Quand aux incrustations, car j'imagine qu'il s'agit de prise de vues studio dans les voitures, elles sont plus propres que dans les films hollywoodiens. Même si elles ne sont pas réalistes pour autant.
Bien sûr, c'est typé film d'auteur, mais ce n'est ni trop long ni trop intello, grâce à l'humour et à un script qui fait la part belle à chaque personnage quand l'on se lasse du précédent.
Un bel hommage involontaire aux films désenchantés de Sergio Leone et ses destinées solitaires sinon tristes.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2013
Ce film est d'une rare finesses psychologique. Chaque personnage se révèle peu à peu. Il est frappant que les motivations des protagonistes sont tout à fait étrangères au meurtre qui sert de fil conducteur. Chacun à ses problèmes intimes. L'humour, parfois noir, n'est pas absent. L'ensemble reste toutefois un peu long et bavard et un scénario plus construit n'aurait pas nui à cette oeuvre très originale, mais le réalisateur s'est visiblement fort peu intéressé à cette affaire criminelle. Seuls ses caractères, servis par d'excellents acteurs, l'ont motivé. Alors on adhère ou on n'adhère pas. Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié certains passages du film, mais il m'a semble tout de même un peu long et lent.
gemini-hell
gemini-hell

31 abonnés 395 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2011
Nuri Bilge Ceylan fait montre d’exigence avec son scénario, sa mise en scène ainsi qu’avec son public potentiel. Soit on accepte le parti pris scénaristique adopté et on se laisse petit à petit gagner par l’ambiance particulière qui se dégage de ce film, soit on reste opaque face à la description de cette enquête policière qui, comme l’arbre cachant la forêt, recèle et révèlera des vérités insoupçonnées là où on ne les attendait pas. La première et très (trop) longue partie du récit, contée en mode nocturne, peut rebuter et lasser mais lorsque la lumière du jour paraît dans la seconde, le film atteint dès lors sa totale plénitude et prend tout son sens. Les acteurs sont tous excellents notamment ceux qui interprètent les rôles du procureur et du docteur. Certains plans du film sont d’une beauté à couper le souffle.
lorenzo fly
lorenzo fly

32 abonnés 818 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 février 2012
"Il était une fois en Anatolie" est un film long qui prend son temps. Le réalisateur joue avec nos émotions en posant volontairement doucement chaque scène. L'esthétique et les plans caméra sont soignés et les acteurs brillants. Sur la forme, rien à redire, c'est une réussite. Au niveau du scénario, celui-ci s'avère être des plus simple mais avec beaucoup de réalisme et les quelques longueurs du film servent à accentuer l'intérêt du film. Par contre, le réalisateur semble nous laisser sur notre fin sans twist final ni revirement de situation ce qui peut être frustrant après 2h30 de film. De plus des interrogations subsistent encore après la fin du film. A noter aussi l'absence quasi-totale de bande son qui peut en décourager plus d'un.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2016
L’histoire est simple : un procureur et un médecin accompagnent un commissaire de police afin de retrouver le cadavre enterré par un suspect. Ce dernier a du mal à retrouver le lieu, vu que cela se déroule la nuit. spoiler: Après 1h30 d’extérieurs nuit, le jour se lève et on trouve le cadavre qui est emporté à l’hôpital pour être identifié par sa femme puis autopsié.
Tout ça en 2h30 ! C’est très long avec beaucoup de scènes « inutiles », sans dialogues qui auraient mérité d’être coupées. Tout est dit dans le 1er plan du film où la nature de l’image varie suivant la focale de la caméra... En fait, cela n’est pas un film policier, l’enquête sert de prétexte à décrire des personnages médiocres, ne pensant qu’à leurs petits intérêts : spoiler: le commissaire à l’épouse acariâtre et à l’enfant sous traitement médical, le médecin, divorcé depuis 2 ans et sans enfant, le procureur dont la femme s’est suicidée, le maire d’une commune (où ils font halte pour dîner) cherchant à financer une morgue et la personne de la morgue, mécontent de la médiocre qualité de ses instruments pour autopsier
. La longueur peut se concevoir mais autant adopter le format du feuilleton, à la manière de l’excellente série britannique « Broadchurch » (2013) qui mélange brillamment enquête policière et étude sociologique d’une petite ville côtière du Dorset. Seule la mise en scène sauve le film qui ne mérite pas toutes les louanges de la critique internationale. Quant au titre, il peut induire en erreur car on est très loin du souffle épique de « Il était une fois dans l’Ouest » (1968) et de « Il était une fois en Amérique » (1984) de Sergio Leone. .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 décembre 2011
Nuri Bilge Ceylan met en scène les trois acteurs principaux de la résolution d'un assassinat soit un inspecteur, un procureur ainsi qu'un médecin légiste.
Le film se subdivise en plusieurs parties de durées différentes, où chacun de ces "acteurs" revêtira le rôle de meneur (de metteur en scène?). Le relai entre ces différentes étapes s'effectue avec fluidité et brio.

La première partie mettant en scène le policier prend la forme d'un jeu de piste pour retrouver le corps du défunt. Avec une pointe d'humour, Ceylan introduit ses "acteurs" et nous laisse entrevoir leurs failles, leurs particularités.
Les autres parties vont confirmer ce parti pris tout en effectuant une belle leçon de mise en scène puisque que l'un des fils conducteur du film est de savoir qui mène les débats et dirige l'enquête. Ceylan répond à cette question avec une classe et un Humanisme qui culmine dans cette conclusion subtile et noble. Un réel chef-d’œuvre!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 novembre 2017
J'ai vraiment beaucoup de mal à comprendre les critiques dithyrambiques qu'on peut lire sur ce film. Il faut d'abord se farcir une heure trois quarts de route et de haltes diverses, c'est très très très long et ennuyeux. Le seul point qui paraît indiscutable, c'est la maîtrise technique, le cadrage et l'éclairage au top. Mais à part ça... Seul moment magique, la scène du thé. Puis l'ennui reprend, jusqu'à la fin. Une dure épreuve !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 novembre 2011
Si j'en crois la presse et les spectateurs ayant publié une critique, ce film est un chef d'oeuvre. Malheureusement je n'ai pas accroché du tout et j'ai subi 2h37 d'un ennui très profond.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 novembre 2011
Avec un vague et agréable souvenir d'Uzak et un sentiment mitigé concernant Les Climats, les deux seuls films de Ceylan que j'avais eu l'occasion de voir auparavant, je n'avais aucune idée du choc que j'allais recevoir avec son dernier film en date : Il était une fois en Anatolie. Un titre résonnant comme une promesse, qui fut pour moi tenue. L'entrée en matière, pure expérience sensorielle à la limite du fantastique, est une errance nocturne qui occupe les deux tiers du film, et entrelace les caractères avant d'exploser lors d'une scène suspendue, apparition à la fois banale et angélique de la première femme du film. Alors le jour se fait, et c'est maintenant l'homme qu'il faut affronter, avec ses doutes, ses passions douces ou perdues. Expérience cérébrale et sensitive, Il était une fois en Anatolie se permet en plus, et surtout, d'être sans cesse traversé d'un humour toujours aux aguets, et qui permet au film de ne pas porter son rythme particulier et sans attaches comme un poids, mais comme un libre canevas sur lequel se trace un voyage merveilleux.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 janvier 2012
Première image : une vitre. Floue. Derrière, des personnes discutent. Le flou disparaît peu à peu, lentement, très lentement. Et la vitre est franchit par la caméra, tout aussi lentement. Ceci pourrait résumer le film de façon très schématique. Toute a question tourne autour de la vérité, à travers sa quantification par les personnages. Divisé en 2 parties bien distinctes, l'une se déroulant intégralement de nuit, très lente, une mise en abîme grandiose et brillamment filmée amenant une deuxième partie qui se pose en conclusion infinie, l'autopsie. La présentation est parfaite : elle se fait par un plan large stabilisé englobant une portion de collines plates et désertes avec une petite fontaine à gauche, ce qui pose le cadre en rapport avec l'objet du film (de la grandeur labyrinthique de l'Anatolie représentant les méandres dans lesquels se perdent les réflexions des personnages), puis le « convoi » de voitures arrive doucement et tout les personnages sortent, s'étalant sous nos yeux. Puis l'interrogatoire commence, et les enjeux du films sont posés, en simple : qu'est-ce que la vérité ? Chacun pourra y voir différents aspects existentiels à étudier selon son niveau de lecture, et en tirer un questionnement ou des réponses. Car ce film est grand. Filmé à la perfection. Que ce soit au niveau de l'image qui est travaillée avec un perfectionnisme rappelant Kubrick (n'ayons pas peur d'utiliser de grands noms en guise de comparaison), dans l'organisation de chaque plan choisis avec un soin méticuleux, où dans les mouvements de caméra, très lent et effectués avec une stabilité, on reconnaît la marque du vrai film de cinéma. Avec un rythme extrêmement lent, propre à effrayer les cinéphiles novices et démarquant cette œuvre dans une catégorie restreinte des films qui dérogent à leur conditions de cinéma tel que le grand public l'entend, c'est à dire de produit commercial brut ou tout au plus de divertissement exquis. La profondeur de la réflexion y est trop importante et trop ancrée dans cette étude. Car c'est une étude, une étude mise en avant par le cinéma, car le réalisateur sait utiliser avec excellence ce support pour donner des dimensions autrement impossibles à atteindre et une approche unique, cela crève les yeux. Les acteurs, tous inconnus de par chez nous, sont des éléments qui prennent racine dans l'œuvre et qui en sont indissociables. Au de-là de leur prestation, il y a leur physionomie qui est pris en compte et l'assimilation inconsciente que l'on en fait. Il faut voir ce film pour comprendre. Mais tout l'intérêt ne se résume pas que à du questionnement de haut niveau, non. Il est habité d'émotions indescriptibles et figées. La vue du chien aboyant au dessus du corps de son maître. Le regard de l'enfant face au meurtrier. La scène où la femme du maire « apporte la lumière ». Les dialogues ressemblent de loin à du Tarantino lors des premières causeries des flics en voiture, mais petit à petit on passe sur des registres où les mots n'expriment plus rien. Tout le sens devient caché, tout comme la réalité. Les statuts sociaux des personnages induisant des rapports entre eux sont eux aussi fortement moqués, et une ironie mordante voit le jour lors de la deuxième partie. On a donc là une œuvre riche de sens, une vraie étude, du cinéma de haute zone, un classique dans sa forme, mais qui sera bien vite oublié et rejeté par le grand public, un trésor à réserver à ceux qui cherchent bien et qui se donnent des raisons d'aller au cinéma plus intellectuelles que d'autres.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 mai 2014
"Il était une fois en Anatolie", c'est l'autopsie d'un pays en transition, dont les plaines s'étendent comme un corps nu et meurtri. Intéressant. Un peu dommage toutefois que le film se clot sur une intrigue psychologique aussi inutile que pesante.
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