Le Dernier pub avant la fin du monde
Note moyenne
3,4
13040 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

520 critiques spectateurs

5
50 critiques
4
150 critiques
3
169 critiques
2
86 critiques
1
43 critiques
0
22 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 octobre 2013
Drôle et décalé ! Film que je reverrai avec grand plaisir !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 octobre 2013
Loufoque et drôle...du 4e degrés !!! Les acteurs sont excellents.
Inès A.
Inès A.

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2013
Réalisation de génie qui fait parfaitement transparaître l'obsession du personnage de Simon Pegg pour cette fameuse soirée de juin 90, obsession autour de laquelle toute l'histoire se construit. Elle est un ressort comique mais aussi déclenche toute la tragédie de ce personnage, condamné à vivre dans le passé. L'échec de vieillir, la nostalgie, le refus de grandir dans la peur de perdre quelque chose, la confusion entre liberté et oisiveté, sont des thèmes récurrents dans les films de la trilogie cornetto, ils forment le lien entre les 3 films et pour moi, the world's end en parle de la façon la plus aboutie. Il n'y a pas de volonté de dire qui a raison, qui a tort, dans le fond ce n'est pas ce qu'on doit attendre d'un film, mais ce film nous montre que nous pouvons avoir autant d'empathie pour le perso de pegg que pour celui de frost. Comme s'ils étaient deux parties de nous mêmes. Au niveau de l'interprétation, c'est un sans faute ! Le casting est parfait et pour les fans du trio Wright-pegg-frost, les co-starring vont vous dire qq chose! Petit bémol : la vf ? La fin est décevante, on aurait voulu quelque chose de plus recherché
que (spoilers) "ah vous ne voulez pas adhérer à notre système ? Ben allez vous faire f..."
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 octobre 2013
« La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux » est une phrase que l'alcoolique notoire Gary King n'a jamais du oublier. Revenir dans son bon vieux patelin natal pour y retenter un barathon loupé il y a de cela vingt ans, cela peu avoir un côté glauque, mais aussi du bon. Surtout quand Messieurs Wright et Pegg (Shaun of the Dead, Hot Fuzz) en sont les auteurs attitrés. Et alors que cinq amis d'enfance dégustent leurs pintes tranquillement, de vilains aliens s'invitent à leur soirée beuverie de manière inopinée.

Nous ne sommes pas contre du bon second degré, bien lourd et désopilant. Mais encore faut-il qu'il soit un tant soit peu intelligent, bien placé et cohérent. Edgar Wright mélange le comique et le plus sérieux de manière maladroite. Entre deux situations complètement absurdes, le réalisateur place une réflexion se voulant sérieuse mais complètement déplacée vis à vis de l'ambiance installée. Et quand l'anglais commence à disserter sur l'identité humaine, on est en droit de se demander si c'est du lard ou du cochon...

Simon Pegg et Nick Frost s'en donnent à cœur joie pour éradiquer les aliens. Mais il est fort dommage que l'auteur n'est pas préféré à cette invasion de zombies sans queue ni tête un récit plus intimiste et centré autour de ces cinq amis d'enfance. Car c'est dans les moments où ces derniers sont assis autour d'une table à descendre une bière que Le dernier pub avant la fin du monde arrive à décoller. Le charisme des acteurs et des répliques ciselés font parfois mouches, mais on les oublies malheureusement trop vite après le déluge de combats inutiles que nous voyons par la suite. En bref, ce film n'a aucune base scénaristique solide, et c'est bien dommage.

On reconnaît la façon de filmer de Wright lors des phases de combats (Scott Pilgrim), brutes, avec des mouvements de caméras secs mais étant en accord avec les mouvements des acteurs et donnant du rythme à l'ensemble. Mais ce n'est pas forcément ce genre de mise en scène musclée que nous attendons pour ce type de scénario. Cette trilogie du Cornetto s'achève donc de manière brouillonne, où les auteurs ont malheureusement trop voulu tirer sur la corde du déjanté pour paraître original. Mais le coup est loupé, et seul l'envie de s'enfiler une bonne pinte nous ferait regretter ce film.
tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 octobre 2013
Déçu, c'est le mot qui qualifie le plus ce film ! Il est en effet rempli de jeux de mots intraduisibles. J'ai fait de mon mieux pour écouter les dialogues. Je trouve le film mal rythmé. La première partie du film est longue, voir limite chiante. Il ne se passe pas grand-chose, et je n’arrive pas à m’attacher au personnage de Simon Pegg, dont les facéties me laissent globalement de marbre. La seconde partie du film gagne en rythme et en action, ce qui est plutôt bon signe car je commençais franchement à m’endormir. Toutefois, le problème persiste toujours sur les personnages ... Bien que le film gagne en fun dans cette seconde partie, très vite, le rythme retombe et les situations se répètent, sans trop de variations, jusqu’à la fin. Je n'ai pas tellement rit, les situations sont téléphonées et prévisibles. Alors oui, j'en ressors déçu après la projection de " The World's End ".
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 septembre 2013
Ah je l'attendais depuis longtemps ce dernier opus de la trilogie d'Edgar Wright. Malheureusement, The World's End n'aura pas marqué mon esprit comme l'ont fait Shaun Of The Dead & Hot Fuzz qui, eux, resteront à jamais graver dans ma mémoire comme dans le top des comédies. On s'aventure sur une pente différente des deux premiers, un peu moins axé sur l'humour à mon goût et c'est ce qu'on regrette. Si Nick & Simon ne font plus rire à gorge déployée, qui le fera ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 septembre 2013
Ode politiquement incorrecte à la biture – c’est l’abus d’alcool qui confère des capacités inattendues aux héros… – nos chevaliers du « bièrathon » bataillent contre une invasion extraterrestre à la saveur finement nostalgique, où les Aliens au sang bleu se font déboîter comme des jouets Big Jim, mais feraient presque flipper en version lampe de poche. Illustrant à merveille le particularisme autodestructeur du genre humain, le fantastique est comme toujours pour les britanniques un délicieux moyen de décaper au vitriol leur propre société. Et à l’exemple de Gary King, touchant et pathétique adulescent, d’illustrer cette tentation vaine de toujours vivre dans le passé. Entre bastons poilantes et montée en gamme d’un fantastique apocalyptique, le duo star s’offre même le luxe de quelques scènes avec de vraies émotions, ce qui dans un pareil décorum tient tout de même de la performance… Pour clore la Saga Cornetto, le trio nous offre donc un exercice de style épatant, un condensé de leur savoir-faire et de ce que la Grande-Bretagne fait comme personne : une SF décomplexée, qui se soucie des codes comme de sa première théière, et s’amuse des grands thèmes avec un humour si absurde qu’on le prendrait parfois pour de la philosophie. En cette période de rentrée, la découverte du dernier Pegg/Frost/Wright semble simplement indispensable.
David S.
David S.

74 abonnés 414 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2013
Petit bijou à destination particulière de la génération X et à ceux qui ont vécu une partie de leur jeunesse fin 80's/début 90's - Et qui du coup, nous propose une bande son extraordinaire - Mais qui a le mérite d'être universel dans ses thématiques, suffisamment pour que chacun s'y retrouve.
En plus d'être zarbi et complètement allumé, ce film est une ode à l'irrévérence et la fraîcheur de l'adolescence et conte les illusions perdues. Où sont les espoirs ? Où sont les promesses ? Qu'avons nous fait de notre vie ? Devenir adulte veut- il dire s'uniformiser ou se conformer à une norme ? A quel point la vie et les responsabilités peuvent-elles nous changer ? Comment garder la constance de la "What The Fuck attitude" sur la durée ? Faut-il poursuivre des chimères pour qu'elle perdure ? Que sont nos potes devenus ? Et évolution signifie t'il abandon ?
En voilà des questions métaphysiques que pose le film sous couvert d'humour potache et alcoolisé. Edgar Wright réitère "Shaun of the Dead" avec de la hargne et de l'émotion. Le film est certes barré et part en couilles mais pose pléthore de questions tout en soulevant l'item de la libre pensée et du pouvoir de prendre ses propres décisions même si elles sont mauvaises : la célèbre irrévérence punk anglaise qui devient l'irrévérence du genre humain.
D'ailleurs, seuls ceux qui choisiront la voie de l'achèvement et l'accomplissement de leurs rêves de jeunesse verront leur vie joyeusement transformée.
Ce film ne se juge pas qu'à l'aune du contenu mais à ce tout qu'il convoque de réflexions et de réminiscences positives. Putain oui, on sort de ce film avec une grosse banane ! Et ce film ne s'évapore pas au générique de fin mais vous accompagne sur la durée.
Simon Pegg et Nick Frost y sont excellents comme à leur habitude. 4/5
Petit bonus : l'ombre des "Sisters Of Mercy" (le morceau "This Corrosion" pour les initiés) qui plane sur tout le film.
Grégory Poncet
Grégory Poncet

13 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2016
Excellent duo comme à l'accoutumée. Et quelle surprise à la fin ;-) J'adore cet humour pourtant je ne suis pas trop "humour ingliche" !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 septembre 2013
Un excellent film que nous délivre Edgar Wright pour conclure sa trilogie (hot fuzz, shaun of the dead) qui pour moi restera culte tant l'originalité et la qualité sont aux rendez vous, Pegg et Frost sont tout bonnement énorme dans leurs rôles l'un devenu sérieux avec le temps mais reste ultra protecteur avec son pote, l'autre qui refuse de grandir et veut revivre son ancienne gloire là où il sentait avoir sa place dans cette société, l'humour "so british" et déjanté est toujours fraîche et employé à bonne escient spoiler: quand aux "machins" ils me font penser à une métaphore en gros ceux que la société voudrait qu'on soit des êtres aseptisé, obéissant, n'éprouvant aucun réel choix ni émotions trop forte juste des êtres ayant pour but de suivre la masse tel de gentils moutons(peut-être que j'analyse trop !!! LOL)...

En gros à voir car bourré de qualité !!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 septembre 2013
Difficile, très difficile de dire du mal de la troisième collaboration sur grand écran du trio magique Wright-Pegg-Frost, même si "Le dernier Pub avant la Fin du Monde" n'atteint pas les sommets de "Shaun of the Dead" ou "Hot Fuzz". D'emblée, on est frappé par les ressemblances avec "Shaun of the Dead" dont "Le dernier Pub..." reprend complètement la trame, à quelques nuances près : course-poursuite avec des assaillants hostiles (ici, les aliens ont remplacé les zombies), amitié virile, introspection et réflexion sur le sens à donner à sa vie. C'est sur ce dernier point que la nuance est d'importance : là où Shaun, quasi trentenaire, regardait (avec pas mal de réticences et par la force des choses) vers l'avenir (vie de couple, responsabilités...), Gary King et ses amis, eux, quadras, ont pas mal l'œil dans le rétro. Comme leurs personnages, Wright et Pegg ont vieilli (mûri ?) et ils brossent à travers cette bande de cinq potes un portrait touchant de quadragénaires, un portrait aigre-doux où les souvenirs de bons moments côtoient les espoirs déçus, les échecs, les blessures. Et c'est presque dommage que cette belle évocation soit cannibalisée par l'apparition intempestive d'aliens infiltrés parmi les humains. Ce rebondissement dans l'intrigue, tel un cheveu sur la soupe, est certes extrêmement fun mais crée des ruptures pas toujours bienvenues dans le rythme du film. Et puis surtout, le message qu'il véhicule, l'avertissement sur les dangers de l'uniformisation et de la communication globale, aussi pertinent et jouissif soit-il, reste quand même très, très simpliste. Sur le papier, les noms des acteurs choisis pour incarner les cinq copains et la perspective de les voir s'envoyer à la tronche bon nombre de vannes bien ciselées s'avéraient particulièrement excitants. A l'écran, on n'est pas déçu : si les duettistes Simon Pegg et Nick Frost se sont donnés les beaux rôles, les seconds violons qui les accompagnent (Eddie Marsan, Paddy Considine et Martin Freeman) ne sont quand même pas des manchots niveau comédie et tout ce petit monde cohabite parfaitement à la fois dans la plus grande harmonie et dans le plus grand désordre potache. La touche féminine est incarnée à merveille par Rosamund Pike et Pierce Brosnan se paye une petite apparition, devenant ainsi, après Timothy Dalton dans "Hot Fuzz", le deuxième James Bond à figurer dans un film d'Edgar Wright. Car oui, comme d'habitude, le bonhomme n'oublie pas de rendre hommage à tout ce qu'il aime et qui l'inspire dans le cinéma et ici, outre les citations évidentes de classiques SF traitant d'invasion extra-terrestre ("Body Snatchers", "Le Village des Damnés"...), "Le dernier Pub..." se paye notamment à travers ses bastons avec les aliens un beau clin d'œil aux chorégraphies martiales de Jackie Chan ou Sammo Hung. Un petit mot aussi sur l'excellente BO qui compile à peu près tout ce qui se faisait de mieux dans la brit-pop des années 80/90 (Housemartins, Happy Mondays, Stone Roses, Suede...). Voilà qui rajoute encore une bonne dose de nostalgie à un film qui en procure pas mal, en plus de beaucoup de fun et de plaisir. "It's happy hour again..."
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 novembre 2013
Pour clore sa fameuse trilogie du cornetto (qui comprend la comédie fantastique Shaun of the dead et la comédie policière Hot Fuzz), Edgar Wright réunit ses deux amis Simon Pegg et Nick Frost ainsi que d’autres acteurs apparus dans les deux précédents films (dont Martin Freeman ou bien encore Bill NigtySpoiler :), pour mettre au point une comédie cette fois de science-fiction. Le point de départ de son intrigue à laquelle ont été ajoutés les éléments de SF se base sur une anecdote réellement parvenu au réalisateur, l’histoire de menace technologique se pose donc sur un fond plein de références autobiographiques teinté de nostalgie. La mentalité du personnage de Garry campé par Simon Pegg représente d’ailleurs une autre menace, celle du comportement rétrograde lié au fait de vouloir revivre le passé plutôt que d’aller de l’avant. La partie science-fictionnelle est tout ce qu’il y a de plus convenue dans ses enjeux et sa structure, mais permet de justifier des scènes d’action assez rocambolesque et d’amener finement sa morale –toute aussi banale- sur le danger que peut représenter l’uniformisation (le "starbucking" comme ils disent) sur les traditions locales et le libre arbitre. Hormis quelques combats assez mirobolants et le gag de la palissade devenue récurrente, l’humour passe essentiellement par les dialogues qui sont écrits avec un peps so british particulièrement réjouissant.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 septembre 2013
La comédie veut traiter du sujet de la quarantaine, alors pourquoi pas,seulement derrière ce sujet il n'y a aucune histoire. C'est long à démarrer puis une fois l'histoire de sf attaqué c'est prévisible et pas drôle un instant. Visuellement c'est d'une totale laideur,les effets de transition pour passer d'un plan à l'autre sont utilisés jusqu'à plus soif,seul l'efficacité des combats est réussie. Tout ce mauvais mélange vient se conclure par une fin aussi moralisatrice qu'un épisode de simpson. les dix dernières minutes n'ont aucunes utilités, ci ce n'est de venir en rajouter une couche de la façon la plus lourdingue qui soit,on nous réexplique tout ce que l'on vient de voir au cas ou le message ne serait pas passé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 septembre 2013
"Le dernier pub avant la fin du monde" ou comment faire travailler ses abdos en 1h49

La bande annonce (déjà fort prometteuse) m'avait donné une terrible envie de voir ce film.
J'ai dû attendre plusieurs semaines avant de pouvoir combler ce désir (convaincre mes amis n'a pas été chose aisée, la menace et le chantage ont eu raison d'eux).

Le film démarre, 23 ans en arrière, au moment où 5 potes tentent (sans spoiler: sans succès) de réussir leur barathon: 12 pintes dans 12 bars différents, avant la fin du monde (nom du dernier pub).
On les retrouve en 2013. Chacun ayant tracé son petit bonhomme de chemin, ayant laissé derrière eux cette nuit et cette quête de la "voie maltée".
Mais c'est sans compter sur Gary King (resté bloqué en 1990 avec voiture et cassette d'origine) qui va les réunir pour revivre cette soirée du 22 juin 1990 (avec les robots et les robots non robots en plus) ...

J'ai retrouvé avec plaisir la bande de "Shaun of the dead" et "Hot fuzz".
Les acteurs (Simon Pegg, Nick Frost et Martin Freeman) sont toujours aussi brillants, les répliques font mouches et l'histoire est encore plus déjantée.

Simon Pegg alias Gary King est hilarant (tout autant qu'agaçant).
Les jeux de mots et bons mots fusent (j'ai ri, si si je vous assure et même beaucoup) même si ça ne volent pas toujours très haut (ce n'est certainement pas pour son contenu culturel et intellectuel que je suis allée le voir).

Les scènes de combats (la première en particulier - effet de surprise) sont drôles (notamment grâce à l'équipe de bras cassés des 5 presque quadra) et bien orchestrées .

Seul bémol: la fin. On a presque l'impression, que le scénariste ne savait plus comment finir son film. Mais on lui pardonne, le reste vaut le détour.

En résumé, j'ai passé un trés bon moment. Je me suis laissée porter par ce film rythmé, décalé et divertissant.
A quand le prochain?
Piwi47
Piwi47

63 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2013
« The World's End », traduit bêtement « Le Dernier pub avant la fin du monde » en version française, conclut la « Trilogie Cornetto », instaurée par le génialissime« Shaun of the Dead » et poursuivie avec l'excellent buddy cop movie « Hot Fuzz ». Edgar Wright reprend les rênes de la réalisation, et signe également le scénario avec Simon Pegg. De l'autre côté de la caméra, le comédien anglais précédemment cité forme de nouveau le duo mythique avec son compère Nick Frost. Le trio, lancé grâce à la série anglaise « Spaced », parachève donc son aventure aujourd'hui même.

Synopsis Allociné : L'histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l'âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l'absorption d'un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World's End (La Fin du Monde). Une vingtaine d'années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l'alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. L'incorrigible Gary, tristement conscient du décalage qui le sépare aujourd'hui de son meilleur ami d'antan Andy, souhaite coûte que coûte réitérer l'épreuve de leur marathon alcoolisé. Il convainc Andy, Steven, Oliver et Peter de se réunir un vendredi après-midi. Gary est comme un poisson dans l'eau. Le défi : une nuit, cinq potes, douze pubs, avec un minimum d'une pinte chacun par pub. À leur arrivée à Newton Haven, le club des cinq retrouve Sam, la sœur d'Oliver pour qui Gary et Steven en pincent toujours. Alors que la fine équipe tente, tant bien que mal, d'accorder le passé avec le présent, une série de retrouvailles avec de vieilles connaissances et des lieux familiers les font soudain prendre conscience que le véritable enjeu, c'est l'avenir, non seulement le leur, mais celui de l'humanité entière, et arriver à « La Fin du Monde » devient le dernier de leurs soucis …

Qui l'eût cru ? « The World's End » est probablement la meilleure comédie dramatique de science-fiction sociale d'action de l'année. Un pastiche déjanté, drôle et émouvant de « L'Invasion des profanateurs de sépultures », qui marinerait dans la sauce « The Thing », assaisonné au piment british. Une poilade générale, orchestrée de main de maître par un metteur en scène brillant, biberonné depuis sa plus tendre enfance à la pop-culture.

Histoire simple au départ : des quadras prêts à s'enfiler des pintes jusqu'au douzième et dernier pub de la ville, à l'occasion d'un barathon disjoncté.

Toutes les vannes font mouche, l'écriture comique hyper dense et les gags graphiques sont parfaitement maîtrisés – la confrontation dialogues truffés de second degré / situations burlesques premier degré au premier plan est absolument divine – la profusion de détails geeks complètement jouissive. Les répliques délirantes à l'anglaise, ambiance « Monthy Pithon » en tête, fusent (« King Gay ») et débordent d'amusements en tout genre : plusieurs contrepètries barrées, humour pince-sans-rire, ou encore running-gag hilarant sur « Gary's Mum ».

Mais « The World's End » n'est pas seulement un rafraîchissant moment de franche rigolade, c'est aussi le déguisement de quelque chose nettement plus viscéral et construit, l'occasion pour les trois comparses de visiter des thématiques plus adultes et plus sombres. Au programme : exploration des conséquences du passage de l'adolescence à l'âge adulte, de la dépendance à l'alcool, de ce qui forge la vie (l'amitié, les amours, les responsabilités...) et ce qu'on choisit d'être. Certains propos déjà abordés en toile de fond dans « Shaun of the Dead » et « Hot Fuzz » – la peur du changement, le refus de l'homogénéisation et la lutte contre le conformisme – sont ici creusés davantage et toujours on ne peut plus d'actualité.

Le jeune prodige trentenaire Edgar Wright, également auteur du chef d'œuvre pop musical « Scott Pilgrim » en aparté, fonctionne à plein régime dans sa mise en scène, par ailleurs ahurissante : effets de montage façon Guy Ritchie, rythme endiablé, narration fluide et transitions variées, scènes d'action spectaculaires (le climax notamment) …

Côté interprétations, on assiste à une admirable réunification de tous ceux qui avaient participé aux précédents volets, les vieux potes Simon Pegg & Nick Frost bien évidemment (parfaits as usual, voire mieux encore, les deux loustics parviennent à nous surprendre en réinventant totalement la bromance, la relation entre leurs personnages changeant en fait du tout au tout entre chaque épisode), mais aussi Martin Freeman (starisé entre temps grâce à la série « Sherlock » et la trilogie « Hobbit »), Rafe Spall, Paddy Considine, Julia Deakin, Patricia Franklin, ainsi que les jumeaux Kevin et Nicholas Wilson. Seul Bill Nighy manque à l'appel, dommage ! Les petits nouveaux s'appellent Eddie Marsan, Rosamund Pike, ou encore l'ex-James Bond Pierce Brosnan (clin d'œil volontaire à « Hot Fuzz », rappelez-vous en effet la présence de Timothy Dalton au générique). Autrement dit, une pléthore de comédiens talentueux et tous plus vivants les uns que les autres.

Une BO aux petits oignons (The Doors, Pulp, Stone Roses, Kylie Minogue …) constituant un personnage à part entière et faisant progresser le récit tel un jukebox, des références à gogo (« les fameuses palissades, récurrentes dans les trois films, qui sans être un simple élément du décor, servent toujours à la narration et surtout à l'insertion d'un gag culte »), des influences venues d'ailleurs (John Carpenter pour le cinéma, les auteurs John Wyndham et John Christopher côté littérature), des combats « Drunken Master » en forme d'hommage au zui quan (la boxe de l'homme ivre) de Jackie Chan (présent dans les remerciements au générique, CQFD) sont indéniablement de précieux atouts, et permettent à « The World's End » d'atteindre les sommets.

Bilan : Edgar Wright, Simon Pegg et Nick Frost enrichissent encore un peu plus le patrimoine du cinéma anglais avec « The World's End », niche SF sociale intelligente et bouleversante, véritable maillon manquant à la chaîne filmique initiée par le film zombie « Shaun of the Dead » et la comédie d'action « Hot Fuzz ».

Anecdote : De nombreuses personnalités du 7è art ont complimenté le film et son réalisateur Edgar Wright, via leur compte Twitter personnel ou en interviews. Parmi les célébrités totalement emballées, on recense : Joss Whedon, Robert Downey Jr, Greg Mottola, Duncan Jones, Rian Johnson, Joe Carnahan, Chris Evans, Ben Stiller, John Landis, Joe Dante, Adam McKay, Alison Brie, Dwayne Johnson, Peter Jackson, Seth Green, Patton Oswalt, Judd Apatow, Patrick Wilson, Damon Lindelof, Alfonso Cuaron, Brad Bird, Joel McHale, Gillian Jacobs, Jamie Bell et James Gunn.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse