"Aux yeux de tous" est un thriller français assez prenant à suivre grâce à la bonne performance des comédiens (Mélanie Doutey sort du lot avec sa prestation pleine de sincérité) et aussi et surtout par rapport à la mise en scène assez novatrice de la part de Cédric Jimenez (qui réalise pour l'occasion son tout premier long-métrage) puisque la quasi intégralité des images du film sont retranscrites à partir d'une web-cam et cela donne d'ailleurs pas mal de suspense et de bonnes scènes d'actions durant la dernière demi-heure. L'histoire n'est par contre pas d'une folle originalité, mais elle s'avère suffisamment bien écrite pour ne jamais nous faire perdre le fil. Bref, c'est à découvrir car le procédé et le style du film est assez aguichant.
L'idée est quelque peu originale malgré tous les commentaires mais toute l'histoire se résume à un gars devant son écran qui essaie de résoudre une affaire d'attentat.
Mais... Les plans de caméras styles Webcam deviennent vites lassant, l'intrigue a du mal à être crédible.
Même s'il donne envie de s'y frotter, il faut d'abord préciser que le concept n'est pas aussi totalement novateur qu'on le dit, d'autres s'y sont essayé ailleurs avec des fortunes diverses. Mais reste la curiosité de voir un tel exercice de style voir le jour en France. Maintenant parlons du film : il frise vraiment la catastrophe (sauvé par cette maigre idée de départ) mais pas le ridicule. Premier gros souci quand les acteurs ouvrent la bouche (pourquoi prendre des visages aussi connus sur un concept comme celui-là ?)... Ca joue mal et les dialogues sont d'une pauvreté rare. Pire, le scénario qui commet l'erreur fatale de se tricoter autour d'une fumeuse et énième théorie du complot très premier degré du "on nous ment, on nous fait croire" au lieu de s'inspirer d'un Barrry Levinson qui sur un procédé similaire a accouché récemment d'un très très grand film visionnaire (The Bay). Résultat : en nous faisant scruter sous toutes ses coutures le bonnet du hacker dans son cagibis, le film finit par assumer un héritage limpide, le célèbre Passage de René Manzor avec son Démiurge old school "derrière son grand ordinateur". Nanarland quand tu nous tiens...
Un premier film assez conceptuel, pour ne pas dire complètement conceptuel, l'histoire n'en est pourtant pas laissé pour compte, c'est souvent là, que le bât blesse, le réalisateur a une super idée, il se focalise dessus et en oubli la genèse, l'histoire qu'il veut nous raconter. Ici, ce n'est pas le cas, même s'il faut s'armer de patience pour voir où il veut en venir. La construction pourrait être vite lassante, ces plans courts, à travers le prisme d'une caméra de vidéo-surveillance, ou d'une webcam, on voudrait de belles images, une jolie lumière, un joli cadre, mais, cela nuirait à sa volonté de nous démontrer que l'on peut faire un film plein de sens juste à travers l'œil voyeur du Hacker. Déjà, il remet les institutions en doute, avec ce président fantoche, et ses communiqués de presse complètement bidonnés; sans avoir l'air d'y toucher, il remettra le couvert dans bac nord. Alors attention Big Brothers is watching you !
Un thriller mené tambour battant au scénario habile et terriblement d'actualité malheureusement. On ne s'ennuie pas une seule seconde, la mise en scène nerveuse tient en haleine jusqu'à la dernière minute. Parfois un peu expéditif aussi bien dans la forme que dans le fond, ce film mérite d'être vu. A méditer !
Un thriller français bâtit sur une idée qui peut paraître séduisante mais qui est totalement mal exploitée, voir peut-être irréalisable. Tout le film se base sur ce voit un hacker au travers de caméras, mais cela tout comme l’intrigue qui en ressort cumulent les invraisemblances et peine à rendre intéressant le long-métrage.
La fameuse théorie d'un complot orchestré au plus de l’État, version parisienne et webcam. Pourquoi pas ? On se laisse prendre au jeu, mais le côté fabriqué avec deux bouts de ficelles à malheureusement ses limites. Les aberrations se bousculent sur la fin et décrédibilisent l'histoire déjà assez abracadabrante. Les acteurs font beaucoup pour convaincre, mais Mélanie Doutey en fait trop et Olivier Barthelemy est constamment dans les stéréotypes. C'est dommage car on avait envie d'y croire. Reconnaissons tout de même au film sa volonté d'être efficace. Il y parvient parfois.
Bien qu'innovante, le parti prit de filmer exclusivement par caméras et web cam interposé est un sérieux handicap a mon gout. Certes, on reste assez captivés, mais le rendu visuel et sonore en est forcément amoindri. Mais ca reste froidement réaliste et efficace.
Une étoile pour l'originalité, la réalisation et le montage, car même si c'est lassant au bout de dix minutes et que ça donne un peu mal à la tête, c'est bien de sortir des sentiers battus. Une autre étoile pour la fin et la réflexion politique qui me plaisent bien. La musique est en revanche assez énervante, et les acteurs relégués au second plan vu la qualité des images puisque c'est à 95% directement des images de vidéos, webcams etc...
Rythmé, innovant, couillu le film de Cedric Jimenez arrive à captiver d'un bout à l'autre avec audace et un certain savoir faire, qui le situe immédiatement dans le haut du panier du cinéma de genre hexagonal.
Brillamment monté et réussissant la grande majorité des partis pris novateurs qu'il emprunte, le film mérite largement le détour.
Très soporifique, d'un rythme abscons, tout m'a paru d'une nullité pas possible: le déroulement de l'histoire, le montage, les dialogues (parfois consternants), la direction d'acteur (ratage manifeste), la lumière, le son (on va dire que c'est fait exprès car on perçoit ce que diverses cams transmettent, mais non, c'est juste horrible), les choix de cadrage, le décor, tout est mauvais! Mélanie Doutey aurait dû s'attacher ses longs cheveux avec une pince ou se faire une queue de cheval car subir sans cesse ses tripotages de tifs devient insupportable. Mais c'est le film lui-même qui m'a paru insupportable dans son concept même. Je dis bien in-sup-por-table. L'impression désagréable d'être soi-même une caméra de surveillance fausse toute possibilité de projection. Le but de l'opération ressemble à un exercice de style original, qui agace et tourne en rond. Je n'ai pas du tout accroché.
Dès le générique de début on découvre que l'on aura un style audacieux. L'usage des caméras de surveillance permet de dynamiser la traque des terroristes et on est encore surpris à la fin par la courte durée et la conclusion très percutante. MAIS tout le monde joue particulièrement mal et c'est ce qui plombe le film (on montait à 4/5 sinon). Il faut absolument un remake, c'est du gâchis! Le talentueux réalisateur (scénariste/producteur) Cedric Jimenez est à suivre de près.
Ca m'apprendra à ne pas regarder la bande annonce et les commentaires concernant un film. Tomber sur le seul film fait d'images de caméras videos troubles et en noir et blanc, aux scénario et aux dialogues inexistants et vous obtenez une soupe cinématographiques donnant mal au crane et la nausée. Tellement insupportable que j'ai dû quitter la salle au bout d'1h de souffrance visuelle.