Les Vieux chats
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Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mai 2012
Malgré une belle interprétation, ce film assez lent pour le début, ne m'a pas totalement convaincu. Le scénario assez léger, bien que profond, semble n'avoir été qu'effleuré par le metteur en scène. Dommage.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 mai 2012
J'avais déjà vraiment aimé la façon de filmer de S. Silva dans la Nana ; une façon dépouillée, impartiale, comme si l'urgence était de taire tout discours et de montrer ce que les choses de la vie sont, exactement comme elles le sont. Et je retrouve ça amplifié encore avec Les Vieux chats. Avoir tourné dans le lieu de vie de cette comédienne chilienne n'est pas anodin : c'est la tentative de réduire jusqu'à la plus extrême limite l'effet de l'interprétation des acteurs. Et quand là-dessus arrive l'ex bonne de la Nana transformée en lesbienne borderline, il est clair que la volonté est de balancer une grosse distorsion autour de laquelle ce petit univers va se recomposer.
Je ne suis même pas certain que ce soit l'histoire qui importe pour Silva, au sens d'une parole de réalisateur, ni même d'ailleurs qu'il ait un discours revendiqué. Non, il s'agit plutôt de se situer à un endroit de la société, d'y introduire un élément de perversion (dans la Nana, c'était la sensation violente de l'aliénation de la bonne), et de zoomer sur ce qui va se passer.
On pourrait presque faire une comparaison avec un réalisateur comme Lee Chang-Dong (Poetry) et sa tentative assez voisine de retrouver le réel. D'un côté Lee Chang-Dong laisse le temps à chacune de ses scènes de s'imposer, un peu comme on s'assied sur un banc en regardant les gens qui passent. De l'autre, Silva pointe une caméra à bout portant sur tout ce qui bouge dans des situations totalement minimalistes, et de l'enfilade des plans les plus neutres possibles nait la réalité. Un anti cinéma ?
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 juin 2012
Très bon film qui parle d'un sujet taboo de notre société,le rapport enfant parent en fin de vie.
ericAparis
ericAparis

24 abonnés 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2013
Ne pas se décourager, après une mise en place un peu longuette, mais finalement nécessaire, le film vaut vraiment la peine d'être vu. On est au début touché par cette vieille femme et on déteste sa fille,mais tout n'est pas si simple .Lorsque ressurgissent les démons du passé, les regrets et les oublis, l'Humain refait surface et on compatit avec sa fille, sa tristesse et ses erreurs également. Un beau film nécessaire, porté par des comédiens exceptionnels, principalement Belgica Castro qui porte le film par sa présence.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2012
Un de ces petits films personnels, comme l'Amérique Latine sait nous en envoyer de temps en temps -ici, en l'occurence, le Chili (!), avec deux jeunes réalisateurs, Sebastian Silva et Pedro Peirano.

La vieillesse -et cette maladie qui va de A à Z et se termine comme les abysses infinies dans lesquels sombre, inévitablement, celui qui en est atteint. Dans le vieux couple qui nous est présenté ici, c'est la femme, Isadora (Belgica Castro), qui en est aux premiers stades -encore suffisamment lucide pour tenir des conversations tout à fait sensées, et puis, il y a tout à coup une absence, on était en train de savonner quelques pièces de lingerie, et puis on s'en va, laissant le robinet ouvert; la terreur quand la conscience revient, devant la progression de la maladie. Malgré tout, le couple qu'elle forme avec Enrique (Alejandro Sieveking) est paisible. Lui travaille encore, sur un PC hors d'âge, il doit écrire des articles sur l'art, ou quelque chose comme cela. Ils vivent dans un grand appartement au 8eme étage, encombré de ces collections d'objets qu'on ramène de voyage, des chats, dont il y a des statuettes partout, des poules. Et deux vieux chats, bien vivants ceux là, arthritiques et obèses, le matou est plus gros qu'un chat norvégien, la matousette ressemble à ma Sieglinde avec ses bourrelets de graisse qui balottent sous le ventre quand elle court (enfin, quand elle essaye....)

Ce petit bonheur tranquille est troublé par le retour de voyage de Rosario (Claudia Celedon), fille qu'Isadora a eu d'un premier mariage (elle a un fils, aussi), espèce de grand engin hystérique et cocaïnomane, flanquée de sa copine Hugo /Beatriz (Catalina Saavedra), goudou encore plus caricatural (je me permets, car Beatriz se définit elle même ainsi....). Pour Isadora la visite de sa fille est un cauchemar auquel elle ne peut échapper. Déjà, Rosario est allergique aux chats, il faut les enfermer dès qu'elle arrive. Allergie qui en dit long..... Rosario n'a jamais réussi à travailler, elle a monté des affaires foireuses pour lesquelles elle tapait sa mère, qui se sont toutes terminées en faillite, là il s'agit de savonettes ramenées du Machu Pichu et censées soigner tous les maux.... Et elle exige carrément de sa mère qu'elle vende cet appartement, trop grand, au 8eme étage avec un ascenseur qui bat de l'aile, toujours en panne, au profit d'un petit rez-de-jardin où les chats seraient si bien... Et elle se met en rage, et elle insulte Enrique, et elle menace sa mère, son compagnon /compagne en est même gênée.

De ce Festen en petit comité, on comprend qu'Isadora n'a jamais été maternelle. Rosario est arrivée alors qu'âgée, elle n'envisageait plus d'avoir d'enfant. Son instinct maternel, elle le réserve à son fils aîné, qui lui a tout fait bien...Et du coup, on se dit que tout n'est pas si simple, qui si Rosario est ce qu'elle est, c'est aussi qu'elle trimballe des blessures d'enfant non cicatrisées.

Au terme de cette scène, Isadora s'enfuit, elle erre dans un parc vallonné qui fait face à l'immeuble et où elle aimait se promener. On tourne une pub, et elle est fascinée par ces jeunes acteurs ridiculement déguisés en guêpes.... La famille la retrouvera pateaugeant dans une fontaine, comme Anita Ekberg, en carrément moins sexy.

Bon, ce film ne restera pas dans les annales du cinéma. Il souffre de l'exces du personnage de Rosario, trop caricatural; mais il a pour lui la formidable Belgica Castro; il a pour lui d'oser parler de la vieillesse, et de son inévitable naufrage. A voir donc.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2024
Il y a des œuvres cinématographiques qui plaisent au plus grand nombre et des films intimismes aux multiples paraboles qui ne s’adressent qu’à une catégorie de spectateurs qui ne cherchent pas nécessairement l’action, le bruit et les effets numériques. Ce long-métrage fait partie de ces films avec très peu de personnages (6 dont deux chats), un décor minimaliste (un appartement avec un ascenseur en panne) et 2 fils conducteurs, le temps qui passe avec la vieillesse qui isole et les conflits intergénérationnels liés à l’argent. Passant de situations cocasses aux scènes pathétiques, les images filment les frontières de l'âme délabrée de la vieillesse, le rapport de l'être humain à la vie, la blessure intime d’une vieille femme qui traîne avec elle le manque d'amour qu'elle n'a pas su donner à son enfant. "Les vieux chats" brosse ainsi une peinture sans concession d’une relation conflictuelle entre une mère et sa fille non désirée. Cette approche ne nous laisse pas indifférente et nous renvoie à nos propres turpitudes autour du temps qui passe et aux regrets que l’on peut avoir. Les acteurs sont tous excellents avec une mention spéciale pour Belgica Castro, monument du théâtre au Chili qui exulte dans son rôle de vieille dame. A voir pour ceux qui aiment ce genre d’essai, moi j’ai vraiment bien apprécié…
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2012
Film qui allie avec beaucoup de justesse férocité et tendresse, cynisme et émotion. Un film qui ne peux laisser indifferent, tant il sonne juste...
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2012
La scène est dans un appartement plutôt confortable de la capitale chilienne où le temps est comme suspendu : décor surchargé de tableaux et bibelots vieillots, "vieux chats" (2, obèses et hiératiques), couple hors d'âge (Isadora et son second mari), rythme de vie ralenti. Cet équilibre fragile est perturbé par une énième panne du vieil ascenseur (laquelle condamne Isadora, par ailleurs en début d’Alzheimer, qui a de grandes difficultés à se mouvoir, à demeurer cloîtrée) combinée avec l'irruption de Rosario, sa fille quadragénaire, cocaïnomane, névrosée et marginale (elle vit avec Beatriz/"Hugo", une brave fille aux physique et manières de camionneur), en quête de subsides pour une nouvelle entreprise de fantaisie (vendre cette fois-ci des savons "de soin" rapportés du Pérou voisin). Ce film à la forme quasi-documentaire (renforcée par l'utilisation du vrai couple, de l'appartement - et même des chats - de l'actrice incarnant Isadora, la nonagénaire et très célèbre dans son pays, Belgica Castro, et une prise de vues systématique « caméra à l’épaule ») est un hallucinant psychodrame familial, mettant aux prises mère et fille, chacune persuadée que l’autre ne l’aime pas (Rosario est l’enfant de trop d’une mère déjà très âgée – le bref intermède avec son fils aîné, passant récupérer avec sa propre fille étudiante un livre d’art, le confirme). Le désamour de la mère a pourtant une explication autre, due à son propre vécu remontant à l’enfance – on l’apprend en épilogue, après de longs moments de violence (pas que verbale) et une mise à nu douloureuse avec la » fugue » d’Isadora, en pleine « absence » , comme point d’orgue (souvent à la limite du supportable pour le spectateur mué en voyeur).
A la vue de l’affiche, je ne sais pas pourquoi je m’étais imaginé aller voir un film grinçant, façon « humour noir », dans la lignée de l’espagnol « Crime farpait » : ce long métrage chilien relève d’un tout autre registre, et s’il a un intérêt certain, il faut savoir qu’il est aussi (et même souvent) extrêmement anxiogène.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2012
Voici un film modeste en apparence. Il est en effet réduit à un intérieur et à un extérieur. L'intérieur, c'est celui d'un appartement situé dans un quartier résidentiel de Santiago; l'extérieur - qui ne constituera le cadre de l'intrigue que dans la deuxième moitié du film - est constitué par un jardin public situé en face de l'appartement et comportant une bien jolie fontaine qui pourrait avoir quelque intérêt dans la narration. Un couple - une vieille femme et son compagnon - est dérangé dans sa paresse matinale par un coup de téléphone de la fille de la femme en question. Rien de réjouissant, surtout pour le compagnon qui n'éprouve aucune tendresse pour la jeune femme. D'autant que celle-ci sera rejointe peu de temps après par sa compagne, Beatriz, qui préfère répondre au doux nom masculin de Hugo. Almodovar pas loin... Rapidement on comprend qu'un complot se trame qui vise à faire signer à la mère atteinte de la maladie d'Alzheimer l'acte de vente de l'appartement. Difficile de faire plus simple: peu de personnages, des décors somme toute banals, une intrigue qui ressemble plus à celle d'une nouvelle qu'à celle d'un roman. Et pourtant des personnages complexes, chargés d'affects, des décors lourds de symboles et même de références cinématographiques ("Psychose" et "La dolce vita" pour ne dégager que les plus évidents), une intrigue qui ne donne jamais dans le convenu. C'est donc un film passionnant qui se regarde avec la gourmandise des "vieux chats" tout à leurs croquettes et merveilleusement servi par des acteurs d'exception. Mention particulière pour le couple de vieux qui incarne à la perfection le drame de la vieillesse et de la dépendance.
Georges P.
Georges P.

95 abonnés 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2012
Le film ne laisse pas indifférent. Il ne le peut pas. Il nous renvoie à notre propre vieillesse à venir, à la relation que nous avons avec nos parents. Parfaitement interprété, dans les lieux de vie de Belgica Castro (il faut écouter Pedro Peirano expliquer les conditions du tournage), ce film chilien est un petit bijou, sans concession, sans stéréotype ni caricature. A ne pas manquer. On peut juste regretter qu'il soit si peu diffusé en France.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 juin 2012
Très bon film qui dépeint la déchéance de la vieillesse avec justesse ! Quelques longueurs malgré tout mais un film sombre dont on ressort plus jeune et effrayé par les petites pertes quotidiennes que nous impose
le temps !
gemini-hell
gemini-hell

31 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2012
Branle-bas de combat chez Isidora : sa fille, plutôt rock and roll attitude et avec laquelle les rapports sont loin d’être de tout repos, va débarquer chez elle et lui faire une proposition qui ranimera une fois de plus les flammes de la discorde. « Les Vieux Chats » se révèle être un film extrêmement juste, touchant, poignant aussi et qui évoque les ambiances et les rapports familiaux que l’on trouve dans les films de Mike Leigh. La lente et irrémédiable dérive mémorielle et physique d’Isidora est décrite par les cinéastes avec méticulosité et un sens de l’observation pertinent. Le suspense s’invite dans le récit lorsque la vieille dame parvient à sortir de son immeuble et s’égare au sens propre comme au figuré dans le jardin public avoisinant. La performance de la nonagénaire Belgica Castro est éblouissante ainsi que l’ensemble du casting (la belle-fille goudou est à hurler de rire). Extrêmement bien dialogué.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2013
Un film d'une rare justesse et finesse psychologique qui évoque à la fois la comédie italienne et l'univers d'un Hanneke. Le malaise s'instaure très vite et la férocité des relations familiales est quasiment aussi traumatisante que l'alzeimer de la mère. Au travers de ce huis clos intimiste, on devine toute l'âpreté et la cupidité de la société chilienne de l'après Pinochet. Tous les comédiens sont impeccables, chats compris. On ne ressort pas totalement indemne de cette tranche de vie. Du grand art.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2012
L'idée est bonne, le scénario aussi, les acteurs sont justes, les chats aussi, mais la mise en scène et le rythme trop lent par moments sont un peu bancals.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2012
Isadora et Manuel coulent leurs vieux jours dans le confort d'un appartement habité par deux vieux chats, qui sont "chez eux".
Les livres, les objets sont omniprésents et Manuel veille sur Isadora qui perd parfois la tête....
Tout est calme, presque trop, comme la "vieillesse"; jusqu'à la panne d'ascenseur et l'avis de tempête de l'arrivée de Rosario (la fille d'Isadora) qui n'est pas de tout repos !!! La compagne, "Hugo" n'est pas mauvais fille....
Cependant, on comprend vite que l'objectif de Rosario est de faire signer des papiers à sa mère pour récupérer, ce bel appartement confortable.
On découvre peu à peu les personnalités et l'"horrible fille indigne" qui voudrait bien profiter de la naïveté de sa vieille Maman malade......

Les personnages sont filmés dans ce qu'ils ont de plus intimes, au ras des visages, de l'expression des sentiments enfouis.
Puis on découvre peu à peu que les choses ne sont pas si simples, que cette histoire d'appartement dissimule un manque d'amour ressenti par Rosario.....
Il y a aussi, ces jeunes adultes qui ne trouvent pas leur place. Certes, ils ne font pas tout ce qu'il faut mais l'environnement économique, culturel, ne les y aide pas....
Enfin, quand on arrive au bout de sa route, l'argent est-il si important ?

Avec des choses très matérielles, les réalisateurs nous amènent aux vraies questions....du sens de la vie, de la quête d'amour.....
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