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    Les Vieux chats
    note moyenne
    3,2
    217 notes dont 38 critiques
    répartition des 38 critiques par note
    2 critiques
    14 critiques
    13 critiques
    7 critiques
    2 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Les Vieux chats ?

    38 critiques spectateurs

    xando
    xando

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    5,0
    Publiée le 26 avril 2012
    Une comédie à l'italienne façon "Le déjeuner du 15 août" teintée d'Almodovar, c'est à la fois drôle et sur la fin très émouvant. Un vrai régal et une belle surprise dans le désert cinématographique actuel.
    DameYseut
    DameYseut

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    4,5
    Publiée le 8 mai 2012
    sous titre possible : comment prouver qu'avec 6 acteurs (dont 2 chats), un appartement avec balcon et au 8ème étage (dont l'ascenceur est en panne), on peut monter un vrai film avec une vraie histoire, des personnages subtilement décrits et même un authentique suspens faisant naître une profonde émotion.
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    2,0
    Publiée le 11 mai 2012
    Les Vieux chats (2010) ne débarque dans l’hexagone qu’en 2012, il ne fallait pas être pressé de découvrir ce drame social chilien où l’on fait la connaissance d’un vieux couple vivant reclus dans leur appartement en compagnie de leurs deux (gros) vieux matous qui peinent clairement à avancer sur leurs frêles pattes. Mais le calme ambiant va être de courte durée lorsque Rosario décide de venir leur rendre visite. Visiblement, cela n’a pas l’air de les enchanter, on finira rapidement par comprendre pourquoi la fille de la famille est loin d’être désirable. Une fois place, elle est rejoint par Hugo, sa copine (une lesbienne du style camionneur), une venue impromptue qui a tendance à agacer le vieux couple. Bien évidemment, la présence de la jeune femme n’est pas innocente mais (très) intéressée, ce qui va peu à peu dégrader le climat au sein de ce petit appartement. Sebastián Silva & Pedro Peirano sont parvenus à retranscrire une ambiance oppressante (et parfois stressante, avec notamment les scènes de l’escalier), on félicitera aussi les actrices qui sont d’une grande crédibilité, que ce soit Belgica Castro (vraiment bluffante pour son âge) ou le fameux couple de lesbiennes (Claudia Celedón & Catalina Saavedra). Mais hélas, le tandem le réalisateur ne sera pas parvenu à se démarquer en réalisant au final un drame assez conventionnel (mais parfaitement interprété).
    ffred
    ffred

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    4,0
    Publiée le 26 avril 2012
    Le duo scénariste/réalisateur, Sebastian Silva et Pedro Peirano, nous avait donné en 2009 le très remarqué mais pas forcément réussi La bonne (La Nana). Ils reviennent aujourd'hui avec ce joli film, véritable hommage et déclaration d'amour à l'actrice principale Belgica Castro, monument du théâtre au Chili. Agée de 91 ans, elle a donc été très ménagée par les réalisateurs qui ont même tourné chez elle, et fait de son mari son époux à l'écran (avec aussi ses propres chats). Elle est vraiment extraordinaire. On retrouve aussi l'actrice de La bonne, la formidable Catalina Saavedra, métamorphosée en lesbienne camionneuse surnommée Hugo, en couple avec la fille, jouée par l'excellente Claudia Celedon. Ils sont tous formidables. Un quatuor haut en couleur, parfois détestable souvent émouvant. Le scénario est très agréable mais sait aussi piquer là où ça fait mal. Même s'il traite avec cruauté et réalisme de quelques thèmes souvent vus, la vieillesse, les rapports mère/fille...il ne ménage aucun des personnages mais ne les juge pas non plus... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-les-vieux-chats-104110667.html

    Las uite sur :
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 27 mars 2016
    Pénétrer l'intimité d'un couple n'est jamais chose facile, même au travers de la fiction, tellement le sentiment d'être passé à côté de l'essentiel ajouté à la culpabilité du voyeurisme peut très vite amener l'exercice à la limite de l'indécence. Le quatrième âge, celui où les choses se figent et où la mort se faufile à travers les interstices du plancher est d'un accès encore plus délicat. Michael Haneke qui affronte toutes les réalités sans jamais détourner le regard ni sa caméra, a réussi avec "Amour" en 2012 un film magnifique en scrutant au plus près le chemin de la perte de soi et de l'autre que doit affronter un couple de la bourgeoisie parisienne dans son appartement haussmannien devenu mausolée . Les deux jeunes réalisateurs chiliens, Sebastien Silva et Pedro Peirano, déjà remarqués avec "La nana" (2009) avaient un peu avant Haneke effleuré le sujet avec "Les vieux chats". Les deux gros matous qui offrent son titre métaphorique au film, sont les maîtres de l'appartement d'Isidora (Belgica Castro) et d'Enrique (Alejandro Sieveking). Tenaillés par la faim, ils nous ouvrent la porte de la chambre à coucher de leurs maîtres qui font la grasse matinée. Enrique plus jeune et alerte lit tranquillement pendant qu'Isidora sort difficilement d'un rêve qui la hante depuis qu'elle sent Madame Alzheimer prendre possession de son esprit. C'est une journée comme les autres qui s'annonce avec son cortège de rites comme la prise massive de médicaments qui semble désormais devenue obligatoire pour aborder sagement la fin de vie avec le corps anesthésié de ses sensations, préparation lente à l'issue fatale. La panne d'ascenseur ajoutée à la visite impromptue de Rosario (Claudia Celedon), la fille d'Isidora va venir perturber cet ordonnancement routinier. L'occasion pour les deux cinéastes de nous dévoiler progressivement la blessure intime de la vieille femme qui traîne avec elle le manque d'amour qu'elle n'a pas su prodiguer à sa progéniture. spoiler: Une Rosario cocaïnomane, venue avec sa compagne Beatriz (Catalina Saavedra) se faisant appeler Hugo, dans le but de convaincre sa mère de lui laisser la jouissance de l'appartement dont elle estime devoir hériter avant l'heure
    . L'arrivée en trombe de la jeune femme et sa brutalité à l'égard de sa mère crée un malaise que l'on peut aisément comparer à celui ressenti à la vision du "Festen" de Thomas Vinterberg (1998) qui lui aussi explorait les secrets tabous de la cellule familiale enfouis sous l'apparence ripolinée de rapports convenus. S spoiler: i tout est fait dans un premier temps pour placer le spectateur en rejet face à l'attitude d'une fille cupide tentant de profiter de la faiblesse d'une mère âgée et fragilisée
    , le scénario habilement construit nous rappelle que rien n'est jamais aussi simple que ce que l'on voie et qu'autrefois le rapport de force était inversé entre Isidora et Rosario, éclairant ainsi les rapports entre les deux femmes sous un autre jour. Sans jamais juger, "Les vieux chats" nous montre que même arrivées à une tension paroxystique les rancœurs peuvent toujours s'apaiser si l'amour est encore présent. La force de cette tragédie familiale, loin de l'aspect factice du très surestimé "Carnage" de Roman Polanski (2011), n'aurait sans doute pas été si frappante sans la performance vériste des quatre acteurs, rendue possible par la sagesse des deux réalisateurs qui ont accepté de tourner dans l'appartement de Belgica Castro avec ses propres chats et son mari (Alejandro Sievenking) afin de permettre à l'actrice très âgée (90 ans) de supporter un rôle avec une charge émotionnelle si lourde à porter. Certains critiques ont souligné le mélange subtil entre drame et comédie un peu à la manière d'Almodovar. Cette assimilation ne saute pas obligatoirement aux yeux, ce qui n'enlève rien à la qualité du film.
    velocio
    velocio

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    3,5
    Publiée le 26 avril 2012
    Il y a 3 ans, le film chilien "La nana (la bonne)" avait Sebastian Silva comme réalisateur et le même avec Pedro Peirano à l'écriture du scénario. Ce coup ci, Sebastian et Pedro sont tous les deux scénaristes et réalisateurs. Tourné dans le centre de Santiago du Chili, ce film est venu du désir des réalisateurs de faire un film avec Belgica Castro, un monument du théâtre au Chili. Ils l'ont carrément tourné dans son appartement, avec ses propres chats et son propre mari, Alejandro Sieveking. Dans le film, Isadora (Belgica Castro) est bien sûr très âgé, elle est menacée par la maladie d'Alzheimer, l'ascenseur de son immeuble est de nouveau en panne et sa fille débarque avec sa petite amie avec une idée derrière la tête : récupérer l'appartement de la "vieille". Tout cela nous donne un film à la fois pathétique et drôle qui renforce la bonne opinion qu'on peut avoir actuellement du cinéma sud-américain.
    Patrick Braganti
    Patrick Braganti

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    3,0
    Publiée le 2 mai 2012
    Le film présente un double intérêt. D’abord, en effet, d’éviter trop de manichéisme en mettant en scène d’une part la mère vertueuse et d’autre part la fille rapace et dépourvue de la moindre affection. On s’apercevra rapidement que l’amour, ou d’ailleurs l’absence d’amour, voire la sensation indémontrable de son absence, se trouve au cœur de l’opposition virulente et entretenue depuis longtemps entre Isidora et Rosario. Le second atout des Vieux chats réside en la capacité des deux réalisateurs à créer au sein du petit appartement une atmosphère claustrophobe et tendue qui laisse présager le pire, surtout lorsqu’Isidora, à la mémoire chancelante et aux décrochages répétés, quitte le huitième étage de son domicile. Dès lors, transformé en course-poursuite dans le grand parc municipal, le film perd beaucoup de sa force et de la férocité qu’il manifestait dans l’affrontement verbal et physique dressant l’une contre l’autre la mère, sèche et autoritaire, et la fille, maladroite dans sa quête d’amour, ne parvenant au final qu’à aggraver son cas. Lequel, il est vrai, s’annonce dès le départ chargé : les deux cinéastes en ont fait une lesbienne consommatrice de poudre sans doute trop caricaturale pour la rendre vraiment sympathique. C’est donc le personnage de la vieille dame prenant cruellement conscience de sa santé déclinante, ce qui ne manque pas de renforcer son caractère acariâtre et dirigiste, qui retient davantage notre attention. Il est campé par Belgica Castro, une grande actrice de théâtre, qui réussit avec sobriété et conviction à jouer ces moments d’égarement et d’absence qui lui font poser un regard fixe et lointain sur ce qui l’entoure et qu’elle ne semble plus reconnaitre.



    Au-delà des conflits entre générations, le film se révèle en creux une subtile parabole sur le temps qui s’écoule, la vieillesse qui limite les allées et venues et finit ainsi par emprisonner et isoler. Un bilan qui est établi mine de rien et pourtant agit et émeut plus que les hurlements hystériques de l’épuisante et au fond inoffensive Rosario. Il n’en reste pas moins que le présent opus est moins fort et plus convenu que l’intrigant, dérangeant et radical essai précédent, La Nana sorti en 2009.
    Nelly M.
    Nelly M.

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    5,0
    Publiée le 23 novembre 2011
    Jolie histoire retenue du Festival des Trois Continents Nantais 2011 et qui voit enfin sa sortie officielle en France... C'est l'Amérique Latine classe moyenne version ultralibérale en même temps que l'occasion de rire de la fronde juvénile (déjantée façon Almodovar !) face aux vieux croûtons avalant leurs cachets pour ensuite vaquer à leurs ternes habitudes. D'abord les félins, premiers à l'image parmi les objets familiers. Une bonhomie fourrée qui ne saurait durer si l'on saisit bien l'atmosphère tendue... Un discret roulement de tonnerre intercale les absences d'Isidora, perturbée autant que rusée... Il ne faut pas qu'elle descende l'escalier... Dérision, angoisse, comique, les spectateurs très âgés pourraient se froisser de la crudité ambiante. Cela demeure charmant grâce à la dernière partie où on retombe sur ses pieds une fois pour toutes. Ah, ce calme de l'époux Enrique, ce rictus mi-amer mi-amusé d'Isidora et ces félins chahutés... Une caricature qui devrait peu souffrir du vieillissement !
    DarioFulci
    DarioFulci

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    3,0
    Publiée le 3 septembre 2012
    Très peu de films abordent la vieillesse sans verser dans le mélo ou le misérabilisme patenté. L’Amérique du sud nous livre un vision cruelle des personnes âgée. En proie à des pertes de mémoire, convoitée par une progéniture sans scrupules. Une jeu de massacre version trotteur à l'humour pince sans rire redoutable. Mais au-delà de ce règlement de compte, il y a la relation aux ainés. Des intimes en fin de vie qui malheureusement approchent de la sénilité. La fille va-t-elle en profiter ou entamer un processus de rédemption ? Le dernier quart d'heure apporte des éléments de réponse avec un constat triste mais lucide. Un très "joli" film.
    SansCrierArt
    SansCrierArt

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    2,5
    Publiée le 20 décembre 2012
    Isidora et Enrique, un couple de personnes agées, vivent avec leur chats dans leur appartement de Santiago du Chili. Isidora perd chaque jour un peu plus pied, une sorte d’alzheimer jamais nommé. La fille d’Isidora , lesbienne droguée, vient, accompagnée de sa petite amie, rendre visite à sa mère et son beau père dans l’espoir de récupérer l’appartement et l’argent qui va avec.

    Une histoire pathétique et dure, pas toujours très fine mais parfaitement interprétée.
    Présentée comme une comédie acide. Pour l’acidité j’ai bien vu, pour la comédie je ne dois pas avoir le sens de l’humour chilien.
    Aussi sur : http://zabouille.over-blog.com
    Christoblog
    Christoblog

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    2,0
    Publiée le 5 mai 2012
    Une vieille dame perd sa lucidité. Elle est dans cette phase (début d'Alzheimer ?) durant laquelle les périodes de lucidité, majoritaires, alternent avec les absences, de telle façon qu'elle est parfaitement consciente d'avoir des absences.



    Sa fille, lesbienne, vient la voir en fin d'après-midi en vue de lui faire signer un contrat qui lui permettrait de s'installer dans l'appartement de sa mère, cette dernière étant relogée ailleurs.



    Le compagnon de la vieille dame (qui n'est pas le père de la fille), tente de l'en dissuader. La copine de la fille lesbienne, très mâle (elle se fait appeler Hugo) débarque dans l'après-midi.



    Ce film chilien présenté à Cannes l'année dernière dans la sélection ACID est un exercice de style intéressant, qui aurait idéalement fait l'objet d'un excellent moyen-métrage. Sur le format du long, il ménage quelques scènes un peu longuettes, mais est heureusement sauvé en grande partie par la prestation époustouflante de l'actrice principale, nonagénaire. La mise en scène de Sebastian Silva est maîtrisée, et même très talentueuse quand il s'agit d'évoquer les moments d'absence (le lavabo qui déborde...).



    Un film intéressant pour ceux qui suivent le cinéma d'Amérique Latine, un peu ennuyeux pour les autres, peut-être. D'autres critiques sur Christoblog : http://www.christoblog.net/
    Laurent C.
    Laurent C.

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    4,5
    Publiée le 6 mai 2012
    Voici un film qui mine de rien rassemble en une même fiction de la gravité de la légèreté du bonheur de la tristesse de l'amour et de la colère. Cette fable humaniste est un véritable hymne à la vie et à l'amour.
    Grace à la complexité des personnages, à leur désarroi invisible, ce film apprend à ne jamais juger les blessures d'enfance.
    ninilechat
    ninilechat

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    3,0
    Publiée le 1 mai 2012
    Un de ces petits films personnels, comme l'Amérique Latine sait nous en envoyer de temps en temps -ici, en l'occurence, le Chili (!), avec deux jeunes réalisateurs, Sebastian Silva et Pedro Peirano.

    La vieillesse -et cette maladie qui va de A à Z et se termine comme les abysses infinies dans lesquels sombre, inévitablement, celui qui en est atteint. Dans le vieux couple qui nous est présenté ici, c'est la femme, Isadora (Belgica Castro), qui en est aux premiers stades -encore suffisamment lucide pour tenir des conversations tout à fait sensées, et puis, il y a tout à coup une absence, on était en train de savonner quelques pièces de lingerie, et puis on s'en va, laissant le robinet ouvert; la terreur quand la conscience revient, devant la progression de la maladie. Malgré tout, le couple qu'elle forme avec Enrique (Alejandro Sieveking) est paisible. Lui travaille encore, sur un PC hors d'âge, il doit écrire des articles sur l'art, ou quelque chose comme cela. Ils vivent dans un grand appartement au 8eme étage, encombré de ces collections d'objets qu'on ramène de voyage, des chats, dont il y a des statuettes partout, des poules. Et deux vieux chats, bien vivants ceux là, arthritiques et obèses, le matou est plus gros qu'un chat norvégien, la matousette ressemble à ma Sieglinde avec ses bourrelets de graisse qui balottent sous le ventre quand elle court (enfin, quand elle essaye....)

    Ce petit bonheur tranquille est troublé par le retour de voyage de Rosario (Claudia Celedon), fille qu'Isadora a eu d'un premier mariage (elle a un fils, aussi), espèce de grand engin hystérique et cocaïnomane, flanquée de sa copine Hugo /Beatriz (Catalina Saavedra), goudou encore plus caricatural (je me permets, car Beatriz se définit elle même ainsi....). Pour Isadora la visite de sa fille est un cauchemar auquel elle ne peut échapper. Déjà, Rosario est allergique aux chats, il faut les enfermer dès qu'elle arrive. Allergie qui en dit long..... Rosario n'a jamais réussi à travailler, elle a monté des affaires foireuses pour lesquelles elle tapait sa mère, qui se sont toutes terminées en faillite, là il s'agit de savonettes ramenées du Machu Pichu et censées soigner tous les maux.... Et elle exige carrément de sa mère qu'elle vende cet appartement, trop grand, au 8eme étage avec un ascenseur qui bat de l'aile, toujours en panne, au profit d'un petit rez-de-jardin où les chats seraient si bien... Et elle se met en rage, et elle insulte Enrique, et elle menace sa mère, son compagnon /compagne en est même gênée.

    De ce Festen en petit comité, on comprend qu'Isadora n'a jamais été maternelle. Rosario est arrivée alors qu'âgée, elle n'envisageait plus d'avoir d'enfant. Son instinct maternel, elle le réserve à son fils aîné, qui lui a tout fait bien...Et du coup, on se dit que tout n'est pas si simple, qui si Rosario est ce qu'elle est, c'est aussi qu'elle trimballe des blessures d'enfant non cicatrisées.

    Au terme de cette scène, Isadora s'enfuit, elle erre dans un parc vallonné qui fait face à l'immeuble et où elle aimait se promener. On tourne une pub, et elle est fascinée par ces jeunes acteurs ridiculement déguisés en guêpes.... La famille la retrouvera pateaugeant dans une fontaine, comme Anita Ekberg, en carrément moins sexy.

    Bon, ce film ne restera pas dans les annales du cinéma. Il souffre de l'exces du personnage de Rosario, trop caricatural; mais il a pour lui la formidable Belgica Castro; il a pour lui d'oser parler de la vieillesse, et de son inévitable naufrage. A voir donc.
    Guiciné
    Guiciné

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    2,0
    Publiée le 3 mai 2012
    Malgré une belle interprétation, ce film assez lent pour le début, ne m'a pas totalement convaincu. Le scénario assez léger, bien que profond, semble n'avoir été qu'effleuré par le metteur en scène. Dommage.
    annereporter94
    annereporter94

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    3,0
    Publiée le 28 mai 2012
    Film qui allie avec beaucoup de justesse férocité et tendresse, cynisme et émotion. Un film qui ne peux laisser indifferent, tant il sonne juste...
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