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Claude DL
123 abonnés
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3,0
Publiée le 17 octobre 2013
Le parti pris du réalisateur de mettre une touche très personnelle, par une vision très théâtrale, de l'oeuvre de Tolstoï, me parait handicaper le résultat final. Autrement, la photo et la musique sont très agréables, et les acteurs irréprochables.
Un démarrage et un film trop long dans son ensemble. Ce sont les 2 défauts majeurs du film pour moi. Néanmoins, l'histoire est intéressante. Très bon jeu des acteurs surtout pour l'héroïne de Pirates des Caraïbes.
Je n'ai lu "Anna Karenine" que cet été. Cet été et cet automne, devrais-je dire, vu que commencé fin août, je ne l'ai fini que fin septembre, non pas que j'ai eu de la réticence ou du déplaisir à le découvrir, mais le souci de ne sauter aucune des 864 pages m'a amené à aussi lire les développements sur la condition paysanne, sur le statut des Tziganes dans les provinces d'Orient ou sur le mouvement panslave de soutien aux Serbes en lutte contre les Turcs, et que forcément, ça prend du temps. C'est donc avec la curiosité de voir comment Joe Wright et Tom Stoppard avaient bien pu adapter un roman aussi foisonnant que je suis allé voir cette "Anna Karenine", sachant que Joe Wright commence à devenir spécialiste de cet exercice : après s'être attaqué à Jane Austen et à Ian McEwan, tant qu'à faire, pourquoi pas Tolstoï ?
Joe Wright et son scénariste ont fait un choix assez radical, celui de placer le récit dans un gigantesque théâtre délabré, symbole de la Russie impériale de cette deuxième moitié du XIX° siècle. Le film commence par un plan large, fixe, d'un rideau rouge, et on entend l'orchestre qui s'accorde. Puis le travelling avant commence alors que débute la musique de Dario Marianelli, et la caméra se déplace en permanence, attrapant un personnage pour le suivre, puis passant à un autre personnage alors que le décor derrière se lève pour laisser la place à un autre. La caméra virevolte, et les personnages eux-mêmes se déplacent et agissent dans un mouvement chorégraphié par Sidi Larbi Cherkaoui, comme le ballet des tampons des bureaucrates d'Oblonski ou la valse du bal où s'opposent Anna et Kitty, et où au mouvement de la valse s'ajoute une étrange et envoutante langue des signes.
La suite sur les Critiques Clunysiennes http://www.critiquesclunysiennes.com/
film avec comme la version 1994 est très bien réalisé. d'exellentes scènes et d'exellent tennues d'époques en particulier les incroyables robes, les acteurs et actrices tous exellent. mais comme la version 1994, le scénario ne décolle pas et enchaines les scène de routines d'époque: bal, discution entre gars ou entre fille très classique pour cette époque, les scènes au téatre, les scènes avec les homme qui travaillent, les scènes où ils dinent. une routine d'époque qui n'a rien d'extraordinaire, l'histoire d'amour n'a abolument aucun sens. ont salut tout de même l'énorme réalisation.
Bien que l’œuvre de Tolstoï fasse figure de marronnier du cinéma, il serait dommage de passer à côté de cette nouvelle lecture passionnante et novatrice. Joe Wright fait preuve d’une incroyable créativité en déroulant l’histoire brûlante d’Anna Karénine dans un décor de théâtre où les protagonistes sont tour à tour mouvants et figés, provoquant des effets de zoom qui renforcent l’intensité dramatique. Cette unité de lieu permet au réalisateur de travailler ses couleurs et ses éclairages pour atteindre un esthétisme onirique très personnel. Son casting est à la hauteur des ses intentions avec une Keira Knightley au sommet de son art, intense et irradiante, et un Jude Law admirable dans le presque contre-emploi du mari partagé entre la souffrance et la tentation d’un pardon impossible. Seul le Vronski du très pâle Aaron Taylor-Johnson vient ternir un ensemble fabuleux d’invention, de sensualité suggérée et de cohérence artistique.
Dans cette histoire d'amour transpirante de passion, Keira Knightley et Aaron Taylor-Johnson incarnent un couple de jeunes amoureux que rien ne saurait séparer. Les cœurs s'emballent et les yeux larmoient. En arrière plan, les acteurs secondaires, tel Jude Law, se font juste assez visibles pour incarner un "contre-poison" à cet amour si intense, en rappelant sans cesse la primauté centrale du respect des convenances sur tout état d'âme et évitant ainsi de plonger dans la mièvrerie la plus totale. L'équilibre est donc plutôt bien balancé pour que ce drame amoureux ne bascule pas dans les limbes de la romance facile. Un autre point d'équilibre est trouvé avec un scénario qui n'offre finalement que peu de variantes possibles, qui se voit compensé par des effets de mise en scène originaux et dynamiques.
J'ai beaucoup aimé la façon dont les scènes succèdent les unes aux autres ; j'ai trouvé cela subtil et original. Les décors sont fastueux et les costumes splendides. Le jeu des acteurs m'a satisfaite et j'admire la prouesse de résumer en deux heures l'oeuvre majeure de Tolstoï. Bravo et merci car j'ai passé un très agréable moment.
La mise en scène musicale de cette adaptation du roman russe est bien à découvrir, amour, passion, cœur et raison qui s’enchaînent, moral, trahison, tous sont liés à l’œuvre de Leon Tolstoy, la fin tragique est touchante.
C'est vrai que ce film n"est pas une copie conforme du livre de Tolstoi que j'ai lu quand j'allais à l'école en Russie. C'est vrai qu'il contient pas mal de divergences avec l'original du roman. Mais J'ai touve Keira KNIGHTLEY splendide, l'une des meilleures ANNA KARENINA jamais connue. J'ai vu plusieurs interprétations russes, américaines, avec G.GARBO et Sophie Marceau,mais KEIRA est faite pour ce rôle. Par contre, dans les films russes, son mari est cruel, froid, sans pitié et la chasse de la maison, son amant la fuit et la société la rejète ce qui conduit ANNA au suicide. C'est un peu différent dans ce scénario, mais le film peut diverger du roman. J'ai adoré!!!
Perturbant au début , on a au moins l'impression de voir quelque chose de nouveau . Film extrêmement esthétique aux photos et décors hyper soignés. Cette grande histoire d'amour ne m'a pas émue et c'est le principal point négatif de ce film finalement . Par contre cela m'a donné envie de me mettre au roman de Tolstoi .
Une bonne transcription à l'écran du roman sur le plan de l'étude psychologique. Vaut surtout pour l'interprétation de K. Knightley, qui confirme tout son talent sans jouer cette fois-ci principalement de son superbe physique. La réalisation est arrivé à ne pas rajouter aux costumes de trop pesants décors par un choix original de cadre de tournage. C'est globalement du bel ouvrage, mais un tantinet trop long sur la fin.
Quand j'ai vu que Télérama n'avait pas aimé ce film et l'avait détruit, je me suis précipitée pour le voir. Télérama, mon anti référence. Et bien m'en a pris . Film magnifique, casting de rêve, histoire intemporelle. Esthétiquement superbe, mise en scène inventive et brillante, j'ai dégusté image après image ce qui frôle la pépite. Voilà.
Thérèse Desqueyroux, Les Hauts de Hurlevent, Anna Karénine, ... : le cinéma se repait des classiques et en livre des adaptations plus ou moins fidèles. Pour sa version du roman de Tolstoï, Joe Wright choisit de nous faire assister/participer à une représentation théâtrale. Le rideau s'ouvre, les personnages sont dans la salle ou dans les cintres, le carton-pâte s'impose. Pari osé, bien tenté, mais que le réalisateur ne peut respecter à la lettre. Non, il veut aussi des paysages somptueux, des costumes rutilants, des décors sublimes. De fait, la magnificence des artifices et les effets virtuoses de la mise en scène étouffent l'intrigue, avec un aspect pompier qui ne s'estompe que dans les scènes intimistes où le réalisateur semble soudain bien gauche. Qui plus est, l'histoire d'Anna, traitée de façon elliptique -d'accord, tout le monde connait la trame-, est phagocytée par un autre récit, celui des amours contrariées d'un pauvre fermier. Tiens, nous voici soudain dans un avatar du Bonheur est dans le pré. C'est vrai que le film est très beau et virevoltant dans plusieurs scènes marquantes (le bal, les courses, le labyrinthe). Mais il semble comme un jouet entre les mains d'un metteur en scène qui confond grandiose et grandiloquent. Tolstoï est russe ou Tolstoy r us ? Ce qui sauve en partie le film, outre le jeu sobre de Jude Law qui contraste avec le côté falot du comédien qui interprète Vronski (oublions son nom), c'est avant tout l'abattage de Keira Knightley, convaincante de bout en bout. On n'en a vraiment pas marre de cette Anna là !
Ce n'est pas la première fois que le roman de Tolstoï est adapté au cinéma et ce n'est pas la première fois que Keira Knightley interprète ce genre de rôle. Aussi aurait-il fallu offrir quelque chose de nouveau. Joe Wright n'est pas un mauvais réalisateur mais il n'a certainement pas le talent qu'il faut. S'attaquant à une œuvre qui le dépasse, il veut avant tout faire de son film quelque chose d'esthétique (qu'il réussit parfois lors de certaines transitions surprenantes) mais en oublie ses personnages, perdus devant la caméra par le peu de profondeur qu'ils ont. Anna Karénine passe pour une pimbêche qui ne sait pas ce qu'elle veut et qui n'écoute que son cœur. Le problème c'est qu'il aurait fallu nous dévoiler un peu plus ce que voulait son cœur. Les personnages nous sont froids et distants et dans le lot du casting, seules les motivations du mari incarné par Jude Law sont compréhensibles, c'est dire si le film est loin d'atteindre son but ! Reste le charme d'Aaron Johnson et la malice de Matthew McFadyen ce qui fait à vrai dire, bien peu.
Des acteurs vraiment excellents sur un scénario bien construit. Mais la mise scène quoique très brillante est aussi déconcertante , ces alternances de scène théatralisées, alternant avec des scénes d'extérieurs ont du mal à passer. On se rapproche du théatre pour revenir ensuite à du Terence Mallick" . Tout cela est confus , et la poèsie recherchée tombe un peu à plat.