Clairement déçu par cette nouvelle version du chef d'oeuvre de Tolstoï. Malgré l'apport des décors et costumes en tout point somptueux et le bon jeu des acteurs, Jude Law en tête, le maniérisme incessant de la mise en scène nuit grandement à l'intensité de ce drame romantique sans égal dans l'histoire de la littérature. Joe Wright semble ici davantage expérimenter son son concept de " théâtre de la vie ", qui divisera certains (les uns crieront au génie et à l'élégance et l'audace de cette mise en avant de l'histoire tandis que d'autres seront en proie aux longs ennuis), qu'il ne se concentre sur la gravité et la mécanique des relations. Au final, on a le droit à un beau ballet certes, mais qui, faute de quoi, se mue en drame romantique aux ressorts et répliques prévisibles, voire en un film froid et distant qui ne peut émouvoir son public. Fans ou pas d'" Orgueil & Préjugés " (version Wright), attendez vous clairement à une déception.
Quel dommage de voir Keira Knightley dans un tel film. Je me suis ennuyé. C'est fade, trop guindé. C'est bien de trop théâtral. Il manque à ce film la folie d'un "Marie-Antoinette" version Sofia Coppola ou la fraicheur d'un "Discours d'un roi".
Je dirai pas mal dans le sens où la mise en scène est intéressante présentée telle une pièce de théâtre russe. Les décors tournent, se placent et s'enchaînent. Je pense que c'est la "chorégraphie" des acteurs qui peut bloquer les esprits trop petits. j'exagère un peu mais ce serait vraiment stupide de s'arrêter à cette mise en forme. Mis à part cela, je trouve Keira toujours aussi bonne. Elle est douée pour les rôles d'époque. Son attirance pour Vronski, on la ressent avec elle. Je suis bien placée pour le savoir vu qu'au départ, je le trouvai bien laid ce Taylor Johnson avec sa moustache plus jaune qu'un canari mais dans les yeux d'Anna on y trouve un charme et on remarque ses beaux yeux bleux etc... N'ayant pas lu le livre (et je le regrette), je ne m'attendais donc pas à cette fin. spoiler: Par ailleurs et je tiens à partager cette impression, à un moment donné du film, Anna me semble horripilante. je ne partage plus son histoire d'amour avec Vronski. Qu'elle en restait à se laisser faire la cour plutôt que d'aller jusqu'au point de non-retour ! Je redécouvre Jude Law dans ce film. Et son personnage qui au départ peut laisser croire au mari dominant pouvant se poser en obstacle face à notre héroïne n'est rien et on s'y attache au point de compatir et d'être de son côté. Bref, ce film m'a laissé perplexe. Mais à voir tout de même d'un point de vue culturelle et cinématographique.
La mise en scène de ce film est bien faite et originale, les costumes sont très beaux et détaillés, on se croit vraiment à l'époque. Le film néanmoins un peu long regorge de belles images. Quoiqu'un peu surjoué, le film vous emporte dans l'histoire tragique d'une aristocrate de l'époque spoiler: (qui devient la risée de tous). .
Anna Karerina, avait beaucoup pour attirer le chaland. En effet, à l’évocation de la Russie du XIXème, le spectateur s’imagine de suite les palaces de St Petersburg, la neige et les décors grandioses. Si en plus on lui rappelle que le film est adapté d’un grand classique de la littérature russe, signé Tolstoï, il pense certainement à d’immenses reconstructions, avec des soldats par milliers et des scènes de bal dignes d’un Gatzby à l’accent russe… Oui mais voilà, les livres ne sont pas la réalité, et ne sont pas non plus fidèlement retranscrits lors de leur passage sur grand écran. Comme bien d’autres films, Anna Karerina souffre non seulement de la crise économique mais aussi de l’obligation de rentabilité, deux éléments le condamnant à un budget qui n’est pas à la hauteur de ses ambitions, encore moins de son potentiel. Au final, les rêves de grandeur et de splendeur s’envolent rapidement pour laisser place à une réalisation qui, si elle est (très) originale, en est aussi perturbante, frustrante et décevante. Réduit à passer la majorité des 120 min dans un théâtre à l’accent anglais si prononcé que l’on se croirait dans la banlieue de Londres, le spectateur en perd rapidement son russe et est condamné à essayer de suivre l’histoire et les nombreux personnages sans qu’aucun changement de décor/plan de transition ne puisse vraiment l’aider. Abandonné à lui-même, l’ennui guette rapidement et le spectateur n’est sauvé au final que par quelques éléments : des costumes éblouissants (et multi-récompensés), une BO (bien que répétitive) de bonne qualité et une prestation du duo Knightley/Aaron Taylor-Johnson convaincante. Ces quelques éléments – ainsi que ce qui reste de la trame originale de Tolstoï- sauvent le film de la catastrophe, mais ne permettent en aucun cas à Anna Karerina de briller de milles feux. Dommage…
« Theatrum mundi » disait Shakespeare : la vie est un théâtre où chacun joue un rôle dans un décor représentant le monde. Pour la onzième adaptation d'Anna Karénine au cinéma, Joe Wright (Reviens-moi, Orgueil et Préjugés) a choisi de placer son récit dans un théâtre. Cette idée s'avère t-elle judicieuse pour montrer le tourbillon d'émotions qu'Anna Karénine subit en pleine Russie Impériale ?
La cérémonie des oscars approche, et on sent dans Anna Karénine le « film à oscars » à plein nez. De beaux costumes, une grande romance avec une photographie qui magnifie ces décors impressionnants. Pas de doutes, ce film concourt pour le titre, et pourtant, celui-ci n'a que des nominations « secondaires ». La faute à un sujet vu et revu au cinéma, que ce soit dans sa forme (une énième adaptation du roman de Tolstoï) ou dans ses thèmes (la complexité des sentiments). Nous avons droit aux scènes de bal interminables, mais aussi aux larmes (en trop grande quantité) quand le sort s'acharne sur cette pauvre Anna.
Joe Wright a délaissé l'aspect philosophique du roman pour ne s'intéresser qu'à la passion, et c'est bien dommage : les paradoxes d'Anna Karénine et le (sur)jeu de Knightley finissent par irriter, alors que sa romance avec Vronski n'est pas d'une profondeur remarquable. La mise en scène reste toutefois dynamique (notamment au début), et l'idée de placer le décor dans un théâtre était à double tranchant. Il est intéressant de voir cette chorégraphie dans les mouvements des acteurs, ainsi que la métamorphose des lieux se faisant en temps réel. Mais malgré tout, on regrette quelquefois l'exagération des interprètes dans leurs réactions, rendant leurs sentiments trop fades.
Le piège de l'adaptation est double : celui de rester cohérent vis à vis du modèle qu'elle reprend, et réussir à faire quelque chose de nouveau par rapport aux films passés avant elle. Nous avons déjà répondu à la première partie, quant à la seconde, affirmons juste que moins de spectaculaire et davantage de sincérité n'auraient pas été un mal.
La mise en scène théâtrale m'a tout de suite séduite et embarquée dans ses images virevoltantes comme un ballet russe. Vronsky manque un peu de charisme mais tout le reste est parfait : la musique, les costumes et les décors
Le chef d'oeuvre de Tolstoï "Anna Karenine" fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle adaptation cinématographique devant la caméra de Joe Wright. Keira Knightley aime décidément les films d'époque puisqu'après "The Dutchess", ou encore "A dangerous method", elle incarne ici le personnage principal de ce film aussi étonnant que déroutant. [...] Les passionnés de films d'époque seront ici parfaitement servis, mais pour les, autres ce film pourra paraître un peu long et semble vraiment un niveau en dessous du "Royal affair" avec Mads Mikkelsen actuellement à l'affiche. Entre Anna Karenine, et Royal Affair, je vous conseille clairement le second. Parti avec un très bon à priori sur ce film, Edgar a finalement été assez déçu, loin du chef-d'oeuvre attendu, ce film n'a que quelques éléments à sauver, notamment sa réalisation créative et originale.
Une mise en scène trop basiquement théâtrale, tout comme les décors. Absorbé par les cachetons des acteurs, les scènes d'extérieur s'en retrouvent limitées à quelques laideurs.
Original dans sa mise en scène , ce "Anna Karenine" est finalement assez classique dans son scénario et ses dialogues . Mais je dois avouer qu'il y a 2 , 3 scènes magnifiques notamment celle avec des petits cubes . Moins de retenu dans la jeu aurait aussi pu être appréciable .
Beaucoup de difficultés a rentrer dans ce film. On abeauoup de mal a comprendre qui sont les personnages. Très déçue par le réalisateur d'orgueil et préjugés, film que j avais apprécié.