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Un visiteur
5,0
Publiée le 6 avril 2012
C'est un voyage à travers les décors, la finesse de la réalisation, la sincérité musicale, l'émouvant jeu des acteurs... Tout est à prendre et tout le monde ne peut qu'être embarqué par ce moment d'espoir et de réconciliation. En vous bousculant, cette histoire pose la question de l'identité, de la paix et de l'avenir. Ne manquez pas ce magnifique film, on ne peut qu'en ressortir grandi !
Oeuvre sensible et profondément humaine, ce film nous touche, nous émeut, nous secoue, nous transporte. On en ressort gonflé à bloc, plein d'espoir, et désireux de se montrer meilleur.
Emmanuelle Devos et Pascal Elbé y sont grandioses, Jules Sitruk et Mehdi Dehbi sont touchants à chaque apparition, sans oublier Areen Omari, sobre et juste, et Khalifa Natour, déjà apprécié dans "La visite de la fanfare" et "Le cochon de Gaza".
Quant à la réalisation, signée Lorraine Lévy, on oublie assez vite ses petits défauts, ainsi que le manque d'approfondissement de certaines questions, tellement ce film nous emmène.
Film trés émouvant, sensible, parfois difficile surtout ce qui parle des différences de juifs et arabes.... les acteurs jouent trés bien, mais la fin se termine toujours pareil : tout finit par s'arranger.
Les 2 sujets: l'inversion de nouveaux nés à la maternité, et le conflit entre les 2 communautés, juive et palestinienne, sont très intéressants et ici bien traités. C'est une très belle histoire. Les acteurs jouent avec justesse leur rôle.
J'ai beaucoup aimé ce film, car il parle très bien des relations qui pouvaient y avoir entre un Palestinien et une Israelien. C'est une belle histoire d'amitié entre ces deux personnes, malgrè leurs différences.
Sur le papier, Le fils de l'autre ne présentait pas forcément les garanties idéales pour faire un grand film. Disons qu'à mes yeux, il contenait, dans sa génèse même, deux problèmes majeurs.
Le premier handicap n'est autre que le nom de sa cinéaste, une certaine Lorainne Levy, qui avait,avant celui là, réalisé deux films assez insignifiants : La première fois que j'ai eu 20 ans et Mes amis mes amours (tiré d'un roman de son frère Marc, ca aide pas non plus :o) et qu'on pensait cantonnée à ce genre de petits films sans grande envergure.
Quant au second a priori défavorable, il concerne l'histoire proprement dite: en effet, cette histoire d'enfants échangés à la naissance sous fond de conflit israélo- palestinien, c'était quand même terriblement casse gueule... une sorte de Vie est un long fleuve tranquille avec les scuds qui tombent toile de fond, je voyais pas cette idée d'un oeil si bienvaillant que cela.
Mais comme j'avais eu des invitations par la revue lyonnaise le petit bulletin, j'ai décidé d'aller contre ses réticences, et bien m'en a pris car Le fils de l'autre est un très beau film, qui, hélas, ne semble pas connaitre en salles, le succès qu'il mérite amplement.
Plutôt qu'à la comédie de Chatilliez avec les Groseille et les Lequesnoy, c'est plus à L'empreinte de l'ange (NDLR qui maintenant s'appelle L'empreinte, tout court, pour ne pas confondre avec un roman éponyme de Nancy Huston avec qui il n'a rien à voir) , le beau et sous-estimé film de Sabby Nebbou avec Catherine Frot et Sandrine Bonnaire, auquel j'ai un peu pensé avec une même histoire d'enfant biologique qu'on intervertit à la maternité.
Comme lui, Le fils de l'autre surfe donc sur ce sujet de manière trés fine et trés subtile sur ce sujet le-fils-de-l-autre-2012-23748-1852809741terriblement délicat à traiter des liens du sang :est-ce que le sang qui fabrique les liens de filiation ou le fait d'accompagner les premiers pas et les premiers mots de l'enfant? Le film interroge aussi, de la même façon, l'appartenance culturelle et l'idée qu'on peut s'en faire.
Les détracteurs du film pourront justement trouver que le traitement de Lorraine Levy est justement trop délicat pour un tel sujet, et qu'à force d'être aussi nuancée, elle ne prend pas vraiment position, mais pour ma part, c'est vraiment ce qui m'a plu dans le film : son absence de parti pris, sa neutralité bienvaillante et sa faculté à trouver de l'humanisme dans les deux camps et dans tous les personnages, même les plus hostiles au départ.
Dans sa façon si touchante et si sensible de décrire le conflit israélo palestinien, le film m'a fait aussi penser aux films du réalisateur israélien Eytan Fox ( The Bubble ou Tu marcheras sur l'eau), en certes moins fort, car ces derniers constituent, à mon sens, de vrais chefs d'oeuvres.
Quoiqu'il en soit, porté par une intéprétation unaninement formidable (avec peut être une mention spéciale à Pascal Elbé rarement vu aussi intense) et une écriture sur le fil du rasoir, mais toujours juste, Le fils de l'autre reste un film absolument recommandable pour qui aime être profondément ému au cinéma par des destinées hors du commun.
Vraiment à voir. Ce film devrait être obligatoire dans toutes les écoles d'Israël et de Palestine et pourquoi pas dans le monde entier d'ailleurs.Toujours un plaisir de voir Elbé et Devos.
Un hymne à l’amour et à la fraternité dans le contexte qui s’y prête le moins, celui de la haine israélo-palestinienne. En dehors de l’inversion de deux berceaux à la naissance, on est évidemment bien loin des Le Quesnoy et des Groseille dans cette vie qui ressemble à tout sauf à un long fleuve tranquille. Le message humaniste et tranquillement utopiste de Lorraine Lévy est clairement exposé. En faisant un petit effort pour sortir d’un scénario d’absolue fiction, ce film conduit chacun à la réflexion sur ses origines et sa simple nature, au-delà des guerres, des religions, des frontières, des familles ou des langues. Côté acteurs, une mention particulière aux deux mamans, Leila (Areen Omari) et Orith (Emmanuelle Devos) dont le jeu sensible et fin apporte une dimension psychologique et affective supplémentaire, et donne comme souvent le noble rôle aux femmes.
Comment traiter une question philosophique si complexe? Ce film a un intérêt : celui de nous montrer un peu de cette vie si complexe, de cet abime que les hommes ont créé dans cette partie du monde ... peu importe la façon dont cela a été filmé ou mis en scène ...
Très bon film. Comment dans la réalité un couple aurait pu réagir.?? Deux couples avec des religions, des avis différents, un enfant qui n'est pas le sien biologiquement, mais comment faire??? comment réagir. Très bons acteurs. Allez y! Pas simple dans la vraie vie.
Un beau film de vies parraleles et de décors d une région ternie par une guerre que les habitants tentent de mettre de côté lors de retrouvailles inattendues.