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boscopax
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3,0
Publiée le 21 septembre 2013
Y'a du bon et du moins bon dans ce nouveau film de genre espagnol. Une idée géniale mais peu exploitée à mon goût : quid des véritables raisons de cette "malédiction", quid de l'implication de cet amour enfantin par rapport à leur non-douleur, etc. Un final très réussi, une vision de la guerre magistrale et une couleur de photo parfaite en font toutefois un spectacle intéressant et intrigant. Finalement, tout l'intérêt est peut être aussi dans le côté dérangeant de ces gosses.
Décidément le film de genre espagnole se porte comme un charme. Ici nous sommes face à une de ses facettes les plus intéressante à savoir rouvrir les plaies du passé pour les exorciser par le biais du fantastique. L horreur est parfois crue parfois gothique, mais d un esthétisme soigné. Ca n est pas le labyrinthe de Pan mais cela reste Un cinéma d excellente qualité.
Scène d'ouverture d'une ténébreuse beauté qui fait froid dans le dos et mal d'entrée. Grandes sont alors les promesses et les attentes. Je suis ensuite gêné aux entournures par l'accumulation d'événements choc en un temps trop court : dans le passé d'abord on retrouve ici et là des références agglutinées aux films de zombie (les enfants qui se mangent eux-même) et de SF (les enfants robots qui ne pleurent pas) sans jamais trancher. On passe alternativement de Dawn of the dead à AI et le grand écart ne fonctionne pas terrible... Dans le présent : à sa grande surprise (comme à la nôtre) un homme perd connaissance au volant de sa berline provoquant un féroce accident de voiture. Il s'en sort miraculeusement mais apprend à son réveil (et nous avec) que sa femme est morte en lui laissant un bébé de 6 mois maintenu entre la vie et la mort dans une couveuse. Le conducteur apprend dans le même temps (et nous avec) qu'il est atteint d'une leucémie, ce qui l'amène à retourner chez son père qui lui cache (comme à nous) un terrible secret... Bref on sent l'envie chez le réal de mettre le "paquet" au niveau rebondissements et révélations en cascade, mais c'est vite oublier que pour faire exister l'univers singulier d'un film la réussite passe très souvent par un savant dosage de son exposition. Or ici on va dire qu'il y en a trop sur un timing trop serré... Mais bon, restons objectif, Insensibles reste un film d'horreur de bonne facture comme le cinéma espagnol sait à merveille nous en offrir. En série. Comme des petits pains cousus main.
Ce premier long-métrage de Juan Carlos Medina le place d'emblée de ses contemporains espagnols,passionnés d'horreur claustrophobique et fantastique. Sauf qu"Insensibles" prend une résonance particulière en traitant frontalement de la guerre civile et du franquisme,et en développant parallèlement une partie historique et une partie actuelle. Si les deux parties semblent bien distinctes,l'histoire se chargera de les rapprocher,à coup de révélations capilo-tractées. Finalement,le problème principal auquel on fait face,c'est la platitude totale du film,entre des interprétations neurasthéniques et des séquences fantastico-horrifiques qui versent naturellement vers le grotesque. Bien sûr,le sujet des enfants insensibles à la douleur,et qui deviennent des sujets d'expérimentations scientifiques,est fascinant,mais tellement mal traité... Et puis,pourquoi toujours cette lumière voilée et bleutée?
Un film qui se laisse regarder, on rentre peu à peu dans l'histoire de ce chirurgien à la recherche de son passé, j'ai bien aimé même si au trois quart j'ai failli perdre le fil.. 11/20
Encore une preuve que le cinéma espagnol a trouvé sa voie, le film fantastique éprouvant pour les nerfs. Ici le tout est caché dans une fresque historique, tout y est une atmosphère étouffante, des scènes de terreur subtilement filmées et un scénario qui tient la route. Un premier film bien noir mais réussi de JC Medina.
Ce film est une divine surprise qui vient confirmer la grande forme du cinéma espagnol de genre après Le labyrinthe de pan, L’orphelinat, [REC]… Tout démarre de la manière la plus étrange qui soit en enchevêtrant deux histoires dissemblables via un montage alterné et des flashbacks d’une grande rigueur. La première a lieu avant la deuxième guerre mondiale avec des enfants insensibles à la douleur et l’autre de nos jours. Dans cette dernière, un homme, condamné, va devoir revoir tous ses plans pour aller à la recherche de sa vérité. Son chemin de croix (la petite histoire) va rencontrer celle, douloureuse, de son pays (la grande). Et le spectacle laisse sans voix… L’histoire est fort bien racontée sans perdre ses spectateurs. Au début intrigué, on se laisse guider par le parcours passionnant de cet homme qui a toutes les cartes en main croit-on pour réussir sa vie… Mais un accident de voiture va initier une grande remise en question et lui révéler qui il est et sa maladie. Le ton, très dur, du film coïncide parfaitement avec les événements décrits dans les deux époques et l’originalité de la première histoire renvoie au côté prosaïque de la seconde. Bien sûr, les 2 histoires se chevaucheront mais la question est comment et précisément quand. La réponse qu’apporte MEDINA est d’une élégance et d’un talent rarement égalés au cinéma. En effet, lors du face à face final, d’une beauté renversante et d’une intensité dramatique à couper le souffle, le réalisateur déploie tout son génie. Magnifique et magnétique, ce dénouement est l’un des plus beaux qu’on ait vu depuis longtemps… Et qui ne vous laissera pas insensible… Une œuvre à découvrir d’urgence.
Un bon film d'horreur suspens. Pas mauvais dans l'absolu mais maladroit dans l'ensemble. Le scénario est efficace mais mal mis en scène malheureusement... La performance des acteurs est inégale dans l'ensemble. Le gros point fort reste la qualité des plans et prise d'image ainsi que la musique envoûtante. Un film assez bancale au final mais pas mauvais. Les amateurs du genre devrait y trouver leur compte. Âmes sensibles s'abstenir car certaines scènes sont relativement choquante.
Un film qui traîne en longueur. Une fin absurde. L’idée de départ des enfants qui ne sont pas sensibles à la douleur est bonne mais ce qui en est fait est mauvais. Et puis l’idée selon laquelle spoiler: Berkano fait un bébé à une prisonnière (qui ne devait pas avoir très envie de coucher avec un bourreau chauve et scarifié) est débile. Une autre chose absurde : à la fin quand David démolit le mur de briques ; il devrait se retrouver face à une porte en fer verrouillée. Mais la porte s’est volatilisée… Pratique !
Autre chose : comment ont-ils fait pour survivre dans cette tour toutes ces années ? Comment Berkano s’est-il procuré toutes ces ampoules pour les yeux ? Beaucoup de questions et d’incohérences qui montrent que tout ceci est bancal. Dommage !
Quel dommage de finir un film aussi puissant sur une scène aussi étrange qu'improbable. Sans ce finish au gout amer, Insensibles avait beaucoup du chef d'oeuvre. JC Medina nous livre ici un film entre thriller et fantastique, à l'atmosphère sombre, inquiétante et mystérieuse. Le récit repose sur 2 trames, l'une actuelle (homme recherchant ses origines) et l'autre passée (vie de détention d'enfants insensibles). Ces deux histoires, très prenantes, semblent concourir l'une vers l'autre jusqu'à un finish que l'on imaginait comme une révélation ou une surprise... Mais, si quelques faits peu crédibles peuvent être facilement tolérés, la fin déçoit. Vraiment dommage, car ce scénario original parfaitement mis en scène et très bien réalisé, parvient sans peine à capter l'attention. J'ai tout de même été très agréablement surpris par ce film, bourré de qualités. De bonne augure pour son réalisateur...
Le cinéma fantastique espagnol se porte toujours aussi bien, la preuve avec le très bon Insensibles. Entre film historique, fantastique et horreur, le réalisateur nous plonge dans 2 histoires (une dans le passé et la seconde dans le présent) qui vont petit à petit se rapprocher pour ne faire plus qu'une lors du dénouement. Le scénario est vraiment plaisant même si c'est parfois un peu gros à avaler. Par contre, le jeu des acteurs est incroyable, et la réalisation de bonne facture malgré des effets spéciaux parfois maladroits (scènes d'immolation) confère au film une ambiance oppressante dont on ne sort pas indemne.
Les espagnols excelle dans ce genre de film bien à eux. Ce genre qui met mal à l'aise sans être gore à outrance, qui frappe là ou il faut et toujours dans une ambiance glauque et lugubre. Un film qui ne vous laissez pas insensible (AHAH) mais qui devrait plaire car peut dans le genre on autant d'impact (si ce n'est l'orphelinat). Encore une fois les espagnols frappe fort avec une jolie prouesse cinématographique.
Je me suis risqué a regarder ce film qui m'avait l'air plutôt intéressant au début...En effet, des enfants qui ne ressentent pas la douleur et incitent les autres à faire des expériences dangereuses était alléchant. Mais, dés les premières minutes du film, on comprend que le film va tourner en priorité sur l'adulte qui recherche ses parents, et qu'on aura que des brides de souvenirs de son enfance... Dommage, j'ai abandonné en route car ça m'a ennuyé terriblement....Mais, l'idée était très bonne et donc a refaire...