Dans certaines régions, les clichés ont la vie dure. Il faut dire aussi que certains prennent un malin plaisir à les entretenir. Prenez les Bretons : peut-on leur reprocher d'être Bretons dans l'âme (c'est-à-dire têtus, de manifester au son du biniou, d'affirmer leur appartenance (au point d'être plus royaliste que le roi - eh oui ... Rennes, c'est bien connu, n'est pas en Bretagne ...), etc ...) ? Non, assurément ... Inspiré de faits réels - en 2008, tous les habitants de Carhaix, une bourgade finistérienne, sont partis en croisade pendant 17 semaines contre la fermeture du service de maternité de leur petit hôpital et ont obtenu gain de cause -, "Bowling" lorgne ostensiblement vers les comédies sociales et humaines venues d'outre-manche ("The full monty" ou plus récemment "We want sex equality") sans en avoir malheureusement toutes les qualités. En multipliant les clichés (vrais ceci dit) sur la région Armoricaine, la réalisatrice, Marie-Castille Mention-Schaar (productrice de "La première étoile" et réalisatrice de la chronique adolescente "Ma première fois"), dépeint une Bretagne de carte postale et estampille clairement son film d'un label régional visiblement assumé dans lequel beaucoup se retrouveront. Au-delà de ce premier vernis (pas forcément insupportable car le coin est magnifique), force est de reconnaître qu'il n'était pas forcément facile de restituer fidèlement cette histoire vraie sous la forme d'une comédie réussie, et cela est dû en grande partie à un casting parfait (Catherine Frot, Mathilde Seigner, Firmine Richard, Laurence Arné) et à une intrigue à la trame anecdotique mais consensuelle à souhait. Malgré tout, il est bien dommage que certaines scènes frisent le ridicule (la dernière notamment) ou que certaines qui se voulaient drôles apparaissent assez pathétiques (en même temps, l'humour de Catherine Frot s'adresse plus à des personnes "dans la force de l'âge" ...). Au final, bien que dotée de quelques atouts non négligeables, cette comédie pleine de bonne humeur, sensible, fraîche et sympathique ne dépasse pas le cadre d'un bon téléfilm. Néanmoins, "Bowling" devrait s'assurer un petit succès d'estime auprès de la population locale (comme il pleut tout le temps là-bas, ça laisse du temps pour aller le voir au cinéma ...^^) ou issue de la région comme auprès des ménagères de plus de 40 ans ...
On se demande pourquoi on tourne ça ! les actrices sont certes très convenables comme à leur habitudes, mais cette histoire franchouillarde est absolument banale et ne dépasse pas le niveau d'un petit téléfilm !
Après avoir enchaîné dans son premier film tous les clichés possibles du drame sentimental gnangnan, Marie-Castille Mention-Schaar s’attaque à la comédie d’intégration d’une Parisienne en province par le sport sur fond de conflit social… avec tous les clichés possibles inhérents au genre.
Reste que ce film, contrairement à Ma Première Fois, est une comédie et que certains moments font sourire même si les gags sont prévisibles. L’interprétation est assez inégale, avec Catherine Frot pour relever le niveau. Quelques plans préfigurent déjà le talent dont fera preuve MCMS dans ses futures réalisations (Les Héritiers, 2014, Le Ciel Attendra, 2016, A Good Man, 2020).
Pas mal de bonnes petites choses au final, mais encore beaucoup trop de maladresses et de ficelles et stéréotypes faciles. Une petite comédie française pleine de bons sentiments comme il y en a des centaines.
Bien que traînant avec lui un scénario bien fade, déjà-vu et largement sous-exploité dans ses thèmes, bowling reste un film agréable qui se regarde malgré ses maladresses et porté par un quatuor d'actrice qui, à défaut de nous livrer une prestation d'une grande qualité, apporte une bonne humeur ambiante à ce film si inégal. Car si il faut commencer par juger le film sur ses aspects techniques, on constate rapidement une réalisation maladroite, qui n'est d'ailleurs pas aidée par un montage hésitant et parfois grossier. Pourtant, en plus de ses actrices, le film possède une qualité indéniable: sa bande sonore. Certes on peut reprocher à cette dernière un placement trop aléatoire, voire opportuniste, mais l'ajout de la musique celtique amène un effet positif au film. Plus une ébauche de comédie qu'un réel film, Bowling se laisse cependant regarder grâce aux quatre merveilleuses actrices et à leur bonne humeur communicative.
Gentillet, plaisant à suivre et servi par des acteurs dans le ton, ce n’est quand même pas le film du siècle, ni même de l’année et ça fait plus penser à un téléfilm en termes de scénario et de mise en scène qu’à un vrai film de cinéma. C’est un peu dommage car le fait divers qui a inspiré le film aurait mérité un meilleur traitement, tout comme cela aurait mérité une critique plus poussée envers certains fonctionnaires qui, en partant d’une conclusion donnée, rédigent ensuite le rapport qui la conforte, tout en partialité. Ce film souffre de la comparaison avec « La Part des Anges » de Ken Loach sorti un mois auparavant et bien plus crédible, construit et critique (les « 3C » qui valent bien les « 3B » de Bowling (Belle Blonde Bretonne)). En conclusion, vous pouvez vous dispenser d’aller voir ce film au Cinéma mais vous pouvez le regarder chez vous pour vous vider la tête après le travail.
Inspirée d'une histoire vraie, cette sympathique comédie sociale servie par une convaincante distribution se révèle certes très légère mais attachante, drôle et touchante avec une bande sonore de qualité, malgré les quelques clichés sur la Bretagne. Un bon divertissement.
Et bien ma fois une belle surprise ce petit film avec de très bonnes actrices, une histoire qui tien la route et qui est vrai et avec sa une petite touche de musique bretonne comme j'aime et le tour et joué je suis emballé !!! Et avec sa une bonne petite dose d'humour comme il faut c'était super !! ma note: 17/20
De la joie et un petit vent vif de Bretagne pour nous changer les idées. Les personnages sont attachants même si la caricature n'est pas loin. Les acteurs sont dans le tempo de cette comédie légère qui ne demande pas trop d'implication de notre part. Laissez-vous guider et çà roule.