Le premier vrai succès d'un film de super-héros Marvel, qui a permis d'engendrer énormément de films du genre par la suite, pas toujours pour le meilleur, mais on ne peut nier l'impact qu'à eu ce pionnier !
Le principal intérêt du film, c'est clairement Wesley Snipes incroyablement charismatique en Blade et particulièrement classe, que ce soit dans les scènes d'action ou dans ses punchlines pourtant assez mesurées.
Les scènes d'action sont d'ailleurs encore très bien fichus de nos jours, utilisant les ralentis avant même que Matrix ne soit sorti au ciné (même si leur utilisation est très loin d'être aussi iconique), toutefois je regrette les trop nombreux cuts, même si ça reste encore lisible. Je regretterais aussi un combat final un peu trop expédié, sans qu'on ai jamais vraiment eu de tension sur le danger, même si la résolution est assez logique.
Les FX ont assez mal vieilli mais ne me dérangent pas outre mesure… Sauf pour le climax, où on met des effets spéciaux moche en rafale, sans que cela n'était vraiment nécessaire.
Ce que j'aime le plus, c'est tout le lore autour des vampires ! On sent que l'univers est plus vaste que ce qu'on nous montre et il est appréciable d'avoir donné des explications scientifiques à leur mutation et à leurs faiblesses. Et c'est une des raisons pour laquelle j'ai un peu du mal avec le climax, car si jusque là, on encrait les péripéties dans une forme de réalité, le fait qu'on nous sorte une espèces de rituel magique rend assez bancal l'univers présenté, jusque là basé sur de la science pure.
Concernant le méchant Deacon Frost, incarné par l'excellent Stephen Dorff, il est assez correct, même si pas vraiment profond. Mais son petit complexe d'infériorité d'être un vampire transformé et non un sang pur, expose une sorte de discrimination sociétale, il reste avant tout un petit salopard détestable, et ça fonctionne très bien. Le twist comme quoi il
a transformé la mère de Blade est un peu superflu selon moi, d'autant qu'on a un peu du mal à comprendre comment Blade peut se souvenir de sa mère mais bon, ça passe.
J'aime énormément le personnage de Karen joué par l'incroyablement belle N'Bushe Wright, qui déjà permet de nous exposer l'univers déjà établi (vu que Blade n'a pas d'origin story narré dans le film), mais qui se montre assez intéressante car elle n'hésite pas à participer aux péripéties sans problème. Cependant, si j'accepte sans problème son génie scientifique, c'est dur à croire qu'elle a réussi à trouver un produit anti-vampire et un remède en aussi peu de temps (ok, il peut y avoir eu une elipse mais vu sa morsure, on y croit pas trop). Cela dit, gros point positif : elle ne sert pas de love interest pour Blade, même s'il demeure une certaine ambiguïté
(comme dans la scène où il boit son sang filmé comme un ébat)
. C'est assez rare pour l'époque, donc ça mérite d'être souligné.