Avant même sa sortie le film défrayait la chronique. Interdiction aux moins de 16 ans (injustifiée à mon sens, les jeunes voient bien pire tous les jours à la télé ou sur internet), projection cannoise houleuse, affiches enlaidies d’un laconique « censuré » ou d’un inutile « à vous de juger ». Tout cela ne fait que de la publicité gratuite au film, tant mieux. Le bouche à oreille négatif allant de « nul » à « porno chic » n’arrangeant pas les choses, je me suis donc déplacé plus par curiosité que par envie. Résultat : une excellente surprise, j’ai adoré... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/
Une ambition à la hauteur de la vacuité de l'ensemble... L'idée de départ était très bonne, et on n'ose même pas penser ce que le maestro de la subversivité et d'absurde Luis Buñuel aurait pu donner avec cela. A ce qu'il paraît la réalisatrice-scénariste voulait dénoncer le concept de la femme-objet (et j'ai trouvé ça uniquement en lisant une autre critique !!!), moi j'y vois surtout de la gérontophilie et même de la nécrophilie gratuites sans le moindre fond critique ou autre. Et elle croit pouvoir le cacher en insufflant un rythme lent et une atmosphère morne ; résultat on remarque surtout qu'après le vide c'est l'ennui qui règne (à l'instar de la séquence où le vieillard raconte son trentième anniversaire, et où on aurait tendance à être dans le même état que la protagoniste à ce moment-là !!!). Reste que la mise en scène au niveau des cadrages, des éclairages, des costumes, des accessoires est soignée et que le choix de la belle Emily Browning est excellent, son physique, et en particulier la pâleur de sa peau, exerçant une fascination certaine. Mais autrement...
Un conte érotique glaçant et malaisant mais un peu trop figé et répétitif qui suit l’initiation d’une jeune étudiante à la prostitution passive avec des hommes âgés, interprétée par la troublante Emily Browning.
Un film de Julia Leigh à l’histoire plutôt malsaine mais qui ne peut empêcher une sorte de fascination à l’égard de la beauté glaciale d’Emily Browning. Mise en scène avec beaucoup de froideur, le long-métrage procure des sentiments variés, de la répulsion à la fascination.
Premier long-métrage pour la romancière Julia Leigh, soutenue par celle que l’on ne présente plus (Jane Campion). Elle réalise ici un étonnant, mystérieux et repoussant drame australien, deux mois après "L'Apollonide" de Bertrand Bonello (qui traitait de la prostitution dans une maison close parisienne en 1900), Sleeping Beauty (2011) dresse le portrait d’un univers feutré et réservé à une élite de vieillards impuissants qui viennent se rincer l’œil chez une hôte de luxe qui leur réserve ce qu’ils ne trouveraient nul par ailleurs. On y fait la connaissance d’une étudiante fauchée qui accepte un boulot assez surprenant au premier abord (mais qui paie excessivement bien), celui d’une serveuse en petite tenue (auprès des fameux vieillards). Mais l’appât du gain et l’irresponsabilité de la jeune femme vont la pousser encore plus loin, emmenant alors le spectateur dans ses derniers retranchements, à la rencontre de personnages tous aussi inquiétants que vicelards (pour certains). Morbide, dérangeant, glacial mais magnifiquement retranscrit par le biais d’une mise en scène filmée avec sobriété (qui ne justifie en rien la censure française) et interprété avec beaucoup de justesse. Julia Leigh dérange pour mieux surprendre, une cinéaste (en herbe) très prometteuse !
Franchement mais quel est l'intérêt de ce film ?! Mais quelle déception !... Ce film donnait pourtant vraiment envie ; un mixte entre "Eyes wide shut" de Kubrick et "Belle de jour" de Bunuel avec le côté "chaste" de la pute endormie. Mais très vite le scénario se dévoile comme le point faible du film. Un "ami" dont on ne sait rien, l'héroïne qui se prostitue de façon "classique" bien avant son job de belle endormie... Le problème c'est que jamais la réalisatrice ne choisit un point de vue... problème de finance des études ?! Juste effleuré, la jeune étudiante qui prendrait goût à la prostitution ?! Jamais il en est question, Perversité ou autres ?! Aucune réflexion ne vient étailler quoi que ce soit... Jamais le film ne se penche sur des questionnement ou interrogation soit de l'héroïne soit du spectateur... Bref il ne se passe pas grand chose et tout le monde s'en fout. Emily Browning joue à la bombe sexuel mais malgré son charme et son talent on cherche encore pour la femme fatale (pas de poitrine, menue, joli minois mais rien d'extraordianire). Cependant le film ne coule pas à pic grâce à elle car elle s'offre corps et âmes à son rôle pour un film qui se veut un écrin magnifique mais qui en a oublié d'y ajouter le joyau. Une coquille vide en sommes...
"Sleeping Beauty" est le premier film de l'écrivaine australienne Julia Leigh. Un film soutenu par Jane Campion, la seule femme à avoir obtenu une Palme d'Or. Il raconte l'histoire de Lucy, une étudiante qui se prostitue en situation de "dormeuse" : droguée, on lui amène des hommes dans son lit et, le lendemain matin, elle ne se souvient pas de ce qu'ils ont fait de son corps. Un film à la photographie somptueuse mais dans lequel il n'y a guère de progression dramatique et qui donne à voir beaucoup de scènes répétitives. A la fin du film, on se demande ce que la réalisatrice a voulu dire.
L’exemple même d’un cinéma nauséeux à force de se vouloir plus auteur que le cinéma d’auteur. D’une affligeante mise en scène surgit cependant l’envie cachée et ratée d’un film se voulant différent des autres avec l’image d’amateurisme à la place d’auteuriste. On appréciera l’exercice uniquement sous certaines conditions, puisque que même sous de faux aspects déviants, le film ne réussit même pas à choquer tant il en devient gratuit grâce à un scénario inexistant. Pour une production de Jane Campion, on attendait autre chose. http://requiemovies.over-blog.com/
Un beau film filmé comme un conte mais sans naïveté. Et en évitant aussi la surenchère ou le sordide. Cette étudiante accepte beaucoup, sans doute trop, et livre un corps qui ne lui appartient plus vraiment. On pense à "Belle de jour", pour la délicatesse du trait alors que le fond est bien plus sombre. Comme Catherine Deneuve, Emily Browning est une jeune femme en proie à des désirs. Ici, ceux de l'héroïne sont plus terre à terre que ceux des hommes. Elle n'est pas victime, elle participe de son plein gré et se laisse abimer jusqu'à l'intolérable. Un sujet difficile qui évite tous les écueils dans lesquels il aurait pu facilement sombrer.
Il y a beaucoup d’étrangeté et d’ellipse dans Sleeping Beauty, mais pas forcément dans la succession des prestations de la belle endormie, obéissant aux mêmes rituels empesés, donc rapidement ennuyeux. C’est davantage la bizarrerie de la vie quotidienne de Lucy qui intrigue. Étudiante par intermittence, elle se livre à diverses activités dont certaines demeurent mystérieuses ou évasives. Le film joue également des contrastes entre le monde contemporain dans lequel évolue la jeune fille et l’ambiance hors d’âge qui règne dans la belle maison dont les murs abritent et cachent aux yeux du monde des pratiques peu avouables – même si elles peuvent être considérées comme bénignes eu égard à la règlementation qu’elles doivent respecter. Le trouble naît aussi de l’ambivalence de Lucy, tour à tour adolescente fragile et femme fatale façon Lolita. Néanmoins, l’étrangeté ne suffit pas à cacher la minceur du scénario ni la méticulosité appuyée de la mise en scène à l’élégance chichiteuse. La réalisatrice n’innove en rien pour ce qui concerne les scènes ternes et répétitives des cérémonials nocturnes qui finissent par recycler les sempiternels fantasmes. Parfois mélancolique et douloureux, rarement fascinant, Sleeping Beauty vaut surtout par le jeu d’Emily Browning, son héroïne diaphane et innocemment perverse. Hélas, son potentiel d’érotisation vient se briser sur l’impuissance de Julia Leigh à proposer un traitement novateur et moins glacial. Enfin, rien ne justifie ici l’interdiction aux moins de 16 ans, surtout quand on pense que le film autrichien Michaël n’a lui subi aucune censure. Déroutant, sinon absurde.
La Belle au bois dormant des années 2000 est une étudiante fauchée, malgré la quantité exponentielle de ses petits jobs, qui cumule les expériences glauques, sordides non sans une certaine nonchalance. Bref c'est l'histoire d'une nana qui finit par trouver un taff où il est question qu'elle dorme pendant qu'on lui fait des trucs. C'est l'histoire d'une morte vivante quoi. Super !
Film qui n'a pas fait d'étincelles à Cannes. Déjà le scénario ne nous donne aucune clé de lecture, car on ne saura pratiquement rien du personnage principale ni des secondaires. Quant à l'intrigue elle tient sur un ticket de métro. Cela dit j'ai tout de même trouvé ce film plaisant à voir car la mise en scène est vraiment ultra maîtrisée (trop même). Le rythme en rebutera plus d'un tant le film est lent. Sinon les déçus de Sucker Punch qui trouvaient qu'on ne voyait rien d'émily Browning seront servit avec ce film, d'ailleurs même si l'ambiance est glauque, elle est mille fois plus sexy ici qu'avec Snyder.
Dérangeant mais surtout chiant!! trop malsain, trop long, trop inutile, trop prétentieux... On nous sert des images déstabilisante sans aucun sens, ponctué de long plan dont on ne voit pas la fin! Alors oui quelques scènes "chocs" valent le coup d'oeil pour les émotions qu'elles procurent, mais ça ne suffit pas a faire un film attirant... Malgré tout, je retiens la courageuse interprétation d'Emily Browning.
Film à la réputation sulfureuse, je l'ai surtout trouvé très chiant, la réalisatrice pose sa caméra et attend vainement que quelque chose se passe. Et ouais, il ne suffit pas de filmer des nénettes en petite tenue pour faire un film choc. Un scénario qui tient la route, c'est mieux.