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Un visiteur
0,5
Publiée le 12 avril 2012
Simplement nul ! A tout point de vue... Si l'acteur principal tient bien son rôle encore faudrait-il qu'il est matière à jouer. Film lent et long pour rien car aucune émotion transparait aucun développement d'une histoire qui tourne en rond et plutôt mal filmée. Je ne comprends vraiment pas comment on peut attribuer une critique positive à ce film. J'ai mis une demi étoile pour éviter que l'on puisse penser qu'il s'agit d'un oubli ou d'une erreur sans quoi 0 pointé reflète mieux la qualité et l'intérêt de ce film.
Un film qui prend le temps. Nous prenons le temps avec lui de s'installer dans le contexte de relations du protagoniste, sur le fond d'une musique indie synthé sympa. spoiler: La fin est toutefois un peu triste et sombre. Les émotions peuvent rendre quelqu'un addict à la drogue, à voler pour gaspiller cet argent dans de la merde destructrice, à s'isoler dans sa dépendance et à voir la vie tout en noir. Malgré une famille et un frère qui l'aident, un centre de cure ayant les moyens, rien ne la fait sortir du sentiment qu'il est un raté, bon à rien qu'à se shooter. Et on voit bien son "instinct", des images spontanées qui s'insinuent dans son esprit jusqu'à le mener à l'acte faussement libérateur.
Un petit côté Boy A pour le thème difficile de la réinsertion. Mais c'est surtout celui du choix de vie : que veut-on faire de sa vie, quand décider qu'on en a fait le tour, comment ne pas la trouver fade après avoir vecu l'exaltation... ce sont ces questions qui se posent à nous. Très bons acteurs, film simple, juste, touchant, sans prétention.
Voila un film qui me fait renouer avec un cinéma de qualité, ambitieux, engagé et engageant. Du cinéma d’auteur comme je l’aime généralement, et pourtant cette œuvre ne se donne pas comme facile à voir. Les chemins empruntés par le principal protagoniste sont en effet tortueux et faits de pièges. Librement tiré du roman de Drieu la Rochelle ‘‘le feu follet’’, déjà admirablement adapté à l’écran par Louis Malle, ce film se présente comme un parcours initiatique, celui d’Anders, en fin de cure de désintoxication, qui bénéficie d’une journée de sortie pour se rendre à un entretien d’embauche. Mais rien ne va se passer comme prévu. L’entretien est un échec et Anders va vouloir retisser des liens parfois difficiles avec des amis ou de la famille alors que névrosé, il est en proie à des instincts suicidaires. Même lorsqu’il fait la fête avec de vieilles connaissances, il se trouve face à sa propre déchéance, conscient qu’il doit repartir de zéro alors qu’il est âgé de 34 ans. La caméra de Joachim Trier, toujours au plus près de son personnage, reflète bien les tourments intérieurs d’Anders. La voix off vient ajouter au sentiment de culpabilisation qu’Anders s’inflige face à sa propre déroute. Il aimerait tant reprendre contact avec sa petite amie mais son téléphone portable lui renvoie toujours le même message… Tous ses rêves de jeunesse se seraient-ils envolés ? C’est en tout cas ce que nous laisse croire cette fiction qui nous plonge brillamment au cœur des tourments profonds d’un garçon écorché vif, magistralement interprété par Anders Danielsen Lie. C’est aussi un film d’ambiance, d’atmosphère où on se laisse aisément aspirer pour mieux percevoir les méandres d’un destin tragique, celui d’une jeunesse qui n’a pas su répondre aux exigences de la vie moderne. Tout cela est juste, profond et touchant. On sort de cette fiction abasourdi, comme ayant participé l’espace de quelques instants aux tragiques dérapages d’un être perdu dans la réalité d’un monde qui lui échappe parce que trop codifié, trop normalisé et au fond pas assez ouvert sur la liberté des choix de vie. Chapeau !
En 1963, Louis Malle adapte le roman de Drieu La Rochelle, Le feu follet, avec un Maurice Ronet magnifique qui trouve là l'un de ses plus beaux rôles. Pour Oslo, 31 août, le cinéaste norvégien Joachim Trier, découvert avec Nouvelle Donne (moyen), dit s'être inspiré librement de ce même roman. En toute honnêteté, sa version ne fait pas le poids face à celle du réalisateur de la Nouvelle Vague. Ce portrait d'un toxicomane repenti est on ne peut plus linéaire, à travers des conversations, des déambulations et des soirées où le pauvre héros du film traîne son spleen existentiel comme un boulet. Trier prétend avoir voulu, pour l'occasion, tracer un portrait de la capitale norvégienne, chose guère évidente à la vision de ce film bavard, pas inintéressant quand il cesse de se prendre trop au sérieux, plus ingrat la plupart du temps. Fils de cinéaste, Joachim Trier semble sincère dans sa démarche, mais il n'a pas encore signé le film profond et passionnant que l'on peut attendre de lui.
Malgré quelques belles scènes (bien dans l'air du temps, esthétisme épuré, ambiance boîte de nuit enfumée mais pas trop) et les références cinématographiques pléthoriques du réalisateur (bresson, antonioni, louis malle, varda, gus van zant...), le film s'essouffle rapidement passé la première demi-heure et l'errance urbaine alors de ce feu follet norvégien (pas très sympathique ni touchant au demeurant) tourne à l'exercice de style propret et trop stylisé typique d'un étudiant en dernière année de cinèma, dommage...
C'était un film dont je n'avais point entendu parler avant sa sortie, j'ai appris son existence en tombant par hasard sur une critique élogieuse. Je m'empresse donc de voir ce film, qui même si je ne serai pas aussi élogieux que l'article en question, m'a beaucoup plu. En fait le film commence assez mal je dois dire, enfin mal, on nous offre une séquence assez belle, et puis on nous plonge dans la vie de ce trentenaire, et c'est là que j'ai été déçu, parce que la séquence d'introduction est vraiment plaisante, et j'étais tout d'un coup déçu de ce retour brutal à une réalité très morne. Alors c'est fait exprès, mais le film a failli me perdre à ce moment là, parce que c'est du quotidien, que ça parle beaucoup et quelque part je trouvais ça un peu plat. En réalité ça fait parti d'un tout, le film montre cette journée de cet ancien toxicomane qui va subir des désillusions, des échecs, mais ce qui est bien c'est que le film dans sa dernière demi heure que je trouve vraiment sublime, où ça parle très peu, est vraiment beau, il prend le temps d'être beau avec des procédés tout simple, mais ça fait son effet. Le fait de créer comme ça un personnage ou tout n'est pas noir, et où le monde extérieur ne va pas forcément bien sans lui, où ce junkie qui avait un bel avenir s'en trouve privé par le coup du sort, c'est quand même très mélancolique. Je reprocherai malgré tout au film d'être très bavard, alors je sais bien il retrouve des gens, il passe un entretient d'embauche, on parle dans ces cas là, mais par moment c'était un peu trop. C'est un film qui me laisse une belle impression (grâce à la fin), et que je trouve intéressant dans cette manière très réaliste de filmer la sortie de cure, la mise en scène ne cherche pas à en faire trop, la caméra est juste là où il faut, quand il faut, rien de plus, rien de moins, c'est agréable, mais du coup ça peut paraître un peu morne (d'ailleurs ça l'est je pense). C'est un film à voir.
Le cinéma est sans doute à l'image de la période que nous traversons : morose et sans espoir. Voilà un film qui ne déroge pas à la tristesse ambiante. Ce n'est ni un grand film ni un navet mais un objet intermédiaire profondément dérangeant.
Oslo, 31 août est un pur bijou. Un film qui vous prend aux tripes. On sort de la salle bouleversé, saisi par la beauté de ce que l'on vient de voir. Un vrai hymne à la vie, lumineux et aérien. L'acteur principal y est tout simplement magnifique. A ne rater sous aucun prétexte.
Inspiré du roman de Pierre Drieu La Rochelle "Le feu follet", dont Louis Malle avait déjà réalisé une adaptation en 1963, ce film norvégien raconte une journée dans la vie d'un trentenaire : il est tombé dans la drogue, il a suivi une cure de désintoxication et cette journée est la première où il peut sortir du centre médical. Il va en profiter pour rencontrer ses anciens amis, ses anciennes petites-amies, sa famille, son passé d'étudiant. Tout cela est bel et bon. Malheureusement, tout cela est extrêmement bavard et les conversations qu'on entend sont sans grand intérêt. C'est pourquoi, malgré Anders Danielsen Lie, l'excellent comédien qui joue le rôle principal, on s'ennuie assez vite. Dommage, car pour une fois dans un film sur la drogue, on avait un film qui s'intéressait à autre chose qu'au comportement d'un individu sous l'emprise de la drogue ou en état de manque.
Ce film, non dénué de cruauté, montre énormément de beauté. Une beauté simple des choses, suffisante pour apprécier la vie, mais qui échappe à certains pour diverses raisons. Le réalisateur arrive à nous faire ressentir parfaitement les choses et ce, sans artifice. La scène où Anders est assis dans le café seul et écoute tous ces gens autour vivant leur vie en est un exemple. Les scènes où Anders se laisse embarquer dans la nuit dans différents lieux jusqu'à l'aube m'ont aussi marquées par leur réalisme: les techniques de tournage utilisés montrent des images, des visions nous mettant facilement à la place d'Anders.
Oslo, 31 août est un film très étrange. Je m'explique. Superbe d'un point de vue plastique, très bon niveau mise en scène, le long-métrage norvégien a pourtant une saveur très atypique : on sait qu'il est loin d'être exempt de qualités mais malgré tout, Oslo ne laisse aucune séquelles post-visionnage. Aucun défaut, mais pas assez de qualités pour être parfait, c'est donc uniquement sur l'instant présent que le film fait son effet. Ca débute par une ouverture "caméra à l'épaule" très mobile qui, instantanément, nous plonge dans le quotidien d'un toxico (Anders) qui vient tout juste juste de sortir d'une cure. Lors de sa tentative de réinsertion, Anders devra faire face aux fantomes de son passé et à bien d'autres facteurs qui semblent vouloir faire barrage à ce nouveau départ. Avec l'habileté d'un Gus Van Sant, Joachim Trier s'empare de sa caméra pour dépeindre le quotidien d'une jeunesse désoeuvrée, perdue. Abordée sans tabou, la drogue est ici la source de bon nombre de scènes incroyablement puissantes (la scène finale, particulièrement) où le silence urbain parle bien plus que les dialogues, procurant une âme très poétique au long-métrage. Dans le rôle d'Anders, Anders Danielsen Lie maîtrise l'art des émotions avec maestria dans un personnage très fort psychologiquement, dont on se sent proche dès la première demie-heure avec plus ou moins un aspect pathétique, provoqué par des (...) La critique complète est disponible sur http://alex-torrance.over-blog.com/article-oslo-31-aout-critique-101177869.html !