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VERTIGO
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4,0
Publiée le 7 avril 2026
Un film fantastique comédie horrifique de Roger Corman grand spécialiste de ce type de film, avec un scénario d'après The Raven qui est un poème narratif de l'écrivain américain Edgar Allan Poe, scénario donc de .de Richard Matheson, autre spécialiste des scénarios cette fois de la science-fiction et l’épouvante qui a commencé par le scénario de L'Homme qui rétrécit en 1957, chef d'oeuvre à petit budget mais très grand film comme on n’en fait plus même avec un budget 1000 fois plus important. Et en plus ce film rassemble 3 des plus grands acteurs de l'épouvante et du fantastique : Peter Lorre en Le docteur Adolphus Bedlo, un magicien médiocre transformé en corbeau par Scarabus, Vincent Price en le docteur Erasmus Craven, un magicien qui a toujours refusé l'affrontement avec Scarabus, et Boris Karloff le docteur Scarabus, un magicien maléfique désireux de s'approprier les dons d'Erasmus. Enfin Jack Nicholson qui en est à son 7e film quasi-débutant mais qui a lui aussi commencé sa carrière dans cette typologie de film. Ne pas oublier Hazel Court qui joue Lenore Craven, la jeune épouse d'Erasmus qui a simulé la mort pour aller vivre avec Scarabus. Mais le film est bien une comédie horrifique certes mais pleine d'humour et de farce. Tout cela se situe au XVe siècle, en Angleterre. Une musique de Les Baxter qui aux côtés de Martin Denny et Arthur Lyman, est l'un des créateurs et principaux protagonistes de l'Exotica, genre musical très populaire dans les années 1950 et 1960 aux États-Unis et représentatif de la culture tiki américaine, sorte d'easy listening impressionniste, baroque et symphonique dont les mélodies évoquent l'atmosphère de lieux tropicaux, principalement d'Océanie. Les Baxter était également connu pour avoir composé plus de 100 musiques de films.
Je voulais regarder la série de film que Corman a consacré à Poe et celui là s'inspire d’un poème de Poe, The Raven. Le film est assez dans le ton des films de Corman à l'époque, assez burlesques, comme The Little Shop of Horror.
On suit donc l’histoire d’un magicien, Vincent Price, qui est très présent dans les films d’horrors de l'époque. Ce dernier joue le rôle d’un magicien assez passif qui ne fait pas grand chose dans son (beau) château quand un corbeau arrive et va semer le trouble dans sa vie un peu morne et indolente. C’est un film que j’ai trouvé assez drôle, il ne se prend pas au sérieux et c’est assez agréable, un peu comme le bal des vampires de Polanski mais en moins réussi.
Les décors sont agréables et gothiques à souhait, sauf peut-être la vue du château du méchant. On y retrouve comme dans The Little Shop of Horror le tout jeune Jack Nicholson, c’est très drôle car on reconnaît son regard et la manière qu'il a de lever le nez.
Un bon divertissement gothico-comique sorti la même année que le plus sérieux La Malédiction d'Arkham, adapté de Poe avec un titre qui fait pourtant clairement référence à Lovecraft.
Ha oui, une dernière chose, je suis certain que la bataille de magiciens qui se jettent des rayons lumineux a inspiré Lucas pour Star Wars !
Nouvelle adaptation du poème narratif signé Edgar Allan Poe, The Raven s’entoure d’un casting prestigieux, mobilisant d’ailleurs l’acteur Boris Karloff déjà présent dans le film de 1935 – il interprétait alors le docteur Vollin –, et bénéficie du talent de Roger Corman à la mise en scène : la générosité en matière d’épouvante et de fantastique, en témoigne la clausule où s’affrontent deux magiciens comme le feront plus tard Voldemort et Harry Potter (Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 2, David Yates, 2011), n’a d’égale que la légèreté avec laquelle est mené le récit. Le recours à la tonalité burlesque surprend d’abord avant de s’imposer comme un prisme original pour relire l’œuvre de Poe ; de même, l’atmosphère surannée qui exploite tous les clichés du genre est une façon, pour Corman, de restituer le folklore dont était porteur le texte littéraire. Les effets visuels sont soignés et influenceront d’autres films ensuite – le générique qui joue avec l’ombre du corbeau se retrouvera par exemple, avec des chats, dans le mauvais Eye of the Cat sorti six ans plus tard (David Lowell Rich, 1969). La qualité de l’interprétation, la générosité et l’efficacité du scénario que rédige le romancier Richard Matheson, la beauté de la partition musicale de Les Baxter font de The Raven l’une des réussites de son auteur.
Vincent Price, Peter Lorre et Boris Karloff dans un long métrage de Roger Corman. Rien que pour cela, "Le corbeau" vaut le coup d'oeil. Corman possède un univers qui lui est propre. On pourrait le qualifier de kitsch mais ses films, souvent fantastiques, possèdent un charme certes désuet mais bien présent. C'est le cas ici avec ces décors en cartons et ses jeux de lumière colorés et ses effets spéciaux d'un autre temps. "Le corbeau" est une bonne série B, assez proche dans l'esprit des productions de la Hammer de l'époque. A cela, on rajoute une bonne touche d'humour et tous les ingrédients sont là pour nous faire passer un bon moment au milieu de ces drôles de magiciens. Un bon Corman.
Vincent Price à l’école des sorciers. Quand il fait un temps pourri dehors, rien de tel qu’on bon vieux Roger Corman pour vous réchauffer le cœur. Un éminent sorcier à la retraite pleure sa femme défunte. Un jour, un corbeau débarque chez lui et lui dit avoir vu la belle dans le château du boss de la confrérie des sorciers. En fait, tout n’est que tromperie. 1963, c’est la période faste de Corman. Il tourne plus vite que ta tête après une soirée Jack Daniels mais avec la même efficacité. On retrouve les décors déjà utilisés sur d’autres films et grosso modo les mêmes acteurs. On est dans cette série d’adaptations de Poe et donc le scénario fonctionne à merveille. On passera le volet vaguement horrifique car l’intérêt du film est ailleurs. En grand champion de la bidouille, Corman s’amuse ici avec tout plein d’effets kitsch mais ravissants. Le ton général est à l’humour mais malgré ça, on se laisse prendre par l’intrigue. Mais le clou du spectacle c’est le combat de sorciers, digne d’un Harry Potter fauché et sacrément ingénieux. En bref, un très bon moment qui n’est certes pas la plus grande réussite de Corman mais qui reste totalement fidèle à l’esprit du bonhomme.
Une comédie fantastique agréable réalisée par Roger Corman. Le film vaut essentiellement pour son trio d'acteurs: Vincent Price, Peter Lorre et Boris Karloff. Un film sympathique, presque un conte, à regarder en famille
Après quatre adaptations d'Edgar Allan Poe sur un ton sérieux, Roger Corman adopte ici un registre beaucoup plus léger. Dans "The Raven", trois sorciers du 15ème siècle s'affrontent dans un château, à coup d'illusions et de tours de magie. On a connu Corman plus inspiré au niveau de la mise en scène, toutefois l'ambiance semi-parodique assumée rend le long-métrage amusant à suivre, et lui permet de ne pas trop vieillir. D'autant que le trio principal est de grande qualité : les vétérans Peter Lorre, Boris Karloff, et Vincent Price sont aussi à l'aise dans les passages inquiétants que dans les parties plus humoristiques. En bonus, un tout jeune Jack Nicholson, qui travailla beaucoup avec Corman avant de devenir célèbre.
Une interprétation très kitsch et vieillotte d'un poème d'Edgar Allan Poe. Vincent Price surjoue comme jamais, les effets spéciaux sont dépassés au possible, et les décors sont faits en carton pâte. Mais ça vaut le coup d'œil, pour la curiosité cinématographique, et pour Peter Lorre et Boris Karloff.
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1,5
Publiée le 18 mai 2014
Un sorcier dèfie le sort! Vincent Price parle aux oiseaux dans "The Raven". Du cycle des huit films inspirès des oeuvres d'Edgar Poe, "The Raven" est l'un des moins rèussis! Inadaptable, Roger Corman dècide malheureusement de pousser la farce au maximum! Si le style du film est volontairement primitif par sa naïvetè et ses trucages, il ne manque cependant pas d'adresse, notamment quand le Dr. Erasmus et le Dr. Scarabus se dèfient dans la dernière partie! Le moins que l'on puisse dire c'est que Corman cède dans ce film surèvaluè aux stocks-shots (certains plans du château en feu dans "House of Usher" ont ètè repris dans "The Raven"). Du coup, le spectateur attentif èprouvera une seule impression, celle qu'on se moque du cochon de payant! A voir surtout pour son èblouissante distribution (Price, Lorre, Karloff), avec les dèbuts timides de Jack Nicholson qui, le temps d'une sèquence, joue les Belmondo du pauvre sur une corniche! Sinon Olive Sturgess est une bien jolie comèdienne dont le rôle importe peu ici...
Que le poème d'Edgar Allan Poe ne soit pas suffisamment consistant pour donner matière à un long-métrage d'à peu près 90 minutes, il fallait s'y attendre et donc il fallait s'attendre aussi à ce que l'histoire soit sérieusement remplumer (désolé pour le jeu de mots complètement foireux !!!). Donc aucune surprise à ce niveau-là... Par contre, ce qui est surprenant c'est la manière dont elle est remplumée... Très loin du sérieux d'autres adaptations cormaniennes de Poe comme "La Chute de la maison Usher" ou encore "Le Masque de la Mort Rouge" (je cite les deux-là puisque ce sont les seules que j'ai vues pour l'instant !!!), "Le Corbeau" est au contraire une comédie fantastique qui ne se prend jamais au sérieux, adoptant même très souvent un ton très loufoque (le corps du défunt père dans la tombe qui parle sans que ça ait l'air d'étonner quelqu'un !!!), et qu'on a grand plaisir à regarder. Il faut dire aussi, en outre, que pour compléter ce grand plaisir on a trois grands monstres sacrés du cinéma, à savoir Vincent Price, Peter Lorre et Boris Karloff, qui se lâchent totalement devant un jeunot, qui fera pas du tout une immense carrière par la suite et qui n'atteindra pas du tout, lui aussi, le rang de monstre sacré lors de la décennie suivante, un certain Jack Nicholson (connais pas !!!), qui a l'air pour le moins étonné de se retrouver parmi ses trois grandes stars. On signalera aussi des effets spéciaux, lors des duels de sorcellerie, très drôles aux aussi, qui ressemblent beaucoup aux rayons laser des sabres de "Star Wars", et qui auraient inspiré un certain George Lucas.
Grosse déception au vu du casting et du scénario soi disant inspiré d'Edgar Allan Poe, les premières minutes du film donnent le ton avec un comique grotesque très enfantin marqué par un cabotinage peu mesuré de poids lourds du cinéma certes, mais pas de la comédie! A voir Vincent Price, on a parfois l'impression de revoir un épisode de Scoobydoo. Bref, étrange pseudo comédie fantastique qui ne vole pas haut sur le plan comique et encore moins haut sur le plan fantastique/Aventure. Seules les présences de Jack Nicholsson, Karloff, Price et Lorre donnent un intérêt au film, mais dans leur intérêt à eux il vaut mieux oublier ce navet de leur filmographie.
Vaguement inspiré d'Edgar Poe et scénarisé par Richard Matheson, ce film vaut par son excellente distribution (Vincent Price, Peter Lorre, Boris Karloff, Jack Nicholson, Hazel Court) son ton décontracté et l'originalité de son scénario. C'est léger, souriant, l'ambiance est bien rendu (costumes, décors) , ces dames sont affriolantes et on passe un excellent moment.
Ici gothique rime avec comique, j'ai regardé Le Corbeau en croyant que c'était encore une de ses adaptations lugubres de Poe par Corman mais pas tout à fait, l'équipe est la même que d'habitude avec scénario du romancier Matheson, Les Baxter à la musique et bien sur la présence de Vincent Price qui est à l'aise dans l'humour aussi. Le Corbeau est dans un premier temps une agréable surprise et l'humour quoique simple marche mais pas sur un film de 1h20, Le Corbeau aurait du être seulement un sketch de 30 minutes et faire partie de L'Empire de la terreur (autre film de Corman comportant que des histoires courtes toujours inspirées de Poe), Le Corbeau ennuie vers la fin mais on peut profiter d'un casting de choix car en plus de Price il y a Peter Lorre, Boris Karloff et un jeune acteur déjà vu chez Corman qui n'est autre que Jack Nicholson.
Après avoir largement œuvré dans l'épouvante pure et dure, Roger Corman continue d'adapter Edgar Allan Poe mais change toutefois de registre. S'inspirant du plus célèbre des poèmes de l'auteur américain (du moins pour le début du film), Le Corbeau joue la carte de la comédie fantastique burlesque et décomplexée. Ne vous attendez donc pas à avoir un quelconque frisson devant cette frasque à effets spéciaux multiples où nous assistons à un véritable affrontement déjanté entre plusieurs magiciens du XVe siècle ! Partant de cette étrange rencontre entre Erasmus Craven, un magicien endeuillé par la mort de sa femme, et un corbeau parlant, le scénario de Richard Matheson va s'enrichir d'une aventure excentrique où ledit corbeau est en fait Adolphus Bedlo, un sorcier transformé ainsi par un cruel rival, Scarabus, qui posséderai apparemment chez lui la défunte épouse de notre héros. À partir de là, Erasmus et Bedlo, revenu non sans mal sous sa forme humaine, accompagné par leurs enfants respectifs, vont se rendre au château de ce mystérieux Scarabus afin d'obtenir chacun des explications. C'est le début d'une nuit pleine de rebondissements où humour et étrangetés vont s'entremêler légèreté... Roger Corman exploite donc à nouveau l'univers gothique de Poe et nous livre une excellente comédie fantastique où les frissons sont remplacés par les rires, le cabotinage des acteurs et le total manque de sérieux étant ici grandement de la partie. Entre un Vincent Price comme d'habitude parfait ici en sorcier peureux et avisé, un Peter Lorre pittoresque en collègue bougon porté sur la boisson et l'imposant Boris Karloff en troisième et maléfique luron, le casting est de choix, accompagné par la jolie Olive Sturgess et le alors débutant Jack Nicholson, qui avait déjà travaillé avec Corman sur La Petite Boutique des Horreurs. Les scènes dites d'action qui auraient pu effrayer le spectateur tournent ainsi vite à la rigolade grâce au comique de situation et à la musique entrainante de Les Baxter comme lors de cette attaque tournant à la corrida humaine entre Bedlo et un serviteur possédé ou encore l'affrontement final entre Craven et Scarabus, plein d'effets visuels et de grimaces. Au final, en changeant radicalement de ton tout en conservant allégrement son atmosphère et ses décors gothiques, Roger Corman nous livre une version assez allumée du poème éponyme d'Edgar Allan Poe où l'on rit souvent et où la bonne humeur est sans cesse au rendez-vous.
Le point de départ du film est le célèbre poème Le Corbeau de Edgar Allan Poe mais c'est tout car tout le reste de ce long-métrage est en fait une comédie. Rien d'hilarant mais on sourit tout le long. Un quatuor d'acteur succulent avec deux légendes du fantastique Vincent Price et Boris Karloff, Peter Lorre tordant et le jeune Jack Nicholson. Une belle surprise que cette adaptation.