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jcgonzales
13 abonnés
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3,5
Publiée le 31 août 2012
Conditionné par les avis presse, je suis parti au ciné en connaissance de cause, mais ce qui m'intéressait, c'est plus le traitement du sujet que le fond, et je n'ai pas été déçu. Le côté télé poubelle, on connaît, mais finalement le sujet n'est pas là : ce qui est mis en exergue, c'est bien Internet et sa vitesse à transmettre l'image, ces images omniprésentes, rapides, faciles, mauvaises et dangereuses aussi. Le personnage ne comprend rien du début jusqu'à la fin, il subit la volatilité des "gens", et l'amplification qu'en fait la télévision, mais qui ne contrôle plus grand chose non plus. Donc tout çà n'est pas très original, mais diablement efficace, et Kad y est pour beaucoup... le personnage de C.D.F. est mal défini, nageant en eaux troubles, et finalement peu attachant, reste qu'elle est très jolie mais là je m'égare... quant à la clique de JBProd et aux petits oignons, puants à souhait ! Moi j'ai bien aimé.
Le sujet aurait été passionnant le traitement gâche tout. Le problème de Superstar est qu il veut dénoncer la célébrité facile, la vacuité des médias, le business de la célébrité, une société vide de sens ou la célébrité se suffit à elle même sans reposer sur rien ... Il veut dénoncer toutes ses choses mais d une manière consensuelle sans vraiment s impliquer. La dénonciation ne peut être fade et la révolte mesurée. Du coup on est face à un film qui passe à côté de son sujet ce qui est d autant plus énervant qu il était intéressant.
ou on va dans ce film , on sait pas , les acteurs non plus. Kad Merad de plus en plus imbuvable , une histoire pourtant intéressante mais mal traitée et mal jouée pfffff dommage
Une idée intéressante pour un résultat final catastrophique. Xavier Giannoli (j'espère que c'est la première et dernière fois que j'écris son nom) a tout bonnement gâché une histoire captivante par la médiocrité de sa réalisation. On s'ennuie, on se coltine des scènes mal-jouées, les événements s'enchaînent de travers, les explications ne sont pas présentes, le scénario n'est pas abouti et n'exploite pas assez le sujet, et je n'ose même pas aborder la question les dialogues... Ce n'est qu'un long-métrage bâclé...et mauvais ; pourtant le synopsis promettait...
Film mono-expressif, la même scène tourne en boucle. A moins d'être fanatique de la tête de Kad qui dit "Pourquoi ?" pendant presque 2 heures, il faut s'abstenir, car au milieu du film on commence à comprendre qu'il n'arrivera rien d'autre.
Je crois que c'est un des pires film que jai jamais vu! Mon dieu quel ennui! Mais pk ce film? Pk? Quel est l'interet ? Le debut on croit a qq chose de super intriguant, mais rien ne vient rien n'arrive rien ne s'explique concretement! On reste dans le flou tout le film, la fin est archi nulle, bref une perte de temps totale
J'ai beaucoup pensé à "l'homme de la rue" de Capra en voyant ce film. Et je reste persuadé que ce cher Franck aurait adoré tourner ce sujet en or, s'il avait été l'un de nos cinéastes actuels. Le film de Gianolli dénonce beaucoup, n'hésitant pas à surligner, visiblement trop au goût de la grande majorité… mais cela m'a semblé nécessaire à cette fable cruellement actuelle, et que j'ai trouvée totalement jubilatoire.
"Superstar" est, premièrement de par son concept, un film passionnant. Certains se souviendront peut-être de la mésaventure de Roberto Begnigni dans "To Rome With Love". Ici, la même chose arrive à Kad Merad... en pire. Xavier Giannoli porte un regard critique sur son monde, le monde de l'image. Un regard intelligent et dénué de jugement. Il érige Martin Kazinski (Merad) en symbole et le jette dans un système qu'il ne connaît pas, l'offrant en pâture à notre regard médusé et dégouté (car Giannoli frappe au bon endroit). Parce qu'il eut été trop facile de tout cracher sur les médias, Giannoli est équitable dans sa critique et tout ce (et ceux) qui font et défont les célébrités de notre époque en prennent pour leur grade. Tout ses personnages sont paumés et égarés dans des courants d'images et se battent contre des choses qu'ils ne maîtrisent pas. Le film offre de beaux moments de pure absurdité (son postulat de départ l'est lui même, absurde), et de beaux moments comiques. Il est en cela aidé par un casting solide, Kad Merad, comme évoqué plus haut, est plutôt surprenant et Louis-Do de Lencquesaing, en producteur cynique, épate. Le scénario ne laisse pas la place à l'ennui: il est maîtrisé et regorge de surprises. "Superstar" en est une, très bonne, de surprise. Le film ne plaira pas à tout le monde certes (il n'est clairement pas fait pour ça), mais il est assez intelligent et fin pour bien transmettre son regard sur la société d'aujourd'hui, et mettre tout le monde d'accord. Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/08/superstar.html
Un homme se retrouve célèbre du jour au lendemain sans raison. Le film est lent, le scénario peu élaboré, les acteurs un peu transparents. On comprend que cela se veut une critique des médias et du buzz, mais il n'y a pas de point de vue. Une thèse sans fond est toujours un peu chiante, c'est le cas de ce film. On peut être est plus indulgent et y voir une gentille histoire d'amour, mais même elle ne tient pas.
On sent bien les influences, les pistes amorcées... Mais quand Stephen Frears va au bout de sa logique avec Héros malgré lui (devenir célèbre sur un malentendu, les emballements qui s'ensuivent) , Peter Weir avec Truman Show (s'extraire de l'anonymat par le fantastique) ou Harold Ramis avec Un jour sans fin (rompre la monotonie par la fable et l'humour) , Xavier Giannoli semble être resté coincé au carrefour, plombé par une gravité factice et sans jamais pouvoir choisir entre l'univers kafkaien, la fable humoristique, la critique sociétale acerbe. Et puis très mauvais choix que de prendre Kad Merad pour jouer ce parfait inconnu trempé dans l'eau bouillante de la célébrité. Bof bof tout ça.
Tout le film s'appuie sur une situation qui ne tient pas debout, sans chercher à en comprendre son côté absurde. Soit. Mais c'est un peu light comme scénario. Alors on y a rajouté une pseudo-histoire d'amour à laquelle on ne croit pas du tout. Du coup le film tourne en rond et se répète. Aucun intérêt. Même pas drôle.
Un concept génial, une bande-annonce fantastique, et un résultat complètement raté. Le film est ennuyeux au possible, tourne en rond et se mord la queue pendant toute la première moitié (ça fait quand même 60 min très longues !). Ensuite le scénario trouve des détours pour essayer de tirer le dernier jus, un peu rance, du concept initial, en vain. Un gros échec.
Si l'idée du film est bonne, tout malheureusement est beaucoup trop caricatural et exagéré. Kad Merad fait son possible mais on ne croît pas un seul instant à son personnage, peut-être est-il trop célèbre et n'est-il pas assez "banal" ? J'ai trouvé aussi qu'à force de nous laisser dans le flou, le film s'égare et ne répond à aucune question. "La critique est facile mais l'art est difficile", la maxime me semblant le mieux résumer ce film.
L'argument de base est absolument kafkaïen. Il faut ensuite accepter un postulat : que personne n'enquête pour identifier la source du buzz qui a fait d'un type lambda un héros populaire. Postulat qui peut être considéré comme une faille logique ou déjà comme une critique de certains médias qui privilégient l'actu chaude et sensationnelle à l'enquête de fond. Ou encore comme l'illustration d'un abrutissement des masses qui prennent ce qu'on leur donne sans jamais se demander pourquoi. À partir de cet argument de base et de ce postulat, Xavier Giannoli brode une fable originale, entre délire absurde et souci de réalisme. Si la frontière entre ces deux tendances (préserver le mystère, analyser la situation) est parfois un peu flottante et indécise, le film n'en est pas moins très juste dans sa critique sociale du monde contemporain. Il pousse à leur comble les dérives possibles des nouveaux réseaux de communication, mais aussi l'emballement médiatique et le star-system. L'histoire dans laquelle se débat le pauvre Martin Kazinski (Kad Merad, très bon) est une sorte de machine infernale qui le dépossède de lui-même et de sa vie. Une machine actionnée par la mécanique des foules, promptes à idolâtrer comme à détester, et par celle des médias, prompts à "starifier" n'importe qui pour n'importe quoi. L'ironie jubilatoire, ici, vient du fait que le personnage central devient d'autant plus célèbre qu'il ne veut pas être célèbre. Célébrité qui tourne au cauchemar de persécution, entretenu par des gens de télévision qui en prennent pour leur grade : manipulateurs, cyniques, vulgaires... Giannoli appuie le trait tout en restant dans les clous de la programmation actuelle, avec ses talk-shows, sa téléréalité, ses présentateurs vedettes (on reconnaît facilement Jean-Luc Delarue derrière le personnage d'Alban). Bref, le scénario est bien senti, bien servi aussi par des dialogues simples et justes. La réalisation mise sur la vitesse pour accompagner la circulation folle des infos, le mouvement étourdissant de la peopolisation, la gloire éphémère, la déshumanisation en marche... Et c'est réussi, malgré une petite incohérence dans la temporalité au début du film (sur le nombre de jours qui s'écoulent avant que Martin Kazinski n'arrive sur le plateau de télévision) et malgré quelques baisses de rythme sur la longueur. On pourra aussi regretter la pirouette sentimentalo-morale de la fin, prévisible. L'ensemble, d'une belle ambition, demeure néanmoins de qualité.