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thebat
23 abonnés
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3,0
Publiée le 20 juillet 2013
Première partie très intéressante, le crash de l’avion est vraiment palpitant, on a l’impression d’être dans l’appareil. Puis on attaque la partie ou le désigné héros n’est pas blanc comme neige, malgré avoir sauvé des vies il pourrait avoir de gros ennuis, on se demande comment ça va tourner pour lui et malheureusement, malgré la superbe interprétation de Denzel Washington, j’ai commencé à lentement décrocher. J’ai trouvé ça trop mou, pas assez appuyé sur ce qui fâche pour trop mettre en avant la religion. J’aurais préféré quelque chose de plus machiavélique. Point négatif également, des personnages qui ne sont pas mis en valeur voir qui ne servent pas à grand-chose. Même si le film évite de rentrer dans le trop convenu et le mélo, je n’ai pas accroché à l’angle choisi pour raconter cette histoire et finalement malgré de bonnes choses, je me suis un peu ennuyé …
Flight peine à décoller (faute à des scènes d'ouverture complètement inutiles), mais dès que la machine tourne, c'est plutôt plaisant. On regrettera deux choses majeures: ce film souffre de longueurs et le dernier quart d'heure vire au n'importe quoi (seigneur, que c'est moralisateur). Mais ce film qui aurait pu être un grand film si l'aspect juridique aurait été poussé plus loin, permet à Mr. Washington de nous montrer tout son talent. Et puis John Goodman est toujours le bienvenu.
Denzel, où t’étais passé ? Tu n’étais pas à la retraite, quand même ? Tu es trop jeune pour la retraite, voyons ! En fait, j’ai l’impression que tu choisis tes scripts avec une loupe pour être sûr de ne pas faire le film de trop…Et si c’est ça, on peut dire que t’as gagné, cette fois encore. L’histoire est originale, c’est bien mené, et on a un crash d’avion comme seul le cinéma peut nous le donner. Il n’est pas « extraordinaire », mais crédible, ce qui est encore plus fort, le spectateur étant immergé dans l’action, ça procure une émotion « réaliste », pas chiqué. Après, il faut le talent de Denzel pour rendre cette histoire de antihéros intéressante, il faut dire qu’il est excellent comme d’hab. Evidement le savoir-faire, la mise en scène d’un professionnalisme sans faille, qu’est-ce qui gêne ? C’est plus blockbuster que film borderline,voilà ce qui gêne, alors que le sujet de pilote d’avion alcoolique est plus que borderline ; mais bon, à la réalisation c’est pas Tarentino, c’est Zémeckis. Ça mérite sans conteste le coup d’œil, c’est un bon film, ne boudons pas notre plaisir ; même si le final en forme de rédemption tout en douceur, va décevoir tous les amateurs de crash sanglants en plein vol.
Film catastrophe, de procédure judiciaire et de débauche nihiliste. Un curieux mix mais Zemeckis s'en sort à merveille grâce à une interprétation miraculeuse de Denzel Washington et des scènes borderlines (pour une production de gros studio). Les seconds rôles sont également sympathiques. Jubilatoire.
La première partie du film m'a achevé. La séquence du crash n'a rien d'exceptionnelle dans la mesure où c'est la même que dans "Seul au monde" qui à l'époque était grandiose, jamais vue et peut-être même plus impressionnante. Zemeckis resterait-il sur ses acquis ?
Pour faire des personnages originaux faut-il qu'ils soient systématiquement drogués ou alcooliques, voire les deux ? Même l'enquête qui suit le crash n'a pas réussi à m'accrocher. Forcément, on sait ce qui va se passer, ce qui va ressortir, les questions qui vont se poser. Peut-être y a-t-il un twist final de fou mais tant pis... si cette première partie n'a pas réussie à me tenir éveillé, je doute que la suite y parvienne.
Je soutiens que ce film est un très bon film. D'aucuns prétendent qu'il est gâché par une fin moralisatrice, j'affirme que cette fin était absolument nécessaire, inévitable, et ne fait que renforcer la beauté et la force de ce film. Flight aurait pu s'appeler "Flights". En regardant ce film, je n'ai pas vu un, mais bien deux vols, tout comme je n'ai pas vu un, mais bien deux crashs. Si le premier vol est explicit (celui du vol 227), le deuxième est davantage métaphorique, mais se superpose au premier. Ce deuxième vol commence là où le premier s'achève, c'est à dire au crash du vol 227 dont les conséquences sont, certes, graves, mais dont la gravité est limitée par la prouesse du pilote. Il y a bel et bien deux vols, similaires dans leur construction. Les conséquences du crash du premier vol constituent le départ du deuxième et peuvent être assimilées aux perturbations dont est victime l'avion à son départ. Cependant, Whip semble s'en tirer et passer presque sans diffiuclté à travers ces conséquences: il est presque indemne, le nombre de victimes est faible, etc... Mieux encore, on le sent remonter la pente, à l'image de l'ascension de l'avion. On peut, de même, faire correspondre l'abstinence à l'alcool du pilote suite au crash au moment de calme que connaît l'avion après être passé à travers l'orage. Puis le retour à la dépendance et la longue déchéance du pilote à la chute vertigineuse de l'avion. Chacune des étapes précédant le crash de l'avion peut correspondre à un des moments de la décadence de Whip (chacune de ses cuites à une déficience matérielle de l'avion). spoiler: Ainsi, compte tenu du parallèle à respecter et dans un soucis de réalisme, la fin était inévitable et nécessaire. La dépendance à l'alcool de Whip était telle qu'il ne pouvait arrêter et la surmonter par sa simple volonté ou parce qu'il l'aurait décider. Ainsi, tout comme le crash de l'avion apparaissait de plus en plus inévitable, la révélation de l'alcoolisme de Whip au grand jour l'était également. De plus, le vol, s'il se termine bien, se conclut tout de même par un crash, il fallait donc qu'il y ait crash dans le second vol: sa dernière cuite, et non des moindres, précédent l'audience. Cependant, tout comme le crash est sauvé par les talents de Whip, ce dernier sauve son crash personnel par l'aveu de son alcoolisme. En effet, sans cet aveu, on peut supposer que son alcoolisme l'aurait conduit à sa perte: à sa mort. Ainsi, son discours, en prison est d'autant plus fort qu'il a réussi à remonter la pente, il a redécollé. S'il ne vole plus, au sens premier du terme, il vole à nouveau intérieurement et il fait partager son expérience aux autres détenus, tout ce qu'il y a de plus réaliste et normal.
Ceci est, bien entendu, une vision personnelle du film, vision sans doute contestable, mais qui pourrait répondre à de nombreuses critiques négatives, autant du public que de la presse et qui souligne toute la force et la complexité de Flight.
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1,5
Publiée le 28 juin 2013
Voici donc la recette d’un film surèvaluè! On prend une grande star du cinèma hollywoodien, puis un bon gros sujet! On taille dedans pour en faire 2h15 de film! On confie l'entreprise au très populaire Robert Zemeckis, rèalisateur culte de la trilogie "Back to the Future", "Forrest Gump" ou "Cast Away". Et puis, on secoue! Ou plutôt, on dèroule! Une critique a qualifiè ce nouveau film de Zemeckis de « renversant » ? On se demande bien pourquoi car hormis la scène de l'accident (une rèussite à elle seule), le reste de "Flight" traîne en longueur et se perd finalement dans ses propres thèmatiques! Pilote de ligne sauvant un maximum de passagers lors d'un crash intense avant d'être accusè de nègligence, Denzel Washington y est convaincant et donne corps à un terrible dilemme: avouer ou pas! Ici, le sèrieux n'exclut pas le spectaculaire...et encore moins le pathos à l'amèricaine! Tout ça pour dire que c'est du dèjà vu! D'un manichèisme total en passant par son final larmoyant, c'est un film qui ne dècolle pas (un comble). Reste la virtuositè technique (Zemeckis semble s'amuser beaucoup) et un portrait sensible, mais tour à tour moralisateur et bavard! Vraiment dommage car Denzel Washington est excellent, comme toujours (une grande performance au service d'un scènario inègal), et Kelly Reilly n'a qu'un second rôle, mais qu'elle endosse avec dèlectation et fragilitè! Le reste du casting est inconsistant (mention à John Goodman). Les interprètes ne craignent pas d’en faire un peu trop, mais c’est le scènario qui exige cet excès! On fait peut-être de bons drames avec de bons sentiments, mais on ne peut pas toujours en faire de jolis films! La preuve! Tantôt passionnant, tantôt rèpètitif, « Flight » reste quand même une dèception car mèdiocre au final...
Drame bouleversant derrière une dimension subversive certaine, FLIGHT fascine par sa déconstruction d'un héros moderne, mais sans véritable verve, Zemeckis manquant de contrôle sur un scénario si exigeant. Classique, un brin moralisateur, mais très personnel.