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shmifmuf
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4,5
Publiée le 6 juin 2013
Les films de Ken Loach sont des reflets de notre société et plus particulièrement des gens les plus vulnérables qui sont victimes de celle-ci. En général ce sont des drames sociaux, mais comme au paravent avec "Looking for Eric" il lui arrive de s'aventurer dans le domaine de la comédie. Avec "La part des Anges" le résultat est très convaincant. Au départ le film est noir et semble s'orienter clairement vers le drame puis d'un seul coup le climat change avec les visites de caves et autres dégustations. Les acteurs sont bons et le climat du film simple et chaleureux.
J'ai de la tendresse pour Ken Loach, mais voilà je suis emmerdé de constater qu'il est depuis quelques films rentré dans le rang... Et j'ai bien peur que ça n'aille pas en s'arrangeant... Pour résumer je dirais que ses lubies indigno-socialo-humoristico-politiques se sont comme figées, il en est au stade où il branche toujours son public, mais le courant passe de mois en moins... et ça m'attriste.
Après avoir vu Saint Omer, si prétentieux, si plat, si peu humaniste, de Alice Diop, en colère contre la société française comme elle l'explique très bien dans de nombreuses interviews (Magazine Première), mon épouse et moi avions envie de voir et de revoir du vrai cinema bienveillant mais néanmoins social, politique. Que ce film est intelligent et parfois drôle. Merci Ken Loach d'avoir tenu cette ligne idéologique honnête et de très grande qualité.
Tu es une merde et tu resteras une merde. Tes paternels l'étaient déjà, alors quoi que tu dises ou que tu fasses, c'est dans ton sang. T'y peux rien, t'es voué à l'échec. Quand on nous rabâche ça sans cesse depuis notre enfance, le looser, on le devient forcément. Robbie est une petite frappe écossaise et vient tout juste de devenir père de famille. Le gamin veut maintenant se ranger et arrêter ses conneries, mais certains ont encore des comptes à régler avec lui. Et oui, il est facile d'entrer dans la mouise mais il moins aisé d'en sortir. Jusqu'au jour où le whisky va se mettre sur sa route.
Face à l'éternel problème de l'insertion sociale, Loach continue dans le plus pur réalisme en donnant une touche positive et faussement naïve à La Part des Anges. Ses personnages loufoques et attachants donnent une touche d'humour qui est la bienvenue dans un sujet casse gueule. Contrairement à la plupart des films à tendance sociale que nous pouvons voir, ça fait du bien de voir que la notion d'espoir n'a pas totalement disparue.
L'espoir en effet il y en a, et le cinéaste britannique nous le rappelle bien. Le whisky n'est pas une boisson pour les jeunes de banlieue. Robbie n'en avait d'ailleurs jamais goûté avant que son éducateur lui en fasse boire un verre. Puis c'est le déclic. Le petit va entrer dans la cour des grands en se découvrant un don pour ce met réservé à l'élite.
Le réalisateur aime s'entourer d'acteurs peu connus comme c'est le cas ici. Mais le résultat est plus que satisfaisant. Paul Brannigan est très bon, sa volonté d'aller de l'avant se fait sentir malgré sa brutalité qui peut survenir à chaque instant. Faire confiance à des personnes qui n'ont pas encore fait leurs preuves, voilà la part d'espoir que nous retiendrons.
Un Ken Loach positif, comme chez les Frères Dardenne ,le millésime 2012 ( année des angoisses apocalyptiques) porte sur les possibilités d'une 2ème chance dans la noirceur des destins écrits d"avance ; Dans ces 2 films c'est le soutien de l"adulte aidant qui permet l'émergence du potentiel des jeunes Ici le réalisateur nous embarque vers plus de légéreté grace au glissement de genre du drame vers la comédie policière, il s"appuie sur le contexte écossais et le groupe attachant de jeunes pieds nickelés, on est entre truculence et émotion En résumé un bon cru à déguster en famille.
Prix du jury, à Cannes 2012 , cette fable nous donne le goût de la tourbe et de la main tendue. A déguster sans modération. Plutôt optimiste cette fois, Ken Loach ne lâche pas son canevas social pour nous parler de sujets aussi importants que la paternité, la transmission et le bonheur d’une main tendue. Une comédie tendre et sociale, qui n’est pas sans rappeler l’excellent « Looking for Eric » du même auteur et qui à Cannes était reparti bredouille. Comme quoi d’un jury à l’autre… Et dans le dvd Des scènes coupées, beaucoup sont encore très utiles et toutes méritent d'être vues. Et puis un making of qui n'en est pas un , mais qui nous dit beaucoup sur le film et la manière de travailler de son réalisateur. Pour en savoir plus
Ca faisait longtemps que Ken Loach n'avait pas réalisé un aussi bon film. Une superbe comédie dramatique dans laquelle Loach a finalement compris qu'il devait se limiter à parler de ce qu'il connait réellement : des réalités sociales et culturelles britaniques et écossaises.
Un beau conte social plutôt lumineux portée par des acteurs crédibles, le film est plutôt léger, de bonnes musiques et quelques moments marrants. Premier film que je vois de ce réalisateur, une belle réussite.
Source : Plog Magazine, les critiques des ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/07/la-part-des-anges-angels-share.html
Ken Loach qui réalise un film profondément positif, drôle et touchant ! Oui, vous m’avez bien entendu, son dernier film, La part des anges est comme un hymne à la jeunesse, un cri d’espoir qui nous montre que tout n’est pas fini, même pour ces « misfits », ces jeunes délinquants qui semblent pourtant perdus. Le malheur et la violence ne sont pas absents de ce film pour autant, Robbie, le personnage principal, doit faire des travaux d’intérêts généraux justement à cause de sa tendance à castagner. Une séquence très forte le présente d’ailleurs confronté à une ancienne victime et ses parents. La dégustation de whisky est à réaliser avec modération, mais peut sauver des jeunes délinquants ! Un pari fou, osé par Ken Loach et selon moi très réussi. Avant d’être le prix du jury, il était mon prix du jury, mon coup de cœur duquel je suis sorti un sourire d’une oreille à l’autre. Ce même sourire qui n’abandonnait pas le visage des jeunes comédiens du film qui cherchaient des photos d’eux dans la boutique des Photographes des marches lorsque moi, simple festivalier, faisait de même. Vous avez pas mal de films à aller voir je pense, arrêtez de lire et faites-vous votre propre fête du cinéma !
Film qui me fit rêver la première fois, me déplut fortement la seconde … Le cinéma use et abuse de l’estampille « histoires vraies » pour nous balancer ses fictions. A défaut de cet argument, Ken Loach a recours à des « acteurs vrais » (des amateurs) pour donner un semblant de vrai à sa fable. Las, l’histoire souffre d’invraisemblance (en particulier lors des scènes principales), les acteurs sont sans relief et les dialogues relèvent davantage de la bestialité, à l’accent incompréhensible, que de la vivacité du parler populaire (Alan Sillitoe pour citer une référence anglaise).
Surtout, au fond, Ken Loach occulte tout le savoir-faire, fruit d’héritage et de labeur, des producteurs de whisky. Et le premier quidam venu les détrône, non pas « qu’il soit trop pauvre pour être malhonnête » (vieux principe socialiste) mais parce qu’il « est trop pauvre pour être incompétent » (nouvelle donne progressiste, notamment à l’adresse des immigrants). Peu importe qu’il faille 15 ans pour être un grand nez, notre héros qui ne s’y connaissait qu’en drogue connait tous ses « sky » après 3 initiations…
Ainsi ce mystérieux et magnifique processus de la part des anges, indispensable à la finalisation du whisky, se transforme, au travers de ses 2%, en métaphore de la taxe Tobin ! A la fin des fins, ce movie à des airs de blended whisky, agréable au nez, mais désagréable en bouche avant une ultime note tourbé qui vient cacher, un instant, cette misère. It’s a pitty.
Pas le truc auquel je m'attendais, une fois de plus la preuve qu'il ne faut pas trop attendre d'un film. L'accent écossais est délicieux et certaines scènes plutôt sympas cependant.
Un Ken Loach très mineur, sauvé par d'excellents acteurs. La première partie, plus "sociale" fonctionne bien, mais on est vite dans "Les pieds nickelés et le whisky" quand la partie "comédie" démarre. Une comédie a besoin de rythme, et il manque ici cruellement.
un trés bon scénario, une ambiance très agréable même s'il est très difficile de croire que nous avons a faire à du Ken Loach A voir et surement à revoir pour les amateurs de whisky !
C'est un Ken Loach un peu décevant. C'est long à démarrer et on se demande tout d'abord où l'on va, puis les choses s'arrangent surtout quand on sort de Glasgow. Ceci étant, ce film ne restera pas dans les meilleurs du cinéaste.