Un thriller plaisant à suivre construit à la façon d’un épisode de la série Columbo : on sait qui a tué mais le plus intéressant est de savoir comment la police va le découvrir et quel est le mobile des crimes. Les deux personnages principaux sont assez complexes et Jacques Gamblin joue à la perfection son rôle de flic dépressif à la Martin Riggs (L’Arme Fatale n°1 (Lethal Weapon, 1987)) qui n’a rien à perdre et au contraire qui souhaiterait même mourir plutôt que de vivre. Ce n’est certainement pas le film qui vous fera vous extasier sur sa réalisation, son scénario ou ses décors mais j’attendais si peu de ce film que finalement c’est une bonne surprise pour moi.
Un scénario subtil, intéressant bien ficelé, bien filmé mais dommage de tant d'obscurité et de pluie... Dommage aussi qu'on ait donné à J. GAMBLIN cet aspect d'un homme fatigué, mal réveillé du fait du décés de son épouse 2 ans auparavant... cela n'apporte rien au film ! Un homme plus alerte, plus frais !plus sur de lui, moins anxieux aurait été plus agréable pour le film et l'histore de coeur. L. WILSON joue très bien... Une fin bien trouvée.
Une idée de Luc Besson c'est avant tout un papier mâché de tout ce qui est obligé de marcher au cinéma. Il en sort donc un film à combines qui met de la poudre aux yeux sans être vraie. Il y a ceux qui veulent être "aveugle" et accepte de prendre le film dans sa banalité et ceux qui refuserons cette illusion.
Je m'attendais à beaucoup mieux, mais rapidement, le film sombre dans une enquête (qui n'en est pas vraiment une car on connait le coupable très rapidement) assez ennuyeuse avec un background un peu compliqué et peu intéressant.
Le premier tiers du film est plutôt bien enlevé avec un Jacques Gamblin à l'aise et plutôt convainquant,son personnage dévoilant petit à petit un background assez consistant,de plus on se rend rapidement compte avec bonheur que le film n'est pas un whodunit comme on aurait pu le croire de prime abord. Malheureusement la suite des événement est moins réjouissante,le personnage de Lambert Wilson étant plutôt clichesque et joué sans âme, l'intrigue se composant de rebondissements décevants révélant des enjeux qui ne sont pas à la hauteur d'une première partie de métrage prometteuse,qui mettait en parallèle les deux personnages principaux par le biais de la mise en scène et inscrivait le récit dans un registre policier qui ne laissait pas présager de la conclusion bâclée et peu excitante que nous offre Palud qui avait mieux réussi sa sortie sur "ils",son premier film. Reste donc un Gamblin jouant très juste et sauvant le film de son manque de souffle surtout dans sa dernière partie,dommage.
Un film policier qui est bien construit, mais sans plus. Le scénario n'est pas original et tout est prévisible. Les personnages ne sont pas assez exploités. Le tueur est trop vite dévoilé, il n'y a pas assez d’ambiguïté. De plus le duel entre les deux hommes n'est pas assez mis en valeur ( à l'inverse de HEAT ) . Toutefois, l'originalité tourne autour de l'handicap. Le jeu d'acteur sauve néanmoins le film qui parfois pêche un peu trop dans les clichets (comme le commandant qui ne se remets pas du décès de sa femme et prends des risques considérables ou encore quand il joue cet image de flic brisé). Sans pour autant être un film d'exception, ce n'est pas un navet non plus. Mais il manque d'avantage de suspens.
Xavier Palud affiche clairement l'ambition de vouloir faire de son film un polar solide et racé. Cependant, si l'ensemble des intervenants (chef op, musicien, etc.) semblent s'invertir sérieusement dans le job, la faiblesse de l'intrigue fait rapidement plonger le métrage dans un ennui poli. À ce titre les comédiens, pourtant de haut vol, ne savent que faire de dialogues à la pauvreté regrettable (seule la toujours très juste Marie Vincent arrive à s'imposer malgré un temps de présence très court). Au final, "À l'Aveugle" ressemble plus à un téléfilm friqué qu'à une oeuvre de cinéma, enfonçant le clou du cercueil dans lequel le cinéma de genre français semble confortablement installé. L'effort de bien faire est sincère, mais le résultat n'est clairement pas à la hauteur. Dommage.
C'est un film trop sérieux. Il reste bien interprété avec de bons acteurs et actrices. Par contre c'est très mal tourné. Tout se joue dans des salons d'appartements. Un film tourné à l'aveugle. Il y a plusieurs scènes ridicules, dont celle devant le juge. Il n'en vaut vraiment pas la peine.
Ca démarrait pourtant de facon prometteuse en forme de thriller categorie serial killer. Si connaitre l'identite de l'assassin n'est pas l'enjeu du film (on le sait dès qu'il apparait), tout reposait sur l'affrontement psychologique entre Jacques Gamblin (très très bon) et Lambert Wilson (un peu en dessous). Et puis patatra, la deuxième partie sombre dans le film d’espionnage tellement tiré par les cheveux avec des ficelles grosses comme des cables d'amarrage et un irréalisme total que j'ai décroché et que le talent des acteurs (j'ai oublié les très bons seconds rôles) ne suffit pas à sauver quoi que ce soit.... note finale 2.5 / 5
Belle surprise tout de même une fois de plus le cinéma français fait des polars originaux même si celui la n est pas non plus magique le tandem Gamblin dans ce rôle qui lui va plutôt bien et Lambert Wilson tient plutôt bien la route. Le scénario n est pas non plus très surprenant plutôt linéaire et facile à deviner mais pour autant le film se regarde aisément
Troisième long-métrage pour Xavier Palud, après le prometteur Ils (2006), le réalisateur en herbe s’était expatrié chez l’Oncle Sam pour y réaliser un remake, à savoir The Eye (2008), après ces deux premiers essais coréalisés avec David Moreau, il revient en solo avec A l'aveugle (2012), un polar basé sur une idée originale de Luc Besson (et produit par EuropaCorp), ce qui n’est en rien un gage de qualité. Scénarisé par Eric Besnard, à qui l’on doit aussi bien quelques déceptions (L'Antidote - 2005, Travaux - 2005 & Ca$h - 2008) et quelques réussites (Le Convoyeur - 2004 & Le Nouveau protocole - 2008), cette fois-ci, il faut croire que l’on a eu droit au minimum syndical. Avoir voulu dévoiler l’identité du tueur aussi rapidement (dès les vingt premières minutes) est une regrettable erreur, car on comprend rapidement que le film sera alors basé sur un jeu du chat et de la souris entre le flic et le tueur. Le premier étant persuadé de détenir la vérité, mais ne parvenant jamais le prouver alors que le second quant à lui n’étant jamais inquiété de la situation, se sentant intouchable et ne craignant jamais de se faire prendre, comment dans de pareilles situations peut-on adhérer à un polar de cet acabit, d’autant plus que le scénario accumule les invraisemblances. Concernant les interprétations, Jacques Gamblin s’en sort pas trop mal même si son personnage de flic usé et rongé par la mort de sa femme fini rapidement par lasser, aux côtés d’une charmante Raphaëlle Agogué et d’un Lambert Wilson qui hérite d’un rôle auquel on peine à y croire. Dernière chose, EuropaCorp étant habitué à faire des partenariats avec Audi (notamment avec la saga des Transporteur), on sera surprit de retrouve ici une Ford, la marque américaine étant le partenaire officiel du film, attendez-vous à un placement de marque insistant durant 90 minutes.