1110 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
153 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
68 critiques
3
59 critiques
2
6 critiques
1
2 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
dai72
196 abonnés
2 134 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 19 octobre 2013
Un film qui traite d'un sujet grave, fort porté par trois femmes tout aussi puissantes, expressives qui réussissent à nous convaincre, à nous bouleverser. Même si je ne suis pas fan de la réalisation, même si les faiblesses de ce long métrage sont nombreuses, je le recommande. Notamment, et je le répète, grâce aux comédiennes. Leurs rôles sont importants, et chacune de leurs histoires, de leurs réactions nous amène à des questions, des pensées humaines !!
J'ai beaucoup apprécié ce film, sorte de "chronique" sociale relatant le destin de trois héroines aux prises avec la dure réalité de leur condition de femmes. Après avoir été agressées, de diverses manières, elles vont tenter de se battre pour que les agressions sexuelles ne restent pas impunies (comme c'était le cas auparavant en Egypte). Cela ne sera pas une mince affaire... Trois femmes aux personnalités distinctes qui vont se connaître et se rejoindre à travers leur histoire en commun. Un vrai petit bijou, servi par des comédiennes (et comédiens) excellents. Instructif.
Un sujet brûlant, dont l'actualité a pris une autre tournure avec les diverses révolutions du monde musulman. "Les femmes du Bus 678" apparaît comme un uppercut dans la fourmilière. Diverses situations infligées aux femmes poussent celles-ci à se révolter à leur manière pour prendre une revanche sur le harcèlement quotidien, occulté par tous mais bien réel. On reçoit le film tel qu'il a été fait et pensé: comme un geste de révolte franc et spontané. Débarrassé des contraintes, le réalisateur fonce dans le tas quitte à paraître parfois maladroit ou démonstratif. Peu importe, son film est bourré d'une énergie largement positive.
On est en pays arabe où la notion de déshonneur dans la communauté relève du sacré. Ce serait inspiré de faits réels qui ont fait légiférer juste avant la révolution égyptienne. Français et Françaises amputés depuis peu de ce garde-fou en tombent à la renverse, jusqu'à la prochaine... Le récit aux allures de documentaires est suffisamment romancé pour qu'on adhère, la première partie très alerte d'une femme à l'autre avec les recoupements d'usage. Beaucoup de coupures, une tension perceptible... A mi-parcours ça patine un peu toutefois, le poids des croyances invite à temporiser. Jusqu'à l'expérience de l'inspecteur, fort bien amenée par petits apports qui n'avaient l'air de rien... C'est un film faussement anecdotique qui pose la question du marquage collectif de l'individu obligé de sévir par en-dessous tant est prégnant le discours de la femme démoniaque par nature. Concernant le retour aux archaïsmes, il n'y a pas mieux en ce moment que la guerre des sexes, inépuisable en tous temps. Le cinéaste souligne bien que les femmes sont souvent retournées au malheur pour avoir avancé d'un pas et reculé de deux... Les autorités répugnent à traiter de l'intimité hormis celle des célébrités. Détermination ou alors justice soi-même en espérant que jamais son foyer ne soit touché... Honte aux transports en commun qui veulent des voyageurs debout l'un derrière l'autre dans des conduites acrobatiques avec les mains fébriles... Davantage de places assises mêmes serrées et l'aiguille féminine brandie côte-à-côte ou face-à-face devient un code social entendu !
Une histoire intéressante qui malheureusement met une fois de plus en avant la stupidité des hommes qui ne vivent qu'au travers de leur Religion et s'en servent comme prétexte pour justifier leurs actes. Du coup comme toujours avec ce genre de sujet ça énerve, mais l'histoire, plutôt intelligemment construite, permet d'adoucir un peu ce sentiment. Pas sur avec les évènements actuels que la situations des femmes s'améliore là bas, mais le film à le mérite d'exister et c'est le plus important. Gageons qu'il fera peut être évoluer la mentalité des jeunes générations... mais c'est loin d'être gagné, comme en témoigne cette récente attaque contre un groupe de femmes manifestant contre le harcèlement sexuel au Caire, place Tahrir.
Depuis quelques années, on constate l'émergence d'un cinéma arabe talentueux et engagé, que « Les Femmes du bus 678 » vient confirmer. Pourtant, les premières minutes inquiètent, se dirigeant vers une vision caricaturale où les hommes seraient quasiment tous des brutes ou des violeurs en puissance et les femmes de pauvres victimes impuissantes. Heureusement, Mohamed Diab nous rassure rapidement sur ses intentions et l'œuvre devient alors subtile, nuancée, pour ne pas assez ambigu. Qu'il est rare de voir un réalisateur aller aussi loin dans sa démarche, n'hésitant pas à mettre le doigt là où ça s'est fait mal et poser des questions qui fâchent. Celui-ci a toutefois l'intelligence de ne pas choisir entre qui a tort et raison, préférant nous exposer les faits de manière claire, sans juger celles qui les entreprennent. Le dilemme est effectivement complexe : rester dans la légalité et continuer à être humilié ou réagir (violemment) afin d'être entendu et respecté ? La question restera en suspens jusqu'au bout, preuve d'une situation plus que délicate dans une Egypte en pleine mutation. Le résultat est ainsi passionnant pendant plus d'une heure, aidé par un personnage de policier particulièrement bien écrit, auquel Maged El Kedwany apporte une profonde humanité, sans oublier un rythme parfois proche d'un excellent thriller. Il faudrait toutefois vraiment en terminer avec cette mode des longs-métrages durant 100 minutes uniquement pour le principe, car cela en devient vraiment pénible. Alors que l'on s'attend à voir apparaître le générique d'une seconde à l'autre, voilà que « Les Femmes du bus 678 » continue pendant près d'une demie-heure, alors que le suspense est clos et Diab plus rien à dire ! Un dernier gros tiers sauvé toutefois de justesse par quelques moments forts et trois héroïnes de grande qualité... Un bon film donc, aussi moderne que salutaire dans son propos, qui aurait toutefois beaucoup gagné à être plus concis dans sa forme. Dommage.
A partir d’un fait divers qui pourrait sembler anodin en Europe, Mohamed Diab met en avant un problème épineux en Egypte pour nous lancer dans une dénonciation activiste pro-féministe tel qu’il est rare d’en voir au Moyen-Orient. Le parcours de trois femmes est intéressant à suivre mais leur caractérisation et le traitement manichéen du sujet peuvent certes sembler grossiers mais sans toutefois jamais tomber dans le pathos facile. Ce jeune réalisateur me semble être plein d’idées politiques fortes, il faut espérer que ses prochains brûlots engagés disposeront d’un scénario plus abouti.
Quel bonheur de voir enfin un film qui raconte une histoire complexe, et qui le fait bien. Quel plaisir de voir de bons acteurs qui émeuvent, un scénario malin et cohérent qui évite d'être simpliste, et un réalisateur qui utilise sa caméra au service de l'histoire qu'il raconte et non pour flatter son égo.
Ca fait du bien. Que ce bonheur nous vienne d'un des plus grands pays de cinéma au monde, l'Egypte, me ravit.
Les femmes du bus 678 sont trois. Fayza, Seba et Nelly ont toutes les trois subi des violences sexuelles. Elles sont issues de milieux très différents, mais vont être confrontées à des réactions terribles de la part de leurs proches : rejet du mari suite à un viol, pression pour ne pas porter plainte des parents, réactions négatives de l'opinion publique dans un pays où celle qui se fait harceler semble plus coupable que son agresseur... Un tableau glaçant de la condition de la femme en Egypte, mais qui évite le manichéisme et présente une richesse narrative qui empêche le film d'être sèchement didactique.
Mohamed Diab parvient à nous passionner à travers les portraits qu'il dessine habilement, dont celui du commissaire de police, bonne pâte pagnolesque absolument délicieux. C'est fort, brillant, généreux, habile. Je pourrais trouver au film quelques menus défauts, mais pour une fois, je n'en ai pas envie. D'autres critiques de films égyptiens sur Christoblog : http://www.christoblog.net/
La démarche du jeune réalisateur Égyptien, Mohamed Diab, ne manque pas de courage et d’intérêt. Loin de s’en tenir à un simple fait divers il s’investit dans un vrai sujet dont les femmes sont les victimes. Première grande réussite. Le reste tient par l’interprétation magistrale de ces trois principales interprètes. Remarquables de bout en bout. Dans le film les hommes tiennent les seconds rôles et les femmes triomphent. Un premier film tout simplement fort et poignant. http://cinealain.over-blog.com/article-les-femmes-du-bus-678-104656812.html
Le film est un peu confus dans sa narration. Par contre il est d'une force inouïe dès lors qu'il s'agit de rendre compte d'un phénomène que le combat féministe et politique ne saurait témoigner avec autant de brio. Un chef d'œuvre à voir avec urgence pour tous ceux qui doutent de la place des femmes dans notre société.
Les Femmes du Bus 678 est drame sur le combat de trois femmes égyptiennes contre le machisme. Inspiré de faits réels, ce film témoigne sur les non-dits et fait réagir un pays où les femmes commencent à prendre la parole pour faire valoir leurs droits. Le message est juste, fort pour ce film passionnant voire exemplaire de courage.
Que dire de ce film ? C'est une grande claque dans la figure, un univers dont on soupçonne l'existence mais qui nous déprime une fois qu'on nous le dépeint avec réalisme. Ce film est poignant sous de multiples aspects : la performance des actrices est salutaire au film, le sujet en lui-même est difficile. Dès la première minute, et jusqu'à la toute fin, on est immergés dans leur vie et témoins de leurs tentatives courageuses de changer une société présentée comme archaïque, et jamais elle ne versent dans le pathos. Le seul défaut, et de taille, du film est le fait qu'il repose uniquement sur sa distribution (à noter que les seconds rôles sont tous crédibles), ce qui est dommage : l'histoire n'est pas développée, si l'on se place d'un point de vue cinématographique et non documentaire. Cela reste un bon film, propre à éveiller les consciences et amorcer des changements mineurs dans la forme mais idéologiquement importants dans le fond, comme une loi contre le harcèlement sexuel par exemple. A voir.