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Un visiteur
4,0
Publiée le 5 février 2014
C'est avec talent que le réalisateur pose les pièces sur l'échiquier. Vient ensuite une stratégie de jeu sur lequel il est difficile de ne pas prêter attention. Avec un véritable talent narratif, le film nous emporte dans l'univers fantasmé de cet élève qui ne dévoilera jamais vraiment ses réelles ambitions. Et si c'était tout simplement la libération ? Libération de cette famille prise pour cible dans une dissertation impudique. Libération également pour ce professeur qui passe à coté ses ambitions. Et puis libération pour l'épouse dudit professeur qui n'échappera pas aux dommages collatéraux de cette fourbe manipulation. Nous avons là du vrai bon cinéma.
L'ironie naturelle et le tempérament iconoclaste de François Ozon trouvent tout leur sens dans cette adaptation théâtrale dont le titre a été changé,passant du "Garçon du dernier rang" à "Dans la maison". Dans cette comédie dramatique feutrée et caustique,Ozon s'intéresse à un lycéen narcissique,manipulateur et pervers qui s'immisce d'une façon un peu trop nette dans une famille accueillante,et en retranscrit son ressenti dans des écrits qu'il confie à son prof de littérature. Voyeurisme,frustations,vie par procuration,affres de la création... sont quelques uns des thèmes passionnants développés par Ozon. Malheureusement,son film manque à la fois de mystère et de sensibilité. Il a du mal à s'éloigner de son origine théâtrale. Pour retrouver l'équilibre,il peut en revanche compter sur l'interprétation générale,excellente. Que ce soit Ernst Umhauer,opaque de bout en bout; Fabrice Luchini savamment sobre et blasé,Kristin Scott Thomas râpeuse à souhait ou Emmanuelle Seigner à la pureté étonnante. On apprécie tout particulièrement que d'un point de départ banal,l'histoire bascule dans le fait-divers et la fatalité.
François Ozon, réalisateur des très bons "8 femmes" et "Swimming-pool" ou encore du sympathique "Potiche", déçoit quelque peu avec "Dans la maison". D'abord très intriguant et surtout étrange, notamment dans la description très schématique de ses personnages et dans des dialogues hyper travaillés, le film finit par tourner à vide. Le scénario qui paraissait élaboré se révèle finalement banal, avec une résolution de l'intrigue étonnement simpliste. Les fans de Luchini y trouveront tout de même un soupçon d'intérêt, mais on en ressort extrêmement déçu. En résumé, peu d'inventivité pour beaucoup de paresse.
J'aime bien Ozon, bien que je ne pense pas qu'il fasse des chefs d'oeuvres, ça reste pour ce que j'ai assez sympa. Du coup un film avec Luchini en tant que prof de français ça donne envie. Et ça rappelle aussi forcément l'arbre le maire et la médiathèque (ou bien Pivot qui explique que Luchini est le meilleur prof de français car il donne envie de lire). Et pour ne rien vous cacher il vaut mieux voir ce Rohmer que le dernier Ozon.
En fait ma question principale va être : mais de quoi ça parle ? D'une relation prof élève ? bof, de littérature ? bof, de la classe moyenne ? bof, de la conception d'une oeuvre d'art ? bof. En fait ça parle de pas grand chose. J'ai cru à un moment qu'on allait avoir une sorte de thriller à la Harry un ami qui vous veut du bien, un truc réellement dérangeant et flippant, mais non.
Le réalisateur avait un bon matériau de base mais n'en fait rien. Ce n'est ni très drôle (si on excepte le second rôle de Yolande Moreau), ça prête éventuellement à sourire lorsqu'on voit Mao sur une poupée gonflable (bien que je pense que c'est de l'hérésie envers ce grand homme). Mais à aucun moment ce n'est hilarant. Ce n'est donc pas une comédie, enfin pas une vraie comédie. Ce n'est pas réellement un drame non plus.
En fait il y a cette salle impression de vide qui m'habite lorsque j'ai vu ce film. Après comme je le disais certaines scènes sont sympas, mais de loin pas toutes. Certaines sont un peu deçà et c'est dommage.
Au début je trouvais meilleur que Potiche et puis finalement ça s'enlise. Et puis Scott Thomas, cette actrice est imbuvable.
J'ai trouvé que c'était un film petit bourgeois bien frileux qui jouait plus avec le personnage que Luchini se donne dans les médias qu'avec autre chose.
Un concept original entrainé par un récit plutôt bon, un peu de suspens et une interprétation correcte. Après ça reste surréaliste, et bon dieu pourquoi nous imposer tant de fois un personnage de snob américaine aussi lourd?
François Ozon se prend pour un grand auteur, et nous éclabousse de sa prétention, avec une idée de départ très intéressante, malheureusement gâchée par trop de mauvais choix.. Celui-ci ne cherche qu'à se faire mousser, et choisi d'opter pour une pseudo-réflexion absurde et lourdingue, au lieu de se lancer dans un thriller étouffant, loin des conventions, déroutant, et réfléchi. Son film est rébarbatif, prétentieux et sans saveur.. La maison n'a plus qu'à brûler, ça ne sera pas une grande perte.
Une narration intelligente et originale, une histoire accrocheuse et des acteurs très à l'aide dans leur rôle. La tension monte monte monte, on attend la fin de l'histoire pour savoir de quoi il retourne exactement et....paf, ça tombe, mais surtout ça retombe car je suis en effet un peu resté sur ma faim dans les 5 dernières minutes. L'ensemble est un très bon thriller à la française mais vraiment la fin manque de punch et c'est bien dommage.
Librement inspiré de Le garçon du dernier rang, une pièce du dramaturge espagnol Juan Mayorga, le 14ème film de François Ozon est un mélange de comédie et de thriller dans lequel le réalisateur a frappé juste en ajoutant de l'humour et de la drôlerie à un fond plutôt sérieux. Nombreux sont les thèmes abordés : les mystères de la création artistique ou littéraire, la paternité assumée et celle qu'on regrette de n'avoir pas connue, la pédagogie, la condition féminine, etc. Fabrice Lucchini, qui retrouve ici Ozon 2 ans après "Potiche", est très sobre donc excellent, le reste de la distribution s'avérant également très convaincant. On regrettera toutefois que François Ozon n'ait pas cru bon d'utiliser les ciseaux pour couper un petit quart d'heure, le film n'en eut été que meilleur ! Voir critique complète sur www.critique-film.fr
Grand retour d'Ozon avec sa touche délicate et sulfureuse au service d'un scénario redoutable. Ambiance malsaine, interprétation remarquable. Le jeune garçon crève l'écran, Luchini est parfait. Très belle réussite
François Ozon se prend pour un grand auteur, et nous éclabousse de sa prétention, avec une idée de départ très intéressante, malheureusement gâchée par les mauvais choix de Ozon. Celui-ci ne cherche qu'à se faire mousser, et choisi d'opter pour une pseudo-réflexion absurde et lourdingue, au lieu de se lancer dans un thriller étouffant, loin des conventions, déroutant, et réfléchi. Son film est rébarbatif, prétentieux et sans saveur. Seuls Fabrice Luchini et Krisitn Scott Thomas parviennent à tirer le film vers le haut. Ernst Umhauer est quant à lui insupportable. La maison n'a plus qu'à brûler, ça ne sera pas une grande perte.
Un film original dans le paysage cinématographique français un peu fade.. ça fait toujours plaisir. Une maison, une histoire "à suivre", deux personnages merveilleusement interprétés (et pourtant je n'aime pas spécialement Luchini), on est dans la place du voyeur tout le long et ça fonctionne à merveille. Quelques longueurs et une fin un peu décevante, mais ça ne devrait pas vous empêchez de savourer ce film.
L'histoire est extrêmement originale. Souvent drôle et divertissante, mais aussi relativement sérieuse et profonde par endroits. Excellente performance des acteurs, avec un Luchini tout particulièrement convaincant. Petit bémol : le rythme un brin trop effréné par endroits à mon goût, ça n'est pas toujours facile à suivre.