Germain prof de littérature va se trouver destabilisé par la disserte d'un de ses élèves claude Garcia dont le sujet était : racontez votre week end film excellent nous prenant en haleine du début à la fin dans une atmosphère voyeusese et malsaine on ne sait plus ou s'arrête la fiction et la réalité Lucchini magistral comme à son habitude mais là il n'en fait pas des tonnes le jeune acteur est fabuleux à suivre très sûrement
Une histoire comptée au travers de rédactions rédigées par un élève pour son professeur de français. Dès la première copie, Germain, interprété par le brillant Fabrice Luchini, s'attache à cet adolescent et décide de le prendre sous son aile. Un film intelligent, fin et innovant où il faudra départagé la réalité à la fiction.
Tellement différent d'un film banal ! La superposition des scènes et des personnages, du public (c'est a dire nous, le proffesseur et ça femme) donne une alchimie à cette aprentissage de la naration. L'histoire s'emmêle puis nous rattrape et fini par nous décevoir... Ce film est très déstabilisant ce qui en fait une oeuvre à par entière. Malheureusement avec une amertume, celle du gâchis, car oui ce film frise seulement le génie... à voir ! Pardon pour l'orthographe...
Voyeurisme, perversion, petite bourgeoisie, naissance du processus de création, frontière entre réalité et fiction, sont quelques uns des nombreux éléments que François Ozon intègre et tente de traiter dans son film. Ces thèmes ne sont pas nouveaux chez lui. Mais en multipliant les éléments et par conséquent les pistes narratives, paradoxalement, le réalisateur finit par appauvrir son récit en restant à la surface des choses. On est finalement ,comme le personnage de Fabrice Luchini, cantonné à la posture de simple voyeur impuissant. De plus, en multipliant les références citées ou implicites (Pasolini, Chabrol, Hitchcock, Lynch ...), le metteur en scène met en relief la minceur de son oeuvre qui reste superficielle et ne brille finalement que par la qualité de son interprétation.
Je suis fan de l'univers d'Ozon qui nous cueille du début à la fin et encore plus du film. Il sait faire participer ses spectateurs et ça n'est pas donné à tous. Acteurs superbes, j'aime!
Un film monté à la Hitchcock avec une histoire captivante (une amitié entre un élève et un professeur qui va bouleverser leurs vies). Il y a, à la fois du suspens, de l'énigme et de la nuance entre ce qui est vrai et ce qui n'est pas vrai. Un excellent thriller.
Un thriller dramatique étonnant et désarçonnant...tour à tour envoutant et prenant comme un bon suspense Hitchcockien, puis froid, illogique et maladroit spoiler: (La scène ridicule de la lutte finale à coup de livres entre Luchini et Scott-Thomas) comme un cinéma très Parisianiste ! Un film curieux, pour un appréciation mitigé...
Originalité du scenario et je n'ai pu m'empêcher de faire un lointain parallèle avec "note on scandal" ou (Chronique d'un scandale) que j'ai revu récemment et que j'ai apprécie. Bref pour en revenir à ce Thriller il y a effectivement une intrigue à la Hitchcock et j'ai eu envie d'aller jusqu'au bout pour voir si le personnage irai lui aussi jusqu'au bout et là bah non. De plus papa Rafa par moment dans son jeu d'acteur est à la limite de nous faire sortir de l'intrigue. la scène où il sort sur le balcon avec sa bière à la main, son jeu est plus que limite. Et je me suis demandé pourquoi un prof s'attardait il autant sur une rédaction somme toute banale. On peut pas dire que le sujet soit accrocheur au point de captiver un prof. bon c'est vrai qu'il nous fait bien remarquer que pour une fois qu'il tiens un bon élève çà vaut le coup d'y prêté attention. d'ailleurs j'ai rigolé à l’énonciation du week-end d'un gamin de 15 ans. Certes caricaturale mais néanmoins assez juste. Heureusement qu'ils ne sont pas tous comme ça.
Haletant de bout en bout, malsain par moment, le film repousse les limites de la satire romanesque et peint un portrait sans concession sur le professeur et son élève surdoué. En plus de ses acteurs remarquables (tous, sans exception), le film fait un parallèle efficace avec la littérature. Cela pose même une question : tout cela aurait-il pu arriver, ou est-ce le fruit de l'imagination? Le film répond en jouant brillamment avec les codes du thriller. Un excellent film, intelligemment réalisé et scénarisé par François Ozon.
Dans la maison de François Ozon est un bon film, il aurais pu l'être d'avantages en évitant des pièges et des raccourcis scénaristique trop classique et attendu. Tout repose ici sur l'ambiguïté de la relation du professeur et de sont élève, ce qui instaure une très bonne ambiance (avec les textes des rédactions de l'élève en voix off). Ce jeune homme bizarre, inquiétant et surtout intelligent arrive à rendre le professeur manipulable et fini par jouer de lui. On aurais pu espérer plus de liberté et surtout une fin différente, qui pour moi ce vautre complètement (le jeune amoureux d'Hester, le professeur qui deviens fous,...). Bref pour moi ce film est vraiment pas mal malgré d'énorme défaut.
L'ironie naturelle et le tempérament iconoclaste de François Ozon trouvent tout leur sens dans cette adaptation théâtrale dont le titre a été changé,passant du "Garçon du dernier rang" à "Dans la maison". Dans cette comédie dramatique feutrée et caustique,Ozon s'intéresse à un lycéen narcissique,manipulateur et pervers qui s'immisce d'une façon un peu trop nette dans une famille accueillante,et en retranscrit son ressenti dans des écrits qu'il confie à son prof de littérature. Voyeurisme,frustations,vie par procuration,affres de la création... sont quelques uns des thèmes passionnants développés par Ozon. Malheureusement,son film manque à la fois de mystère et de sensibilité. Il a du mal à s'éloigner de son origine théâtrale. Pour retrouver l'équilibre,il peut en revanche compter sur l'interprétation générale,excellente. Que ce soit Ernst Umhauer,opaque de bout en bout; Fabrice Luchini savamment sobre et blasé,Kristin Scott Thomas râpeuse à souhait ou Emmanuelle Seigner à la pureté étonnante. On apprécie tout particulièrement que d'un point de départ banal,l'histoire bascule dans le fait-divers et la fatalité.