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Un visiteur
1,5
Publiée le 12 novembre 2021
Clint Eastwood a tant donné au cinéma qu'il pourrait paraître inconvenant d'émettre la moindre critique sur son oeuvre. Et pourtant, comment qualifier de manière positive et délicate ce dernier (?) film de l'immense cinéaste. Oublions les admirables "Million dollar baby", "Gran Torino" et tant d'autres chefs d'oeuvre remplis de force, de bienveillance et d'humanité. Non, décidément, hélas, trois fois hélas, "Cry macho" est un navet ! Un navet insipide, sans le moindre petit piment pour en relever la saveur. On ne croît pas un seul instant à l'histoire, on a presque pitié quand Clint qui peine à se tenir droit sur ses jambes, essaie de nous faire croire qu'il est encore capable de dresser des chevaux sauvages. Et cette voix, ce filet de voix tout juste audible, presque chevrotante... Non décidément, vous nous le dîtes vous-même Monsieur Eastwood, on ne sait hélas pas soigner la vieillesse... Respect quand même, bien évidemment, pour ce grand homme.
Quelle déception ! Fan d Eastwood, mais j ai craqué au bout de 30 mns Le scénario est pas fou et le jeu est mauvais . Et je pense sincèrement qu il ne doit plus être devant la caméra a jouer les gros durs.. ça devient ridicule et gênant .
« Cry Macho » pourra décevoir certains, et pourtant à y regarder de près, quel film magnifique sur le plan humain, sur le vieillissement, la douceur et la lenteur, alors que l’étonnement est encore à fleur de peau ! Tout est montré avec tant de nuance, et de délicatesse que l’on est vite happé par cette histoire où la jeunesse et la vieillesse se retrouvent ! Alors que débute un véritable combat de coqs entre deux cabossés de la vie, ces derniers vont petit à petit craqueler et casser leur carapace afin de s’apprivoiser totalement ! Deux moments très forts et essentiels marqueront la transformation de ces deux êtres… C’est sous cet aspect quasiment magique que ce film nous envoûte et nous interpelle… Clint Eastwood est en effet ici à l’apogée de son talent, toute la quintessence de son jeu irradie de tendresse et de bienveillance, tant ce regard aux yeux fatigués et pourtant encore si malicieux nous émeut et nous séduit. La lenteur, le temps qui passe ou qui est déjà passé avec la sérénité qui va en découler, nous amènent à être bouleverser au plus haut point ! Que d’instants superbes entre ces deux êtres que tout oppose… Dans cette histoire, tout évoque en effet la guérison des blessures de la vie, dont Mike va en être l’incarnation même, lui qui devient à son insu le réparateur des dégâts des âmes et des corps. Ses gestes rassurants vont émailler le film de petites touches très symboliques, afin de nous émouvoir complètement. Chacun apprend, chacun se découvre, chacun comprend petit à petit qui est l’autre, ce qu’il attend, ce qu’il a vécu… Chacun va aider à faire avancer l’autre… À ce niveau de réalisation, on reste plus d’une fois bluffé par tant de vérité, de justesse, de sensibilité dans le jeu des acteurs, Eduardo Minett est littéralement fabuleux ! Tout contribue à dégager ce climat si chaleureux, si tendre, et à le rendre ainsi si perceptible. De la musique, aux multiples sourires et aux beaux gestes évocateurs, on ne peut être que sous le charme de ces acteurs hors norme. Sans oublier évidemment cette belle aubergiste au cœur généreux (Natalia Traven) dont là encore, sa tendresse et sa terrible souffrance ne feront que magnifier ce film ! Franchement, un grand Clint Eastwood sans esbroufe cette fois, mais dont la sagesse et la simplicité sont ici les maîtres mots, et c’est sans aucun doute ce qu’il y a de plus remarquable dans ce film qui aborde superbement ce qu’est le « Sens de la vie ». Bravo !
Le poids de l'âge de notre Clint..un jeune acteur sans talent...je ne pense pas que Clint Eastwood est besoin d'argent. Quelles ont été ses motivations pour réaliser ce film ? Je me pose encore la question. L'amour des coqs ? En tout cas, après "La mule" il a manifestement un vrai coup de coeur pour le Mexique et les Mexicains. Malheureusement, cela ne suffit pas pour faire un bon film. On est proche du navet. Dommage.
je ne raterai pas un Clint Eastwood , alors j y suis allé...mais la c est a des années lumieres de 'gran torino'...On a du mal a croire que c est le meme realisateur/ acteur....c est helas un pauvre navet...
Le nouveau film de Clint Eastwood est à mon sens pas réussi. Un road movie où il ne se passe rien, un scénario d'un vide ennuyeux, une réalisation assez classique malgré certains beaux plans. Les acteurs ne joue pas forcément bien, on sent un Clint Eastwood trop vieux, en fin de vie, un peu comme sa carrière.
Un Eastwood vieillissant qui n'arrive plus à transmettre aucune émotion. Film fade, vide de sens. Scénario tiré par les cheveux, et le plus mauvais casting de l'année. Merci pour toutes ces belles années MR Eastwood mais maintenant c'est le garage..... les 91 ans se font tellement ressentir à l'écran
Histoire de fortes têtes, de parentalité et d'une nouvelle vie, un petit road-movie en terre mexicaine à la fin des 70's.
Clint a toujours autant de charisme du haut de ses 91 ans, et s'avère touchant par moments. Le film quant à lui ne restera pas dans les annales de sa filmographie, avec son récit prévisible et mou, une réalisation très plan-plan et des thématiques qu'il avait déjà traité de manière plus subtile et inspirée dans ses précédents films.
Un film gentillet et oubliable. Et un Eastwood très mineur.
Clint Eastwood nous propose un film où il tient encore un rôle principal pendant 2h ! À son âge aucun acteur ne l'a encore fait donc bravo. Sinon le film est drôle, bon il y a quelques scenes arrangés scénaristiquement pour lui et pour son âge, spoiler: la seule scène vraiment pas crédible, c'est la scene où Clint fais du rodéo mais sinon dans l'ensemble sa reste un film qui ce regarde bien, et si clint n'étais pas dans ce film personne n'irait voir ce film.
Clint Eastwood dans un registre différent. Pas d'actions mais de la bienveillance et de la tendresse, une belle histoire. Pas facile de porter le rôle principal à 90 ans, bravo monsieur !
Il est loin de se retirer en ermite. À plus de 90 ans, Clint Eastwood continue d'apporter sa contribution au cinéma américain, qui a longtemps forgé sa rêverie à travers son far west solaire et lunaire. Cette personnalité l'aura ainsi transcendé, comme le prouvent ses diverses performances à l'écran et derrière la caméra. Aujourd'hui, il revient investir le dernier chapitre de sa vie, en explorant un énième chant du cygne, qui sur le papier donne envie de faire le déplacement, pour une poignée de dollars. Cependant, ce détour ne sera pas sans fausses notes et sans l'âme de ce cher Eastwood, à la recherche du repos et d'un héritage à transmettre. Le fond y est, et ce, malgré des maladresses étonnement visibles, prévisibles et éprouvantes. Le bonhomme n'a plus rien à prouver, mais son génie s'éteint sans doute à petit feu, à force de vouloir proposer des extensions anecdotiques de sa carrière, dont on ne doutera jamais de la richesse.
Il incarne ce vieux Mike Milo, champion de rodéo et dresseur de chevaux dans sa jeunesse. Mais quand il n'est plus capable de suivre la cadence des montures indomptées, il commence à brièvement faire le bilan de sa vie et de ce qui lui reste du Texas, qui l'a créé et élevé. Il l'a conquis par bien des manières et cela fait évidemment écho au metteur en scène, qui souffre de cette forte nostalgie, sans doute. Mais les pages de sa vie continuent de défiler et l'emmènent au Mexique pour le compte de son employeur, qui n'a pas plus de respect pour lui que pour l'enfant qu'il cherche à rapatrier. C'est donc parti pour un road-trip, semble-t-il introspectif. Hélas, il faudra patienter le temps de retrouver la petite canaille, dont on vante la détresse, mais aussi la férocité. En somme, on a envoyé le retraité dompter le seul être qu'il a fui, à raison.
Mais les pirouettes scénaristiques s'accumulent et l'enfant lui tombe sur les pattes, sans que l'on ait le temps de brosser le portrait d'une cité urbaine mexicaine. Il faudra croire que les jeux illégaux, la débauche et les autorités corrompus seront au cœur de cette approche, trop unilatérale. Une rencontre avec Rafael, dont le comédien Eduardo Minett interprète mal cet adolescent mal dans sa peau et mal dans son environnement, résonne alors avec une absurde contradiction. Il n’est ni à sauver ni à repousser, car il glisse dans la même galère que son mentor de fortune. Le scénario y est pour quelque chose, aussi maigre soit-il, mais il y avait sans doute mieux à explorer dans les écrits de N. Richard Nash. La tension ne présente aucun atout, car tout est constamment désamorcé par un manque de nuances, ou pire, de cohérences. Il faudra s’attarder un instant sur la caricature des deux femmes du récit, Leta (Fernanda Urrejola) et Marta (Natalia Traven), pour comprendre que la justesse est au repos.
Si « Cry Macho » se la joue un tantinet ludique, il n’efface pas toutes ses esquisses, celle d’une romance ou celle d’une amitié, qui se boucle en une poignée de dialogues. Cela ne veut pas dire pour autant qu’Eastwood délaisse un certain regard contemplatif et chaleureux, vis-à-vis des relations entre les personnages, mais jamais il ne parvient à sublimer ce qu’il voit. De même, une dose de machisme devrait prendre le coup qu’il mérite, mais jamais sans surprendre un spectateur qui en a vu d’autres, chez le cinéaste ou ailleurs. Il est toutefois encore permis de croire à son ultime montée en selle, comme le salut qui conviendrait à son statut.