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Aoris
28 abonnés
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2,0
Publiée le 28 mai 2015
Comme ça a été dit, le film est un mélange de Blade runner et I,robot, pas seulement sur la forme mais également sur le fond. Les lois de la robotique d'Asimov au coeur de l'intrigue, un homme chargé d'enquêter sur des robots qui violent une de ces lois, des gens qui haïssent ces robots et cherchent à les détruire parce qu'ils deviennent trop "vivants", résultat: un gros, gros défaut d'originalité. Si on rajoute à ça que les moyens mis en oeuvre sont très loin de ceux des films dont il "s'inspire", que ce soit au niveau du casting, des décors ou de la mise en scène en général, le résultat est assez pauvre. Et encore, le pire reste les faiblesses du scénario. On ne comprend pas bien les motivations du personnage principal, ni celles de son entreprise, ni celles des robots et leurs actions sont bourrées d'incohérences: spoiler: Pourquoi les robots construisent une sorte d'insecte robot qui semble plus primitif qu'eux mêmes? Dans quel but? Que vont-ils chercher dans le désert alors qu'on nous montre le parallèle entre leur besoin de composants et notre besoin de nourriture? Pourquoi cette entreprise envoie des gens au milieu du désert pour aller détruire des robots pacifiques,toujours programmés pour défendre les humains et qui cherchent à vivre loin de leur ville? Qu'est ce qui force cet enquêteur à poursuivre cette enquête plutôt que s'en aller avec sa femme comme il dit le vouloir au départ? Tout ça méritait d'être développé pour qu'on puisse s'impliquer dans le scénario
septiemeartetdemi.com - Automata : film de science-fiction dans la lignée de l'école robotique qui devient de plus en plus ennuyeuse. Ce spécimen utilise le procédé autrement plus ennuyeux qui consiste à placer un quasi-plébéien qui s'improvise détective. C'est le personnage d'Antonio Banderas (qui répond au nom garanti génération aléatoire de Jacq Vaucan) et il est de ceux qui se découvrent un don dans la policerie. Don qui s'agit en l'occurrence de tout trouver du premier regard ou du premier geste, ce qui ne l'empêche pas de marcher au calme dans une décharge où il sait que les visiteurs sont abattus à vue.
On ne parle pas d'un départ sur les chapeaux de roue, d'autant que le premier tiers du film a toutes les apparences d'un patchwork d'inspirations diverses : du Blade Runner dans le design de la ville, du Livre d'Eli ou du Max Max dans les décors, du I, Robot ou même du District 9 dans le propos. La touche de symbolisme s'explique d'abord mal et il y a des tas de failles dans l'histoire ; d'accord, la population mondiale a été réduite de 99,7% par des éruptions solaires qui ont rendu la planète quasiment stérile... Mais sorti de ces quelques lignes explicatives d'introduction, le spectateur est laissé avec des variables non résolues assez énormes : comment les gens survivent-ils ? Quel est le régime politique ? Où est la question culturelle ? Certes, un film choisit toujours le sujet à la place du spectateur, mais il ne peut pas décemment laisser de si grosses interrogations ouvertes.
La première partie de l'œuvre a aussi ses bons côtés ; le parallèle fait entre futurisme et passéisme aboutit en une sorte de steampunk pas trop dégueulasse, et les personnages sont présentés avec une brutalité très naturelle même si leurs rôles sont assez fermés ; le détective détectera, le chasseur de primes chassera, le bougon à la tête du truc bougonnera, le robot robotera.
Et puis on entre dans le deuxième tiers du film et tout se met plus ou moins en place. Les robots mis en scène sont très proches de ce qu'on connaît aujourd'hui comme technologie, des sous-humains bêtement binaires sous des airs classes. Leur caractère propre au film est glissé avec subtilité ; c'est une altération délicate qui vient se nicher entre les deux sentiments qu'ils provoquent : empathie et frustration. Ils sont lents, pas trop, mais presque. Leur voix crépitante, à moitié agaçante et à moitié familière, est le symptôme de leur unicité. En tout ça, ils sont des personnages réussis.
Dans le troisième tiers du film, qui va finir de nous donner une indigestion de paysage désertique, on va voir que le symbolisme est la dernière pièce du puzzle caractéristique d'Automata : on y parle des robots comme de vautours, mais Vaucan est poussé aux mêmes extrémités qu'eux. La différence, c'est qu'il y met du sentiment ; il pleure de rage, de désespoir et d'espoir mêlés, des émotions que la fin ne dénoue d'ailleurs pas (le film se finit sur des doutes énormes). Si on ajoute à cela que le film redéfinit la Vie en cela qu'elle n'est plus le résultat des réactions chimiques observées autour de l'ADN, mais la cause directe de la conscience – ce qui, du point de vue du monde animal, ne se tient pas, mais qu'importe puisque la Vie a quasiment disparu de la Terre de l'année 2044 –, cela donne toute leur justesse aux sentiments et légitimise les robots en tant que nouvelle « espèce » dominante sur la planète.
Scientifiquement, on a remarqué que ça ne fonctionne pas, mais c'est une réflexion philosophique assez puissante qui est menée avec Automata. Insuffisante toutefois pour combler ses lacunes initiales, ainsi que le démontre une ambiance très fade et peu prenante.
Dans un monde apocalyptique les robots et quelques humains survivent. Le film est plutôt austère et très sombre dans son propos. C'est de la science fiction philosophique ennuyante. Quelques plans dans le désert, une réalisation peu inventive, une histoire qui se résume en une ligne. Pour les amateurs peu regardant sur le le contenu ou la forme.
Film de science-fiction. Dans un monde où les robots humanoïdes coexistent avec les humains, un robot présente des irrégularités en ce sens qu'il peut s'auto-réparer. Après enquête, il se trouve en effet qu'un ingénieur a modifié des robots. L'enquêteur essaiera de percer ce mystère. Film de science-fiction ou futuriste, au scénario très classique (une révolte de robots) très bien réalisé au début, mais qui ne progresse pas et qui présente trop de clichés ou de poncifs pour ce genre de film. Des dialogues parfois de qualité, mais aussi souvent banals, ne sauvent pas ce film un peu raté, jusqu'à la fin trop longue. Trop d'incohérences et d'invraisemblance plombent le film. On sent un beau gâchis, cela aurait pu faire un très bon film.
Accoucher d'un mélange entre un monde post-apocalyptique et les préceptes d'Isaac Asimov se révèle trop ardu pour le réalisateur qui se perd en longueurs interminables. Antonio Banderas a du mal à tenir tout le film sur lui et ce ne sont pas les seconds rôles, d'habitude excellents ailleurs, qui arrivent à l'aider.
Sempiternelle histoire où, dans un futur proche et apocalyptique, des robots deviennent plus humains que les humains (Irobot, Blade runner, Chappie, et j'en passe). Aucune originalité ici ne fait que ce film se démarque des autres.
Dans trente ans, les éruptions solaires auront réduit la terre à un désert aride ou seuls 21 millions d'humains ont survécu. Des humains qui s'obstinent à vivre dans des bunkers sans aucun confort avec vue panoramique sur la cité polluée malgré la chute drastique du prix des loyers. Des humains qui n'ont pas oublié néanmoins de payer leur police d'assurance car notre héros est un chasseur de fraudes à l'assurance. L'homme étant naturellement peu enclin à travailler (sauf bien sûr dans les assurances), la robotique a fait un bond de géant et il y a presque autant de robots bipèdes et humanoïdes que d'humains. Des robots dont les deux lois de la robotique (on se souvient d'Asimov) les empêchent a) de faire du mal à un être vivant, humain ou cafard (pas pratique pour les faire bosser dans l'agro-alimentaire ou pour les envoyer vous chercher à bouffer quand vous agonisez dans le désert) et b) à s'améliorer eux-mêmes des fois qu'ils deviennent plus intelligents que nous (le droit de grève n'est pas mentionné). Personne néanmoins n'avait prévu que quelqu'un ou quelque chose puisse court-circuiter la deuxième loi et engendrer une nouvelle génération de robots qui vont mettre en danger la survie de l'homme. Mais l'homme mérite-t-il d'être sauvé? spoiler: Pas sûr, vu la qualité de ses scénarios. Ceci dit, ce n'est pas un mauvais film, il y a des idées intéressantes et c'est glauque comme tout cinéma post-apocalyptique qui se respecte. Entre Asimov et 12 Monkeys avec une touche de Mad Max etc. J'ai passé un bon moment.
Thématique à la mode en ce moment, l'intelligence artificielle aura inspiré bon nombre de films cultes, et d'autres moins réussis. C'est le cas de cet "Automata" qui malgré ses références évidentes à "Blade Runner" ou à "I Robot" n'arrive jamais à trouver sa propre personnalité ni le ton juste. La faute surement à un scenario qui manque de panache et à une mise en scène mollassonne. Il n'en est pas moins dénué de qualités surtout sur le plan visuel où il mélange le genre post apo et le western avec style.
Honnête film de SF d'avant les images de synthèses....... ah ben non, il est sorti en 2014...... heureusement qu'Antonio Banderas joue très bien dans ce film dont le scénario est tout sauf original..... on attend un rebondissement mais aucune surprise ne vient donner vie à cet automate......
Doté d’une excellente première demi-heure qui établit les bases d’un univers futuriste où les robots secondent efficacement les êtres humains, Automata pâtit immédiatement de son manque criant d’originalité puisque coincé quelque part entre les livres d’Asimov et les nombreux films qui ont questionné ces dernières années la notion d’humanité comparée à l’IA (de Blade Runner à AI en passant par I, Robot). Malheureusement, Gabe Ibanez n’arrive jamais à faire oublier ses aînés. Pire, il perd progressivement le spectateur et s’enlise dans une dernière demi-heure plus proche du western, à la fois insipide et visiblement faite pour éviter de dépenser trop d’argent. La vacuité de l’ensemble saute alors aux yeux et l’intrigue, qui se voulait ambitieuse et philosophique, débouche sur du vide. Alors, c’est vrai que le cinéaste n’est pas manchot et que les images sont belles, que Antonio Banderas est plutôt convaincant, mais tout ceci n’empêche pas le film de se dégonfler bobine après bobine jusqu’au final insipide. Le manque de moyens n’implique pourtant pas nécessairement un manque d’imagination, ici flagrant.
grace a un homme qui enquete sur une "humanisation" de robots ménagers dans un monde futur et ,,vivant sur une terre radioactivée et de pluies acides , Antonio Banderas nous lie d'amitié avec ces étres de métal intelligents qui désirent uniquement l'aider ..bref ,du I robot avec des humains quoi!spoiler: spoiler:
On peut effectivement déplorer le manque de profondeur du scénario, des personnages, toutefois correctement interprétés, et d'assez fréquentes longueurs, mais ici, l'ambiance et les décors font tout, pour seulement 7 millions de dollars de budget, somme dérisoire pour les films d'aujourd'hui. Sans oublier qu'il est le produit d'une union improbable, à la fois espagnol, bulgare, américain et canadien...
Le décor apocalyptique et la survie au travers des robots n'est qu'un prétexte au message que veut faire passer le film. Surtout ne pas regarder ce film comme un film d'action ou de fiction à effets spéciaux. Le message est sommes-nous les seuls à pouvoir prétendre être en vie ? Les machines super évoluée (suite à un dérèglement par la faute de l'homme : expliqué tout au long du film) peuvent-elle prétendre aussi être habité de la vie ? Malgré quelques petites erreurs et quelques scènes d'action inutiles, le film aborde assez bien le sujet. J'ai apprécié.
Une belle surprise cet « Automata », malgré l’absence de battage médiatique et une mauvaise critique à sa sortie. A mi-chemin entre « Blade Runner » et « I, Robot », ce film, sans grande originalité dans son scénario, arrive néanmoins à nous faire passer un bon moment. Il est question de robotisation et d’intelligence artificielle, de technologie qui acquière une certaine humanité et qui aspire à la liberté. La mise en scène est réussie avec des effets spéciaux tout à fait corrects, de beaux décors, une atmosphère de science-fiction et une fin qui tient la route. Antonio Banderas joue son rôle d’anti-héro avec modernité et crédibilité. Un film sans prétention donc, un peu cérébral mais avec une touche de poésie.